
Géopolitique
Géopolitique parcourt les grandes régions du monde auxquelles sont associés des enjeux majeurs. Marie-France Chatin invite au débat chercheurs et experts, afin que soient expliqués et mis en lumière les différents mécani...
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| 10/24/26 | Qui tient les rails tient-il le monde? | Le 13 septembre 2026, un drone russe a frappé la locomotive du train Kiev-Varsovie en gare de Yahodyn, à quelques kilomètres de la frontière polonaise. Les 206 passagers avaient été évacués un quart d’heure plus tôt. Depuis que le ciel ukrainien est fermé, le rail est la seule porte d’entrée du pays. Les armes, le blé et les dirigeants étrangers passent par là, et Moscou en a fait une cible : en septembre, les chemins de fer ukrainiens ont dû évacuer 5 831 trains. Loin du front, la fermeture du détroit d’Ormuz fin février 2026 a produit l’effet inverse. Le fret ferroviaire entre la Chine et l’Europe a bondi d’un tiers en quelques semaines, et en avril un premier train direct a relié Wuhan à Bakou en dix-huit jours sans passer par la Russie. Longtemps tenu pour une relique du XIXè siècle, le chemin de fer est redevenu un instrument de puissance. C’est la thèse de Claude Leblanc dans Géopolitique du train. La Chine n’avait aucune ligne à grande vitesse en 2007, elle en compte aujourd’hui plus de 50 000 kilomètres, et elle a construit ou modernisé 10 000 kilomètres de voies en Afrique. L’Inde pose ses rails jusqu’à la ligne de démarcation au Cachemire. Les pays baltes changent la largeur de leurs voies pour tourner le dos à Moscou. Washington finance le corridor de Lobito pour faire sortir le cobalt congolais par l’Atlantique. Pendant ce temps, l’Union européenne a perdu des kilomètres de voies, et il faut toujours huit heures pour aller de Paris à Berlin. Reste à savoir si le train peut vraiment rivaliser avec la mer, par où transite toujours l’essentiel des marchandises, et si l’Afrique, à qui l’on promet des milliers de kilomètres de lignes, en sera bénéficiaire ou simple terrain de jeu. Invité : Claude Leblanc, journaliste, éditorialiste à L’Opinion en charge des questions asiatiques, auteur de Géopolitique du train (PUF, collection « Géopolitiques », 2026). Musiques : Les Rita Mitsouko, Le petit train ; Bob Dylan, Slow Train. | 48m 29s | ||||||
| 10/18/26 | L’Asie, moteur du monde… au prix de ses peuples? | L’Asie fabrique nos batteries, nos téléphones et une bonne part de la croissance mondiale. Mais derrière ce décollage, que deviennent ceux qui vivent loin des capitales ? Géopolitique s’intéresse au dernier dossier de La revue internationale et stratégique, consacré aux pouvoirs en Asie-Pacifique. L’Indonésie produit près de 60 % du nickel mondial, un métal indispensable aux batteries des voitures électriques. Les complexes industriels se multiplient dans les Moluques et à Sulawesi, souvent au détriment des forêts et de ceux qui en vivaient. Fin août, à Jakarta, les manifestations devant le Parlement se sont soldées par plus de 300 interpellations. En Inde, le redécoupage de la carte électorale voulu par le gouvernement de Narendra Modi inquiète les États du Sud. Au Bengale-Occidental, des millions de noms ont été rayés des listes électorales avant la victoire historique du BJP au printemps. Et entre la Thaïlande et le Cambodge, la frontière reste fermée depuis juin 2025, malgré le cessez-le-feu. Frontières, ressources, électeurs : dans toute la région, les populations semblent devenues un enjeu de pouvoir à part entière. Contrôle des États ou