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France: face à la canicule, «nous sommes toujours dans la gestion de crise»
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| 6/26/26 | ![]() France: face à la canicule, «nous sommes toujours dans la gestion de crise» | La France et une bonne partie de l’Europe sont toujours écrasées par une canicule d’une ampleur historique. Un phénomène révélateur des manques et du peu de préparation mis en place pour y faire face. La climatologue Valérie Masson-Delmotte, ancienne co-présidente du groupe 1 du GIEC, était l’invitée de RFI ce vendredi midi. RFI : La France est aujourd'hui au bord de la crise sanitaire, après une semaine d'un épisode caniculaire extrêmement brutal, mais également extrêmement prévisible. Un dérèglement du climat annoncé de longue date, et pourtant, la France n'est pas prête. À qui la faute ? Valérie Masson-Delmotte : Je ne sais pas ce que j'aurais pu faire de plus pour expliquer plus clairement, et depuis longtemps, ce que l'on sait en sciences du climat. Depuis le début du XXIᵉ siècle, on sait qu'à mesure que l'on brûle des énergies fossiles, le climat se réchauffe. Une des conséquences directes, c'est l'augmentation des événements chauds : plus fréquents, plus intenses. Nous avons fourni à tous les gouvernements du monde le meilleur état des connaissances dans les rapports du GIEC, et notamment les projections qui montraient une augmentation à venir de la fréquence, de l'intensité, de la durée des événements chauds et de la saison qui les concerne. Tout le monde était prévenu. Vous dites quoi aujourd'hui ? Nos dirigeants sont en plein déni climatique, comme le président Macron qui s'est, en quelque sorte, dédouané hier. « Nous nous sommes adaptés au réchauffement climatique », a-t-il dit. « Mais on ne s'adapte pas à un pic qui n'a pas d'équivalent aujourd'hui en Europe. » Je pense qu'il y a une incompréhension du terme « adaptation ». Là, en fait, nous sommes dans une situation de gestion de crise qui révèle beaucoup de vulnérabilités. On rentre dans des plages de chaleur mortelle, dangereuses pour les personnes âgées, les personnes malades, les jeunes qui font du sport aux heures chaudes, les enfants dans les salles de classe, les personnes vivant dans des logements indignes qui deviennent des pièges, ou encore dans des hôpitaux trop chauds. Là, c'est la gestion de crise. On improvise, on bricole. En attendant quoi ? La gestion de crise est indispensable. Des choses ont avancé. Depuis la canicule de 2003, on s'est rendu compte que les personnes âgées étaient particulièrement vulnérables face à la chaleur. On a mis en place des systèmes d'alerte. On peut mobiliser, avec des niveaux croissants, les systèmes sanitaires. Mais cela n'empêche toujours pas une mortalité élevée. Ça, c'est la gestion de crise : l'alerte. L'adaptation au changement climatique, c'est comment on engage des changements structurants, pas après coup, pas pour les événements du passé, mais en anticipant les caractéristiques du climat à venir. Cela veut dire végétaliser les villes pour qu'on puisse se déplacer sans cuire sur les trottoirs. Ombrager les fenêtres, les façades. Travailler sur le confort thermique des bâtiments. Cela veut dire aussi, dans certains cas, là où l'on accueille des publics fragiles, déployer la climatisation. Nous pouvons peut-être aussi nous inspirer de ce qui se fait dans d'autres pays concernant les rythmes de la journée. Il y a énormément de choses qui peuvent être structurées et mises en œuvre. Je veux juste rappeler une chose : dans les normes pour les bâtiments neufs, la référence utilisée pour la chaleur reste la canicule de 2003. On regarde dans le rétroviseur, on ne regarde pas devant. Ce qui est extrêmement frustrant pour nous, scientifiques — j'ai même une sorte de colère froide —, c'est d'avoir fourni ces connaissances, de les avoir établies de manière solide, puis de voir qu'il existe un déni. Mais ce déni n'est pas seulement celui des décideurs actuels. C'est une forme de déni dans l'ensemble de la société. Depuis deux ans, on entend dire que la transition écologique n'est plus une priorité, qu'il y a d'autres urgences, d'autres priorités, au nom notamment de la compétitivité. Et puis, dans la réalité, le changement