
L'entreprise de demain
by Delphine Zanelli
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Managers épuisés : retrouver de l’énergie sans jouer au leader invincible - Conversation avec Denis Pennel
Sep 3, 2026
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[Rediffusion] Le bureau, l'endroit le plus dangereux pour observer le monde - Nathalie Anton
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| 9/3/26 | Managers épuisés : retrouver de l’énergie sans jouer au leader invincible - Conversation avec Denis Pennel | Le management épuise quand le manager doit sembler invincible. Comment préserver son énergie et continuer à faire vivre le collectif ? Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Denis Pennel, conférencier, ancien directeur général de la World Employment Confederation et coauteur de 50 conseils pour retrouver l’énergie du travail. Selon l’étude Apec Santé mentale chez les cadres et les managers, publiée le 9 octobre 2025, 58 % des managers déclarent ressentir souvent ou occasionnellement un niveau de stress intense dans le cadre professionnel. 57 % considèrent que laisser transparaître leurs difficultés et leurs souffrances altère leur légitimité professionnelle. Ces chiffres font apparaître une tension concrète. Les managers doivent soutenir leurs équipes tout en dissimulant parfois ce qui les fragilise. Cette tension traverse le management et pose une question de responsabilité : comment créer de la confiance et mettre les autres en mouvement lorsque sa propre énergie est déjà fortement sollicitée ? À la rentrée, cette tension devient particulièrement visible. Les agendas se remplissent, les équipes se retrouvent et les managers doivent relancer la dynamique collective alors qu’ils ne disposent pas toujours de l’énergie nécessaire. Denis Pennel explique pourquoi la posture du leader infaillible consomme une énergie considérable. Maintenir une façade de maîtrise empêche de consacrer cette énergie au changement, à la confiance et à la mise en mouvement des équipes. La vulnérabilité devient alors une question de lien et de responsabilité. Elle consiste à reconnaître son état et à expliquer ce qui peut influencer sa disponibilité. L’échange présente trois batteries à surveiller : la batterie physique, la batterie mentale et la batterie émotionnelle. Sommeil, mouvement, pauses, temps de réflexion, accueil des émotions et récupération deviennent des sujets directement liés à la pratique managériale. Denis Pennel distingue aussi le repos de la récupération, qui permet réellement de recharger ses ressources. La conversation amène également les managers à reprendre la main sur leur agenda. Poser une intention avant de commencer sa journée, préserver des plages de réflexion, savoir dire non et déléguer permettent de protéger le temps nécessaire au métier de manager. L’intérêt collectif aide aussi à éviter une individualisation permanente des demandes, qui augmente la charge mentale. Denis Pennel invite enfin à capitaliser sur ses forces, à alterner routine et défi, puis à organiser son activité selon des cycles d’énergie. Cette approche relie la performance au plaisir au travail, à l’engagement des collaborateurs et à la capacité du leader à rester aligné avec ses valeurs. La considération occupe une place centrale dans cette conversation. Elle reconnaît le travail effectué et la singularité de la personne. Elle nourrit la confiance, la reconnaissance et le sentiment d’être respecté dans l’organisation. Le management devient alors une question de circulation d’énergie. Cet épisode donne des éléments concrets pour préserver ses ressources, reprendre la maîtrise de son agenda, poser des limites, déléguer, accueillir sa vulnérabilité et renforcer l’engagement des collaborateurs. CHAPITRAGE(00:00) Pourquoi les managers manquent d’énergie (04:47) Le mensonge du leader invincible (08:11) Les trois batteries de l’énergie (14:15) Capitaliser sur ses forces (21:59) Dire non et déléguer (26:10) Recharger le physique et le mental (33:31) Être aligné et considérer les autres (41:55) Le test de l’énergie en fin de journée 🔗 🔗 S'inscrire à ma newsletter gratuite : https://delphinezanelli1.substack.com/ 🎤 L’Entreprise de demain, le podcast des pratiques manégariales et de leadership, de la transformation du travail et des ressources humaines. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 8/28/26 | [Rediffusion] Le bureau, l'endroit le plus dangereux pour observer le monde - Nathalie Anton | On pense souvent que l'autonomie appartient aux petites structures. Et si la plus vaste transformation du management se jouait aujourd'hui avec 60 000 facteurs sur le terrain. Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Nathalie Anton, Directrice de la transformation et du système d'excellence au sein du Groupe La Poste. Donner les clés de l'organisation à ceux qui distribuent le courrier bouscule les certitudes historiques. Le contrôle rassure traditionnellement l'entreprise. Le lâcher prise inquiète les échelons hiérarchiques. Les managers craignent de perdre leur rôle essentiel face à cette transformation du management. Nathalie Anton observe cette tension humaine sur le terrain. Elle explique comment aider un chef de proximité à comprendre que sa place ne disparaît aucunement. Sa position se déplace. Il arrête de résoudre tous les problèmes à la place des autres. Il devient un véritable libérateur d'énergie au sein de son équipe. L'échange s'ancre profondément dans les routines partagées chaque matin par les facteurs. On comprend exactement comment l'équipe bâtit sa propre organisation pour s'adapter à une rue barrée, un chien menaçant ou un imprévu logistique. L'institution comprend que l'organisation fonctionne beaucoup mieux quand ceux qui arpentent les rues décident des itinéraires. Cette dynamique collective engendre des résultats économiques tangibles et une adhésion très forte. Les accidents du travail baissent de 30 %. L'absentéisme de courte durée devient quasiment inexistant sur les équipes matures. L'engagement des collaborateurs progresse de façon notable chaque année. Les initiatives commerciales des facteurs doublent au contact direct des usagers. Nathalie Anton pilote cette transformation du management depuis près de 10 ans. Elle s'inspire directement du vécu des facteurs et des responsables locaux. Elle refuse catégoriquement les modèles théoriques conçus loin de la réalité des opérations. Elle accompagne la révolution culturelle d'une institution historique complexe. Cette pratique managériale inédite génère une performance extrêmement solide. Le leadership se redéfinit pour valoriser ceux qui agissent. Le futur du travail s'invente ici avec un immense pragmatisme. Les facteurs retrouvent du plaisir au travail grâce à cette confiance sincère qui leur est accordée. Cet épisode donne des éléments concrets pour définir une journée réussie en équipe, animer des espaces de discussion réguliers sur le travail et encourager la solidarité face aux difficultés. CHAPITRAGE :(00:00) Une rencontre née grâce aux auditeurs(05:18) Gérer 100 000 collaborateurs face au changement(11:54) Pourquoi l'autonomie exige la présence des managers(20:29) Définir collectivement une journée réussie(27:30) L'impact direct sur l'absentéisme des facteurs(31:46) Les résistances initiales des managers(34:47) Devenir un libérateur d'énergie(51:08) Préserver le discernement humain face à l'IA 🔗 S'inscrire à ma newsletter gratuite : https://delphinezanelli1.substack.com/ 🎤 L'Entreprise de demain, le podcast des pratiques manégariales et de leadership, de la transformation du travail et des ressources humaines ________ Cet épisode est soutenu par Apolearn, le LMS agentique qui transforme l'expertise de vos formateurs et de vos experts métier en succès pédagogique. Apolearn, c'est la combinaison d'un LMS ultra-intuitif, de 8 agents IA spécialisés couvrant l'intégralité du cycle de vie de la formation, et d'une équipe de passionnés qui vous accompagne dans la réussite de vos projets. Avec Apolearn, vous avez la possibilité de créer des formations inclusives qui engagent, qui marquent les esprits et qui restent simples à concevoir et à piloter. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.apolearn.com. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 8/27/26 | [Rediffusion] L'intention avant la vitesse : ce que l'IA change pour les managers - Barbara Sessa et Chloé Beauvalet | L'intelligence artificielle façonne le futur du travail. Au-delà de la simple vitesse d'exécution, ce futur du travail requiert une intention claire. Bâtir le futur du travail exige un esprit critique. Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Barbara Sessa, Présidente, Directrice Générale de Mastercard France, et Chloé Beauvalet, Directrice Générale du groupe Outsourcia. L'arrivée des agents conversationnels déclenche une course frénétique à la productivité. Les entreprises veulent exécuter plus vite. Pourtant, déléguer une tâche à la machine revient souvent à lui déléguer notre raisonnement. Une question floue produit une réponse vide. L'urgence se déplace de la production pure vers la formulation du problème. Cette rupture redéfinit les repères de l'entreprise. La figure de l'expert technique s'efface. Le collectif a désormais besoin de profils capables d'adopter une approche maïeutique. Il devient impératif d'écouter, de questionner la pratique de leadership et d'orienter la machine. Le métier de manager évolue pour faire émerger la singularité humaine, celle que l'outil ne peut pas imiter. Ce bouleversement interroge directement la transmission. Si les missions simples d'exécution disparaissent, comment former les jeunes recrues à la pensée complexe ? L'intégration des juniors devient un casse-tête pour le management. Il faut d'urgence recréer des espaces d'apprentissage et repenser leur exposition aux réalités du terrain. Barbara Sessa et Chloé Beauvalet dirigent des secteurs massivement automatisés, du paiement mondial à la relation client externalisée. Leurs constats s'éloignent des prédictions théoriques pour s'ancrer dans l'opérationnel. Elles démontrent l'importance vitale de préserver la diversité humaine face à la standardisation technologique pour réussir la transformation du management. Cet épisode donne des éléments concrets pour redéfinir la valeur de ses équipes face aux outils technologiques, identifier les processus à automatiser et adapter l'accompagnement des profils juniors. CHAPITRAGE : (00:00) L'illusion de la productivité(09:29) La réalité de l'IA chez Outsourcia (14:05) Le manager face à la machine (19:14) Vers un manager explorateur et maïeuticien (22:06) La formation des juniors en question(29:41) La responsabilité des dirigeantes sur l'emploi (33:27) Anticiper les risques et cultiver l'esprit critique 🔗 S'inscrire à ma newsletter gratuite : https://delphinezanelli1.substack.com/ 🎤 L'Entreprise de demain, le podcast des pratiques manégariales et de leadership, de la transformation du travail et des ressources humaines. ________ Cet épisode est soutenu par Apolearn, le LMS agentique qui transforme l'expertise de vos formateurs et de vos experts métier en succès pédagogique. Apolearn, c'est la combinaison d'un LMS ultra-intuitif, de 8 agents IA spécialisés couvrant l'intégralité du cycle de vie de la formation, et d'une équipe de passionnés qui vous accompagne dans la réussite de vos projets. Avec Apolearn, vous avez la possibilité de créer des formations inclusives qui engagent, qui marquent les esprits et qui restent simples à concevoir et à piloter. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.apolearn.com. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 8/26/26 | [Rediffusion] Dirigeant face aux chocs : remplacer la quête de performance par la robustesse - Mathieu Hetzer et Quitterie Idiart | Les dirigeants traversent une période d'incertitude économique et politique sans précédent. L'injonction contradictoire pèse lourdement sur les épaules des comités de direction : assurer la rentabilité immédiate tout en préparant l'adaptation aux crises climatiques et sociales à venir. Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Mathieu Hetzer et Quitterie Idiart, respectivement président et vice-présidente du Centre des Jeunes Dirigeants (CJD), tous deux à la tête de leur propre entreprise. Leur constat s'appuie sur le baromètre national du mouvement réalisé en mars 2026. L'inquiétude gagne du terrain. L'absence de visibilité touche 60% des décideurs interrogés, surpassant même les préoccupations financières. Cette instabilité permanente oblige à repenser fondamentalement la gestion des organisations. La recherche de l'optimisation maximale, propre au management des dernières décennies, révèle sa fragilité. Les intervenants proposent de s'orienter vers la "robustesse", un concept qui privilégie la polyvalence et la conservation de marges de manœuvre afin d'absorber les chocs extérieurs. Pour faire face à cette charge mentale, le partage des responsabilités devient un levier opérationnel décisif. La gouvernance partagée s'impose comme une réponse directe à l'isolement du dirigeant. La stratégie s'établit via des ateliers d'intelligence collective qui mobilisent l'ensemble des équipes. Le dirigeant conserve la validation finale de la décision, tout en distribuant le processus de réflexion. Cette implication directe en amont renforce mécaniquement l'engagement des collaborateurs au moment de l'exécution, chacun assumant la direction choisie. L'évolution de l'entreprise s'appuie également sur la théorie des trois horizons : sécuriser l'activité présente, tester de nouvelles pistes et concevoir le modèle de demain. Cette approche permet de construire l'avenir sans brutalité, en associant chaque membre de l'organisation. L'évolution de cette pratique de leadership nécessite d'être soutenu par ses pairs. L'appartenance à un réseau garantit un espace de formation continue et d'échange confidentiel, indispensable pour expérimenter de nouvelles postures. L'épisode insiste sur le rôle civique du chef d'entreprise. Les dirigeants ont la responsabilité de s'emparer des sujets de société. La transformation du management inclut désormais l'obligation de créer du sens, du lien et de cultiver la joie de travailler ensemble pour faire de l'entreprise un refuge protecteur et résilient face aux tempêtes extérieures. Cet épisode donne des éléments concrets pour expérimenter la gouvernance partagée, appliquer la théorie des trois horizons et ajuster sa pratique managériale afin d'accroître la robustesse de son organisation. CHAPITRAGE : (00:00) L'entreprise face aux crises politiques et économiques (04:25) Les résultats du baromètre CJD de mars 2026 (09:14) La robustesse contre l'optimisation à court terme (17:00) Assumer le rôle civique et citoyen du dirigeant (24:00) Prendre soin du dirigeant pour protéger l'équipe (29:39) L'expérimentation concrète de la semaine de 4 jours (38:22) Gouvernance partagée et réduction de la charge mentale (49:19) La théorie des trois horizons pour préparer demain 🔗 S'inscrire à ma newsletter gratuite : https://delphinezanelli1.substack.com/ 🎤 L'Entreprise de demain, le podcast des pratiques managériales et de leadership, de la transformation du travail et des ressources humaines. ____ Cet épisode est soutenu par Apolearn, le LMS agentique qui transforme l'expertise de vos formateurs et de vos experts métier en succès pédagogique. Apolearn, c'est la combinaison d'un LMS ultra-intuitif, de 8 agents IA spécialisés couvrant l'intégralité du cycle de vie de la formation, et d'une équipe de passionnés qui vous accompagne dans la réussite de vos projets. Avec Apolearn, vous avez la possibilité de créer des formations inclusives qui engagent, qui marquent les esprits et qui restent simples à concevoir et à piloter. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.apolearn.com. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 8/25/26 | [Rediffusion] IA et soft skills : l'automatisation révèle la valeur de l'humain - Brice Gaillard | L'intégration de l'intelligence artificielle soulève un paradoxe technologique. Si 93 % des entreprises déclarent explorer l'IA, seules 30 % l'ont véritablement ancrée dans leurs processus. Comprendre cet écart devient essentiel pour construire le futur du travail. Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Brice Gaillard, directeur général d'Apolearn, partenaire de la saison. Le déploiement de l'intelligence artificielle échoue souvent lorsqu'il repose sur une simple distribution d'outils. Les agents IA exigent une formalisation extrême des règles internes. Contrairement à l'humain, la machine ne tolère ni le flou ni l'implicite. L'organisation se trouve contrainte de poser ses processus à plat et de documenter son expertise. L'absence de vision stratégique engendre une dérive massive : 55 % des salariés ont recours au "shadow IA" en cachette, manipulant parfois des données sensibles, ce qui souligne l'urgence d'une transformation du travail concertée et sécurisée. La délégation des tâches analytiques à la machine déplace radicalement la création de valeur vers l'humain. Les formations aux "soft skills" explosent actuellement dans les entreprises technologiques. L'apprentissage continu, la maîtrise du langage, la capacité de synthèse et l'esprit critique deviennent les compétences vitales de demain. La transformation du management s'accélère. Les encadrants intègrent l'intelligence artificielle comme une composante de leur rôle, avec l'obligation de contrôler et de challenger systématiquement les résultats générés par les algorithmes. Cette mutation impacte particulièrement les profils débutants. Les tâches techniques historiquement confiées aux juniors pour leur permettre de faire leurs preuves constituent précisément les premières cibles de l'automatisation. L'entreprise prend le risque de sacrifier l'apprentissage de ses futurs seniors. La pratique managériale évolue pour sanctuariser des espaces de formation pratique. L'engagement des collaborateurs repose sur la capacité du management à combiner le tutorat humain et les outils technologiques, en redonnant la main aux experts métiers pour créer des parcours d'accompagnement sur mesure. Cet épisode donne des éléments concrets pour définir une stratégie d'intégration de l'intelligence artificielle, encadrer les usages internes et repenser l'accompagnement des nouvelles recrues dans un environnement automatisé. CHAPITRAGE : (00:00) L'IA agentique face au besoin de clarté (03:06) La dérive cachée du shadow IA (10:48) L'écart entre déploiement et réalité métier (16:52) Les soft skills : la vraie valeur de demain (26:03) L'esprit critique indispensable face à l'outil (33:39) L'automatisation et le sacrifice des juniors (39:09) Les clés stratégiques d'une intégration réussie 🔗 S'inscrire à ma newsletter gratuite : https://delphinezanelli1.substack.com/ 🎤 L'Entreprise de demain, le podcast des pratiques managériales et de leadership, de la transformation du travail et des ressources humaines. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 8/24/26 | [Rediffusion] Contagion émotionnelle : protéger l'énergie de son équipe face au cynisme ambiant - Catherine Testa | L'incertitude économique et la surinformation anxiogène figent les individus dans l'impuissance. Construire une posture d'action devient alors une nécessité opérationnelle pour éviter le délitement des équipes. Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Catherine Testa, créatrice de L'Optimisme et auteure de plusieurs ouvrages sur la santé mentale et le bien-être au travail. L'entourage personnel et professionnel exerce une influence colossale sur le moral d'un individu. Cette contagion émotionnelle détermine l'atmosphère des organisations. La consommation quotidienne d'informations orientées par des algorithmes anxiogènes nourrit une forme de désespoir, particulièrement visible à travers l'éco-anxiété. L'entreprise absorbe inévitablement ce mal-être. Sans dispositif d'écoute adéquat, les salariés se tournent vers leurs encadrants, qui se retrouvent à devoir assumer un rôle d'aidant pour lequel ils n'ont reçu aucune formation. Pour faire face à cette charge, le management requiert une nouvelle approche. L'optimisme, souvent réduit à tort à une forme de naïveté, constitue en réalité une discipline intellectuelle exigeante. Il implique de regarder la réalité en face, d'en accepter la complexité, puis d'isoler un périmètre où l'action reste possible. Cette démarche protège l'énergie individuelle et collective. La pratique managériale évolue pour assumer sa propre vulnérabilité. Partager ses doutes s'avère extrêmement libérateur, à condition de réorienter immédiatement le discours vers la capacité du collectif à surmonter l'obstacle. L'arrivée de l'intelligence artificielle renforce ce besoin de positionnement. Face à l'automatisation, la véritable question bascule sur la complémentarité de l'humain. Les qualités relationnelles, la capacité à anticiper les tensions et le grain de folie personnel de chaque salarié constituent le "supplément d'âme" qui assure son employabilité. La transformation du management s'opère en aidant chaque membre de l'équipe à s'enorgueillir de sa singularité. Cette dynamique garantit l'engagement des collaborateurs, car le sentiment d'utilité et de contribution prévient efficacement les risques psychosociaux. L'épisode insiste sur le droit inaliénable à aller bien. S'autoriser à ressentir de la joie au travail, malgré un contexte mondial difficile, reste le levier le plus puissant pour bâtir le futur du travail et relancer l'énergie d'une organisation. Cet épisode donne des éléments concrets pour limiter l'impact de la contagion émotionnelle négative, assumer sa vulnérabilité en équipe et redéfinir son utilité face à l'intelligence artificielle. CHAPITRAGE : (00:00) La santé mentale et le rôle inattendu des encadrants (05:29) Le sentiment de solitude et le besoin d'écoute (08:44) Oser la vulnérabilité dans sa posture (10:57) L'impact invisible de l'entourage et des algorithmes (14:45) Pourquoi l'optimisme exige du courage intellectuel (17:28) Concentrer son énergie sur son périmètre d'action (24:04) Redéfinir sa valeur ajoutée face à l'IA (33:21) Partager ses doutes sans perdre le cap (51:11) S'autoriser la joie pour combattre l'impuissance 🔗 S'inscrire à ma newsletter gratuite : https://delphinezanelli1.substack.com/ 🎤 L'Entreprise de demain, le podcast des pratiques managériales et de leadership, de la transformation du travail et des ressources humaines. ___________ Cet épisode est soutenu par Apolearn, le LMS agentique qui transforme l'expertise de vos formateurs et de vos experts métier en succès pédagogique. Apolearn, c'est la combinaison d'un LMS ultra-intuitif, de 8 agents IA spécialisés couvrant l'intégralité du cycle de vie de la formation, et d'une équipe de passionnés qui vous accompagne dans la réussite de vos projets. Avec Apolearn, vous avez la possibilité de créer des formations inclusives qui engagent, qui marquent les esprits et qui restent simples à concevoir et à piloter. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.apolearn.com. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 8/21/26 | [Rediffusion] L'illusion du titre : pourquoi des gens bien deviennent de mauvais managers - Samuel Durand | Le désengagement face à la fonction d'encadrement s'accentue. Les jeunes professionnels refusent les postes à responsabilités, tandis que ceux qui les occupent peinent à trouver du sens à leur quotidien. Le métier de manager traverse une crise d'attractivité sans précédent. Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Samuel Durand, explorateur des mutations du travail et réalisateur du documentaire Management, Work It Out. Le postulat du film s'articule autour d'une interrogation centrale : "Why do good people become bad bosses ?" (Pourquoi des gens bien deviennent-ils de mauvais managers ?). La réponse déplace le regard de l'individu vers l'organisation. Le système de promotion actuel repose souvent sur la loi de Peter. Les collaborateurs se retrouvent propulsés à des fonctions d'encadrement sur la base de leur seule expertise technique. Ce rôle s'exerce fréquemment par défaut, sans accompagnement, sans outils et sans clarification des attentes réelles. Les défaillances de la pratique managériale découlent de ce manque structurel de préparation, où l'intention d'accompagner une équipe n'est jamais questionnée au préalable. Pour redonner de l'impact au rôle d'encadrant, le documentaire identifie trois axes de transformation du management. La connaissance de soi constitue le point de départ indispensable à la régulation des relations professionnelles. La présence sur le terrain représente la seconde exigence, car la confiance et la reconnaissance s'y construisent, loin des salles de réunion. Enfin, le droit à l'erreur doit être redéfini. Inspiré par les secours en haute montagne, ce principe consiste à confier une tâche un cran au-dessus du niveau de compétence de l'individu pour assurer son développement, tout en conservant un cadre sécurisant. L'épisode dévoile la puissance de la subsidiarité à travers l'exemple de Michelin. L'entreprise utilise le témoignage d'un de ses anciens ouvriers pour confronter ses encadrants aux conséquences réelles de leur comportement. Cette remise en question s'accompagne d'une devise affichée dans les ateliers : "Le chef s'occupe de nous, nous on s'occupe du reste." Cette organisation pousse la délégation à son maximum. Le système fonctionne au point que certaines usines opèrent la nuit et le week-end en totale autonomie, sans aucune supervision hiérarchique sur place. L'engagement des collaborateurs s'y nourrit d'une répartition claire des responsabilités. Cet épisode donne des éléments concrets pour repenser l'évolution interne, sortir de la promotion par défaut et appliquer le principe de subsidiarité au sein d'une organisation industrielle. CHAPITRAGE : (00:00) Les questions soulevées par le nouveau documentaire (04:06) Loi de Peter et promotion par défaut (08:38) Le désengagement face aux postes d'encadrement (13:50) Le témoignage de Jean-Michel chez Michelin (17:45) Connaissance de soi et présence sur le terrain (18:52) Redéfinir l'apprentissage par le droit à l'erreur (25:05) L'autonomie totale et l'usine sans supervision (33:17) Le rôle de l'argent et de la reconnaissance 🔗 S'inscrire à ma newsletter gratuite : https://delphinezanelli1.substack.com/ 🎤 L'Entreprise de demain, le podcast des pratiques managériales et de leadership, de la transformation du travail et des ressources humaines. ______ Cet épisode est soutenu par Apolearn, le LMS agentique qui transforme l'expertise de vos formateurs et de vos experts métier en succès pédagogique. Apolearn, c'est la combinaison d'un LMS ultra-intuitif, de 8 agents IA spécialisés couvrant l'intégralité du cycle de vie de la formation, et d'une équipe de passionnés qui vous accompagne dans la réussite de vos projets. Avec Apolearn, vous avez la possibilité de créer des formations inclusives qui engagent, qui marquent les esprits et qui restent simples à concevoir et à piloter. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.apolearn.com. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 8/20/26 | [Rediffusion] Dédramatiser les transformations : l'impact d'une communauté managériale - Sandrine Girszyn | Les directions des ressources humaines constatent un essoufflement face aux injonctions paradoxales. Entre la quête de performance, la gestion de la santé mentale et l'assimilation des nouvelles technologies, les encadrants évoluent souvent dans une forme de solitude décisionnelle. Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Sandrine Girszyn, Directrice des Ressources Humaines du siège d'AXA. La transformation DRH repose sur un changement de posture vis-à-vis de la ligne managériale. Pour sortir de la prescription descendante, la dirigeante a structuré une communauté dédiée, conçue pour et avec les managers. Ce dispositif régulier rompt l'isolement en instaurant des conférences mensuelles et des temps de co-développement. L'initiative délaisse la contrainte obligatoire pour privilégier une adhésion volontaire. Les encadrants choisissent eux-mêmes les thématiques qui répondent à leurs besoins immédiats. Cette pratique de leadership transforme le rôle des partenaires RH, les positionnant comme de véritables conseillers. Face à la déferlante de l'intelligence artificielle, l'entreprise ajuste sa méthode. Plutôt que d'imposer un modèle unique, l'organisation choisit de dédramatiser les évolutions technologiques. La politique interne encourage l'expérimentation pour démystifier les outils. Le management devient le principal relais de cette acculturation. Les encadrants reçoivent l'autonomie nécessaire pour adapter leur pratique managériale à la réalité de leurs équipes. L'objectif demeure la mise en mouvement, que l'on soit un leader extraverti ou introverti, en s'appuyant sur la pleine conscience de ses propres forces. L'engagement des collaborateurs se cultive également par le décloisonnement. L'entreprise déploie des initiatives d'apprentissage transversales, telles que les "Lunch and Learn" ou les académies de projet, ouvertes à l'ensemble du siège social sans validation hiérarchique préalable. Ces espaces permettent aux salariés de divers horizons de se rencontrer et de développer de nouvelles compétences. L'organisation favorise la transmission interne en offrant un auditoire à ses propres experts. Cette dynamique d'apprentissage continu modifie profondément le métier de manager, le libérant d'une posture de contrôle pour l'orienter vers l'accompagnement des parcours individuels. Cet épisode donne des éléments concrets pour co-construire une communauté managériale, instaurer des espaces d'apprentissage transverses et déployer des initiatives RH iconiques par l'expérimentation. CHAPITRAGE : (00:00) Les apprentissages d'un podcast laboratoire (04:44) Intelligence artificielle : expérimenter et dédramatiser (09:18) Sortir les managers des injonctions paradoxales (12:13) Créer une communauté managériale volontaire (17:27) L'évolution de la fonction partenaire RH (23:25) Le décloisonnement par l'apprentissage interne (35:20) Mener une initiative RH iconique par le test 🔗 S'inscrire à ma newsletter gratuite : https://delphinezanelli1.substack.com/ 🎤 L'Entreprise de demain, le podcast des pratiques managériales et de leadership, de la transformation du travail et des ressources humaines. ____________ Cet épisode est soutenu par Apolearn, le LMS agentique qui transforme l'expertise de vos formateurs et de vos experts métier en succès pédagogique. Apolearn, c'est la combinaison d'un LMS ultra-intuitif, de 8 agents IA spécialisés couvrant l'intégralité du cycle de vie de la formation, et d'une équipe de passionnés qui vous accompagne dans la réussite de vos projets. Avec Apolearn, vous avez la possibilité de créer des formations inclusives qui engagent, qui marquent les esprits et qui restent simples à concevoir et à piloter. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.apolearn.com. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 8/19/26 | [Rediffusion] Management : comment manager une équipe dans l’incertitude — Ludovic Girodon | L'accélération des réorganisations et la pression économique génèrent un flou permanent. Devant cette incertitude croissante, structurer sa pratique managériale devient une urgence pour protéger les collectifs. Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Ludovic Girodon, auteur des ouvrages Dream Team et Un manager presque parfait. Le lexique des encadrants évolue. Le terrain témoigne d'un ressenti dominé par l'imprévisibilité et la perte de repères, tandis que les directions générales invoquent systématiquement des logiques de transformation continue. Le défi devient structurel. Face aux mutations et à la transformation du travail, les réactions divergent fortement. Certains encadrants se figent dans l'attente d'une hypothétique accalmie. D'autres refusent de subir la situation et abordent leur équipe comme une entité autonome. L'attention se porte exclusivement sur les éléments qu'ils contrôlent. C'est à cet endroit précis que se joue l'impact managérial réel et la capacité à sécuriser l'engagement des collaborateurs. La définition de règles d'équipe claires constitue un levier majeur pour endiguer l'incertitude. Écrire et partager le mode d'emploi du collectif permet d'expliciter les comportements attendus et les marges de négociation. Cet exercice pragmatique pose les bases de la confiance mutuelle. Il offre également un cadre légitime pour le recadrage, évitant ainsi les non-dits destructeurs. La préservation de l'agenda représente un second levier essentiel. Identifier les créneaux moins exposés aux sollicitations et les sanctuariser garantit la prise de recul indispensable à la réflexion. Cette protection du temps personnel assure la pérennité de l'énergie et la lucidité nécessaires à la prise de décision. Le parcours manager s'en trouve consolidé dans la durée. L'épisode révèle comment l'exigence actuelle du futur du travail accentue les écarts de posture. Les périodes de forte tension mettent en lumière ceux qui embrassent la responsabilité inhérente à leur rôle et ceux qui réalisent que cette fonction n'est plus alignée avec leurs aspirations. Cet épisode donne des éléments concrets pour rédiger un mode d'emploi d'équipe, protéger son temps de réflexion individuelle et ajuster ses routines face à l'imprévu. CHAPITRAGE : (00:00) L'incertitude et la transformation permanente (03:21) Le lexique du flou et du chaos (06:42) La résignation face à l'action (10:12) Se concentrer sur ce que l'on contrôle (12:22) Écrire le mode d'emploi de l'équipe (15:30) Protéger son agenda et son énergie (18:45) L'écart grandissant entre les managers 🔗 S'inscrire à ma newsletter gratuite : https://delphinezanelli1.substack.com/ 🎤 L'Entreprise de demain, le podcast des pratiques managériales et de leadership, de la transformation du travail et des ressources humaines. ________ Cet épisode est soutenu par Apolearn, le LMS agentique qui transforme l'expertise de vos formateurs et de vos experts métier en succès pédagogique. Apolearn, c'est la combinaison d'un LMS ultra-intuitif, de 8 agents IA spécialisés couvrant l'intégralité du cycle de vie de la formation, et d'une équipe de passionnés qui vous accompagne dans la réussite de vos projets. Avec Apolearn, vous avez la possibilité de créer des formations inclusives qui engagent, qui marquent les esprits et qui restent simples à concevoir et à piloter. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.apolearn.com. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 8/18/26 | [Rediffusion] Le luxe de dire non : discernement et choc des cultures dans le management - Alain Bernard | Diriger dans des environnements d'hyper-exigence requiert un équilibre subtil entre la rigueur industrielle et la sensibilité créative. Cette pratique de leadership s'appuie sur une capacité de discernement radicale pour protéger l'identité d'une organisation face à l'urgence du quotidien. Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Alain Bernard, dirigeant international et Board Member de Messika. Le monde de la haute joaillerie confronte des logiques apparemment opposées. Un ingénieur de formation se retrouve à piloter des artisans, des créatifs et des financiers. La tension naît de l'obligation d'aligner des profils radicalement différents, bien au-delà de la simple gestion des processus. Lors d'un séminaire stratégique chez Van Cleef & Arpels, la direction décide de renvoyer le consultant externe dès le premier jour. L'exercice théorique perdait tout son sens face à une nécessité absolue : savoir qui l'on est vraiment. L'obsession pour l'identité de la marque supplante alors toutes les techniques de planification habituelles. L'exigence du secteur impose de dire non à 99 pour 100 des opportunités commerciales. Dans ce contexte, la transformation du management passe par le développement d'un équilibre entre le cerveau gauche et le cerveau droit. Le métier de manager nécessite de cultiver une sensibilité humaine face à la création, tout en structurant l'action sur le temps long. Cette pratique de leadership s'éprouve particulièrement lors des changements de continents et des défis liés à l'expatriation. Le Japon impose la construction d'un consensus lent mais d'une puissance d'exécution redoutable, où le collectif prime systématiquement. L'arrivée à New York déclenche au contraire un choc frontal. L'individu s'y affirme par l'action rapide, préférant lancer un projet prêt à 90 % pour ajuster les détails en cours de route. Ces environnements extrêmes forgent un parcours manager unique, où le contrôle strict laisse progressivement place à une posture de transmission. Le dirigeant cesse d'intervenir sur toutes les opérations pour se concentrer sur l'essentiel : libérer l'énergie de ses équipes et sécuriser l'engagement des collaborateurs. Alain Bernard assume un impact managérial fondé sur le refus de l'importance artificielle. Il façonne une pratique de leadership où le monde professionnel s'apparente à une scène de théâtre où l'on joue sa partition du mieux possible. Cette approche lui permet de dédramatiser la pression environnante tout en menant ses missions avec une extrême exigence. Son ambition affichée pour la décennie à venir se limite à avoir aidé quelques personnes à grandir professionnellement. Cet épisode donne des éléments concrets pour piloter des équipes multiculturelles, assumer une prise de risque encadrée et développer sa capacité de discernement au travail. CHAPITRAGE : (00:00) Le management dans l'univers du luxe (04:33) Cerveau gauche et cerveau droit (07:50) L'obsession de l'identité de marque (12:12) Chocs culturels : Japon et États-Unis (18:11) Agir avant la perfection à New York (26:01) Libérer l'énergie et la confiance (35:21) L'évolution vers un rôle de coach (41:14) Le discernement face à l'urgence 🔗 S'inscrire à ma newsletter gratuite : https://delphinezanelli1.substack.com/ 🎤 L'Entreprise de demain, le podcast des pratiques managériales et de leadership, de la transformation du travail et des ressources humaines. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
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| 8/17/26 | [Rediffusion] Diriger dans l'urgence : le choc des cultures entre l'Europe et l'Amérique du Nord - Luc Stefani | La culture de l'urgence financière bouscule les fondamentaux de l'encadrement. Aligner les équipes dans un environnement piloté par le court terme exige une transformation du management immédiate. Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Luc Stefani, Chief Human Resources Officer aux États-Unis. Les organisations évoluent aujourd'hui sous la contrainte d'une rentabilité accélérée, un phénomène particulièrement visible sur le marché nord-américain. Les impératifs financiers dictent le rythme, imposant parfois des décisions brutales de réduction des coûts avant la clôture annuelle. Les collaborateurs subissent de plein fouet cette injonction au résultat immédiat. La prise de décision s'accélère, réduisant l'espace alloué à la construction d'une vision pérenne. Cette logique de rentabilité fragilise la cohésion des équipes lorsqu'elle croise des événements déstabilisants comme des fusions, des rachats ou des réorganisations soudaines. Les individus se retrouvent pris dans une contradiction forte entre l'exigence de synergies économiques, souvent synonyme de suppressions de postes, et la nécessité de maintenir la motivation du collectif restant. Luc Stefani détaille comment le rôle de la fonction ressources humaines s'articule face à cette hyper rentabilité. La transformation du management implique d'offrir un cadre lisible lorsque la stratégie de l'entreprise évolue sans cesse. Les encadrants doivent s'extraire de la simple exécution pour donner du sens aux directives. Cela exige une communication transparente et une posture d'humilité, en particulier lors des phases délicates d'intégration d'entreprises. Les dirigeants qui mènent une acquisition ont tout intérêt à valoriser les compétences des équipes intégrées plutôt que d'imposer unilatéralement leurs propres processus. La confiance devient alors un levier opérationnel incontournable pour sécuriser l'engagement des collaborateurs au milieu de l'incertitude. Évoluant depuis plusieurs années en Amérique du Nord après une longue carrière européenne, l'invité observe les écarts de pratiques entre les deux continents. Les entreprises européennes disposent d'un avantage culturel en conservant une approche axée sur la durée et la relation humaine. Ce positionnement attire les talents dans un marché américain extrêmement compétitif où le pragmatisme et la réactivité priment parfois sur la stabilité. Cet épisode donne des éléments concrets pour piloter des équipes lors d'acquisitions complexes et adapter sa pratique managériale aux environnements pilotés par l'urgence. Ces expériences internationales soulignent les défis actuels de la transformation du management. L'échange se clôture sur l'impact de l'accélération technologique. L'intelligence artificielle impose aux dirigeants de conserver leur esprit critique pour évaluer l'information et maintenir une capacité de discernement indispensable à l'accompagnement humain. CHAPITRAGE : (00:00) S'adapter à la culture de l'urgence (05:56) Leadership et pression du court terme (09:39) Les défis humains lors des rachats (16:14) Les différences culturelles Europe-US (29:05) Le rapport au contrat et à l'emploi (01:02:13) Garder son esprit critique face à l'IA (01:04:55) Devenir un leader coach et déléguer 🔗 S'inscrire à ma newsletter gratuite : https://delphinezanelli1.substack.com/ 🎤 L'Entreprise de demain, le podcast des pratiques managériales et de leadership, de la transformation du travail et des ressources humaines. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 8/14/26 | [Rediffusion] IA et compétences : anticiper la transformation du management à grande échelle – Maryjo Charbonnier CHRO de Kyndryl | L'intelligence artificielle bouscule les équilibres internes et impose une transformation du management à grande échelle. L'automatisation des tâches pose une urgence immédiate. Il faut réinventer les compétences avant la disparition des emplois. Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Maryjo Charbonnier, Chief Human Resource Officer de Kyndryl. L'introduction de nouvelles technologies génère systématiquement de l'anxiété au sein des équipes. Chez Kyndryl, l'automatisation transforme radicalement les emplois puisque, comme l'explique la dirigeante, "nous avons déjà libéré 15 000 personnes à cause de l'utilisation de l'IA". Cette transformation du management exige une réponse organisationnelle précise pour maintenir la confiance. La fonction ressources humaines se retrouve en première ligne pour anticiper les suppressions de tâches, inventorier les expertises existantes et redéployer les individus vers des missions à plus forte valeur ajoutée. Ce défi management repose sur une anticipation minutieuse. Face aux ruptures, l'entreprise intervient en amont. Maryjo Charbonnier précise cette méthode en affirmant que "nous pouvons commencer à vous reskiller avant que votre travail de client s'arrête". La transformation du management s'opère par des outils de mesure continue et une acculturation globale. Les encadrants intègrent l'intelligence artificielle dans leurs objectifs avec la responsabilité de guider leurs collaborateurs vers de nouveaux apprentissages. L'organisation s'appuie également sur des mécanismes transparents d'évaluation. L'entreprise déploie des plateformes numériques qui génèrent automatiquement les questions d'évaluation pour libérer les managers de la charge cognitive. La pratique managériale évolue pour systématiser les retours constructifs à tous les niveaux car "le feedback est le moteur de notre progrès", rappelle la dirigeante. En parallèle, la reconnaissance devient un processus social et visible par tous pour nourrir l'engagement des collaborateurs. Membre du board du SHRM et rodée aux scissions d'entreprises mondiales, Maryjo Charbonnier conçoit son métier de manager depuis le terrain des crises. Elle aborde la transformation DRH avec un prisme ultra pragmatique en encourageant les équipes à se positionner là où l'entreprise souffre, car "les exécutifs tendent disproportionnellement à passer leur temps sur des choses qui ne fonctionnent pas". Face à l'incertitude technologique, elle rappelle une vérité individuelle. "La seule chose qui est dans votre contrôle, c'est votre rythme d'apprentissage". Cet épisode donne des éléments concrets pour anticiper l'impact de l'intelligence artificielle sur les compétences, déployer une culture du retour d'information continu et structurer la requalification des collaborateurs. CHAPITRAGE : (00:00) Le grand spin-off d'IBM et l'ère de l'IA (02:26) La méthode pour anticiper et inventorier (07:22) Auto-évaluation et confiance des équipes (12:13) Les quatre nouvelles missions du manager (19:16) Rendre le feedback simple et social (31:52) Pourquoi chercher la chaleur et la crise 🔗 S'inscrire à ma newsletter gratuite : https://delphinezanelli1.substack.com/ 🎤 L'Entreprise de demain, le podcast des pratiques managériales et de leadership, de la transformation du travail et des ressources humaines. Artificial intelligence disrupts internal balances and imposes a transformation of management on a massive scale. The automation of tasks creates an immediate urgency. Organizations must reinvent skills before jobs disappear. In this episode, Delphine Zanelli welcomes Maryjo Charbonnier, Chief Human Resource Officer of Kyndryl. The introduction of new technologies consistently generates anxiety within teams. At Kyndryl, automation radically transforms roles since, as the executive explains, "we have already freed up 15 000 people due to the use of AI". This transformation of management requires a precise organizational response to maintain trust. The human resources function finds itself on the front lines to anticipate task eliminations, inventory existing expertise and redeploy individuals to higher value missions. This management challenge relies on meticulous anticipation. Facing disruptions, the company intervenes early. Maryjo Charbonnier clarifies this method by stating that "we can begin to reskill you before your client work stops". The transformation of management operates through continuous measurement tools and global acculturation. Leaders integrate artificial intelligence into their objectives with the responsibility of guiding their teams toward new learning paths. The organization also relies on transparent evaluation mechanisms. The company deploys digital platforms that automatically generate evaluation questions to free managers from the cognitive load. Managerial practice evolves to systematize constructive feedback at all levels because "feedback is the engine of our progress", the executive reminds us. In parallel, recognition becomes a social process visible to everyone to nourish employee engagement. A board member of SHRM and experienced in global corporate separations, Maryjo Charbonnier approaches her manager profession from the trenches of crises. She addresses HR transformation with an extremely pragmatic lens by encouraging teams to position themselves where the company struggles, because "executives tend disproportionately to spend their time on things that are not working". Facing technological uncertainty, she recalls an individual truth. "The only thing that is in your control is your learning rate". This episode provides concrete elements to anticipate the impact of artificial intelligence on skills, deploy a culture of continuous feedback and structure the reskilling of employees. CHAPTERS: (00:00) The IBM spin-off and the AI era (02:26) The Anticipate and Inventory method (07:22) Self-assessment and team trust (12:13) The four new missions of a manager (19:16) Making feedback simple and social (31:52) Why you should seek the heat and crisis 🔗 Subscribe to the free newsletter Le Cercle des Leaders de demain: 👉 https://lecercledesleadersdedemain.substack.com/?r=1t1xsv&utm_campaign=pub-share-checklist 🎤 L'Entreprise de demain, the podcast on managerial and leadership practices, the transformation of work and human resources. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 8/13/26 | [Rediffusion] La fin du manager infaillible : prêter attention dans un monde fragmenté - Regards croisés d’auteurs sur le travail et le management | Les collectifs se fragmentent et la surcharge cognitive épuise les encadrants. Repenser la pratique managériale demande aujourd'hui de renoncer au mythe du supérieur infaillible pour se concentrer sur l'attention à l'autre. Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Fabienne Broucaret, Aurélie Durand, Laëtitia Vitaud et Noémie Guérin, expertes des évolutions du travail. Le monde du travail subit une fragmentation inédite. Les trajectoires professionnelles perdent leur linéarité, la diversité des âges cohabite de manière inégale et les sollicitations numériques saturent l'espace mental. Face à cette réalité, l'individu se noie dans l'urgence. Le rapport au temps devient une tension permanente. Le mythe du manager omnipotent, capable d'absorber la pression pour générer de la performance, s'effondre. La vulnérabilité des encadrants s'expose au grand jour. Cette conversation à cinq voix déconstruit les injonctions qui pèsent sur le métier de manager. La transformation du management exige un retour radical à l'essentiel. Dans un environnement ultra connecté, l'écoute active et la pleine conscience des situations de travail remplacent les processus rigides. Les autrices soulignent l'importance du recul émotionnel pour éviter les réactions automatiques toxiques. Elles démontrent qu'il faut sortir de la croyance que la pression fabrique la performance et qu'il devient indispensable de réinventer chaque pratique managériale. Réunissant des regards sociologiques, psychologiques et opérationnels, cet échange confronte les théories aux réalités du terrain. Ces quatre professionnelles analysent le futur du travail sans angélisme, en s'appuyant sur des situations quotidiennes. Elles abordent la démographie, la santé mentale et les dynamiques relationnelles comme des leviers indissociables de la réussite collective. Cet épisode donne des éléments concrets pour instaurer de nouveaux rituels de reconnexion au sein des équipes, assumer le droit au doute et ajuster sa pratique managériale face aux transformations en cours. CHAPITRAGE : (00:00) Le nouveau rapport au travail (07:10) La démographie : un défi silencieux (10:42) Charge mentale et fragmentation (13:27) L'attention : la compétence sous-estimée (21:57) Savoir prendre du recul émotionnel (27:48) Créer de nouveaux rituels d'équipe (44:30) Sortir du mythe du supérieur hiérarchique (55:36) La pression ne fabrique pas la performance 🔗 S'inscrire à ma newsletter gratuite : https://delphinezanelli1.substack.com/ 🎤 L'Entreprise de demain, le podcast des pratiques managériales et de leadership, de la transformation du travail et des ressources humaines. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 8/12/26 | [Rediffusion] La fin des rentes d'expertise : pourquoi le lien de subordination est mort - Matthieu Fouquet | L'évolution du rapport au travail oblige les entreprises à repenser l'autorité hiérarchique traditionnelle. La transformation du management nécessite l'abandon de la subordination stricte. Elle s'appuie désormais sur l'adhésion volontaire des équipes. Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Matthieu Fouquet, partner RH et Directeur Général adjoint de Onepoint. La structure verticale rassurait autrefois les professionnels par une trajectoire prévisible et un cadre sécurisant. L'accélération technologique et la connexion permanente bousculent ce modèle. Les collaborateurs revendiquent une identité professionnelle liée à leurs propres réseaux. Ils se considèrent comme des entités indépendantes libres de s'affilier à divers collectifs. Cette horizontalité fragilise les méthodes d'encadrement classiques. Les responsables peinent à maintenir la cohésion face à des individus volatils et sur-sollicités. Matthieu Fouquet explique comment inverser la dynamique des obligations entre l'organisation et ses membres pour recréer du lien. L'employeur assume une obligation de moyens renforcée en fournissant un environnement de qualité et des outils technologiques performants. En contrepartie, le collaborateur s'engage sur une obligation stricte de résultats. Ce rééquilibrage fonde la transformation du management moderne. L'engagement des collaborateurs s'obtient par la co-construction d'un pacte social ancré dans le respect, la reconnaissance et la responsabilité. La disparition des rentes de statut et d'expertise constitue un autre bouleversement majeur abordé dans l'échange. L'intelligence artificielle et l'accès instantané à l'information rendent le savoir technique rapidement obsolète. La pratique de leadership s'écarte de la supériorité technique pour se concentrer sur l'accompagnement humain. Les professionnels s'obligent à se former en continu pour conserver leur légitimité au sein du groupe. Chez Onepoint, cette vision se traduit par la suppression de la sémantique hiérarchique habituelle. L'entreprise remplace le vocabulaire conventionnel par les termes d'associates, de leaders et de partners. Cette transformation du management illustre le futur du travail. L'autorité découle directement de la capacité à fédérer des talents multiples autour d'un objectif commun. Cet épisode donne des éléments concrets pour ajuster son parcours manager face à la montée de l'autonomie et structurer la dynamique d'une équipe autour d'une forte culture du résultat. Chapitrage (00:00) Obligation de résultat : le vrai switch (05:47) La fin du lien de subordination (13:30) Pourquoi Onepoint a banni les managers (17:00) Le pacte de confiance et les 3R (20:50) L'IA signe la fin des rentes d'expertise (24:54) Refaire collectif à l'ère individuelle (35:54) Face à l'intensification du travail (41:44) Questions signatures : doutes et impact 🔗 S'inscrire à ma newsletter gratuite : https://delphinezanelli1.substack.com/ 🎤 L'Entreprise de demain, le podcast des pratiques managériales et de leadership, de la transformation du travail et des ressources humaines. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 8/11/26 | [Rediffusion] - Le paradoxe de la finance engagée : conjuguer rentabilité et bien commun – Stéphanie Pinot | La performance est un sujet central pour toutes les organisations, en particulier lorsque se pose la question de son articulation avec l’impact et le bien commun. Stéphanie Pinot est membre du directoire du groupe RAISE et directrice de la stratégie, du développement et de la communication. Elle décrit ici comment son entreprise a structuré un modèle d’investissement qui relie performance, utilité sociale et engagement durable. Cet échange revient d’abord sur la manière dont RAISE s’est construit autour d’une conviction forte : la finance peut devenir un levier d’action au service de projets utiles. Le partage de la valeur, inscrit dès l’origine, est devenu un élément structurant du fonctionnement des équipes. La performance financière alimente directement un fonds de dotation interne qui soutient des entrepreneurs et des associations, ce qui modifie la manière de concevoir le métier d’investisseur et le rôle de chacun. Stéphanie explique ensuite comment l’entreprise a fait évoluer sa gouvernance pour tenir une ligne qui concilie croissance, impact et pérennité. Le passage à un directoire et un conseil de surveillance a formalisé un leadership plus collégial, cohérent avec l’histoire du groupe. Ce fonctionnement permet d’intégrer les dimensions humaines, stratégiques et opérationnelles dans les décisions clés et de préserver dans le temps l’identité de RAISE. Ces éléments éclairent la façon dont une entreprise peut inscrire la performance dans un cadre plus large, en cohérence avec une mission. Elle détaille également l’accompagnement proposé aux entreprises du portefeuille qui souhaitent engager une démarche d’entreprise à mission. Les dirigeants identifient d’abord leurs valeurs et l’intention qu’ils veulent porter, puis associent leurs équipes pour structurer des engagements mesurables. Cette dynamique rejoint des enjeux très présents pour les managers et les DRH : donner une direction lisible, créer les conditions de l’engagement des collaborateurs, renforcer la pratique de leadership et inscrire les décisions dans un temps long. La performance y prend une dimension relationnelle et collective, essentielle pour construire la confiance et soutenir les transformations. Enfin, l’épisode montre comment la finance engagée peut contribuer à des évolutions très concrètes dans l’entreprise. Les mécanismes d’investissement, la mobilisation du collectif, la place accordée à l’innovation d’impact ou encore l’ancrage dans la mission apportent des repères utiles pour celles et ceux qui pilotent la transformation du management. Les DRH comme les managers y trouveront des exemples tangibles pour relier stratégie, pratiques quotidiennes et cohérence organisationnelle. Chapitrage : (00:00) Réconcilier finance et bien commun (04:10) Transformer l'économie par le capital (06:26) Les défis d'une entreprise à mission (15:57) Un fonds de partage dédié à l'enfance (21:07) Guider les entreprises vers l'impact (25:56) De la politique à la finance engagée (32:55) La joie comme moteur stratégique 🎙️ L’Entreprise de demain, le podcast des pratiques managériales et de leadership, de la transformation du travail et des ressources humaines. 🔗 S'inscrire à ma newsletter gratuite : https://delphinezanelli1.substack.com/ Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 8/10/26 | [Rediffusion] - La guérilla RH : comment survivre au Comex sans perdre son éthique – Michel Barabel, Expert RH | L'application d'une véritable stratégie éthique dans les organisations constitue un défi central pour la transformation DRH. Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Michel Barabel, professeur à l’Université Paris-Est, directeur de l’Executive Master RH à Sciences Po et corédacteur du Mag RH. Les professionnels des ressources humaines naviguent en permanence dans des zones grises. La frontière entre la volonté de protéger les équipes et la nécessité de garantir la performance économique impose de lourds arbitrages. De nombreux décideurs renoncent à défendre un point de vue éthique par peur de s'opposer aux instances dirigeantes. Cet isolement et ce manque de courage managérial s'expliquent souvent par un déficit de crédibilité opérationnelle. Lorsqu'un dirigeant RH ne maîtrise pas le langage des affaires ou la démonstration du retour sur investissement, sa capacité à influencer la stratégie de l'entreprise s'effondre. Michel Barabel souligne que la préservation de ses valeurs passe par la maîtrise de la tactique politique. Le déploiement d'une stratégie frontale échoue systématiquement face aux résistances internes. L'approche de la "guérilla RH" recommande de cibler des victoires périphériques, de s'entourer d'alliés au sein des instances dirigeantes et d'avancer progressivement. Choisir ses combats permet d'assumer des décisions imparfaites à court terme pour consolider des avancées majeures sur la durée. L'enfer est pavé de bonnes intentions : appliquer une morale absolue et rigide génère souvent des effets destructeurs pour l'organisation. L'éthique relative, ancrée dans la réalité du terrain, offre la meilleure ligne de conduite. L'essor de l'intelligence artificielle dans les processus de recrutement exacerbe ces questions éthiques. Les algorithmes traitent les candidatures avec une efficacité de tri redoutable, mais ils reproduisent mécaniquement les biais présents dans leurs bases de données historiques. L'intelligence artificielle favorise les profils standards et élimine les parcours atypiques. Un Top DRH doit maîtriser ces biais et imposer des audits stricts pour conserver la décision finale. Le temps libéré par les outils numériques doit être réinvesti dans l'évaluation des compétences comportementales (soft skills) impossibles à capter par la machine, telles que l'ironie ou les signaux faibles de stress. Cet épisode donne des éléments concrets pour développer son influence politique au sein d'un comité de direction et assumer la complexité des décisions inhérentes au métier des ressources humaines. CHAPITRAGE : (00:00) Pourquoi l'éthique est tout sauf un sujet théorique pour les RH (08:51) Morale absolue ou éthique relative : comment se regarder dans la glace ? (14:22) DRH face au Comex : comment survivre aux décisions non éthiques (20:23) La "guérilla RH" : une tactique redoutable pour gagner en crédibilité (27:17) La ligne rouge : ce moment où l'éthique devient un piège (30:16) L'IA peut-elle prendre des décisions humaines et éthiques ? (39:44) Biais de recrutement : pourquoi nos choix sont naturellement biaisés (49:09) Questions signatures : doutes, temps long et zones grises 🔗 S'inscrire à ma newsletter gratuite : https://delphinezanelli1.substack.com/ 🎤 L'Entreprise de demain, le podcast des pratiques managériales et de leadership, de la transformation du travail et des ressources humaines. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 8/7/26 | [Rediffusion] Vider la baignoire : manager en hypercroissance — Alexandre Imbeaux | L'hypercroissance multiplie les effectifs et sature les agendas en un temps record. Soutenir le rythme de l'entreprise sans épuiser les équipes constitue un défi management majeur pour l'encadrement. Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Alexandre Imbeaux, associé chez Lucca. Passer de 80 à 800 collaborateurs en sept ans génère une tension structurelle permanente. Le volume de travail dépasse systématiquement les capacités de production. L'entreprise recrute massivement, les promotions internes s'accélèrent et de simples contributeurs individuels se retrouvent très vite à piloter de vastes équipes commerciales. Face à cette pression, le risque d'épuisement devient une donnée intégrée au quotidien. Le métier de manager impose d'observer ces évolutions de près : "il faut savoir gérer l'énergie de son équipe." Pour éviter la saturation, Alexandre Imbeaux définit une doctrine claire pour son encadrement. "Le job d'un manager dans une scalope en hyper croissance [...] c'est de vider la baignoire." Relever ce défi management exige d'aligner les compétences sur les bonnes priorités de manière continue pour soutenir la performance collective. L'écoute des signaux faibles devient une pratique managériale quotidienne. Le dirigeant assume la répétition pour obtenir des réponses réelles et sécuriser l'engagement des collaborateurs, en affirmant : "je pose toujours 2 fois la question en point hebdo, en one to one, comment ça va". L'accélération technologique et la synchronisation constante créent par ailleurs une surcharge cognitive. L'enjeu bascule sur la protection du temps de concentration. L'entreprise instaure des demi-journées sans réunion et transforme ses modes de collaboration. "Au lieu de faire une réunion, souvent on prépare un mémo." Cette méthode force la réflexion individuelle avant l'échange collectif. Évoluant dans une organisation où la moyenne d'âge s'élève à 27 ans, le dirigeant observe les attentes d'une génération en quête d'un cadre précis. Cette transformation du management s'accompagne d'outils concrets. Cet épisode donne des éléments concrets pour structurer sa délégation, protéger le focus de ses équipes et repenser ce défi management face au changement perpétuel. CHAPITRAGE : (00:00) L'hypercroissance sans l'épuisement (04:14) Accompagner 10x plus de collaborateurs (06:27) L'art de gérer l'énergie de son équipe (08:18) Les cinq piliers fondamentaux (11:23) Vider la baignoire des priorités (13:08) Mémos et temps de concentration 🔗 S'inscrire à ma newsletter gratuite : https://delphinezanelli1.substack.com/ 🎤 L'Entreprise de demain, le podcast des pratiques managériales et de leadership, de la transformation du travail et des ressources humaines. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 8/6/26 | [Rediffusion] - Diriger avec audace et confiance - Carole Benaroya DG de Kujten | La pratique de leadership dans une marque en croissance exige d'absorber la pression opérationnelle quotidienne tout en décidant dans l'incertitude. Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Carole Benaroya, cofondatrice et dirigeante de Kujten. Le secteur de la distribution place les professionnels sous une tension permanente. Chaque jour, les résultats des ventes conditionnent directement les capacités d'embauche, les rénovations de boutiques et le déploiement de la stratégie globale. Cette injonction à la performance immédiate pèse sur le collectif. Les imprévus macroéconomiques, comme la hausse soudaine des droits de douane, bousculent les plans établis et créent de l'inquiétude. Dans cet environnement instable, les équipes cherchent un cap clair pour maintenir leur efficacité et leur sérénité face à la pression financière. Carole Benaroya s'appuie sur son passé dans la finance pour affiner sa pratique de leadership. Elle a traversé la crise des subprimes avant de bifurquer vers l'entrepreneuriat pour transformer sa passion pour le cachemire. Ce bagage l'aide à garder son sang-froid face aux chutes de trésorerie ou aux fermetures imposées. Elle maintient fermement l'expansion de sa marque aux États-Unis malgré des ajustements logistiques et tarifaires brutaux, prouvant que la direction stratégique doit prévaloir sur les paniques conjoncturelles. Un management efficace nécessite un suivi rigoureux de l'exécution sur le terrain. L'expansion du réseau physique de la marque rend la transmission des standards difficile. Les responsables doivent animer, corriger et former en permanence pour préserver une expérience identique à Paris, Madrid ou New York. Le rôle de vendeur est revalorisé comme un métier d'expertise exigeant des compétences humaines pointues. L'énergie du dirigeant et son optimisme deviennent des ressources directes pour soutenir l'engagement des collaborateurs au quotidien. Cet épisode donne des éléments concrets pour affirmer sa pratique de leadership face à une activité sous tension financière et réussir à conjuguer l'exigence du chiffre quotidien avec la transformation du travail à long terme. CHAPITRAGE : (00:00) De la finance à la création d'une marque (04:55) La codirection et la répartition des décisions (06:19) Garder son sang-froid face aux crises opérationnelles (07:39) Maintenir la feuille de route malgré les imprévus (10:05) La transmission de la culture d'entreprise dans les boutiques (12:44) La revalorisation du métier de vendeur (15:57) La solitude du dirigeant face à la pression du chiffre (18:15) Financer le développement durable par le résultat immédiat (21:08) Faire du cachemire un vêtement du quotidien (23:04) Savoir dire non pour se préserver 🔗 S'inscrire à ma newsletter gratuite : https://delphinezanelli1.substack.com/ 🎤 L'Entreprise de demain, le podcast des pratiques managériales et de leadership, de la transformation du travail et des ressources humaines. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 8/5/26 | [Rediffusion] Santé mentale, temps mort, charge : les angles morts des directions RH - Magaly Charlin Godin, Claire Gathier-Caillaud et Jean-Yves Chameyrat | Certains signaux faibles traversent les organisations sans jamais atteindre les tableaux de bord stratégiques. Nommer et traiter ces angles morts constitue aujourd'hui un défi DRH majeur face à l'accélération du travail. Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Magali Charlin Gaudin (Chateauform), Claire Gathier-Caillaud (Safran Electronics & Defense) et Jean-Yves Chameyrat (STEF). Les organisations génèrent des situations inédites qui débordent des cadres habituels. Chez Safran, l'ultra-sécurité industrielle des machines se heurte à une nouvelle réalité : des accidents qualifiés de divers, comme ce collaborateur qui se blesse dans sa douche d'hôtel en déplacement. La vulnérabilité s'invite dans des milieux techniques où la santé mentale n'a traditionnellement pas de vocabulaire. Le constat s'étend à la compression du temps. Dans des secteurs rythmés par l'immédiateté comme la logistique du froid chez STEF, le management exige paradoxalement du temps mort. Le rôle de manager de proximité se heurte à une logique d'entonnoir où les injonctions opérationnelles, le reporting et les projets centraux s'accumulent sans renoncement préalable. L'organisation demande de la régulation humaine. Elle sature pourtant l'agenda de ceux qui doivent l'exercer. Relever ce défi DRH implique d'assumer ces paradoxes. Les trois dirigeants soulignent l'impasse d'une fonction RH ou d'une pratique managériale perçue comme omnipotente. Un individu seul ne peut absorber la charge émotionnelle d'un collectif. Aborder ce défi DRH passe par la lisibilité d'un écosystème interne complémentaire, où la coresponsabilité remplace l'hyper-responsabilisation d'une seule personne. La prise de décision se complexifie également chez Chateauform, où chaque choix se mesure désormais selon un triple prisme : le talent, l'entreprise et la planète. Chaque décision assumée génère un impact négatif sur l'un de ces trois axes. La transformation DRH exige dès lors une gestion en amélioration continue. Cet épisode donne des éléments concrets pour identifier les signaux d'alerte silencieux, réhabiliter le temps de réflexion dans les agendas et construire une approche basée sur la subsidiarité du métier de manager. CHAPITRAGE : (00:00) Les angles morts : ce qui échappe aux plans (04:58) Présentation de Chateauform, STEF et Safran (11:50) Industrie : quand l'accident devient intime (19:37) Le temps mort : une urgence à contre-courant (26:37) L'hyper-disponibilité et la peur de déplaire (30:16) Le triple prisme : talent, entreprise, planète (37:44) Le mythe du RH et du manager omnipotents (48:20) Accompagner le management par l'expérience 🔗 S'inscrire à ma newsletter gratuite : https://delphinezanelli1.substack.com/ 🎤 L'Entreprise de demain, le podcast des pratiques managériales et de leadership, de la transformation du travail et des ressources humaines. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 8/4/26 | [Rediffusion] - Expérience collaborateur et performance économique — le Baromètre 2025 de Parlons RH par Thomas Chardin | Thomas Chardin et les équipes de Parlons RH, en partenariat avec Cornerstone, viennent de mettre un point final à un faux débat : l’expérience collaborateur est un levier de performance économique. Point. Depuis huit ans, avec Parlons RH, Thomas mesure l’expérience collaborateur sous toutes les coutures.J’accorde un grand crédit à ce baromètre particulièrement bien construit, comme à tous les contenus produits par Parlons RH. C'est donc un honneur que m'a fait Thomas Chardin d'accepter de vous dévoiler sur L'Entreprise De Demain - Le podcast quelques résultats et son décryptage du baromètre 2025 en avant première.Cette année, le baromètre va plus loin : il prouve par les chiffres que travailler l’expérience collaborateur, c’est agir directement sur la santé économique de l’entreprise.Pour cette édition 2025, il le démontre clairement : il existe une corrélation quasi parfaite entre expérience collaborateur et performance économique. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : - 70 % des entreprises qui la pratiquent ont connu une croissance sur les trois dernières années, contre 34 % des réfractaires.- 55 % ont augmenté leurs effectifs, contre 39 %.- Seules 22 % ont vu leur turnover augmenter, contre 54 %.- Et 70 % affichent de bonnes performances RSE, contre 56 % des autres.« En synthèse, l’expérience collaborateur est bonne pour la santé économique », résume Thomas. Et ce n’est pas tout : les baromètres précédents avaient déjà montré qu’elle renforce la résilience, facilite les transformations et augmente l’engagement (+ 12 points de collaborateurs engagés). Pourtant, le paradoxe persiste : les DRH reconnaissent son rôle sur l’engagement, mais peinent à en faire un levier de performance économique.Pourquoi ? Dans cet épisode, Thomas décrypte les données, partage les enseignements clés et s’adresse directement aux DRH : « Oui, l’expérience collaborateur est un investissement, mais c’est un investissement rentable. Il y a un ROI. Donc allons-y, agissons. » Un épisode concret, éclairant et inspirant, pour remettre l’humain au centre de la performance. Lien de téléchargement du Baromètre de l'expérience collaborateur 2025. https://www.parlonsrh.com/landing-page-barometre-experience-collaborateur-2025/ 🎙️ L’Entreprise de demain, le podcast des pratiques managériales et de leadership, de la transformation du travail et des ressources humaines. 🔗 S'inscrire à ma newsletter gratuite : https://delphinezanelli1.substack.com/ Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 8/3/26 | [Rediffusion] L'entreprise refuge : protéger et transformer le management face aux crises – Mario Ceccon, DRH du Groupe GEODIS | L'accélération technologique et l'instabilité mondiale transforment le rôle de l'employeur. Face aux crises extérieures, l'organisation devient un refuge protecteur où la transformation du management doit sécuriser les individus tout en soutenant la croissance. Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Mario Ceccon, Directeur des Ressources Humaines du groupe GEODIS. L'intégration de l'intelligence artificielle suscite une dualité émotionnelle sur le terrain. Les collaborateurs oscillent entre la peur du remplacement sur les tâches répétitives et l'espoir de voir les nouveaux outils résoudre des problèmes chroniques. Pour piloter cette mutation, le groupe a hissé le sujet au niveau du comité exécutif. Parallèlement, l'instabilité géopolitique pousse l'entreprise à assumer des responsabilités de protection autrefois dévolues aux institutions publiques. Le futur du travail dépend désormais de cette sécurité psychologique. Le déploiement d'assistantes sociales et de psychologues sur site permet de capter les signaux faibles et de préserver l'équilibre des équipes. Cette nouvelle réalité exige d'outiller l'encadrement à grande échelle pour mener à bien la transformation du management. L'organisation a défini sept principes clairs, allant de l'obligation de débattre et s'aligner jusqu'à l'exemplarité. Pour ancrer ces valeurs, un parcours de quatorze semaines traduit ces règles en pratiques managériales tangibles, telles que la gestion des conflits. L'impact de cet accompagnement est ensuite mesuré annuellement par un index de leadership évalué directement par le terrain, garantissant le suivi précis de l'engagement des collaborateurs. Né en Argentine et fort d'un parcours interculturel, Mario Ceccon identifie la résilience et l'entraide comme des constantes humaines universelles. En délaissant l'obsession de la performance individuelle de ses débuts, il conçoit désormais son métier de manager comme un levier au service du collectif. Il incarne l'approche du "servant leadership", prouvant que la confiance reste le moteur ultime pour accompagner la transformation du management. Cet épisode donne des éléments concrets pour définir des règles communes d'encadrement, intégrer le soutien psychologique sur le lieu de travail et structurer la montée en compétences managériales de milliers de collaborateurs. CHAPITRAGE : (00:00) Les grands enjeux RH d'un groupe mondial (03:29) IA : entre angoisse et cas d'usage (09:02) Sept principes de leadership clairs (14:26) Former massivement l'encadrement (21:01) L'intégration de la santé mentale (24:21) L'entreprise comme refuge protecteur (27:15) Une trajectoire depuis la Pampa (33:02) La bascule vers le servant leadership 🔗 S'inscrire à ma newsletter gratuite : https://delphinezanelli1.substack.com/ 🎤 L'Entreprise de demain, le podcast des pratiques managériales et de leadership, de la transformation du travail et des ressources humaines. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 7/30/26 | [Rediffusion] Giga cringe" ou "PNJ" : le rejet de l'autorité verticale par la jeune génération - Manuelle Bermann Parlons RH | Le vocabulaire des jeunes recrues agit comme un révélateur des tensions au sein des équipes. Qualifier un supérieur de "giga cringe" (gênant) ou de "PNJ" (Personnage Non Joueur, figurant) témoigne d'un rejet brutal des postures d'encadrement héritées du passé. Comprendre ces termes devient une étape incontournable pour mener à bien la transformation du management. Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Manuelle Berman, rédactrice en chef du média Parlons RH. Le respect statutaire automatique s'efface définitivement. Les attributs extérieurs du pouvoir hiérarchique, comme le titre ou le grand bureau, perdent toute légitimité. Les nouvelles générations exigent un respect conditionnel et réciproque. La confiance s'acquiert par l'action, l'écoute et l'alignement absolu entre les paroles et les actes. La moindre incohérence engendre un désengagement foudroyant. Le couperet tombe immédiatement sous la forme d'un "flop" ou d'un "nope", termes illustrant la sanction instantanée d'un management perçu comme descendant ou infantilisant. Face à ces exigences, le premier réflexe de nombreux encadrants consiste à modifier leur vocabulaire. L'invitée démontre l'inefficacité de cette méthode. L'utilisation d'expressions jeunes pour masquer des processus lourds ou un contrôle abusif détruit immédiatement la crédibilité hiérarchique. La pratique de leadership requiert au contraire une "sincérité professionnelle". Les équipes attendent des adultes capables d'assumer leurs décisions, d'expliquer leurs choix et de protéger le collectif lors des crises. Manuelle Berman identifie cinq fondations pour restaurer une autorité légitime : la clarté de la direction, la cohérence des actes, la reconnaissance des contributions, la sécurité psychologique et l'humilité face à l'erreur. L'adoption de ces principes modifie le rôle du responsable. L'abandon progressif de l'expertise technique exclusive s'opère au profit d'une fonction d'accompagnement. La pratique managériale se recentre sur l'écoute active, le feedback structuré et la capacité d'adaptation. Un outil de communication inadapté doit être abandonné sans regret si le terrain l'exige. Cet épisode donne des éléments concrets pour ajuster ses canaux de communication aux usages des équipes, décoder les attentes des jeunes recrues et construire un climat de sécurité psychologique indispensable au futur du travail. CHAPITRAGE : (00:00) Le décodage des expressions "giga cringe" et "PNJ" (05:17) La fin du respect statutaire automatique (10:52) Sincérité professionnelle et illusion du vocabulaire jeune (12:45) Les cinq fondations d'une autorité crédible (22:33) Quitter l'expertise pour l'accompagnement (30:28) Développer la confiance par l'écoute et l'erreur 🔗 S'inscrire à ma newsletter gratuite : https://delphinezanelli1.substack.com/ 🎤 L'Entreprise de demain, le podcast des pratiques managériales et de leadership, de la transformation du travail et des ressources humaines. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 7/28/26 | [Rediffusion] - Stratégie RH et transformations : tenir le cap et soutenir le collectif en période de changement – Aurélie Débauge (DRH de Sanef) | Piloter une stratégie RH, c’est accepter de naviguer dans une tension permanente : entre court terme et long terme, performance et humain, transformation et stabilité.C’est précisément ce qu’explore Aurélie Débauge, DRH du groupe Sanef, dans cet épisode de L’Entreprise de demain. Elle parle avec une grande sincérité de son métier, de sa posture, et de ce qui l’anime : faire grandir les équipes, soutenir les managers, accompagner la transformation, tout en gardant le cap du collectif. “Notre rôle, c’est de créer les conditions pour que chacun puisse faire son travail du mieux possible, même dans la complexité.” Chez Sanef, la stratégie RH se construit dans l’équilibre : entre ambition et réalisme, entre exigence et bienveillance, entre transformation et ancrage.Aurélie décrit cette responsabilité particulière des DRH : être à la fois stratèges, partenaires des dirigeants, et gardiens de l’humain. “Ce n’est pas seulement une question de process ou d’indicateurs. C’est une question de sens, de cohérence et de posture.” Au fil de la conversation, elle revient sur :– la manière d’aligner les politiques RH sur la vision d’entreprise,– les compétences managériales à développer pour accompagner la transformation,– l’importance de la confiance et du dialogue dans un contexte en mutation,– et la capacité à se remettre en question, individuellement et collectivement. Cet épisode met en lumière ce qu’est réellement le rôle d’un Top DRH aujourd’hui : un métier de lien, d’équilibre et d’impact.Une stratégie RH n’est jamais figée ; elle évolue avec les personnes, les enjeux et le monde autour. 🎙️ L’Entreprise de demain, le podcast des pratiques managériales et de leadership, de la transformation du travail et des ressources humaines.* 🔗 S'inscrire à ma newsletter gratuite : https://delphinezanelli1.substack.com/ Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 7/27/26 | [Rediffusion] - La confiance, moteur oublié de l’innovation – Barbara Sessa, DG Mastercard France | L'innovation et la créativité collective reposent sur un pilier souvent négligé dans les organisations : la confiance. Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Barbara Sessa, Directrice Générale de Mastercard France. La transformation technologique expose les professionnels à une injonction complexe. Ils doivent accélérer et intégrer de nouveaux outils, tout en subissant la peur de se tromper ou de perdre leur place. Cette tension freine directement les initiatives. Les collaborateurs bloquent leurs idées par crainte de l'échec. Face à ces incertitudes, la capacité à sécuriser les équipes devient la qualité première attendue des dirigeants. Barbara Sessa s'appuie sur son propre parcours pour définir sa pratique de leadership. Elle raconte son arrivée en France il y a dix-huit ans. Elle a fait un saut dans le vide sans maîtriser la langue locale. Elle a traversé des passages à vide professionnels pour forger sa résilience. Elle considère aujourd'hui que ces moments d'inconfort préparent aux grandes étapes d'une carrière. Elle a appris à faire de l'acceptation du doute une boussole pour orienter ses décisions. La confiance exige des preuves quotidiennes. Elle se construit par des actes concrets et tangibles. Donner le pouvoir de décider, autoriser le droit à l'erreur et défendre ses équipes face aux échecs constituent des gestes indispensables. Ils renforcent la cohérence entre le discours et la réalité du terrain. Ce type de management crée les conditions nécessaires pour maintenir l'engagement des collaborateurs sur la durée. Un succès collectif ne se bâtit jamais de manière isolée. La conformité freine la créativité. Les avancées liées à l'intelligence artificielle et l'évolution des usages de paiement requièrent des regards croisés. La rencontre entre des profils différents et le décalage des parcours génèrent les meilleures solutions. La diversité des expériences et des points de vue s'avère essentielle pour nourrir la transformation du travail. Les réunions de réflexion collective doivent réunir des personnes avec des formations variées pour casser les schémas préétablis. Cet épisode donne des éléments concrets pour aligner son discours et ses actions au quotidien. Il permet d'interroger ses propres pratiques managériales pour replacer la sécurité psychologique au centre de son métier de manager. CHAPITRAGE : (00:00) Les passages à vide et la résilience (05:16) L'innovation technologique et l'évolution des paiements (08:39) Le décalage et la diversité des profils (11:27) L'acte de confiance et le droit à l'erreur (21:39) La reconnaissance et le succès collectif (25:35) Le saut dans le vide et la posture de dirigeante (30:28) Visualiser des rêves ambitieux 🔗 S'inscrire à ma newsletter gratuite : https://delphinezanelli1.substack.com/ 🎤 L'Entreprise de demain, le podcast des pratiques managériales et de leadership, de la transformation du travail et des ressources humaines. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 7/23/26 | [Rediffusion] - L’IA, poison ou cure du management ? – Lobna Calleja Ben Hassine | L'intelligence artificielle expose brutalement les failles des organisations. Pour réussir la transformation du management, la technologie exige d'abord de repenser de fond en comble le contrat avec les équipes. Dans cet épisode, Delphine Zanelli reçoit Lobna Calleja Ben Hassine, ex-DRH et consultante en adoption de l'intelligence artificielle. Le rapport au travail a muté pour devenir une valeur utilitaire au même niveau que la famille ou les passions. Les entreprises continuent pourtant d'exiger une relation exclusive et s'étonnent de voir les niveaux de motivation stagner. Cette dissonance crée une rupture, cristallisée par des indicateurs en berne depuis quinze ans. Insérer de nouveaux outils technologiques sur des processus défaillants s'apparente à placer un moteur de Ferrari dans une deux chevaux. La machine expose les incohérences d'un modèle à bout de souffle. Pour relever ce défi DRH majeur, la solution réside dans la considération de l'expérience collaborateur comme un produit à part entière. À l'image de l'entreprise Keolis qui a repensé les plannings de ses chauffeurs en intégrant leurs contraintes personnelles, la démarche exige un changement de paradigme. La technologie intervient pour individualiser le service rendu aux équipes, réduire l'absentéisme et recréer de l'engagement des collaborateurs de façon pérenne. La pratique managériale évolue alors vers un rôle de supervision critique. L'algorithme exige de ses utilisateurs un transfert complet de leur processus mental. Le dirigeant doit développer un niveau d'exigence inédit, formuler ses requêtes avec une précision extrême et conserver son regard critique face à des systèmes sujets aux erreurs. La transformation du management replace ainsi la responsabilité humaine au centre de l'équation. Vingt ans passés sur le terrain des ressources humaines permettent à Lobna Calleja Ben Hassine d'aborder le futur du travail par les réalités quotidiennes des équipes. Ayant géré l'irruption soudaine des outils génératifs au sein d'une agence de communication dès 2022, elle analyse la transformation du management sous l'angle des comportements humains et des limites de la performance organisationnelle. Cet épisode donne des éléments concrets pour identifier les processus obsolètes, utiliser les assistants virtuels comme partenaires critiques sur une première ébauche et formuler des requêtes exigeantes pour soutenir le leadership quotidien. CHAPITRAGE : (00:00) Introduction et parcours (05:01) Gérer l'irruption de la technologie dans les équipes (06:45) Pourquoi les modèles RH arrivent en fin de cycle (10:24) L'exemple Keolis pour réinventer les plannings (16:10) Transférer son processus mental à l'algorithme (23:31) Comment accompagner les collaborateurs face aux dérives (28:32) Préparer les organisations au changement de modèle 🔗 S'inscrire à ma newsletter gratuite : https://delphinezanelli1.substack.com/ 🎤 L'Entreprise de demain, le podcast des pratiques managériales et de leadership, de la transformation du travail et des ressources humaines. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
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