résistance des peuples, qui est en train de l’emporter ? Invités : Coline Laroche, analyste au sein du programme Asie-Pacifique de l’Iris, spécialiste de l’Indonésie, codirectrice du dossier « Pouvoirs en Asie-Pacifique » de La revue internationale et stratégique (n° 142, été 2026) Christine Cabasset, docteure en géographie, associée à l’Institut de recherche sur l’Asie du Sud-Est contemporaine (Irasec) et au programme Asie-Pacifique de l’Iris Guillaume Delacroix, journaliste, collaborateur de l’Observatoire géopolitique de l’Indo-Pacifique de l’Iris, coauteur de Dans la tête de Narendra Modi (Actes Sud, 2024) | 48m 29s | ||||||
| 10/17/26 | Pétrole, gaz, blé: Moscou et Washington se partagent-ils les robinets du monde? | Le 12 octobre, la Marine nationale a arraisonné au large de La Réunion un pétrolier de la flotte fantôme russe. Trois jours plus tôt, Donald Trump levait les sanctions sur le gazole russe. Deux décisions qui en disent long sur la place qu’occupe aujourd’hui l’énergie dans les rapports de force mondiaux. Le DF Peak naviguait sous un faux pavillon béninois. Jusqu’en 2024, il s’appelait le Kaliningrad. Comme des centaines d’autres vieux tankers, il permet à Moscou de continuer à vendre son pétrole malgré les sanctions européennes. Mais au même moment, Washington prenait le chemin inverse. Face à des prix du diesel au plus haut à quelques semaines des élections de mi-mandat, l’administration Trump a autorisé jusqu’en avril 2027 l’achat de gazole russe. En échange, Kiev est priée de cesser ses frappes sur les raffineries russes. L’Europe arraisonne, l’Amérique achète. Et pendant ce temps, la mer Noire reste une zone de guerre, où des cargos sont frappés au large de la Bulgarie. Le blé, lui aussi, est devenu un instrument de puissance. Pour comprendre ce grand marchandage, Géopolitique s’appuie sur le rapport CyclOpe, référence sur les marchés des matières premières, qui publie cette année sa quarantième édition. Une aventure née en 1983 d’une chronique hebdomadaire sur l’antenne de RFI. Invités : Philippe Chalmin, professeur émérite d’histoire économique à l’université Paris-Dauphine-PSL, fondateur et directeur du rapport CyclOpe François Luguenot, ingénieur agronome, directeur de FL Consultant, auteur du chapitre céréales de CyclOpe À lire aussiFlotte fantôme : la France ouvre une enquête sur le pétrolier DF Peak après son arraisonnement | 48m 29s | ||||||
| 10/11/26 | Rivalités de puissances : la France face au grand jeu | Trump reçu à Pékin en mai, Xi et Poutine qui affichent leur entente fin août au sommet de Bichkek, un possible sommet à trois en novembre à Shenzhen, plus aucun traité qui limite les arsenaux nucléaires américain et russe, Ormuz et Bab el-Mandeb quasiment fermés. Washington, Pékin et Moscou se disputent le monde sans se faire la guerre directement. Dans cette partie à trois, la France est-elle encore un joueur ou déjà un terrain de jeu ? Avec - le vice-amiral Pascal Ausseur, directeur général de la FMES, ancien préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord ; - Céline Bayou, chercheuse à l'INALCO, spécialiste de la Russie et des pays baltes ; - Valérie Niquet, maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, spécialiste de la Chine et de l'Asie. Émission enregistrée à Toulon, en marge des Rencontres stratégiques de la Méditerranée organisées par la FMES. | 48m 29s | ||||||
