
Min shares his experience of participating in an ultra-cycling event, overcoming fears and challenges along the way.
Il s'est inscrit en ayant peur de « passer pour un clown ». Il est reparti avec un t-shirt, des contacts, et le sentiment d'être entré dans la famille. Sur la ligne de départ du 300 km, au milieu des vélos de course, des roues carbone de 65 et des cadres ultra-rigides, un participant détonnait : Min, venu de Bruxelles, au guidon d'un vélo en bambou qu'il a lui-même fabriqué en stage chez un cadreur près de Saint-Étienne. Pédales plates, baskets, sacoches. Un vélo pensé pour le voyage — celui avec lequel il est parti neuf mois, jusqu'en Iran — bien plus que pour la performance. Dans cet épisode enregistré à l'arrivée, devant l'ancien palais de justice d'Arlon, Min raconte sans filtre une course bien plus rude que prévu : un départ trop rapide, une stratégie alimentation qu'il « a payée très cher », deux heures perdues à lutter contre la nausée sous la chaleur, et de gros pourcentages dans les jambes jusqu'au bout. Il n'a pas bouclé le parcours dans les 24 heures. Mais il l'a terminé. Et il fait partie des premiers à recevoir le maillot blanc « Beyond the Time » , lancé cette année pour celles et ceux qui vont au bout du parcours, au-delà de la limite. Au-delà de l'effort…
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