climatique se manifeste. Et il se manifeste de manière très douloureuse. Pourquoi n’est-ce pas une priorité politique ? Est-ce que l'une des explications est le fait que cette crise climatique soit aussi liée à la crise de la dette, que la France n'ait tout simplement plus les moyens aujourd'hui ? Dans beaucoup de pays, on est face à des enjeux similaires. Il s'agit d'être capable de se fixer des priorités collectives claires. D'être lucide sur les vulnérabilités face à la chaleur, mais aussi face à un cycle de l'eau plus intense, plus variable, et aux autres conséquences d'un climat qui change. Aujourd'hui, on met l'accent sur la chaleur parce que c'est évidemment un enjeu vital. 5 700 décès ont été constatés lors des deux vagues de chaleur de l'été 2025. Ce que l'on voit, c'est que, très souvent, après les événements graves, la crise est passée, d'autres personnes sont aux responsabilités, et l'on n'utilise pas le retour d'expérience pour engager des changements plus structurants et en faire des priorités. Cela montre aussi à quel point nous avons intérêt à limiter l'ampleur du réchauffement. On voit bien à quel point nous ne sommes pas préparés au climat d'aujourd'hui, sans même parler de celui de demain. Qui sera nécessairement encore plus chaud. L'un des points clés qui ressort, c'est qu'il est beaucoup moins coûteux d'engager résolument la décarbonation et de prévenir grâce à une adaptation anticipée que de gérer les crises, les perturbations, les souffrances, les pertes et les dommages. Espérez-vous un sursaut, une véritable prise de conscience ? Faut-il politiser cette question du climat, l'imposer dans les débats de cette campagne présidentielle en cours ? Le terme « politiser » peut être mal compris. Je vais l'exprimer autrement. Nous sommes face à des enjeux profondément démocratiques. Décarboner est une obligation. La Cour internationale de justice l'a dit. Cent quarante et un pays l'ont voté à l'Assemblée générale de l'ONU. C'est un devoir pour limiter l'ampleur du réchauffement. Mais il est aussi question de droits : le droit à l'adaptation, le droit à un logement offrant un confort correct l'été, le droit à la fraîcheur, le droit pour les plus jeunes de pouvoir se baigner en sécurité lorsqu'il fait très chaud. Nous sommes donc sur des enjeux profondément démocratiques, liés aussi à nos valeurs républicaines. La liberté est très contrainte lorsqu'il fait 42 degrés. L'égalité n'est plus assurée. Obtenir un brevet des collèges lorsque des enfants ne peuvent pas dormir la nuit dans leur logement n'est pas une situation équitable. Et puis la fraternité est indispensable, notamment pour faire de la protection des plus vulnérables une priorité. Je pense que trois choses peuvent ressortir de cette vague de chaleur actuelle. La première, c'est une action concertée à grande échelle pour les écoles afin d'assurer l'éducation dans de bonnes conditions. C'est un droit des enfants, et il faut le garantir. La chaleur dégrade la qualité des apprentissages, sans parler des examens et des risques pour la santé. La deuxième, c'est le logement digne. Il faut intégrer dans les critères de logement digne des seuils absolus de température ainsi que des équipements indispensables : volets, ventilateurs, etc. La troisième concerne la santé au travail. Nous n'avons pas de cadre clair permettant de mettre à l'abri les personnes qui travaillent dans des atmosphères extrêmement chaudes. Sur ces trois sujets, je pense que, collectivement, nous pouvons avancer. À lire aussiLe changement climatique, coupable «sans équivoque» de l'intense canicule en Europe | — | ||||||
| 6/25/26 | ![]() Aide à mourir: «Une loi qui apporte de l’humanité et de solides garanties», assure Philippe Vigier, rapporteur général de la proposition de loi | Alors que l’examen de la loi sur l’aide à mourir entre dans sa dernière ligne droite, avant une probable adoption par l’Assemblée mardi 30 juin, le rapporteur général du texte, le député MoDem Philippe Vigier, assure que « toutes les garanties ont été prises » pour accompagner « les seules personnes avec un pronostic vital engagé qui souhaitent expressément abréger leurs souffrances ». Un « droit nouveau » qui ne concerne « ni les enfants, ni les handicapés », souligne le député centriste qui juge proprement « indécents » ceux qui, parmi les opposants au texte, parlent « d’euthanasie pour des raisons économiques ». À lire aussiFrance: le Sénat s'oppose à nouveau à la proposition de loi sur l'aide à mourir | — | ||||||