| 10/10/26 | Qui tient le ciel ? | Des drones à quelques milliers d'euros qui frappent les ponts de Kiev quatre jours de suite, y compris le jour de la visite de Friedrich Merz, des avions de l'OTAN qui décollent pour abattre un drone au-dessus de la Lituanie, des missiles qui frappent en deux minutes au Moyen-Orient, des ballons espions à trente kilomètres d'altitude. La guerre du ciel a changé de visage, du ras du sol jusqu'à l'espace. On regarde ce que l'Ukraine, le Golfe et la mer de Chine nous apprennent, et si la France et son industrie sont prêtes. Avec - Malcolm Pinel, chercheur au Centre d'études stratégiques aérospatiales de l'armée de l'Air et de l'Espace, spécialiste de la puissance aérienne russe ; - le colonel Yann Bourion, ancien pilote de chasse, aujourd'hui chez MBDA, le fabricant européen de missiles ; - Pierre Razoux, historien des conflits, directeur académique de la FMES. Émission enregistrée à Toulon, en marge des Rencontres stratégiques de la Méditerranée organisées par la FMES. | 48m 29s | ||||||
| 10/4/26 | La guerre hybride de Vladimir Poutine : la fuite en avant… jusqu’où? | Drone chargé d’explosifs sur l’aéroport de Leipzig en Allemagne, incendies d'usines d'armement en Bulgarie, en Italie et en Estonie, frappes sur le train Kiev/Varsovie dans une gare ukrainienne à 2 km de la frontière polonaise… Attribuées à la Russie, les attaques « hybrides » contre les pays européens soutiens de Kiev se sont multipliées ces derniers mois, qu’il s’agisse de drones, de sabotages, de désinformation ou de cyberattaques… Que se passerait-il si, demain, une opération hybride russe faisait des victimes dans un pays de l’OTAN ? Comment les Européens doivent-ils répondre aux provocations du maître du Kremlin ? Que cherche Vladimir Poutine ? Que traduit cette fuite en avant et jusqu’où peut-elle aller ? Trois invités : - Christine Dugoin-Clément, chercheure à l’Observatoire de l’intelligence artificielle de Paris 1 – chaire risque, et au CRGN (Centre de Recherche de la Gendarmerie nationale). Autrice de Géopolitique de l’ingérence russe. La stratégie du chaos, paru aux PUF en 2025 - Paul Gogo, journaliste, ancien correspondant à Moscou, auteur de Moscou parano. La Russie de Poutine mise à nu, aux éditions du Rocher - Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur chez Euro Créative. | 48m 29s | ||||||
| 10/3/26 | Présidentielle au Brésil : duel Lula-Bolsonaro, avec Washington en embuscade | 160 millions d’électeurs brésiliens sont appelés à se rendre aux urnes ce dimanche. Dans un pays plus que jamais polarisé, les sondages prévoient pour le 1er tour de la présidentielle un duel serré entre le chef de l’État sortant de gauche Luiz Ignacio Lula da Silva, 80 ans, qui brigue un 4ème mandat et le sénateur conservateur Flavio Bolsonaro, 45 ans, candidat du parti libéral et fils de Jaïr Bolsonaro, l’ex-président d’extrême droite condamné en 2025 à 27 ans de prison pour tentative de coup d’État. Quels sont les enjeux de ce scrutin ? Alors que l’insécurité semble être la 1ère préoccupation des Brésiliens, le bilan social du mandat de Lula fera-t-il le poids face à la politique répressive promise par Flavio Bolsonaro, inspiré par l’exemple du Salvador ? Faut-il craindre des ingérences de la criminalité organisée dans les élections ? L’arrivée au pouvoir de l’extrême droite mettrait-elle en péril la souveraineté du Brésil, comme l’affirme Lula, qui accuse les États-Unis de chercher à interférer dans le scrutin au profit de son rival Flavio Bolsonaro ? Le Brésil restera-t-il un bastion de gauche dans une Amérique latine dont Donald Trump veut faire l’arrière-cour des États-Unis ? Deux invités : - Anaïs Flechet, professeur d’histoire contemporaine à Sciences Po Strasbourg - Frédéric Louault, professeur de Sciences politiques à l'Université libre de Bruxelles. | 48m 30s | ||||||
