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LisezLaScience - HS11 - #BooktubeAEssai #5 sur l'Espace sans gravité de Florence Porcel pour Echosciences Grenoble
Jun 2, 2018
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LisezLaScience - 23 - Moi, parasite de Pierre Kerner
May 30, 2018
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LisezLaScience - 22 - Une brève histoire du temps de S. Hawking
Mar 20, 2018
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LisezLaScience - 21 - Toute la physique (ou presque) en 15 équations de B. Mansoulié et L. Bernet
Mar 13, 2018
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LisezLaScience - 20 - Mais qui a attrapé le Bison de Higgs de D. Louapre et L. Bernet
Jul 29, 2017
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| 6/2/18 | ![]() LisezLaScience - HS11 - #BooktubeAEssai #5 sur l'Espace sans gravité de Florence Porcel pour Echosciences Grenoble | Dans le cadre des #BooktubesAEssai d'Echosciences Grenoble, j'ai eu la chance de pouvoir présenter en vidéo un livre que j'ai beaucoup apprécier lire : "L'espace sans gravité" de Florence Porcel. Vous pouvez maintenant retrouver l'audio dans le flux de Lisez La Science. L'espace sans gravité - F. Porcel - crédit : Marabout Et l'auteur, Florence Porcel. FlorencePorcel - Antarès0702 [CC BY-SA 3.0] - depuis Wikimedia Commons Pour ceux qui veulent voir la vidéo correspondante, la voici. http://www.youtube.com/watch?v=naJCmwvE7TM Si vous souhaitez avoir accès aux sous-titres, Marion Sabourdy, grâce à qui tout ceci (les sous-titres, la vidéo, les #BooktubeAEssai, entre autres ...) a été rendu possible, les a ajouté et vous pouvez y accéder en cliquant en bas à droite sur "Paramètres" (la petite roue), puis "Sous-titres" et vous aurez accès aux sous-titres en français (choisissez ceux qui n'ont pas été générés automatiquement). Ce #BooktubeAEssai est le cinquième d'une liste qui a pour vocation à grandir et je vous conseille fortement d'aller voir les autres épisodes qui sont vraiment top : https://www.echosciences-grenoble.fr/dossiers/les-booktubes-a-essai-d-echosciences-partagez-vos-lectures-de-sciences-en-video Dans la description de la vidéo de ce #BooktubeAEssai sur Youtube, vous pouvez retrouver un certain nombre de liens concernant l'ouvrage, mais aussi Florence Porcel que je vous remets ici : Fiche du livre : https://www.marabout.com/lespace-sans-gravite-9782501117739 Site internet de Florence Porcel : http://www.florenceporcel.com/ Compte Twitter de Florence Porcel : https://twitter.com/FlorencePorcel Page YouTube de la Galaxie de Florence Porcel : https://www.youtube.com/channel/UC9HapjjoLqdDNwKEWQRaiyA Spatialiste, la playlist : https://www.youtube.com/watch?v=yNzIsy562A0&list=PLGTCVNuFdiprEo4wb6umwWDXCHv3PP-yJ La folle histoire de l'exoconférence : https://www.youtube.com/watch?v=isY82PUvYNMLivres cités dans la vidéo L'espace sans gravité de Florence Porcel ISBN : 2501117735 (ISBN13 : 978-2501117739) Auteur : Florence Porcel Nombre de pages : 192 pages Date de parution : 19/10/2016 chez Marabout au sein de la collection Loisirs Illustrés Prix : 15€ chez Amazon et à la Fnac La folle histoire du système solaire de Florence Porcel ISBN : 2100761846 (ISBN13 : 978-2100761845) Auteur : Florence Porcel Nombre de pages : 176 pages Date de parution : 20/09/2017 chez Dunod Prix : 14,90€ chez Amazon et à la Fnac Mars Horizon de Florence Porcel et Erwann Surcouf ISBN : 2756085537 (ISBN13 : 978-2756085531) Auteur : Florence Porcel (scénario) et Erwann Surcouf (illustrations) Nombre de pages : 120 pages Date de parution : 08/03/2017 chez Delcourt Prix : 16,50€ chez Amazon et à la FnacVous pouvez enfin retrouver l’ensemble des livres cités sur la liste goodreads associée à ce podcast sur le compte de LisezLaScience. Les livres seront placés sur des “étagères” spécifiques par épisode et ceux de celui-ci sont sur l’étagère “lls-hs-11” : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-hs-11 | — | ||||||
| 5/30/18 | ![]() LisezLaScience - 23 - Moi, parasite de Pierre Kerner | Moi, parasite - P. Kerner - crédit : éditions Belin Dans cet épisode j'ai eu la chance de pouvoir échanger avec Pierre Kerner à propos de son livre "Moi, parasite" publié aux éditions Belin et illustré par Alain Prunier et Adrien Demilly. Pierre Kerner - crédit : Lyon Science Les références des livres évoqués Moi, parasite de Pierre Kerner et illustré par Alain Prunier et Adrien Demilly ISBN : 2410007759 (ISBN13 : 978-2410007756) Auteur : Pierre Kerner Nombre de pages : 192 pages Date de parution : 14/03/2018 chez Belin dans la collection "Science à plumes" Prix : 20€ chez Amazon et la Fnac I Contain Multitudes: The Microbes Within Us and a Grander View of Life de Ed Yong ISBN : 1784700177 (ISBN13 : 978-1784700171) Auteur : Ed Yong Nombre de pages : 368 pages Date de parution : 07/09/2017 chez Vintage Prix : 10,24€ chez Amazon Jamais seul : Ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations de Marc-André Selosse ISBN : 2330077491 (ISBN13 : 978-2330077495) Auteur : Marc-André Selosse Nombre de pages : 370 pages Date de parution : 14/06/2017 chez Actes Sud Editions dans la collection Nature Prix : 24,50€ chez Amazon et la Fnac La Peste d'Albert Camus ISBN : 2701161665 (ISBN13 : 978-2701161662) Auteur : Albert Camus Nombre de pages : 352 pages Date de parution : 29/03/2013 chez Belin - Gallimard dans la collection ClassicoLycée Prix : 9,27€ chez AmazonVous pouvez enfin retrouver l’ensemble des livres cités sur la liste goodreads associée à ce podcast sur le compte de LisezLaScience. Les livres seront placés sur des “étagères” spécifiques par épisode et ceux de celui-ci sont sur l’étagère “lls-23” : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-23 | — | ||||||