| 6/24/26 | ![]() Canicule: «La climatisation, oui mais pas partout», défend Cyrielle Chatelain, présidente du groupe Écologiste et Social à l’Assemblée | Alors que la France continue d’étouffer sous des températures accablantes, le débat politique s’échauffe sous l’effet de la canicule. Les écologistes sont pointés du doigt par la droite et l’extrême droite, accusés d’avoir freiné sur la climatisation et le nucléaire. Des attaques ridicules, rétorque Cyrielle Chatelain, la patronne des députés écologistes à l’Assemblée nationale, qui rappelle que « les écologistes ont été les premiers à alerter et à proposer des solutions face au réchauffement climatique » alors « que la droite et l’extrême droite considéraient que ce réchauffement était une arnaque ». Cyrielle Chatelain, pour qui la climatisation est juste l’une des solutions, prône notamment « des espaces climatisés pour protéger les personnes vulnérables ». À lire aussiCanicule: l'Europe est largement touchée mais la France souffre particulièrement À lire aussiCanicule: la France a connu sa journée la plus chaude jamais enregistrée | — | ||||||
| 6/23/26 | ![]() Sanctions dans l'affaire Lyhanna: «Darmanin continue de chercher des boucs émissaires», dénonce Gabrielle Cathala, députée LFI | Les premières sanctions ont été annoncées lundi 22 juin dans l’affaire Lyhanna, après un rapport accablant sur les dysfonctionnements de la justice. Deux gendarmes enquêteurs du Gers vont ainsi être mutés, et le substitut du procureur d’Auch est pointé du doigt dans l’attente d’une procédure disciplinaire. Des sanctions individuelles dénoncées par la députée insoumise Gabrielle Cathala, membre de la commission des Lois et de la délégation Droits des femmes à l’Assemblée, qui fustige « la volonté du garde des Sceaux de pointer des responsabilités individuelles pour ne pas voir sa responsabilité mise en cause ». Gabrielle Cathala appelle à la démission de Gérald Darmanin, « responsable comme ses prédécesseurs », de la « clochardisation de la justice ». À lire aussiAffaire Lyhanna: «Il faut des sanctions, on le doit aux familles des victimes», estime Jonas Haddad, porte-parole LR À lire aussiAffaire Lyhanna: l'inspection pointe de nombreux dysfonctionnements, le rapport remis à Matignon À lire aussiFrance: une autopsie confirme la découverte du corps de Lyhanna, Gérald Darmanin «présente ses excuses» | — | ||||||
| 6/22/26 | ![]() Affaire Lyhanna: «Il faut des sanctions, on le doit aux familles des victimes», estime Jonas Haddad, porte-parole LR | Les premières conclusions du rapport d'inspection dans l'affaire Lyhanna mettent en évidence de multiples dysfonctionnements, notamment une « perte de temps » et une « absence de suivi » imputées au parquet d'Auch ainsi qu'à la gendarmerie. Une succession d'erreurs humaines qui « doivent être sanctionnées », insiste Jonas Haddad, porte-parole du parti Les Républicains (LR), qui met avant la nécessité « d'une réforme de la politique pénale après ce scandale judiciaire et sécuritaire ». Au nom des Républicains, Jonas Haddad défend notamment la mise en place d'une cour spéciale pour juger les magistrats. « Une commission disciplinaire citoyenne » afin, explique-t-il, « de reconnecter le peuple et la justice ». À lire aussiAffaire Lyhanna: face à l'émotion en France, le gouvernement prend des premières mesures | — | ||||||
| 6/19/26 | ![]() «La France est capable de détecter les manipulations de l'information et de les désamorcer» | À moins d'un an de l'élection présidentielle en France, le gouvernement alerte sur les menaces lourdes en matière d'ingérence étrangère. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a même réuni la semaine dernière à Matignon les représentants des forces politiques et les parlementaires. « Le risque a été significatif sur les municipales, sans effet majeur. Il laisse à entrevoir les perspectives de menaces lourdes sur l'élection présidentielle », a averti Sébastien Lecornu. Pour évoquer ces menaces, RFI reçoit Martin Untersinger, journaliste au Monde, spécialisé dans les questions liées à la cybersécurité et auteur de Espionner, mentir, détruire – Comment le cyberespace est devenu un champ de bataille (éditions Grasset). | — | ||||||