| 9/27/26 | L’IA peut-elle échapper à tout contrôle? | Le 9 septembre 2026, une déclaration d’un jeune Britannique fait l’effet d’une déflagration. Jacob Coxon, chercheur chez Anthropique après être passé chez OpenAI annonce sur X qu’il démissionne par souci éthique. « Aucune des deux entreprises n’agit de manière responsable. Elles foncent tout droit vers une superintelligence capable de s’améliorer elle-même et jouent avec nos vies. Les gens qui construisent l’IA croient sincèrement qu’elle pourrait tous nous tuer d’ici à la fin de la décennie. » Le débat sur l’IApocalypse est lancé… Scénario de science-fiction, risque réel ou coup marketing des entreprises de cybersécurité ? Chacun y va de ses arguments. Alors doit-on s’inquiéter ? Faut-il ralentir la course folle à l’IA ou faire une pause ? L’Intelligence artificielle est-elle susceptible d’échapper un jour à tout contrôle ? Avec quelles conséquences ? Des IA rebelles pourraient-elles décider de détruire l’humanité ? Qui pour imposer un mécanisme de régulation ou des normes au niveau mondial ? Trois invités : - Jean-Gabriel Ganascia, professeur à la Faculté des sciences de Sorbonne Université et chercheur en intelligence artificielle au LIP6. Nouveau livre « Mythologies de l'IA » aux éditions du Seuil - Sébastien Garnault, président du Paris Cyber Summit, spécialiste des enjeux de puissance technologique - Tariq Krim, entrepreneur du web, ancien vice-président du Conseil national du numérique, créateur de Netvibes et de Jolicloud, a lancé le think tank Cybernetica et initié le mouvement Slow Web, qui prône un usage plus conscient des technologies. | 48m 30s | ||||||
| 9/26/26 | Quelle recomposition pour le Moyen-Orient déchiré par les guerres? | Depuis le 28 février 2026, et la guerre déclenchée par Donald Trump contre l’Iran, le détroit d’Ormuz est devenu un point central de la crise au Moyen-Orient. Aujourd’hui le détroit d’Ormuz est contrôlé par l’Iran qui en a fait un levier de négociation avec Washington. Résultat : les prix des carburants s’envolent, les échanges se raréfient et l’économie mondiale se fragilise. Selon le FMI, le choc énergétique pourrait se traduire par davantage d'inflation et moins de croissance. Émission enregistrée aux Ecopol de Tours. Alors comment sortir de cette impasse ? Quels sont les objectifs de guerre des États-Unis ? Comment expliquer l’étonnante résilience de l’Iran ? À quel point les monarchies du Golfe, victimes des représailles iraniennes aux frappes américaines, ont-elles perdu confiance dans la protection américaine ? Leur quête de nouveaux partenariats sonne-t-elle la fin de l’ordre américain au Moyen-Orient ? Combien de guerres Israël est-il prêt à mener pour assurer sa sécurité, au risque d’un isolement toujours plus grand au sein de la communauté internationale ? Quelle recomposition pour un Moyen-Orient déchiré par les guerres ? Trois invités : Fatiha Dazi Heni, politiste, spécialiste de la péninsule arabique à l'Irsem (Institut de recherche stratégique de l'École militaire) et à Science po Lille. Autrice de L’Arabie saoudite en 100 questions chez Taillandier, a dirigé L’Arabie saoudite dans le monde, ouvrage collectif à paraître en novembre aux éditions du CNRS. Chahir Zaki, professeur d'économie à l'Université d'Orléans, chercheur au LEO (laboratoire d’économie d’Orléans), travaille sur les économies du monde arabe. A publié Breaking or Building Bridges ? The Trade Story of the Mena Region chez Cambridge University Press. Myriam Benraad, politiste, spécialiste de l'Irak et du Moyen-Orient contemporain, professeur en relations internationales à l'Université d'Exeter au Royaume Uni. A publié L'Irak par-delà toutes les guerres aux éditions Le Cavalier Bleu. | 48m 30s | ||||||