| 3/20/18 | ![]() LisezLaScience - 22 - Une brève histoire du temps de S. Hawking | Une brève histoire du temps - S. Hawking - crédit : Flammarion Quelques liens pour accompagner l'écoute LisezLaScience - 17 - L'Univers à Portée de Main de Christophe Galfard avec Sébastien Carassou Étagère sur goodreads.com des livres cités durant l'épisode 22Le livreUne brève histoire du temps de Stephen HawkingISBN : 2081404346 (ISBN13 : 978-2081404342) Auteur : Stephen Hawking Nombre de pages : 245 pages Date de parution : 04/10/2017 chez Flammarion au sein de la collection Champs Sciences Prix : 6€ chez Amazon et à la Fnac L'Univers à Portée de Main de Christophe GalfardISBN : 2081422204 (ISBN13 : 978-2081422209) Auteur : Christophe Galfard, Traduction : Eva Roques et Thierry Piélat Nombre de pages : 448 pages Date de parution : 8/11/2017 chez Flammarion Prix : 19,90€ chez Amazon et à la Fnac Moi, Parasite de Pierre KernerISBN : 2410007759 (ISBN13 : 978-2410007756) Auteur : Pierre Kerner, Illustrations : Alain Prunier et Adrien Demilly Nombre de pages : 192 pages Date de parution : 14/03/2018 chez Belin dans la collection Sciences à plumes Prix : 20€ chez Amazon et à la Fnac Santé, science, doit-on tout gober ? de Florian GouthièreISBN : 2410009301 (ISBN13 : 978-2410009309) Auteur : Florian Gouthière Nombre de pages : 240 pages Date de parution : 21/11/2017 chez Belin Prix : 18€ chez Amazon et à la Fnac E=mc2, l'équation de tous les possibles de Christophe GalfardISBN : 2081408511 (ISBN13 : 978-2081408517) Auteur : Christophe Galfard, traduction : Eva Roques Nombre de pages : 144 pages Date de parution : 07/06/2017 chez Flammarion Prix : 12€ chez Amazon et à la Fnac Georges et les secrets de l'univers de Stephen Hawking, Lucy Hawking et Christophe GalfardISBN : 2266176455 (ISBN13 : 978-2266176453) Auteur : Stephen Hawking, Lucy Hawking et Christophe Galfard, illustrations : Garry Parsons, traduction : Frédérique Fraisse Nombre de pages : 288 pages Date de parution : 06/09/2007 chez Pocket Jeunesse Prix : 18,50€ chez Amazon et à la Fnac | — | ||||||
| 3/13/18 | ![]() LisezLaScience - 21 - Toute la physique (ou presque) en 15 équations de B. Mansoulié et L. Bernet | Toute la physique en 15 équations – B. Mansoulié – crédit : Flammarion Quelques liens pour accompagner l'écoute Le book de Lison BernetLe livreToute la physique ou presque de Bruno Mansoulié et illiustré par Lison BernetISBN : 2081404265 (ISBN13 : 978-2081404267) Auteur : Bruno Mansoulié : Illustration : Lison Bernet Nombre de pages : 160 pages Date de parution : 15/02/2017 chez Flammarion Prix : 17€ chez Amazon et à la Fnac existe aussi en format Kindle ou ePub pour 11,99€ | — | ||||||
| 7/29/17 | ![]() LisezLaScience - 20 - Mais qui a attrapé le Bison de Higgs de D. Louapre et L. Bernet | Mais qui a attrapé le bison de Higgs - D. Louapre - Flammarion - crédit : science étonnanteQuelques liens pour accompagner l'écoute Le blog de David Louapre : Science Étonnante La chaîne Youtube de David Louapre Le book de Lison BernetLe livreMais qui a attrapé le bison de Higgs de David Louapre et Lison BernetISBN : 2081364131 (ISBN13 : 978-2081364134) Auteur : David Louapre et Lisez Bernet Nombre de pages : 178 pages Date de parution : 17/02/2016 chez Flammarion Prix : 17€ chez Amazon et à la Fnac | — | ||||||
| 4/27/17 | ![]() LisezLaScience – 19 – Le Top 14 Des Découvertes Scientifiques Qui N'Ont Servi A Rien de A. Kroh et M. Veyssié | Le top 14 des découvertes scientifiques qui n'ont servi à rien de A. Kroh et M. Veyssié - Flammarion Quelques liens pour accompagner l'écoute Une revue du petit traité de l'imposture scientifique d'Aleksandra Kroh La fiche babelio d'Aleksandra Kroh La page wikipedia de Madeleine Veyssié La liste des ouvrages de Madeleine Veyssié que vous pouvez trouver à la fnac L'épisode que j'ai fait à propos du livre de Michel De Pracontal "L'imposture Scientifique en 10 leçons"Le livreLe top 14 des découvertes scientifiques qui n'ont servi à rien de Aleksandra Kroh et Madeleine VeyssiéISBN :2081375877 (ISBN13 : 978-2081375871) Auteur : Aleksandra Kroh et Madeleine Veyssié Nombre de pages : 192 pages Date de parution : 27/04/2016 chez Flammarion Prix : 17€ chez Amazon et à la Fnac | — | ||||||
| 4/20/17 | ![]() LisezLaScience - HS10 - De l'intérêt de lire la science pour être un bon citoyen | Version audio du billet paru le 15/10/2014 et mis à jour le 20/04/2017. Vous pouvez retrouver le billet correspondant ici : De l'intérêt de lire la science pour être un bon citoyen | — | ||||||
| 7/11/16 | ![]() LisezLaScience - HS9 - La vie de Nikola Tesla - 2/2 - Dossier pour Podcastscience | Tesla: un nom qui en dehors de la marque de véhicules électriques et de l'unité de mesure du champ magnétique, n'est que rarement associé à l'inventeur américain d'origine serbe né au XIXème siècle et qui participa à l'essor du courant alternatif qui est aujourd'hui indispensable à notre monde.Après avoir découvert son ascension jusqu’à la gloire dans l’épisode précédent sur Nikola Tesla, nous allons découvrir dans celui-ci la deuxième partie plus sombre de sa vie et nous débunkerons aussi un certain nombre de fausses idées à son propos.Ce dossier a été réalisé pour Podcastscience et a été présenté en premier lors du live du 21 juin 2016. Vous pourrez aussi le retrouver sur le site de podcastscience. La suite du succès Dans l’épisode précédent nous avons découvert Tesla, son enfance, son éducation, la création du moteur AC polyphasé et son apothéose avec l’utilisation de ses concepts pour dompter les chûtes du Niagara. Nous avons déjà eu l’occasion d’explorer certains mythes autour de Tesla, notamment concernant l’invention du courant alternatif (non il ne l’a pas inventé) et ce qu’il a pu faire autour du moteur à courant alternatif (il a mis au point un moteur et déposé un brevet en premier, mais dans un contexte où l’idée était dans l’air).Après ce succès, Tesla est retourné à son laboratoire pour reprendre ses recherches et notamment sur la transmission d’énergie sans fil, mais pas uniquement. En effet, avec ses conférences en Europe, il a pu intégrer le fait qu’il pouvait aussi transmettre des messages sans fil. Et tout ceci à travers la Terre.Tesla continua des faire des conférences