| 6/17/26 | ![]() Trump à Versailles: «La France ne se fait pas assez respecter», dénonce le député Emmanuel Maurel, cofondateur du parti Gauche républicaine et socialiste | Le président américain Donald Trump sera reçu en grande pompe ce soir à Versailles, où il pourra goûter les vins et champagnes français qu’il menace aujourd’hui d’assommer avec 100 % de droits de douane. Une invitation qui fait polémique. Pour le député Emmanuel Maurel, cofondateur du parti Gauche républicaine et socialiste, qui siège avec les communistes à l’Assemblée nationale, « recevoir Donald Trump à Versailles, flatter son ego ne changera absolument rien ». « La seule façon d’être respecté par Trump serait de bâtir un rapport de force », préconise Emmanuel Maurel, qui fustige « le manque de courage et la faiblesse de la France et des dirigeants européens » qui viennent d’entériner un accord commercial avec les États-Unis qui prévoit 15 % de taxes sur les exportations européennes. À lire aussiDonald Trump au château de Versailles: une réception fastueuse qui crée la polémique À lire aussiUnion européenne: un arrangement trouvé – sous la pression – pour mettre en œuvre l'accord commercial avec les États-Unis | — | ||||||
| 6/16/26 | ![]() Corse: «Nous défendons une autonomie insulaire très encadrée», Stéphane Rambaud, député RN, membre de la commission des lois de l’Assemblée | Le projet de loi constitutionnelle défendu par le gouvernement en vue d’accorder un statut d’autonomie à la Corse arrive ce mardi 16 juin à l’Assemblée. Un projet qui divise fortement les parlementaires, la droite dénonçant notamment une forme de « détricotage de l'État ». De son côté, le RN n’y est pas opposé mais défend un contre-projet avec de sérieuses lignes rouges, notamment la suppression du terme « communauté corse » qui « ouvrirait la porte au communautarisme », dénonce Stéphane Rambaud, député RN, membre de la commission des lois de l’Assemblée nationale. Le RN défend ainsi « une autonomie strictement insulaire », pour évacuer les possibles revendications à venir des Bretons ou des Alsaciens, et souhaite sérieusement encadrer les nouveaux pouvoirs des élus corses « afin d’éviter le danger de possibles pressions mafieuses », met en avant Stéphane Rambaud. | — | ||||||
| 6/15/26 | ![]() Accord États-Unis-Iran: «Il faut mettre la pression sur les pétroliers pour une baisse rapide des prix à la pompe», insiste François Kalfon, eurodéputé PS | L’annonce d’un accord entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à plus de trois mois de conflit au Moyen-Orient laisse enfin espérer une baisse des prix du carburant en France. « Les baisses devront être aussi rapides que les hausses l'ont été », insiste le gouvernement, à l’unisson avec l’opposition. Pour l’eurodéputé socialiste François Kalfon, « la pression doit être permanente sur les pétroliers » pour qu’ils ne deviennent pas « des doubles profiteurs de la crise, gagnant quand la crise est là, et profitant encore quand la crise s’arrête ». | — | ||||||
| 6/12/26 | ![]() Affaire Lyhanna: «S'il y a eu des défaillances, il faut les sanctionner», estime le président de la Conférence nationale des procureurs généraux | Le drame de la petite Lyhanna continue de bouleverser les Français qui pointent du doigt les magistrats : sept Français sur dix ont aujourd'hui une mauvaise image de la justice, selon un sondage Odoxa. Le « déficit de confiance » est profond, reconnaît Christophe Baret, procureur général près la cour d'appel de Grenoble, président de la Conférence nationale des procureurs généraux, qui appelle à « laisser le temps à l'enquête », diligentée par l'État et dont les résultats sont attendus le 19 juin. « S'il y a eu des défaillances, il faudra les identifier et engager des procédures de sanctions », insiste Christophe Baret, avant d'envisager des « pistes d'amélioration » ainsi qu'un renforcement des moyens alloués à la Justice. « Il y a, en France, trois procureurs pour 100 000 habitants, contre onze en moyenne en Europe » souligne-t-il. À lire aussiAffaire Lyhanna: le Premier ministre Lecornu propose des peines à perpétuité pour les violeurs en série d'enfants | — | ||||||