| 9/20/26 | Quel avenir pour l'Alliance de La Mecque? | Le 7 août 2026, à La Mecque, trois puissances du monde musulman ont signé un accord qui pourrait modifier l'équilibre stratégique du Moyen-Orient et, plus largement, celui du monde musulman. L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie se sont engagés, dans le cadre du « Mecca Joint Defence Agreement », à considérer une attaque contre l'un d'entre eux comme une attaque contre les trois. Une clause qui rappelle évidemment le fameux article 5 de l'OTAN. Faut-il pour autant parler d'une « OTAN musulmane » ? La comparaison est séduisante, mais elle est probablement trop simple. Car derrière cet accord, se trouvent trois pays aux intérêts très différents. L'Arabie saoudite est la grande puissance financière et énergétique du Golfe. Elle cherche, depuis plusieurs années, à diversifier ses partenariats et à ne plus dépendre exclusivement de la protection américaine. La Turquie est une puissance militaire majeure, membre de l'OTAN, dotée d'une industrie de défense de plus en plus autonome, notamment dans les drones. Elle cherche également à affirmer son rôle de puissance incontournable entre l'Europe, le Moyen-Orient et l'Asie. Et puis il y a le Pakistan : le seul État musulman doté officiellement de l'arme nucléaire, qui entretient des relations anciennes et particulièrement étroites avec l'Arabie saoudite, mais qui partage également une frontière avec l'Iran et tente de conserver un rôle de médiateur dans les crises régionales. Alors, que cherchent réellement ces trois pays ? Se protéger contre l'Iran ? Répondre à l'affaiblissement de la garantie américaine ? Construire une nouvelle puissance militaire du monde musulman ? Ou simplement mettre en commun des intérêts qui, pour l'instant, convergent ? La question est d'autant plus actuelle que l'accord est déjà confronté à une situation concrète : les attaques des Houthis, alliés de l'Iran, contre le territoire et les infrastructures saoudiennes. Islamabad a récemment précisé qu'aucune réponse militaire commune n'avait encore été envisagée. Alors, alliance militaire véritable ou démonstration de puissance ? Invités : Fatiha Dazi Heni, politologue, spécialiste des monarchies de la péninsule Arabique, chercheure à l’Institut de Recherche Stratégique de l’École militaire, l’Irsem et enseignante « Monde arabe » à Sciences Po Lille Dorothée Schmid, responsable du programme Turquie/Moyen-Orient de l’IFRI Gilles Bocquerat, spécialiste de l’Asie du Sud, chercheur associé à la Fondation pour la Recherche Stratégique. | 48m 30s | ||||||
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| 9/19/26 | France-Algérie : comment sortir du blocage? | La France est entrée en campagne électorale dans la perspective des présidentielles de 2027. Une élection pour laquelle l’Europe promet de prêter une attention particulière et elle n’est pas la seule. L’Algérie qui, après plus d’un siècle de colonisation française, est devenue indépendante le 5 juillet 1962, s’honore d’avoir gagné l’une des plus difficiles guerres de décolonisation et d’avoir imposé une défaite à la France et à l’OTAN. La France et l'Algérie appartiennent à deux aires culturelles que tout oppose et dont la guerre d’indépendance