entre fin 1892 et 1893 pour mettre en avant ses recherches et émerveiller le public. A Philadelphie et à Saint Louis aux Etats-Unis il exploitait l’effet de peau pour passer pour un magicien et illuminer des ampoules et des tubes fluorescents ou provoquer la création d’arc électriques …Tesla holding a gas-filled phosphor coated wireless light bulb which he developed in the 1890's, half a century before fluorescent lamps come into use. Published on the cover of the Electrical Experimenter in 1919.Dans la foulée de ces conférences, Tesla repris son système de plaques avec sa bobine de Tesla et fut capable de recevoir de manière intermittente des signaux jusqu’à une distance de 2 kilomètres. En fait il ne comprenait pas pourquoi des fois il captait des signaux et des fois il n’en captait pas. Il semble que comme son générateur électrique n’avait pas forcément toujours la même vitesse de rotation, la fréquence des ondes qu’il générait n’était pas fixe, mais variait. Et comme il avait mis au point son système pour répondre à une fréquence en particulier et bien des fois, il perdait le signal (un peu comme quand sur votre radio vous vous éloignez un peu de la fréquence de la chaîne que vous écoutez).En perfectionnant ses systèmes électriques pour rendre les fréquences plus stables, Tesla aboutit à un système générant des vibrations mécaniques qui pouvait être agréable pour les humains. La sérendipité dont Alan avait déjà eu l’occasion de parler dans des évènements précédents.. Mark Twain que Tesla comptait depuis quelques temps parmi ses amis vint d’ailleurs la tester. L’histoire retient qu’après en avoir reconnu les effets bénéfiques il dût se précipiter aux toilettes pour accomplir ses besoins, la machine ayant provoqué quelques mouvements intestinaux imprévus[1] …La légende voudrait que Tesla ait accroché un oscillateur mécanique équivalent à la structure de son laboratoire des années plus tard et cela aurait provoqué un mini tremblement de terre, même si de forts doutes existent[2]. En fait l’idée derrière ce genre de chose c’est que son oscillateur vibrait en résonance avec la structure du bâtiment et faisait un peu comme pour les soldats marchant au pas à la fréquence de résonance d’un pont jusqu’à ce qu’il s’écroule.A cette époque-là Tesla répétait que les ondes EM n’étaient pas capables de transporter de l’information[3] et pour lui, ces expériences qu’il réalisait démontraient plutôt ses idées de courant à la Terre … Il alla ainsi dans une direction opposée aux autres personnes travaillant sur la radio en tentant de maximiser le courant passant par la Terre et diminuant au maximum les ondes EM pouvant être générées.C’est d’ailleurs à cette époque que Tesla développe son idée de pouvoir pomper un peu d’énergie dans la Terre et en récupérer énormément via la résonance. Conviction provenant de quelques expériences mal interprétées qu’il cherchera à valider expérimentalement les années suivantes. En effet, il avait deux analogies en tête : d’une part il pensait que comme pour un orage, un éclair déclenchant une grande chute de pluie, une petite impulsion pouvait selon lui déclencher un gros résultat. D’autre part, il pensait aussi que la résonance pouvait impliquer des résultats beaucoup plus important que si on ne prenait pas en compte la fréquence propre du système que l’on étudiait. Son idée importante qu’il va ainsi tenter de développer pendant le reste de sa vie est donc la suivante : si l’on envoyait une impulsion à la fréquence de résonance de la Terre, on pouvait arriver à renforcer les impulsions et obtenir à la sortie (un autre point sur la Terre) une quantité importante d’énergie.N. Tesla, Famous Scientific Illusions, “Electrical Experimenter”, Février 1919, p 692-694Mais revenons aux travaux de Tesla. Après avoir breveté ses inventions (ces oscillateurs), il tenta la même approche que celle qu’il avait entrepris avec Peck et Brown pour le moteur AC. Il chercha à se rapprocher du gratin New Yorkais pour entrer en contact avec des investisseurs et la presse et il y réussit[4]. Ceci lui permettrait de faire parler de ses inventions et trouver des fonds pour les développer[5] …Tesla s’associa ainsi de nouveau à Brown (mais pas à Peck mort en 1890) et à Adams (celui des chutes du niagara). Adams finança la société et tenta de trouver d’autres investisseurs. Mais en 1893 les états-unis était dans une crise financière. Malgré les efforts de Brown et Adams pour trouver des investisseurs et de Tesla pour arriver à en faire parler dans la presse et faire des conférences toutes plus magiques et extravagantes, ce fut un échec[6] cuisant du point de vue business même si Tesla continuait ses recherches. Nouveau labo, Rayons X et bateau commandé à distance Malheureusement tout ce que Tesla avait pu entreprendre dans son laboratoire pris fin prématurément quand un feu se déclara le 13 mars 1895. Il n’avait pas pris d’assurance pour son laboratoire et perdit donc tout l’argent qui avait pu être investi dans son matériel et tout le travail qu’il avait pu réalisé …Suite à cet évènement il emménagea dans un nouveau laboratoire sur Houston Street à New York. En novembre 1895 il entendit parler de la découvert de Roentgen à propos des rayons X. En découvrant ces travaux Tesla fit ce qu’il avait pu faire avec d’autres découvertes dont il avait parlé : il chercha à mieux les comprendre pour tenter de les reproduire et voire l’exploitation commerciale possible.Sauf qu’il comprit rapidement que ce qu’il avait pris pour une erreur dans une photo prise de Mark Twain avec des tubes Geissler était en fait lié aux rayons X. En effet, sur la plaque photographique se trouvait “imprimé” une partie du mécanisme de l’appareil photo et pas Mark Twain….Certains estiment, comme Margaret Cheney par exemple que c’est la preuve que Tesla aurait ainsi découvert les rayons X en premier. Je ne pense clairement pas que l’on puisse dit que Tesla en fut le découvreur, sinon il en aurait parlé, il aurait publié des