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| 6/11/26 | ![]() Affaire Lyhanna: «Il faut investir massivement dans la justice», plaide Sylvain Maillard, député Renaissance | Alors que l'affaire Lyhanna plonge le gouvernement dans la tourmente, mis en cause par les familles et les oppositions qui dénoncent un « scandale d'État », député Renaissance Sylvain Maillard exprime sacolère sur RFI. Il dénonce « une récupération insupportable », fustige la « politique politicienne » alors que l'intérêt du pays « commande de sortir collectivement de cette épreuve ». Sylvain Maillard prône une nécessaire réforme de la justice, « plus de pouvoir au garde des Sceaux pour diriger la politique pénale », et plus de moyens pour la justice, « plus de greffiers, de juges » mais également des « investissements massifs » pour numériser et moderniser l'institution judiciaire. À lire aussiAffaire Lyhanna: le Premier ministre Lecornu propose des peines à perpétuité pour les violeurs en série d'enfants | — | ||||||
| 6/10/26 | ![]() Affaire Lyhanna: il faut «écouter les victimes et agir en responsabilité», exhorte la députée écologiste Sabrina Sebaihi | Sous pression politique après le choc de l'affaire Lyhanna, le Premier ministre Sébastien Lecornu a proposé de nouvelles mesures pénales qui pourraient être ajoutées au projet de loi de protection de l'enfance, qui sera examiné en juillet. « Insuffisant » pour la députée écologiste Sabrina Sebaihi, qui juge « qu'alourdir les peines » des prédateurs sexuels « n'est pas la priorité », mais qu'il faut urgemment adopter et mettre en œuvre « la loi intégrale contre les violences faites aux enfants et aux femmes ». Un plan à 3 milliards d'euros, « le prix pour agir efficacement », plaide Sabrina Sebaihi, qui souligne « le devoir moral que nous avons vis-à-vis des femmes et des enfants qui ont eu le courage de dénoncer leurs agresseurs ». À lire aussiAffaire Lyhanna: «Nous appelons au secours pour tous les enfants en danger et nous ne sommes pas entendus» | — | ||||||
| 6/9/26 | ![]() Affaire Lyhanna: la protection de l'enfance «est une question de priorité» dans les rangs des Républicains | Face à l’onde de choc de l'affaire Lyhanna, qui a révélé les graves dysfonctionnements de la justice mais également le peu d'efficacité des politiques en matière de protection de l'enfance, Pierre-Henri Dumont, secrétaire général adjoint Les Républicains, prône la nécessité de « fixer un cadre des priorités » aux magistrats. « Si tout est une priorité, rien n’est une priorité », dénonce-t-il, entre « les violences familiales, les violences sexuelles, ou bien encore la lutte contre le narcotrafic ». En attendant que le gouvernement définisse ce cadre, Pierre-Henri Dumont assure que les députés LR soutiendront le projet de loi-cadre sur « les violences faites aux femmes et aux enfants », qui sera examiné mi-juillet à l'Assemblée nationale. À lire aussiAffaire Lyhanna: sous pression, le ministre de la Justice Gerald Darmanin exclut toute démission | — | ||||||
| 6/8/26 | ![]() Affaire Lyhanna: «La France reste un pays où l’on meurt d’être un enfant», dénonce Hadrien Clouet, député LFI | Face à l’appel à la « mobilisation générale » lancé aux magistrats par Gérald Darmanin pour « faire la vérité sur ce qui ne s’est pas bien passé dans l’affaire Lyhanna », le député insoumis Hadrien Clouet dénonce l’inaction du garde des Sceaux pour protéger les enfants, un ministre « qui n’a jamais donné aux magistrats les moyens pour donner suite aux plaintes des mineurs ». « Il faut faire des violences sexuelles contre les femmes et les enfants une priorité », prône Hadrien Clouet qui réclame « une loi globale contre la pédocriminalité et les féminicides », et la fin de la « culture de l’omerta en France » sur ces violences sexuelles. | — | ||||||
