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Les Classiques de l'économie du 25 Juin 2026
Jun 25, 2026
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Le déficit public sous Ronald Reagan revisité
Jun 24, 2026
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La loi de Gresham, quand la mauvaise monnaie chasse la bonne
Jun 23, 2026
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Souveraineté technologique : quand l'Europe doit garder la main
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Ronald Coase, l'économiste qui a révolutionné la théorie de l'entreprise
Jun 19, 2026
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| Date | Episode | Description | Length | ||||||
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| 6/25/26 | ![]() Les Classiques de l'économie du 25 Juin 2026 | Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 6/24/26 | ![]() Le déficit public sous Ronald Reagan revisité | Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson revient sur les réformes fiscales menées par le président Ronald Reagan dans les années 1980. Elle explique comment l'inflation de l'époque a permis à l'État américain d'engranger davantage de recettes fiscales, sans pour autant que les contribuables ne deviennent plus riches. Cette « illusion fiscale » a pris fin avec les réformes de Ronald Reagan, révélant alors un déficit public plus important que prévu. Une analyse éclairante sur la façon dont l'inflation peut fausser la perception de la situation budgétaire d'un pays. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 6/23/26 | ![]() La loi de Gresham, quand la mauvaise monnaie chasse la bonne | Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore la célèbre loi de Gresham, qui stipule que la mauvaise monnaie chasse la bonne. Elle revient sur les origines de cette loi, liée aux pratiques de souverains cherchant à financer leurs guerres en dégradant la valeur des pièces de monnaie. Elle établit un parallèle avec le marché actuel des cryptomonnaies stables, où Tether semble dominer malgré des réserves moins transparentes que celles de son concurrent USD Coin. Une analyse passionnante sur la confiance monétaire et les dynamiques de réseau qui façonnent les préférences des utilisateurs. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 6/22/26 | ![]() Souveraineté technologique : quand l'Europe doit garder la main | Nathalie Janson explore la notion de souveraineté, un concept très en vogue ces derniers temps. Alors que la pandémie de Covid-19 a révélé la fragilité de certaines chaînes d'approvisionnement, l'affaire Anthropic, entreprise d'intelligence artificielle, est venue ajouter une nouvelle couche de dépendance technologique. Lorsque Donald Trump a ordonné à Anthropic de suspendre l'accès à ses modèles pour les utilisateurs étrangers, des entreprises européennes ont réalisé qu'un outil critique pouvait disparaître du jour au lendemain par simple décision politique américaine. Nathalie Janson explique que la souveraineté ne se résume pas à produire soi-même, mais à la capacité de faire respecter ses propres règles sur son territoire. Appliquée à la technologie, cela signifie avant tout de maîtriser les dépendances, en s'assurant de la continuité de service, de la réversibilité des solutions et de la localisation des fonctions critiques. L'experte met en garde contre la tentation du protectionnisme technologique à la européenne, qui consisterait à favoriser les acteurs locaux au détriment de la concurrence. Selon elle, la vraie souveraineté passe par la définition de règles générales, stables et opposables à tous, plutôt que par le choix des fournisseurs. Ainsi, une entreprise étrangère respectant le droit européen peut renforcer la souveraineté du continent si elle apporte un service de meilleure qualité. À travers des exemples concrets dans le spatial ou l'intelligence artificielle, Nathalie Janson montre que la souveraineté technologique de l'Europe ne doit pas se résumer à un protectionnisme mal avisé, mais bien à la capacité de garder la main sur les règles et les contrats, au-delà de l'origine des fournisseurs. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 6/19/26 | ![]() Ronald Coase, l'économiste qui a révolutionné la théorie de l'entreprise | Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore la vie et l'œuvre de Ronald Coase, l'un des économistes les plus influents du XXe siècle. Né à Londres en 1910, il a étudié à la prestigieuse London School of Economics avant de rejoindre l'Université de Chicago, où il est devenu une figure emblématique de l'économie du droit. Son approche se distingue par son style particulier, axé sur l'observation du monde réel plutôt que sur les modèles mathématiques abstraits. Au cœur de la réflexion de Ronald Coase se trouve une question simple, mais fondamentale : pourquoi l'économie n'est-elle pas seulement un grand marché ? En effet, il a remarqué que les transactions directes sur le marché génèrent des coûts de transaction non négligeables, liés à la recherche d'informations, à la négociation des contrats ou encore à la gestion des litiges. C'est cette intuition qui l'a conduit à repenser la nature de l'entreprise. Loin d'être une simple fonction de production, l'entreprise est une institution qui permet d'économiser ces coûts de transaction en remplaçant une série de contrats marchands par une organisation hiérarchique. Ainsi, l'entreprise devient une alternative au marché, dont la frontière se situe là où le coût d'organisation interne devient supérieur au coût de recours au marché. Ses travaux ont profondément marqué l'économie industrielle et inspiré de nombreux économistes, comme Oliver Williamson, prix Nobel en 2009, qui a prolongé ses réflexions sur les raisons de l'intégration ou de l'externalisation des activités au sein de l'entreprise. Mais l'héritage de Ronald Coase ne s'arrête pas là. Son célèbre « théorème de Coase » a également bouleversé la façon d'appréhender les externalités, comme la pollution. Selon lui, si les droits de propriété sont clairement définis et les coûts de transaction faibles, les acteurs peuvent négocier une solution efficace, remettant en cause l'idée selon laquelle il faudrait simplement taxer l'entreprise polluante. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 6/18/26 | ![]() La Fed, une banque centrale devenue trop puissante ? | Dans cet épisode passionnant du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson nous éclaire sur les enjeux de la première réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) sous la présidence de Kevin Warsh. Au-delà de la simple question du niveau des taux d'intérêt, elle explique que la véritable préoccupation de Kevin Warsh concerne la taille démesurée du bilan de la Fed, devenue une institution presque incontournable depuis la crise financière de 2008. Avec un bilan passé de moins de 1 000 milliards de dollars avant la crise à plus de 9 000 milliards aujourd'hui, la Fed a pris une place prépondérante sur les marchés de la dette publique et du crédit immobilier, influençant directement les conditions de financement de l'État fédéral et du logement. Selon la professeure d'économie, cette situation soulève des questions politiques importantes, car elle brouille la frontière entre politique monétaire, financement de l'État et soutien permanent aux marchés. Kevin Warsh, en bon défenseur de l'orthodoxie monétaire, considère que la Fed ne doit pas occuper une telle place et souhaite engager une normalisation plus structurelle de son bilan. L'épisode nous montre également comment le changement de paradigme opérationnel de la Fed, passée d'un pilotage du taux directeur par la gestion de réserves rares à un pilotage par la rémunération de réserves abondantes, a pu affaiblir certains signaux de marché et rendre la politique monétaire moins efficace. Nathalie Janson explique ainsi que le retour à la normale supposerait de revoir certaines règles de liquidité et de redonner un vrai rôle au marché interbancaire. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 6/17/26 | ![]() Pourquoi la productivité française a-t-elle décroché après le Covid ? | Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson analyse les raisons du paradoxe français : une forte progression de l'emploi salarié marchand après la crise sanitaire, mais une faible augmentation de la valeur ajoutée. Elle explique comment l'apprentissage, les aides d'État aux entreprises et le retard des salaires sur l'inflation ont pu impacter la productivité. Un éclairage essentiel sur les choix économiques de la France post-Covid. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 6/16/26 | ![]() Quand l'abondance crée la rareté | Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore le paradoxe de l'abondance économique. Bien que la production de biens soit à son plus haut niveau, certains secteurs comme le logement ou l'énergie connaissent des pénuries. L'explication réside dans les normes, procédures et blocages administratifs qui organisent artificiellement cette rareté. Le commerce international a pourtant permis d'éliminer la rareté pour de nombreux biens industriels. Mais pour certains secteurs, l'offre reste contrainte, entraînant une hausse des prix et des files d'attente. Ce concept d'abondance révèle les paradoxes de l'économie moderne. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 6/15/26 | ![]() Fusions-acquisitions : le marché de la discipline des entreprises | Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique le rôle des fusions-acquisitions dans la discipline du marché. Elle décrit les grands cycles qu'a connus ce marché ces 25 dernières années, avec des différences notables entre l'Europe et les États-Unis. Elle aborde également les principaux défis managériaux liés à ces opérations, entre risque de surpayer, choc des cultures et rationalisation trop rapide. Des exemples de réussites et d'échecs sont également évoqués. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 6/12/26 | ![]() Edmund Phelps, le visionnaire de la courbe de Phillips | Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson rend hommage à Edmund Phelps, éminent économiste décédé en mai dernier. Il a profondément marqué la pensée économique du XXe siècle en remettant en cause l'idée d'un arbitrage durable entre inflation et chômage. Formé à Amherst College, il a passé l'essentiel de sa carrière à l'Université Columbia à partir de 1971. En 2006, il a été récompensé par le prix Nobel d'économie pour ses travaux sur les arbitrages intertemporels, montrant que les décisions économiques d'aujourd'hui ont des conséquences demain et que les individus ne restent pas passifs face aux politiques publiques. Nathalie Janson revient en détail sur la contribution majeure de Phelps à la compréhension de la courbe de Phillips. Alors que la macroéconomie keynésienne des années 1950-60 postulait l'existence d'un arbitrage durable entre inflation et chômage, Edmund Phelps, en même temps que Milton Friedman, a démontré que cet arbitrage ne pouvait fonctionner que temporairement, le temps que les salariés sous-estiment l'inflation. Une fois que les anticipations d'inflation s'ajustent, toute tentative de faire baisser artificiellement le chômage par l'inflation se traduit surtout par davantage d'inflation, sans gain durable sur l'emploi. Ce renversement de perspective a profondément influencé la conduite de la politique monétaire par les banques centrales depuis les années 1980. Celles-ci accordent désormais une importance centrale aux anticipations d'inflation, leur crédibilité étant devenue un actif économique majeur. Son héritage se retrouve également dans les travaux des nouveaux keynésiens comme Stanley Fischer ou Olivier Blanchard, ainsi que dans l'économie du travail avec les prix Nobel Diamond, Dale Mortensen et Christopher Pissarides. Au-delà de l'inflation et du chômage, Nathalie Janson souligne qu'Edmund Phelps s'est intéressé à de nombreux autres sujets, contribuant à ouvrir la macroéconomie aux questions de dynamique, de structures et d'institutions. Un économiste dont l'influence traverse les décennies. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
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| 6/11/26 | ![]() Qu'est-ce que l'inflation importée ? | Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique ce qu'est l'inflation importée et comment la Banque centrale européenne doit y faire face. Elle décrypte les mécanismes qui transforment une hausse des prix des matières premières en une inflation généralisée, et les dilemmes auxquels est confrontée la banque centrale pour lutter contre cette inflation sans pour autant freiner la croissance économique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 6/10/26 | ![]() L'arbitrage, le correcteur automatique de l'économie de marché | Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore le concept fondamental de l'arbitrage. Elle plonge dans les mécanismes qui permettent à l'arbitrage de jouer un rôle essentiel dans l'efficience des marchés. Nathalie Janson explique comment les arbitragistes, loin d'être de simples spéculateurs opportunistes, contribuent à rendre les marchés plus cohérents en traquant les incohérences de prix. L'auditeur découvre ainsi comment l'arbitrage agit comme une force de rappel, ramenant les prix vers une cohérence, grâce à un mécanisme décentralisé où les individus réagissent aux informations transmises par les écarts de prix. Cependant, Nathalie Janson souligne que l'arbitrage n'est pas toujours gratuit ni instantané, avec des coûts de transaction, des délais et des contraintes réglementaires qui peuvent expliquer la persistance de certains écarts de prix. L'épisode explore également les limites de l'arbitrage dans la vie courante, où les services locaux et non transportables, comme les coiffeurs ou les consultations médicales, offrent moins de possibilités d'arbitrage. Nathalie Janson explique ainsi que l'arbitrage fonctionne d'autant mieux que les biens sont homogènes, les marchés liquides, l'information disponible et les coûts faibles. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 6/9/26 | ![]() La titrisation, une invention dangereuse de la finance moderne ? | Dans ce nouvel épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique le fonctionnement de la titrisation, un mécanisme financier qui transforme des créances illiquides en titres négociables. Bien que la titrisation permette aux banques de libérer du capital et de prêter davantage, la crise des subprimes a montré ses limites lorsqu'elle est mal utilisée. Depuis 2008, des réglementations plus strictes ont été mises en place pour encadrer ce système complexe et éviter les dérives. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 6/8/26 | ![]() Forfaits mobiles : quand la concurrence fait baisser les prix, mais entrave les investissements | Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson, experte en économie des télécommunications, pour décrypter les enjeux du marché des forfaits mobiles en France et en Europe. Alors que le rachat de SFR par ses trois principaux concurrents, Orange, Bouygues Télécom et Free, est en cours de négociation, les deux invités se penchent sur les implications d'un passage de quatre à trois opérateurs sur le marché français. Elle explique que la concurrence dans la téléphonie mobile ne se résume pas seulement au nombre d'acteurs, mais dépend surtout de la menace crédible qu'un nouvel entrant vienne bousculer les pratiques en place. L'arrivée fracassante de Free Mobile en 2012, avec des offres à prix cassés, a en effet permis une forte baisse des tarifs pour les consommateurs français. Cependant, ce modèle de concurrence par les prix a également des conséquences sur la capacité des opérateurs à investir dans les infrastructures, notamment pour le déploiement de la 5G ou le renforcement de la cybersécurité. Comparant la situation française à celle des États-Unis, Nathalie Janson souligne que si les forfaits américains sont plus chers en moyenne, ils incluent souvent davantage de services. En Europe, la priorité a été donnée à la baisse des prix au détriment des investissements, ce qui fragilise la rentabilité des opérateurs. Face à ce dilemme, les autorités de la concurrence européennes sont confrontées à un défi de taille : autoriser des fusions nationales pour permettre aux opérateurs de dégager davantage de moyens pour investir, tout en veillant à préserver une concurrence saine au niveau continental. Car c'est bien à l'échelle européenne que les opérateurs doivent pouvoir se développer pour devenir des champions capables d'investir massivement dans les réseaux du futur. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 6/5/26 | ![]() Philippe Chalmin, l'œil aiguisé qui voit tout des matières premières | Plongez au cœur des enjeux mondiaux des matières premières avec Philippe Chalmin, économiste et historien réputé. Cet épisode vous emmène dans les coulisses du rapport annuel incontournable du Cyclope, véritable observatoire de la mondialisation. Diplômé d'HEC et agrégé d'histoire, Philippe Chalmin est un économiste atypique qui allie une vision à long terme et une expertise pointue des marchés des matières premières. Depuis 1986, il pilote la publication du rapport du Cyclope, un ouvrage de référence qui décrypte les tendances et les enjeux de ces marchés essentiels à l'économie mondiale. Au-delà des simples chiffres et graphiques, Philippe Chalmin nous montre comment les matières premières sont devenues un enjeu stratégique de souveraineté pour les États. Alors que la mondialisation semble s'essouffler, l'économiste nous explique comment les circuits d'approvisionnement en énergie, en métaux critiques ou en denrées alimentaires sont désormais scrutés et contrôlés par les puissances mondiales. Véritable pédagogue, Philippe Chalmin nous rappelle que les prix des matières premières ne sont pas seulement le fruit de l'offre et de la demande, mais reflètent aussi les rapports de force géopolitiques, les innovations technologiques et les tensions sur les chaînes logistiques. Une vision holistique qui permet de mieux comprendre les soubresauts de l'économie mondiale. Entrez dans les coulisses de ce rapport d'exception et découvrez comment les matières premières racontent le monde d'aujourd'hui. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 6/4/26 | ![]() Croissance française : et si l'économie se portait mieux que prévu ? | Aujourd'hui dans "Les Classiques de l'économie", Nathalie Janson analyse la situation de l'industrie française. Bien que la part de l'industrie dans l'économie ait diminué, la productivité du secteur manufacturier s'est améliorée. Cependant, la France a désindustrialisé plus rapidement que ses voisins, notamment à cause de l'évolution du coût du travail. Aujourd'hui, le tertiaire représente la majorité de l'emploi, mais tous les services ne sont pas égaux en termes de productivité. L'essor du numérique et de l'intelligence artificielle pourrait permettre de renforcer les liens entre industrie et services avancés, offrant de nouvelles perspectives pour l'économie française. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 6/3/26 | ![]() Qu'est-ce que le verdissement de la politique monétaire de la Banque de France ? | Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore le concept fascinant du « verdissement » de la politique monétaire. Alors que la Banque de France vient d'accueillir un nouveau gouverneur, Emmanuel Moulin, ce dernier s'est engagé à poursuivre l'intégration des enjeux climatiques et de la finance durable dans la conduite de la politique monétaire. Mais concrètement, qu'est-ce que cela signifie ? Elle explique que la Banque centrale européenne ne finance pas directement des projets verts, mais qu'elle peut modifier la façon dont elle achète des obligations ou accepte des titres en garantie, en favorisant les entreprises les plus vertueuses sur le plan environnemental. Ainsi, un actif « brun », c'est-à-dire exposé à des risques climatiques élevés, pourrait être valorisé avec une décote plus importante auprès de la Banque centrale. Cette stratégie de verdissement contraste avec l'approche plus prudente de la Réserve fédérale américaine, qui refuse de devenir un « climate policymaker » et préfère se concentrer sur la surveillance des risques climatiques pour le système bancaire, sans utiliser la politique monétaire pour orienter l'économie. La Banque de France, quant à elle, est présentée comme un acteur pionnier dans ce domaine. Elle a notamment contribué à la création du Network for Greening the Financial System, un réseau rassemblant plus de 160 institutions financières engagées dans la transition écologique. De plus, elle développe un indicateur climat dans la cotation des entreprises, afin d'évaluer leur exposition aux risques climatiques et la qualité de leur trajectoire de transition. Cependant, cette stratégie de verdissement de la politique monétaire soulève des questions légitimes. Certains craignent en effet un glissement du mandat de la Banque centrale, qui pourrait être tentée d'arbitrer entre secteurs verts et bruns, s'écartant ainsi de son objectif principal de stabilité des prix. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 6/2/26 | ![]() La théorie de la valeur : pourquoi une bouteille d’eau peut valoir de l’or | Aujourd'hui dans les "Classiques de l'économie", Nathalie Janson se penche sur une question fondamentale qui a occupé les économistes pendant des siècles : qu'est-ce qui détermine la valeur d'un bien ? Elle retrace l'évolution de la pensée économique sur cette question. Jusqu'à la révolution marginaliste de la fin du 19e siècle, la théorie dominante était celle de la valeur-travail, selon laquelle la valeur d'un bien était liée à la quantité de travail nécessaire pour le produire. Mais cette théorie montrait rapidement ses limites, comme le souligne Nathalie Janson à travers l'exemple d'un artisan qui passerait des mois à fabriquer une chaise que personne ne voudrait acheter. C'est la révolution marginaliste, portée par des économistes comme Jevons, Menger et Walras, qui va résoudre cette apparente incohérence. Ils montrent que la valeur ne dépend pas du travail incorporé dans le bien, mais de l'utilité que ce bien procure à celui qui le désire au moment où il le désire. Le concept clé est celui d'utilité marginale : ce qui compte, ce n'est pas l'utilité totale de l'eau en général, mais l'utilité de l'unité supplémentaire que l'on consomme, dans des conditions précises. Cela explique pourquoi l'eau, pourtant indispensable à la vie, peut être très bon marché en temps normal et devenir très chère en situation de rareté. Le prix n'est pas arbitraire, mais résulte de la rencontre entre des préférences subjectives et des contraintes objectives comme la rareté du bien, son coût de production ou la concurrence. Cette théorie subjective de la valeur a également des implications sur la lecture du rapport entre salaires et profits. Là où la théorie marxiste voyait le profit comme une part prélevée sur le travail du salarié, la théorie marginaliste montre que le salaire dépend de la productivité marginale du travail, tandis que le profit rémunère la prise de risque, l'anticipation, l'investissement et l'innovation. Comme le souligne Nathalie Janson, la valeur n'est donc pas dans les choses, mais dans le signal qu'elle envoie sur les désirs des individus ici et maintenant. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 6/1/26 | ![]() Modèles bancaires européens et américains : le choix entre stabilité et dynamisme | Dans cet épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore les différences fondamentales entre les modèles bancaires européen et américain. Elle commence par expliquer les deux principaux modèles à l'œuvre : le modèle « originate-to-hold », où la banque accorde un crédit et le conserve jusqu'à son remboursement, et le modèle « originate-to-distribute », où la banque revend les crédits qu'elle a accordés à des investisseurs sur les marchés financiers. Elle explique que l'évolution des banques américaines vers ce second modèle s'est produite dans les années 1980, face à une concurrence croissante des marchés monétaires qui ont permis aux grandes entreprises et aux ménages de se financer directement sans passer par les banques. Celles-ci ont dû alors trouver de nouvelles sources de revenus, notamment à travers la titrisation, qui consiste à transformer des crédits en titres financiers négociables. Nathalie Janson souligne que ce modèle a permis d'augmenter le volume de crédits accordés, mais peut aussi créer des problèmes d'incitation pour les banques, qui peuvent être tentées de se montrer moins attentives à la qualité des emprunteurs si elles savent qu'elles vont revendre les crédits. C'est l'une des leçons de la crise des subprimes. La professeure compare ensuite les performances des deux modèles. Si le modèle américain est généralement plus rentable, avec un ROE moyen de 12% contre 10% en Europe, le modèle européen est souvent plus stable, reposant sur une relation bancaire de long terme avec le client. Cependant, il est aussi moins agile et plus consommateur de capital. En conclusion, la professeure d'économie souligne que les deux modèles présentent des avantages et des inconvénients : le modèle européen est plus résilient et stable, tandis que le modèle américain accélère le financement de l'économie, au risque parfois de faire des sorties de route. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 5/29/26 | ![]() La vision pionnière de François Quesnay, le médecin derrière les premières représentations d'ensemble de l'économie | Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson dresse le portrait de François Quesnay, médecin du roi Louis XV. Il n'était pas économiste de profession, et pourtant, cet homme du XVIIIe siècle a eu une intuition remarquable sur le fonctionnement de l'économie. Avec son fameux « tableau économique », il a proposé l'une des premières représentations d'ensemble de l'économie, bien avant les tableaux entrées-sorties et le calcul du PIB. Il a compris que l'économie n'est pas seulement une addition de fortunes individuelles, mais un véritable circuit où la richesse se crée, circule, se distribue, puis revient alimenter la production. Contrairement à l'idée reçue, François Quesnay n'était pas un simple théoricien. Confronté aux difficultés économiques de la France de son époque, il a cherché à comprendre pourquoi un pays aussi vaste et fertile ne s'enrichissait pas davantage. C'est ainsi qu'il a développé la théorie physiocrate, selon laquelle seule l'agriculture produit un « produit net », c'est-à-dire un surplus créateur de richesse réelle. Bien que cette vision soit aujourd'hui dépassée, l'intuition du médecin reste essentielle : il faut distinguer le chiffre d'affaires de la valeur ajoutée, cette richesse nette créée par chaque entreprise. C'est ce concept de valeur ajoutée qui est au cœur de la comptabilité nationale et du calcul du PIB. Au-delà de cette découverte fondamentale, le médecin économiste a aussi eu l'idée révolutionnaire de représenter l'économie comme un système interdépendant, où la dépense des uns devient le revenu des autres dans un flux circulaire. Une vision qui a inspiré de nombreux autres économistes, d'Adam Smith à John Maynard Keynes. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 5/28/26 | ![]() Cryptomonnaie : peut-on vraiment parler de Far West ? | Dans cet épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson fait le point sur la cryptomonnaie, les nouvelles devises utilisées par les milieux criminels. Elle explique que malgré les idées reçues, les cryptomonnaies ne sont pas l'outil privilégié des activités illégales, qui préfèrent encore l'argent liquide. Cependant, elle souligne l'émergence de nouvelles tendances inquiétantes comme la hausse des arnaques et le rôle grandissant des États sous sanctions. La journaliste revient également sur les efforts de régulation en cours pour encadrer ce secteur et lutter contre les dérives. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 5/27/26 | ![]() Chômage : le marché du travail se dégrade-t-il vraiment ? | Dans ce nouvel épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson décrypte les chiffres du chômage en France. Bien que le taux de chômage soit reparti à la hausse, le taux d'emploi reste stable, proche de son plus haut historique. Cela s'explique par une augmentation du taux d'activité, notamment chez les seniors. Elle explique pourquoi le chômage n'est pas le seul indicateur à prendre en compte pour évaluer la santé du marché du travail. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 5/26/26 | ![]() Pourquoi la natalité est-elle devenue un sujet économique central ? | Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson pour évoquer la baisse de la natalité en France et ses implications économiques. La professeure d'économie commence par expliquer que la démographie n'est pas seulement une affaire privée, mais aussi un enjeu macroéconomique essentiel. Avec moins d'enfants aujourd'hui, c'est moins d'actifs demain, ce qui se traduit par une baisse de la production, des cotisations et des financements pour les retraites, la santé et la dette publique. La France, longtemps exception européenne avec un taux de natalité dynamique, voit désormais ce phénomène s'effriter. Quels sont les principaux freins à la natalité ? Elle identifie plusieurs facteurs, notamment sociologiques : les études plus longues, l'entrée tardive dans l'emploi stable, les aspirations professionnelles des femmes, l'incertitude économique, l'éco-anxiété et la difficulté de former des couples. Mais un facteur concret se dégage également : le manque de mètres carrés disponibles pour accueillir de nouvelles familles. C'est dans ce contexte que le groupe parlementaire LIOT a proposé un prêt à taux zéro pour aider les familles à acheter ou agrandir leur logement dès le test de grossesse positif et jusqu'aux 5 ans de l'enfant. Nathalie Janson analyse cette mesure avec un regard d'économiste. Si elle reconnaît que cette proposition a le mérite de prendre en compte la problématique du logement, elle souligne également ses limites. En effet, cette mesure agit sur la demande, mais ne crée pas de nouveaux logements. Dans un marché immobilier tendu, où l'offre est rigide, cela risque de faire monter les prix, au détriment des familles que l'on voulait aider. Selon elle, la vraie solution passe par une politique volontariste de construction et de libération de l'offre de logements, avant même de faciliter le financement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 5/25/26 | ![]() Pourquoi la question du chemin de fer au Royaume-Uni est-elle si compliquée ? | Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson évoque l'histoire mouvementée du rail britannique, passant de la privatisation à la nationalisation, avec des résultats mitigés. Elle revient sur les enjeux de la gestion des chemins de fer en Grande-Bretagne. Au 19ème siècle, le rail est une véritable aventure industrielle. Mais très vite, un problème apparaît : le rail est considéré comme un monopole naturel, car il est difficile de construire plusieurs lignes parallèles. C'est pourquoi de nombreux pays ont nationalisé le rail au 20ème siècle, comme la France avec la création de la SNCF en 1938 ou le Royaume-Uni avec la British Rail en 1948. Cependant, le monopole public a aussi ses défauts. Sans concurrence, une entreprise publique peut perdre en efficacité, les coûts augmentent, l'innovation ralentit et la qualité de service se dégrade. C'est pourquoi dans les années 90, le Royaume-Uni a choisi de reprivatiser son rail, en séparant l'infrastructure des services de transport. L'objectif était de discipliner les coûts et d'améliorer la qualité de service. Mais ce système a rapidement montré ses limites. Quand tout est fragmenté, chacun optimise son contrat mais personne ne pilote vraiment l'ensemble. L'accident de Hatfield en 2000 a ainsi révélé une maintenance trop externalisée et des responsabilités éclatées. La nationalisation n'est pas non plus la solution miracle, comme le montre l'exemple de l'Allemagne où la Deutsche Bahn, pourtant largement publique, est devenue le symbole du train en retard en Europe. Le sous-investissement, la bureaucratie et les mauvais choix de gouvernance peuvent aussi impacter la gestion publique. Alors, existe-t-il un modèle privé qui fonctionne ? Oui, dans une certaine mesure, comme au Japon où les grandes compagnies régionales ont intégré le rail et le train, en exploitant les trains, les gares et les infrastructures. Elles captent ainsi une partie de la valeur créée par le train. Finalement, le Royaume-Uni semble revenir vers une renationalisation du rail, un choix complexe qui illustre bien les défis de la gestion des chemins de fer. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 5/22/26 | ![]() Ben Bernanke, l'économiste aux commandes de la Fed pendant la crise des subprimes en 2008 | Dans ce nouvel épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson dresse le portrait de l'économiste Ben Bernanke, l'ancien président de la Réserve fédérale américaine, dont il a été aux commandes au moment de la crise des subprimes en 2008. Comment a-t-il réussi à éviter une nouvelle dépression dans un contexte de panique bancaire ? Quels ont été les outils non conventionnels mis en place par la Fed pour relancer le crédit et sauver l'économie ? Son action a-t-elle fait consensus ou fait-elle encore débat aujourd'hui ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
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