choses dans les journaux comme il pouvait le faire sur d’autres sujets, etc. Et selon moi c’est d’autant plus vrai qu’il n’a d’ailleurs jamais réclamé la paternité des rayons X. Par la suite il réalisa d’autres expériences mais les brûlures resenties par les sujets et le fait que peu d’entreprises étaient susceptibles de pouvoir écouler ce type de matériel[7] lui firent arrêter son travail sur les rayons X.A la suite de ces recherches il entreprit de développer ce qu’il appelait la téléautomatique. Il avait depuis longtemps en tête le fait que les humains étaient des automates réagissant à des stimulis externes. Depuis les quelques cours qu’il eut l’occasion de suivre à Prague lors de sa jeunesse en Europe notamment. C’est une idée dont j’ai déjà eu l’occasion de parler dans l’épisode précédent.. Dans la suite d’un cours de Carl Stumpf, qu’il eut lors de son passage à prague, celui-ci enseigna en effet à Tesla le principe de l’esprit en tant que table rase où rien n’est inné et tout n’est que réponse aux stimuli des sens. Ce concept accompagna Tesla tout au long de sa vie et forma son point de vue sur l’Homme en tant qu’automate et ces idées de téléautomatique.Basé sur ces idées et les analogies qu’il avait en tête, il pensait qu’il était possible de développer des robots qui puissent être aussi réalistes que les humains dans leurs réactions. Entre 1897 et 1899 Tesla décida de mettre en place un robot sous forme de bateau sans humain à bord qui pourrait être utilisé comme une torpille dans les guerres. Notamment comme celle qui opposait les états-unis à l’Espagne depuis avril 1898.http://nikolatesla12germain.weebly.com/blog/nikola-tes-whoIl en fit diverses démonstrations, notamment à JP Morgan, le fameux homme d’affaires dont la banque est liée aux problèmes des subprimes il y a quelques années, et Hammond un homme d’affaires impliquée dans la marine. Ce dernier souhaita investir dans le développement de cette technologie. Tesla continua ses travaux, en construit un exemple plus grand, et déposa un brevet fin 1898. Il envisagea aussi pour des aspects sécurité de diffuser deux signaux qui, uniquement si ils étaient présents, pouvaient activer le système (une porte logique en somme, même si il ne l’appelle pas comme ça).Il en fit la démonstration en Mai 1898 et la foule fut conquise. Malheureusement, cette invention ne fut jamais développée commercialement. Il semble qu’un certain nombre d’inventeurs aient proposé à l’époque des inventions à la marine américaine (Edison le fit aussi d’ailleurs), mais peu d’entre elles, voire quasiment aucune ne furent retenue.Ce travail sur la téléautomatique ne l’empêchait pas de continuer ses recherches sur la transmission d’énergie sans fil. Dans la foulée de ses travaux sur le courant à travers la Terre, il cherchait à voir de quelle manière il pouvait fermer, de la manière la plus efficace le circuit électrique qu’il pensait former avec son courant à la terre. Je rappelle qu’il avait vraiment une vision électricienne des choses.Ses travaux sur les tubes fluorescents où il les illuminait en faisant un vide poussé le firent arriver à la conclusion qu’il pouvait utiliser l’air raréfié de la haute atmosphère pour conduire de l’électricité.Afin de poursuivre ses recherches (et oui, tout cela coûtait de l’argent, d’autant plus qu’il avait toujours beaucoup d’idées en même temps) il s’associa au riche homme d’affaires John Jacob Astor (qui possédait notamment l’un des hôtels les plus luxueux de New York le Waldorf Astoria) qui accepta d’investir 100000 dollars dans sa société.By Published on LIFE [Public domain or Public domain], via Wikimedia CommonsTesla devait en effet avancer et mettre en application les recherches qu’ils menaient sur ces différentes sujets. En effet, pendant que Tesla développait ces idées, Marconi en Europe, dans la suite de Hertz, tentait d’utiliser les ondes EM pour envoyer des messages. Et avec succès. Entre 1898 et 1899, Marconi étendit la portée de ses instruments, notamment jusqu’à ce qu’en mars 1899 il arrive à transmettre un message à travers la Manche. Tesla commençait à sentir le vent tourner et entre le dénigrement des travaux de Marconi et des prétentions surréalistes de transmission de message de par le monde, il se lança dans la mise au point d’un système de communication sans fil à l’échelle mondiale. Et ceci se ferait au Colorado. Tesla et Colorado Springs Building at Tesla's Colorado Springs Laboratory, National Museum of American HistorySon objectif, avec l’installation qu’il fit en mai 1899 à Colorado Springs, était de s’assurer de sa capacité de transmettre des courants à travers la terre et les faire revenir dans l’atmosphère vers n’importe quel point. La construit qu’il fit réaliser fut d’ailleurs la plus grande bobine Tesla construite avec près de 15m de haut[8].Durant sa présence à Colorado Springs, Tesla semble avoir découvert pendant un orage des ondes électriques stationnaires dans la croûte terrestre. Ces ondes stationnaires[9] apparaîssent quand deux ondes de même fréquence et même amplitude en sens opposé forment des points fixes dans le temps[10].By No machine-readable author provided. LucasVB assumed (based on copyright claims). [Public domain], via Wikimedia CommonsTesla pensait que cela pouvait dire que la Terre était un conducteur de taille limitée et qu’avec ce principe il pouvait avoir un rayon d’impact bien plus grand que ce que faisait Marconi.Au cours de ces travaux Tesla pense recevoir en juillet 1899 un signal provenant de l’espace. Histoire de ne pas se ridiculiser, il tente de disqualifier toutes les hypothèses terrestres qu’il peut imaginer, mais au final, il en arrive à la conclusion que ce signale ne peut être terrestre et doit provenir de Mars, présente dans le ciel ce jour-là.Giovanni Schiaparelli [Public domain], via Wikimedia CommonsA l’époque Mars était la vedette des planètes. Entre Schiaparelli et ses canaux et Lowell qui avait annoncé qu’il y avait de la vie intelligente sur