
Lola Lafon discusses her experiences with violence, mental health, and the importance of community in overcoming personal struggles.
Je reçois la grande romancière Lola Lafon cinq ans après notre premier échange dans La Poudre, dans le contexte très particulier d’une mobilisation massive contre les violences sexistes et sexuelles, après le viol et le meurtre de Lyhanna. C’est à l’occasion de la parution en poche de ses chroniques pour Libération, "Il n’a jamais été trop tard", que nous nous retrouvons. Elle qui dénonce ces violences depuis son premier ouvrage, en 2003, n’a pas peur de l’affirmer : "il y a un problème avec les hommes". Elle se demande à quoi aurait ressemblé sa vie sans le viol, et dit la valeur cardinale de l’amitié. Dans cet épisode, Lola Lafon évoque pour la première fois une expérience de psychiatrisation survenue à 17 ans, dont elle n’avait jamais parlé, et je la remercie pour cette confiance. Elle en a tiré la certitude qu’il fallait se battre contre toute forme d’autorité et "ne plus jamais se soumettre à un quelconque pouvoir", ce qui a dessiné les contours de sa vie adulte. Nous parlons aussi de l’anorexie, et de ce "temps passé à compter les calories" qui n’a pas été mis ailleurs. Il s’agit d’apprendre à se regarder comme une énigme, et à voir à quel endroit on "collabore à ce qui…
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