et ses conséquences restent non soldées malgré des tentatives de réconciliation mémorielle ratée. L’Algérie se voit comme une puissance africaine non-alignée, proche de la Russie et de la Chine. Depuis 2024, un conflit asymétrique s’est engagé entre la France et l’Algérie : otages, rappels d’ambassadeurs, chute des échanges, crise des visas, reconnaissance par l’Élysée de la marocanité du Sahara occidental. Est évoquée la « plus grave crise » traversée par les deux pays depuis 1962 alors que sur le plan géopolitique, les deux pays auraient intérêt à trouver des points de convergence et que les Algériens constituent la première communauté étrangère migratoire en France. Invités : Pierre Vermeren, historien du Maghreb et du Moyen Orient, professeur des Universités à Paris 1 Panthéon Sorbonne. France-Algérie. De 1962 à nos jours. Histoire d’une relation pathologique, éditions Tallandier. Michel Duclos, ancien ambassadeur. Conseiller spécial géopolitique et diplomatie à l’Institut Montaigne. Coauteur de la note (Scénarios) « France-Algérie : sortir de l’émotion ». | 48m 29s | ||||||
| 9/13/26 | Cuba : Trump joue-t-il avec le feu? | L’île de Cuba traverse aujourd’hui ce que plusieurs observateurs décrivent comme la crise la plus aiguë de son histoire moderne, bien au-delà de la « Période spéciale » des années 1990. Depuis janvier 2026, un tournant décisif a été pris : suite à l’intervention américaine au Venezuela et à la capture de Nicolás Maduro, Washington exerce une pression maximale et a imposé un blocus énergétique quasi-total à La Havane, coupant l’accès au pétrole vénézuélien qui sustentait l’économie cubaine. L’administration Trump espère créer une situation visant à forcer le leadership cubain vers une ouverture politique et économique qui transformerait l’île en un partenaire dépendant des États-Unis. Voire une tutelle comme c’est le cas au Venezuela. Les conséquences sont visibles : des pannes de courant de 20 à 22 heures par jour à La Havane, des pénuries alimentaires et médicamenteuses critiques, et des tensions sociales avec des manifestations. De nombreux Cubains ont été renvoyés par Washington dans l’île et l’exode se poursuit, réorienté massivement vers l’Amérique Latine. La question de l’avenir de Cuba est, bien sûr, posée alors que les projets de Donald Trump et son secrétaire d’État Marco Rubio semblent diverger et que plane toujours l’éventualité d’une intervention américaine, laquelle toutefois ne manque pas d’obstacles. Certes isolée, Cuba n’en conserve pas moins des appuis, Chine, Russie, Iran. Invités : Janette Habel, politologue et chercheuse associée à l’IHEAL Jean Mendelson, ancien ambassadeur de France à Cuba Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS, responsable du programme Amérique Latine/Caraïbes et membre de la rédaction du Monde diplomatique. | 48m 29s | ||||||
| 9/12/26 | L’Europe sous pression russe | La Russie poursuit sa guerre d’Ukraine. Deux émissaires de Donald Trump étaient la semaine dernière à Moscou où ils ont rencontré Vladimir Poutine, avant de se rendre à Kiev. Aucune avancée concrète n’a été annoncée et les frappes ont repris dès leur départ. Côté russe, dans la perspective du scrutin des 18 et 20 septembre 2026 visant à l’élection des députés de la Douma d’État, premières législatives en Russie depuis le début de la guerre, il y a quatre ans et demi, la rumeur court d’une nouvelle et importante vague de mobilisation post-électorale. Durant la campagne précédant le scrutin, le chef du Kremlin a égrené des discours de plus en