
L'épisode explore comment les stéréotypes de genre et le gaslighting affectent la perception des victimes de violences psychologiques dans le système judiciaire.
Si le cliché de « l’ex folle » est aussi tenace, c’est qu’il n’est pas qu’une insulte : c’est une véritable stratégie de défense. Dans les tribunaux, les hommes violents utilisent le gaslighting pour retourner la réalité et faire passer la parole des victimes pour une affabulation. En qualifiant les plaignantes d'« hystériques » ou d'instables, ils parviennent à endormir la vigilance des magistrats et des experts. Résultat : ces violences psychologiques, invisibles sur le corps mais destructrices, sont souvent minimisées ou classées sans suite par une justice qui peine encore à identifier le contrôle coercitif. Comment les agresseurs réussissent-ils à transformer leur violence en « dispute » ou en « instabilité » aux yeux de la loi ? Pourquoi les stéréotypes sur la femme « menteuse » ou « manipulatrice » imprègnent-ils encore si fortement les expertises psychologiques et les audiences ? Et surtout, comment briser ce mécanisme pour que la parole des victimes soit enfin entendue et prise au sérieux ? Naomi Titti poursuit sa discussion avec Pauline Chanu, documentariste et autrice de l'ouvrage Sortir de la maison hantée (éd. La Découverte, 2025), ainsi qu'Anaïs Defosse, avocate au…
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