| 6/5/26 | ![]() Violences urbaines: «Une minorité de jeunes qui n’ont rien à perdre», explique le sociologue Fabien Truong | Après les graves débordements qui ont suivi le sacre du PSG le 31 mai dernier, comment expliquer que ces moments de célébration collective dégénèrent ainsi en violences ? Pour le sociologue Fabien Truong, professeur à l’université Paris 8 et coauteur de Grands ensemble, aux éditions La Découverte, ces violences « ne sont le fait que d’une minorité » des jeunes des quartiers populaires qui « n’ont rien à perdre, car ils sont pauvres ». « Les heurts, les destructions dans les beaux quartiers parisiens racontent surtout l’inégalité sociale », estime Fabien Truong. Il dénonce la politique « tout répressif », annoncée comme étant « des gesticulations à court terme », alors qu’il faudrait surtout, insiste-t-il, « accompagner cette jeunesse », réinvestir dans le social et l’éducation. À lire aussiRetour triomphal et sous haute surveillance pour les héros deux étoiles du PSG | — | ||||||
| 6/4/26 | ![]() «L’avenir de l’économie française passe par la défense de notre agriculture», défend Olga Givernet, députée Renaissance | Devant le congrès des Jeunes Agriculteurs, l’ex-Premier ministre et candidat à la présidentielle Gabriel Attal a défendu ce jeudi matin 4 juin ses priorités en faveur de la souveraineté agricole et énergétique de la France. Un soutien « de longue date et sans faille de Gabriel Attal envers les agriculteurs », souligne Olga Givernet, députée Renaissance de l’Ain et ancienne ministre de l’Énergie. Elle estime qu’il faut aller plus loin que « la loi d’urgence agricole » votée il y a deux jours par l’Assemblée nationale. Gabriel Attal va ainsi « poursuivre le dialogue avec les agriculteurs pour identifier des solutions », assure-t-elle, avant la présentation de son programme à l’automne prochain. À lire aussiFrance: les jeunes agriculteurs confrontés à un métier en crise | — | ||||||
| 6/2/26 | ![]() France: pour les délinquants étrangers, «après la prison, c'est l'avion», insiste Philippe Ballard, député RN | Après les violences qui ont suivi le sacre du PSG samedi 30 mai en Ligue des champions, le Rassemblement national (RN) dénonce des scènes de « guerre civile » et fait un lien avec l'immigration. Même si les casseurs qui comparaissent en ce moment devant la justice sont en grande majorité de jeunes Français, Philippe Ballard met en cause « un problème d'assimilation de certains Français issus de l'immigration qui rejettent les institutions ». Le député et porte-parole RN promeut d'ailleurs « la fin du droit du sol » et appelle à durcir les lois migratoires avec l'expulsion automatique des « criminels et délinquants étrangers ». À lire aussiSacre du PSG en Ligue des champions : la fête ternie par des débordements à Paris et dans plusieurs villes de France | — | ||||||
| 6/1/26 | ![]() «Il faut éradiquer cette violence qui pourrit la vie des Français», martèle Alexandre Ouizille, sénateur PS | Alors que s'ouvrent à Paris les premières comparutions de casseurs mis en cause après les heurts très violents qui ont émaillés, le 30 mai, la soirée de sacre du PSG en Ligue des champions contre Arsenal, le sénateur PS Alexandre Ouizille préconise « de la fermeté » pour « endiguer un phénomène qui n’est pas nouveau » mais qui « prend l’ampleur avec les réseaux sociaux ». À moins de 15 jours de la Coupe du monde de football, « il y a urgence à faire baisser les tensions », estime le sénateur Ouizille, qui appelle le gouvernement à agir , assurant que « les socialistes participeront à tout ce qui concerne l’éradication de cette violence ». À lire aussiPlus de 890 interpellations en France à l’occasion de la finale de la Ligue des champions | — | ||||||
| 5/29/26 | ![]() Vagues de chaleur: «On peut encore éviter le pire en engageant au plus vite la décarbonation», plaide la géographe Magali Reghezza-Zitt | Dans son dernier ouvrage Bienvenue en 2055, qui vient de paraître aux éditions du Seuil, la géographe Magali Reghezza-Zitt, ancienne membre du Haut Conseil sur le climat, imagine un monde où le réchauffement climatique est stabilisé et la neutralité carbone atteinte. En pleine vague caniculaire actuellement en France, brutale et extrêmement précoce, et qui va s’amplifier ces prochaines années sous l’effet du réchauffement climatique, cette fiction scientifique qui nous projette dans 30 ans démontre que « rien n’est encore perdu ». Mais seulement si on s’engage urgemment, dès maintenant, dans la transition écologique, car « la décarbonation est aujourd’hui la seule solution pour stopper le réchauffement climatique ». À lire aussiCanicule précoce en France: les habitants de bouilloires thermiques en première ligne face à la chaleur | — | ||||||