plus agressifs sur le plan militaire faisant craindre qu’en l’absence de victoire sur le terrain, la Russie envisage d’intensifier l’offensive, et en interne le régime ne cesse de se durcir. La rhétorique d’escalade se fait de plus en plus cohérente dans laquelle la guerre en Ukraine est replacée dans une confrontation plus large avec l’Europe. Invitée : Céline Marangé. Docteure en Science politique, spécialiste de la Russie et de l’espace post-soviétique, chercheuse à l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire, La guerre d’Europe a commencé, éditions les Arènes, Prix du Livre Géopolitique 2026. | 48m 29s | ||||||
| 9/6/26 | climate changediplomacy+4 | Mathilde JourdeSébastien Treyer | IrisIddri | — | climatediplomacy+7 | — | 48m 29s | ||
| 9/5/26 | intelligence artificiellediplomatie+3 | Camille BoulenguerFrancis Perrin | MistralIris+1 | Rabat | intelligence artificiellediplomatie+5 | — | 48m 30s | ||
| 8/30/26 | technological disruptionspower dynamics+4 | Sabine JansenFrédéric Ramel | Questions internationalesCNAM+2 | États-UnisIran+1 | powertechnology+6 | — | 48m 29s | ||
| 8/29/26 | diplomacyNorth Korea+4 | Pierre Grosser | Sciences PoRFI | Corée du SudCorée du Nord+2 | TrumpKim Jong-un+7 | — | 48m 29s | ||
| 8/24/26 | climate changeglobal trade+4 | Bertrand Badie | Sciences PoOdile Jacob | IranChine+1 | climatetrade+5 | — | 48m 30s | ||
| 8/2/26 | political tensionSpanish Civil War+3 | Amalio de Marichalar y Saenz de TejadaMiguel Angel Garcia Carrasco+1 | Les fractures de l’Espagne. De 1808 à nos jours | Espagne | Spainpolitics+5 | — | 48m 29s | ||
| 8/1/26 | geopoliticsWestern civilization crisis+5 | Jean-Sylvestre Mongrenier | Institut Français de GéopolitiqueInstitut Thomas More+3 | RussieChine+3 | Vladimir Poutineescalation+6 | — | 48m 28s | ||
| 7/26/26 | geopoliticsunrecognized states+5 | Lukas Aubin | IRISuniversité Paris Nanterre | PalestineTransnistrie+4 | ghost statesgeopolitical influence+5 | — | 48m 29s | ||
| 7/25/26 | information warfaredemocracy+4 | Marie Peltier | RFILa bataille des récits. Comment la propagande antidémocratique a mis à mal nos sociétés | — | information warfareanti-democratic discourse+5 | — | 48m 29s | ||
| 7/19/26 | tourismgeopolitics+3 | Pascal BonifaceSaskia Cousin+1 | IRISUniversité Paris Nanterre+2 | — | tourismgeopolitics+5 | — | 48m 29s | ||
| 7/18/26 | Middle East conflictUS foreign policy+3 | Karim Émile BitarThierry Coville | IRISInstitut des Relations internationales et stratégiques+1 | Moyen-OrientIran+1 | TrumpMiddle East+7 | — | 48m 29s | ||
| 7/12/26 | OTANDonald Trump+4 | Amélie ZimaDavid Cadier | IfriIrsem | Ankara | OTANDonald Trump+5 | — | 48m 29s | ||
| 7/11/26 | geopoliticssports+4 | Pim VerschuurenStéphane Floccari+1 | IRISUniversité Rennes 2 | Donald Trump | geopoliticsWorld Cup 2026+3 | — | 48m 30s | ||
| 7/5/26 | Corée du Nordprogramme nucléaire+3 | Théo ClémentNicolas Rocca+1 | École des Hautes études en Sciences socialesRFI | Corée du NordDar Es Salaam+2 | Corée du Nordprogramme nucléaire+3 | — | 48m 29s | ||
| 7/4/26 | Nouvelle-Calédoniepolitique française+5 | Pierre-Christophe PantzElise Barandon | LARJEUniversité Paris Panthéon-Assas | Nouvelle-CalédoniePacifique Sud | Nouvelle-Calédonieélections+5 | — | 48m 28s | ||
| 6/28/26 | USA 250Donald Trump+4 | — | monarchie française de Louis XVI | États-UnisPhiladelphie | États-UnisDonald Trump+5 | — | 48m 29s | ||
| 6/27/26 | research accessgeopolitics+4 | Delphine Alles | INALCOCNRS+2 | — | researchgeopolitics+5 | — | 48m 29s | ||