Mars, cela pouvait faire sens pour Tesla.Vous devez tous vous demander : mais qu’en était-il réellement? Des analyses ultérieures semblent plutôt aller vers l’émission de signaux par Io lors d’un passage dans un anneau de particules chargées autour de Jupiter qui se trouvait à l’époque dans la même zone du ciel que Mars. Tesla a peut-être reçu un signal n’étant en effet pas terrestre, mais il n’avait rien à voir avec Mars …Mais revenons à la tour de Tesla.. Une fois finit d’être construite, il entreprit divers tests de ses concepts. Le problème avec les expériences qu’il réalisé à Colorado Springs, c’est qu’elles se firent majoritairement sans témoin sans témoin direct autre que lui-même[11] et ceci à la différence de Marconi qui faisait toujours des démonstrations en public! En effet, les témoignages de ses assistants semblent pointer vers le fait que Tesla voulait être seul afin de réaliser les observations de sa transmission sans fil en dehors de sa tour et eux devaient opérer les machines dans la tour.Dans le film le prestige il y a d’ailleurs une scène où l’on voit les acteurs devant un terrain où il y a des ampoules qui seraient soi-disant illuminées par le système de Tesla. Malheureusement, comme dit précédemment, les prétentions de Tesla n’ont jamais eu de témoin à part lui-même...http://peswiki.com/images/am1m1mafp3u2sgf9s2kejxjkwop224k3.jpg Christopher Nolan, Le prestigePour Tesla, à partir du moment où il avait pu tester son principe a courte distance, cela devait forcément fonctionner à longue distance … En passant c’est à cette installation de Colorado Springs qu’il fit en double exposition une des photos les plus célèbres le concernant.See page for author [CC BY 4.0 (http://creativecommons.org/licenses/by/4.0)], via Wikimedia CommonsTesla aurait témoigné avoir su produire de la foudre en boule au sein de ses notes le 3 janvier 1900[12]. Malheureusement, d'après Carlson[13], il n’y a pas vraiment consensus, ne serait-ce que sur la possibilité physique qu’il soit possible d’en produire. Point que Steven Novella semble aussi avancer lors de l’épisode de son podcast sur le culte voué à Tesla dans les milieux new age[14].Toujours est-il que Tesla pensait être arrivé à l’aboutissement de ses recherches, tout du moins de l’obtention de suffisamment de preuves allant dans le sens de ses hypothèses. Pour lui la transmission d’énergie sans fil était possible, vers n’importe quel point du globe, à une vitesse quasi instantanée et sans diminution notable de puissance… On est loin de ce que la science basée sur des faits et reproduite pourrait dire aujourd’hui... Wardenclyffe Comme en 1887 avec son moteur, Tesla voulait trouver des investisseurs pour financer le développement des idées prototypées à Colorado Springs et une entreprise pour acheter son idée.Tesla continuait d’abreuver les journaux de déclarations de plus en plus fantaisistes, que ce soit dans son article plus philosophique, pour ne pas dire autre chose, sur la façon d’augmenter l’énergie de l’Humanité qu’il pu publier dans le magazine Century dont il connaissait l’un des membres influents. Où que ce soit ceux où il expliquait que la glace pouvait permettre de mieux transmettre jusqu’à Londres l’électricité produite aux Chutes du Niagara… Il expliquait aussi pouvoir transmettre des messages à l’autre bout du monde (afin d’attirer des investisseurs) et Marconi réfutait ces affirmations.C’est sur fin 1900 que Tesla pu rencontrer JP Morgan afin de lui parler de ses plans. Entre le potentiel usage que ce dernier pourrait en faire et les arguments de Tesla en terme de brevets, il semble qu’il arriva à le convaincre d’investir. Morgan conclu donc de fournir 150000 dollars à Tesla en échange de 51% des parts dans l’entreprise[15].Tesla se mis donc à travailler à partir de Novembre 1901 à la construction de sa tour qu’il érigea à LongIsland sur un site qu’il nomma Wardenclyffe.https://thevelvetrocket.com/2010/03/17/nikola-teslas-wardenclyffe-tower-and-laboratory/Mais la construction ne se passa pas comme prévu. Tesla avait vu trop grand.En effet, pour calculer la puissance de sa tour, il se basa sur les expériences qu’il avait réalisé à Colorado Springs. Et d’après celles-ci il se dit qu’il devait exploiter des ondes stationnaires autour de la Terre à une fréquence proche de 6Hz. Pourquoi est-ce que je vous parle de cela vous allez me dire ?En fait en 1950 un certain Schumann théorisa l’existence d’une fréquence de résonance pour des ondes qui se propageraient entre la haute atmosphère et le sol. En 1960 ces ondes furent observées expérimentalement[16] et on se mit donc à parler de résonance de Schumann. Comme ces ondes ont une fréquence autour de 7-8 Hz certains n’hésitent pas à dire que Tesla avait découvert se phénomène bien avant Schumann...Mais Tesla n’avait pas estimé correctement les coûts induits par une tour à la taille qu’il avait estimé. Ainsi, entre les problèmes d’argent générés par la construction, les équipements nécessaires, les dizaines voire centaines de salariés, où ses relations très compliquées avec Morgan (il y a des lettres que présente Seifer qui sont assez hallucinantes de la part de Tesla), il eu du mal à avancer.Marconi, de son côté, développait son idée de pouvoir transmettre des signaux par delà l’Atlantique. Entre le dépôt de brevets et la construction d’antennes géantes, il arriva à le faire effectivement en décembre 1901 entre le Newfoundland au Canada et l’Angleterre.L’histoire semble avoir cependant effacé une partie du scepticisme de l’époque sur la réalité du message que seul Marconi et son assistant auraient entendu. En effet, peu de personne pensait que les ondes pouvait effectivement voyager entre les deux points à cause de la rotondité de la Terre[17]. Mais la presse et les experts voulaient y croire. D’autant plus que Tesla expliquait à tout va que cela était possible. C’est une seconde démonstration, publique celle-ci, et réalisée sur un bateau qui voyageait d’Angleterre jusqu’en