
The episode discusses how technological disruptions are reshaping power dynamics in geopolitics, particularly in relation to the United States and regional powers.
Depuis 1945, la puissance se mesurait à l’aune de la capacité de projection : dollars, porte-avions, bases militaires. Aujourd’hui, ce paradigme s’effondre. Les États-Unis, hyperpuissance incontestée, échouent à imposer leur volonté, en Irak, en Afghanistan, et peinent à contenir l’Iran. À l’inverse, des puissances régionales, voire des acteurs non étatiques, parviennent à tenir en échec les géants traditionnels. La puissance a-t-elle simplement changé de nature ? Ne résiderait-elle plus dans la capacité de construire, mais dans celle de détruire, de nuire, de bloquer ? L’exemple du détroit d’Ormuz, où l’Iran transforme un goulot d’étranglement maritime en arme de dissuasion massive, illustre ce basculement vers une « puissance de nuisance ». Enfin, dans la course à la puissance, un nouvel élément est désormais à prendre en compte : l’intelligence artificielle. La maitrise des algorithmes, des données et des semi-conducteurs redéfinit la hiérarchie des nations. La puissance de demain se mesure désormais en téraoctets et en capacité de calcul plutôt qu’en nombre de divisions blindées. Les ruptures technologiques rendent les hiérarchies économiques et militaires instables et en…
Guests: Sabine Jansen, Frédéric Ramel
Organizations: Questions internationales, CNAM, Paris Cité, Science
Places: États-Unis, Iran, détroit d’Ormuz
Explore listener stats, chart rankings, contacts and more on the Géopolitique podcast page.