
L'Europe va refuser les produits chinois dans ses achats publics, mais cela pourrait avoir un coût pour les contribuables.
Bonne nouvelle, l'Europe va enfin pouvoir refuser les produits chinois dans ses achats publics. Les bus, les panneaux solaires, les logiciels. Deux mille cinq cents milliards d'euros par an sont en jeu. Le problème, c'est que préférer le "Made in Europe" a un prix, que la Commission s'est bien gardée de chiffrer, et qu'on retrouvera dans nos impôts. Amid Faljaoui nous en dit plus dans sa chronique économique. Chaque année en Europe, les pouvoirs publics dépensent 2.500 milliards d'euros — soit environ 15% de tout ce que produit le continent. Cet argent, c'est celui de nos impôts : il construit des routes, des hôpitaux, achète des bus et des logiciels. Une force de frappe considérable, dont la Commission européenne a décidé de se servir comme d'une arme. Le texte, porté par l'ancien ministre des Affaires étrangères français Stéphane Séjourné, est clair : quand une commune, une ville ou une région achète, elle ne devra plus regarder uniquement le prix et pourra désormais écarter une offre chinoise. A priori, c'est une bonne nouvelle. Mais il y a plusieurs réalités derrière cette décision dont on parle beaucoup moins. Le meilleur exemple a été donné en Belgique il y a quelques…
Explore listener stats, chart rankings, contacts and more on the Chronique économique podcast page.