Amérique, qui finit de convaincre de la réalisation de Marconi. On peut dire que d’une certaine manière, toutes les déclarations fantasques de Tesla ont peut être diminué le scepticisme de rigueur qui aurait pu prévaloir lors de la première annonce de son rival Marconi.Tesla, de son côté, était cruellement à court d’argent et il ne cessait d’envoyer des lettres toujours plus pressantes à Morgan pour qu’il continue d’investir. Mais celui-ci décida de mettre un terme à ses échanges avec Tesla en 1893[18]. Malheureusement pour Tesla, ses déclarations toujours plus fracassantes dans la presse ainsi que le fait qu’il ait donné 51% de son entreprise à Morgan ont fait fuir tout les potentiels investisseurs et le plongèrent dans une crise financière profonde. Ces échecs le firent tomber en dépression en 1906 et il dut abandonner ses travaux à Wardenclyffe. En fait il abandonna même à ce moment-là, et pour le reste de sa vie, ses travaux sur la transmission d’énergie sans fil. Les turbines Tesla En récupérant de son nervous breakdown, il chercha à se tourner vers le développement de composants mécaniques et afin de pouvoir satisfaire sa volonté de voler qu’il avait depuis enfant, il voulu développer un nouveau type de turbine. L’idée principe de sa turbine était que la viscosité de l’air (la résistance au déplacement d’un fluide grosso modo) pouvait être utilisée pour faire tourner des disques attaché à l’axe[19]. Par comparaison, dans une turbine classique, ce sont les pales qui sont mises en mouvement par le passage du fluide qui vient les pousser.http://fr.slideshare.net/sougandhs02/a-seminar-on-tesla-turbinesUne fois un prototype mis au moins à travers une nouvelles société, il en fit démonstration en 1911-1912, mais ce fut, encore, un échec cuisant. Malgré un faible investissement du fils de JP Morgan en 1913, personne ne vit d’intérêt dans un système qui était de plus incapable de supporter de fortes charges. Alors c’est vrai qu’il y a une ou deux sociétés qui les ont commercialiser, mais cela reste très loin d’une usage à l’échelle industriel ... Nobel, déchéance et la fin de Tesla En dehors du fait que Marconi reçu en 1909 le prix nobel en reconnaissance de ses travaux en lien avec la télégraphie sans fil, c’est une autre affaire étrange qui impliqua Tesla, Edison, et le comité Nobel.Le New York Times prétendit en effet que Tesla et Edison devaient recevoir le prix Nobel en 1909. Mais il s’avéra que ce ne fut pas le cas et il fut décerné aux père et fils Bragg pour l’analyse de la structure des cristaux grâce aux rayons X[20]. Des histoires courent selon lesquelles Tesla et Edison l’auraient refusé car ils ne voulaient pas le recevoir avec l’autre … Mais rien ne semble appuyer cette thèse.En 1916 Tesla reçu la Médaille d’honneur de l’AIEE. Au départ il ne souhaitait pas la recevoir car cette médaille est aussi appelée Médaille Edison, mais le lobbying du président de l’AIEE fit son effet et Tesla accepta de la recevoir. L’histoire notera que peu de temps avant de faire son discours, il disparût de la salle de réception et du bâtiment au grand desarroi des organisateurs. Après quelques recherches aux alentours il ne fut retrouvé que plusieurs minutes plus tard dans un parc non loin de là, entouré de pigeons ….A la même époque Tesla se montrât très suspicieux, pour ne pas dire plus, concernant la théorie de la RG qu’Einstein avait théorisé. Il alla même, quelques années plus tard expliquer qu’Einstein se trompait avec sa notion de courbure de l’espace-temps et que selon lui c’était complètement impossible ...Dans les années qui suivirent, un certain nombre de procès ont été intentés contre Marconi, ou par celui-ci dans le cadre des brevets sur les bases de la radio. Ce n’est pas avant 1935 que la paternité de Tesla fut reconnue par les tribunaux américains. Ne vous méprenez pas. Marconi avait quand même reconnu qu’il utilisait des inventions de Tesla et certes, les brevets de base étaient au nom de ce dernier, mais c’est surtout Marconi et des hommes comme Fessenden et DeForest qui en firent la promotion et le développement économique. Il faut savoir que la société créée par Marconi pour vendre des radios aux U.S.A est devenu RCA par la suite. Société que vous connaissez peut-être de nom..L’histoire de Wardenclyffe se finit effectivement en 1917 quand la tour fut détruite et en 1921 quand la propriété du terrain fut transmise au propriétaire du Waldorf-Astoria en paiement des notes d’hôtel jamais réglées par Tesla.Toutes ces déconvenues et ses déboires firent de Tesla un reclus. Il ne s’arrêta jamais vraiment de travailler et en 1931, pour son 75eme anniversaire, une fête se tint à laquelle des témoignages de grands noms de la science furent lus(on peut noter Einstein, Lodge, Millikan et d’autres). Chacune des années suivantes, Tesla organisa un évènement du même type. Il s’agissait pour lui à chaque fois d’une occasion pour annoncer de nouvelles découvertes … En 1931 un moteur fonctionnant aux rayons cosmique. En 1934 son fameux rayon de la mort … Il prétendait détruire 10000 avions en vol à plus de 250 miles de distance … Un document semble validé qu’il ait réfléchi à la question, mais toutes les analyses suivantes et notamment celle d’un certain Trumpp (c’est pas le même cherchez pas!) en 1943, tendent à dire que ce système n’était pas à la hauteur des prétentions de Tesla.Tesla semble même avoir donné, en compensation d’une note de 400 dollars, une boîte contenant soi-disant un modèle de son arme (il estimait sa valeur à 10000 dollars), au gérant de l’hôtel où il résidait. Tout en précisant bien qu’il ne devait pas ouvrir la boîte sous peine d’explosion. A postériori il s’avéra que Tesla s’était moqué d’eux et que la boîte ne contenait rien d’autres que des pièces détachées utilisées pour la radio.Certaines déclarations de Tesla tendent à corroborer le fait qu’il fut en contact avec divers gouvernements concernant cette arme jusqu’en 1940 : soviétiques, américains ou anglais notamment, mais