| 6/21/26 | G7Russia+4 | Dimitri Minic | RFICentre Russie-Eurasie de l’Ifri+4 | — | G7Ukraine+6 | — | 48m 29s | ||
| 6/20/26 | Middle East conflictUS-Israel-Iran relations+3 | Bruno Tertrais | Fondation pour la Recherche StratégiqueInstitut Montaigne+2 | Moyen-OrientÉtats-Unis+2 | Middle EastUS+7 | — | 48m 28s | ||
| 6/13/26 | strategygeopolitics+4 | Vincent Desportes | Sciences PoHEC+3 | — | strategygeopolitics+5 | — | 48m 28s | ||
| 6/7/26 | interdependencerisk management+5 | Julia TasseYann Briand | IrisRevue Internationale et Stratégique | UkraineEurope+2 | geopoliticsinterdependence+6 | — | 48m 28s | ||
| 6/6/26 | nuclear non-proliferationglobal security+4 | Emmanuelle GalichetJean-Marie Collin | Traité sur la Non-Prolifération | UkraineIran+2 | nuclear proliferationdisarmament+5 | — | 48m 29s | ||
| 5/31/26 | geopoliticsclimate change+4 | — | — | CaraïbeVenezuela+3 | Caribbeangeopolitics+7 | — | 48m 29s | ||
| 5/24/26 | Caucasetensions géopolitiques+4 | — | URSS | Caucasemer Noire+9 | Caucasetensions+7 | — | 48m 29s | ||
| 5/23/26 | Sahelgeopolitics+3 | — | RFIFrance+6 | KenyaMali+4 | SahelAfrica forward+5 | — | 48m 28s | ||
| 5/17/26 | Ukraine conflictVladimir Poutine+5 | Francoise ThomGalia Ackermann | RFILa guerre totale de Vladimir Poutine+1 | UkraineRussie+3 | Vladimir PoutineUkraine+6 | — | 48m 29s | ||
| 5/16/26 | GéopolitiqueConflits au Moyen-Orient+4 | — | RFI | Moyen-OrientIran+10 | Moyen-OrientIran+7 | — | 48m 29s | ||
| 5/10/26 | diplomacyinternational relations+4 | Guillaume DevinNicolas Normand+1 | Sciences PoCERI+4 | IranVenezuela+5 | diplomacynegotiation+6 | — | 48m 29s | ||
| 5/3/26 | Eurovisionsoft power+4 | Florent ParmentierCyrille Bret | Union européenne de radio-télévisionEurovision | VienneAutriche | Eurovisionsoft power+5 | — | 48m 29s | ||
| 5/2/26 | Malijunta+4 | Bakary Samb | JnimFLA+1 | MaliBamako+4 | Malijunta+7 | — | 48m 29s | ||
| 4/26/26 | Middle East conflictChina's geopolitical strategy+4 | Emmanuel Véron | The EconomistIsraël+4 | — | ChinaIran+5 | — | 48m 22s | ||
| 4/25/26 | droneswar+5 | Étienne MarcuzGuillaume Lasconjarias | drone iranien Shaheddrone turc Bayraktar+3 | — | droneswarfare+6 | — | 48m 29s | ||
| 4/19/26 | élections législativespolitique hongroise+4 | Thierry de Montbrial | Institut français des relations internationalesWorld Policy Conference | HongrieEurope+3 | Viktor OrbanDonald Trump+6 | — | 48m 29s | ||
| 4/18/26 | civilization paradigmsMiddle East tensions+5 | — | — | IrakSyrie+5 | civilizationMiddle East+5 | — | 48m 29s | ||
| 4/12/26 | justice pénale internationalediplomatie+3 | Jean-Paul Chagnollaud | IREMMOle Cavalier Bleu+1 | — | justiceNuremberg+3 | — | 48m 29s | ||
| 4/11/26 | électionspolitique hongroise+4 | Péter Magyar | TiszaBruxelles+1 | Hongrie | HongrieViktor Orbán+6 | — | 48m 29s | ||
| 4/5/26 | geopoliticsinternational relations+3 | Pierre Haski | France InterReporters sans frontières+2 | PalestineJohannesbourg+2 | geopoliticsPierre Haski+3 | — | 48m 24s | ||
| 4/4/26 | IsraëlLiban+5 | Anthony SamraniDenis Charbit | L’Orient-Le JourGallimard+2 | IsraëlLiban+3 | IsraëlLiban+8 | — | 48m 30s | ||
| 3/29/26 | KurdistanIran+4 | Adel BakawanMyriam Benraad | Institut européen pour les études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du NordUniversité d'Exeter+1 | IranKurdistan iranien+2 | IranKurdistan+5 | — | 48m 29s | ||
| 3/28/26 | geopoliticsmaritime trade+3 | Guillaume AncelEmmanuel Hache+1 | IFP Énergies nouvellesIRIS+2 | OrmuzBab el-Mandeb+2 | OrmuzBab el-Mandeb+5 | — | 48m 29s | ||
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