
Winshluss discusses his creative process and the evolution of his work, particularly focusing on his acclaimed version of Pinocchio.
Aux auteurs et autrices qui débutent, Winshluss conseille de « faire un max de trucs, même si ce n’est pas abouti. Pour avancer, il faut produire. Quand tu es publié, toutes les conneries que tu as pu faire te sautent au visage. C’est la meilleure façon de progresser ». Dans les années 2000, ce punk à lunettes sort sept albums de BD, à la fois foutraques et rigoureux, riches en gags potaches parfois d’abord écrits et dessinés pour Picsou Magazine ou le journal Ferraille illustré. Dans ses histoires infernales qui finissent toujours mal, Winshluss alterne un noir et blanc brutal avec un usage naïf de la gouache, pastiche les comics des années 30, se moque de dieu dans un livre aux allures de missel ou fait de la « Tête-à-Toto » un alter-ego flegmatique dans l’observation de nos cruautés quotidiennes. Sale gosse du 9e art, il nargue la mort dans Welcome to the death club (Cornélius, 2001), ricane des galères d’un chimpanzé du paléolithique dans Smart monkey (Cornélius, 2004), régale les mômes avec son compère Cizo via les idioties de Wizz & Buzz (Delcourt, 2006-2007), avant de décrocher la timbale grâce à Pinocchio (Les Requins Marteaux, 2008), sacré meilleur album à Angoulême et…
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