rien n’atteste qu’un tel rayon ait été mis au point par quiconque.Nikola Tesla with King Peter of Yugoslavia in Hotel New Yorker on July 15, 1942. Tesla's nephew, Sava Kosanovic, is third from the left. Crédit : http://www.teslasociety.com/tesla_reception.htmA partir de 1942 Tesla passait beaucoup de son temps dans son lit. Entre une diète quasi exclusivement à base de lait et un accident en 1943, sa mémoire semblait flancher complètement. Il voulut même faire envoyer de l’argent à Marc Twain, mort 25 ans plus tôt…Il mourut finalement le 7 janvier 1943 d’une attaque cardiaque. Des témoignages parvinrent de tout les coins du monde pour acclamer son inventivité et le rôle qu’il joua dans l’établissement du courant alternatif dans le monde.Après sa mort ses papiers et une bonne partie de ses notes furent prises par le gouvernement américain (pour les étudier afin de voir si ses prétentions d’arme de fin du monde ou autre étaient vraies) avant d’être restitués à sa famille et de se retrouver dans un musée établi en son honneur dans la ville de Belgrade. Tesla et les mythes Avant de conclure, je voudrais prendre un peu de temps pour parler des mythes qui peuvent exister autour du personnages. Il existe un grand nombre d’histoires étranges ou d’inventions qui sont associées à Tesla. Afin d’essayer d’en débunker quelques unes, j’ai demandé aux membres des groupes facebook “Station des sciences” et “Zététique” les mythes dont ils avaient pu entendre parler à son propos?”En voici quelques uns. Tesla fut un anarchiste à un moment de sa vie. Seifer rapporte dans sa biographie qu’il fut en contact avec des personnes peu recommandables proches du régime nazi après que sa tour de Wardenclyffe fut tombée.Une autre chose qui pourrait tendre à penser qu’il était anarchiste était le fait qu’il voulait fournir gratuitement de l’énergie à tout le monde durant la deuxième partie de sa vie. Ce genre d’annonce pouvait être plutôt mal vues par les magnats de l’industrie du cuivre (utilisé pour la transmission d’électricité) ou de l’énergie.Mais à priori Tesla n’était pas un anarchiste dans le sens classique du terme. Au contraire, il semble qu’il chercha à s’introduire dans le milieu de la haute société New-Yorkaise et sur la fin de sa vie il tentât de travailler avec divers gouvernements ... L’énergie libre Il y a énormément de choses racontées autour de Tesla et l’énergie libre. Qu’il pourrait extraire de l’énergie de l’ionosphère. On retrouve dans l’auto-biographie de Tesla et dans la bio écrite par Carlson, et dans diverses illustrations qu’il a pu publier dans des journaux, l’idée que Tesla voyait plutôt la Terre comme un conducteur chargé dont il était possible d’extraire de l’énergie. Et non pas de l’atmosphère. Il semble que Tesla voyait la haute atmosphère comme un conducteur à travers lequel il pouvait “fermer un circuit qui serait formé aussi de la terre, d’un dispositif d’émission et d’un dispositif de réception. Il avait une vision très “électricienne” de la transmission d’énergie. Une voiture qui aurait fonctionné à l’énergie libre. Apparemment l’histoire serait plutôt celle d’une voiture de chez Pierce/Arrow qui aurait fonctionné à l’énergie des rayons cosmiques et qu’aurait raconté un faux neveu de Tesla[21]. Toutjours est-il que le vrai neveu de Tesla se serait exprimé à propos de cette histoire de voiture et aurait expliqué que c’était totalement faux[22]. Et si vous souhaitez en savoir un peu plus sur cette histoire, Dr Goulu en parle dans un billet : http://www.drgoulu.com/2012/08/19/nikola-tesla-genie-mais-connu/ [23] Une chose qui peut aussi être noté c’est que Tesla parlait effectivement d’énergie gratuite. Il semble que tout les conspirationnistes aient surtout fait l’amalgame classique du terme free en anglais. Pour Tesla il s’agissait à priori de free comme “gratuit”. Selon Seifer c’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles les investisseurs de Tesla ne le suivirent pas sur la voie de la Transmission sans fil[24].La soucoupe volante de Tesla Certains sites conspirationnistes expliquent qu’il aurait déposé un brevet pour une soucoupe volante et que la NSA l’aurait volé : http://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fyournewswire.com%2Funcovered-teslas-patent-for-worlds-1st-flying-saucer%2F&h=dAQFc_WLeSauf que comme dit en commentaires de ce fameux billet, entre les anacronismes sur l’utilisation du mot flying saucer, l’usage du symbole copyright ou juste qu’aucune source n’existe pour justifier de l’éventuel dépôt d’un brevet, c’est du délire[25]. Le film le prestige Le film “Le Prestige” de Christopher Nolan sorti en 2006 avec Christian Bale et Hugh Jackman fut aussi l’occasion de découvrir une histoire à propos de Tesla : l’invention de la téléportation. Bon on est ok, c’est du délire. Aucun des livres que j’ai pu lire n’ont avancé une quelconque idée de ce genre… Tesla et les pigeons Un certain nombre de personnes s’interroge sur cette histoire de pigeon et Tesla. Et bien il semble que ce soit relativement vrai. Tout du moins suffisamment établi pour que ce soit une constante dans toutes les bibliographies que j’ai lu le concernant.A la fin de sa vie il était reclus et il devait trouver de la compagnie auprès des pigeons. Il semblait maintenir chez lui une quantité importante de graines pour les pigeons et il raconte lui-même qu’il aurait tissé une relation plus forte notamment avec l’un d’entre eux. Il dit d’ailleurs que cette relation aurait été aussi forte que celle entre un homme et une femme[26]… Il raconte même que le jour où le pigeon allait mourir il serait venu voir Tesla et deux rayons lumineux seraient sorti de ses yeux[27] … Tesla et le radar Plusieurs ouvrage comme ceux de Cheney ou de Cawthorne tendent à colporter l’idée que Tesla aurait inventé le radar parce qu’en 1917 il aurait décrit un système basé sur des ondes radios qui se réfléchiraient sur des sous-marins et qu’il pourrait, une fois revenues, les afficher sur un écran