| 5/28/26 | ![]() Iran: «La guerre de Trump est une catastrophe complète», dénonce Pierre-Yves Cadalen, député LFI | Alors que le conflit américano-israélien contre l’Iran entre dans son 4ᵉ mois aujourd’hui, le député insoumis Pierre-Yves Cadalen, membre de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, fustige l’échec complet du président américain « qui déstabilise le Moyen-Orient et l’économie mondiale ». Pierre-Yves Cadalen dénonce également « le manque de courage de la France pour faire entendre la voix du droit international », contrairement à l’Espagne et à l’Irlande qui se sont « désalignées des États-Unis » pour promouvoir la paix. À lire aussiEN DIRECT - L'Iran promet une «riposte ferme» en cas de nouvelle attaque américaine | — | ||||||
| 5/27/26 | ![]() «L’urgence de produire en France rejoint l’urgence écologique», plaide Julien Dive, co-rapporteur LR du projet de loi d’urgence agricole | Alors que la gauche et les écologistes dénoncent de « graves reculs » dans le projet de loi sur l’urgence agricole, le député LR Julien Dive, co-rapporteur de ce texte, les invite à « arrêter les caricatures » et à soutenir nos agriculteurs et, avec eux, notre souveraineté alimentaire en France. « Un enjeu central » qui concilie « production et écologie », plaide Julien Dive, qui met notamment en avant « l’impact carbone négatif » d’une production importée, ainsi que la traçabilité des produits alimentaires. À lire aussiLoi Duplomb: quels sont les coûts cachés des pesticides? | — | ||||||
| 5/26/26 | ![]() «L’inaction climatique du gouvernement met en danger les plus vulnérables», dénonce le député écologiste Benjamin Lucas-Lundy | En plein épisode de chaleur précoce en France, le député écologiste Benjamin Lucas-Lundy, coordinateur national du mouvement Génération.s, dénonce « l’inaction du gouvernement » pour protéger les Français et annonce qu’il va saisir le procureur de la République pour « mise en danger de la vie d’autrui ». Benjamin Lucas-Lundy salue le lancement du plan d’électrification du pays initié par le président Macron, tout en fustigeant son bilan écologique désastreux. Le gouvernement doit comprendre que le réchauffement climatique est aujourd’hui « une question de sécurité nationale », soutient le député écologiste. À lire aussiL'Europe de l'Ouest se prépare à une nouvelle journée de chaleur exceptionnelle pour un mois de mai | — | ||||||
| 5/25/26 | ![]() France: un moratoire sur l'immigration légale, «une proposition qui ne tient pas la route» pour l'ex-député Patrick Vignal | Alors que le débat sur l'immigration revient en force en France, à un an de la présidentielle, Patrick Vignal, ex-député Renaissance et conseiller politique de Gabriel Attal, balaye la proposition du garde des Sceaux, Gérald Darmanin, qui préconise un moratoire de trois ans sur l'immigration légale. « Sans immigration, la France ne tournerait plus », explique l'ancien député de l'Hérault, qui défend la proposition de Gabriel Attal, candidat à la présidentielle, qui préconise la « mise en place de quotas » en matière d'immigration , comme le fait le Canada. | — | ||||||
| 5/22/26 | ![]() L'affaire Epstein est aussi «une affaire française», assure l'auteur Frédéric Ploquin | Pour le journaliste d'investigation Frédéric Ploquin, qui vient de publier Epstein, les secrets de la filière française (éditions Nouveau Monde), « Paris est bien l'épicentre du système de prédation sexuelle » mis en place par le milliardaire pédocriminel américain, Jeffrey Epstein, avec le Français Jean-Luc Brunel, star des agences de mannequins dans les années 1980 à Paris. Il décrit le milieu toxique de la mode comme « un monde dans lequel la richesse donnait le droit de commettre des actes pédocriminels, dans la plus grande impunité ». À lire aussiAffaire Epstein: «Nous avons voulu comprendre la place de Paris dans ce système de prédation» | — | ||||||
| 4/23/26 | ![]() «La France doit rester au Liban pour garantir sa souveraineté et désarmer le Hezbollah», insiste Andréa Kotarac, porte-parole du RN✨ | Libansouveraineté+3 | Andréa Kotarac | Hezbollah | LibanFrance+2 | Rassemblement nationalJean-Noël Barrot+1 | — | 7m 41s | |
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