fluo. Outre que le radar ne fonctionne pas vraiment comme ça et que pour les sous-marins on utilisera plutôt un sonar, il semble que les principes de bases du radar et les premières mises en oeuvre sont au moins plus anciennes de 10 ans. Pour affirmer sa paternité sur le radar, ils mentionnent aussi le fait que Girardeau, un français, se serait inspiré des dires de Tesla pour mettre au point le radar en 1935. Mais des recherches sur le sujet ont été entreprises entre les années 20 et 40 en Angleterre, aux Etats-Unis ou en France. Tesla n’est donc selon moi pas l’inventeur du radar. D’autant plus qu’il n’a pas déposé de brevet sur la question ni construit de système qui aurait peut-être pu justifier cette affirmation... L’invention du courant alternatif Dans le précédent épisode j’ai pu expliqué ce qu’il en était. Le fameux rayon de la mort de Tesla Le sujet a été abordé pendant le dossier. Les communications interplanétaires et Mars Le sujet a été abordé pendant le dossier. Prédiction des ondes de schumann Le sujet a été abordé pendant le dossier. La fameuse page de The Oatmeal sur Tesla La personne derrière The Oatmeal publia il y a quelque temps une illustration dans un ton certes humoristique, mais très “Tesla” groupie. Je ne suis pas forcément en accord avec tout ce qui est dit, d’autant plus que cela semble principalement basé sur la bio de Cheney (qui est moins bien que celle de Calrson selon moi). Il y eu une affaire autour de cette page. En effet, un journaliste de Forbes, fit un article à propos de cette page pour, d’une certaine manière contrebalancer la vision donnée de Tesla par the Oatmeal. Mais cela ne s’arrêta pas là. L’auteur de la page fit une réponse à Forbes en argumentant certaines de ses affirmations avec le même ton humoristique …De mon point de vue, chacun possède une partie de la vérité, mais chacun souhaite pousser les choses dans un sens ou dans l’autre … Ce qui amène en fait à la problématique des bio et autobio ... La problématique des biographies et autobiographies Vous allez me dire pourquoi lire autant de bouquins sur Tesla quand une seule bio suffirait ? Le truc c’est que concernant Tesla, il y a trop de disparité entre les auteurs pour ne se limiter qu’à un seul. Sans parler des histoires les plus délirantes que l’on retrouve un peu partout sur internet et qui sont trop souvent reprises sans réelle vérification.John O’Neill fut la seconde personne a rédiger une biographie de Tesla en 1943 mais le premier après sa mort. Il était un grand admirateur et le connu de son vivant. On pourrait penser qu’il serait possible pour lui d’avoir des informations de première main pour son livre. Mais se basant principalement sur ce que Tesla pouvait lui raconter, le livre est extrêmement partial et l’auteur cherche plus à glorifier l’inventeur (il parle quand même de Superman à son propos tout au long de son livre) qu’à chercher à établir la vérité.Avant la sortie de la bio de Carlson, la biola plus en vogue était celle de Margaret Cheney. Il me semble qu’elle était plus dans l’esprit groupie de Tesla et donc un tantinet impartiale. Ce qui m’a mis mal à l’aise c’est sa propention à vouloir voir dans certaines des inventions de Tesla les prémices d’inventions intervenues plus tard et le créditer de leurs inventions. Parfois même à tort comme pour le radar ou les rayons X.Celle qui faisait référence avance celle de Cheney était celle de Seifer. Celle-ci avait l’avantage d’être riche de témoignages issus de sa correspondance avec ses contemporains comme J.P. Morgan, les Johnson ou d’autres. Mais sur les aspects techniques elle est plutôt approximative et l’auteur raconte même des choses carrément fausses sur son site concernant l’opposition Einstein/Tesla.Et c’est vraiment là où celle de Carlson est très intéressante car elle est techniquement précise et historiquement très sourcée. L’auteur étant un académique de l’histoire des sciences et de l’innovation technique, il dispose des connaissances nécessaires à la compréhension du contexte et à l’analyse des prétentions techniques des inventions et expériences de Tesla.Tout cela pour dire, si vous voulez vous renseigner sur une sujet, lisez plusieurs sources différentes ! Et même si possibles des sources contradictoires ! Pour avoir lu deux livres sur Edison, dont un n’est pas non plus pro Edison, on découvre le peu d’importance de Tesla pour celui-ci. Il doit être cité une seule fois en tout ! Conclusion NIkola Tesla est un homme dont la vie fut inscrite dans une histoire de l’industrie de l’électricité au tournant du XIX et du XX siècle. Il participa à sa construction, mais finalement l’histoire retient relativement peu de son passage et de ses inventions. Cela n’enlève pourtant rien à sa découverte du champ magnétique tournant et la conséquence que fut le principe du moteur AC. Nikola était un showman, et un inventeur qui poursuivit peut-être trop des idées non établiées en se basant sur des analogies comme pour la transmission sans fil.J’espère qu’à travers ce dossier, vous aurez découvert une version moins romantique et fantasmée de Nikola Tesla et que cela vous aura donné des informations pour réfuter certain des mythes qui existent à son propos. Quote We crave for new sensations but soon become indifferent to them. The wonders of yesterday are today common occurrences.Nikola Tesla, My Inventions Références Livres Wizard: The Life and Times of Nikola Tesla: Biography of a Genius de Marc J. Seifer ISBN : 0806519606 (ISBN13 : 978-0806519609) Auteur : Marc J. Seifer Nombre de pages : 542 pages Date de parution : 01/05/1998 chez Citadel Edition Prix : 19,44€ chez Amazon Inventor of the electric age de Bernard Carlson (meilleure biographie selon moi sur laquelle est basée ce dossier) ISBN : 0691165610 (ISBN13 : 978-0691165615) Auteur : W. Bernard Carlson Nombre de pages : 520 pages Date de parution : 15/05/2015 chez Princeton University Press Prix : 19,26€ chez Amazon Man out of time de Margaret Cheney ISBN : 0743215362 (ISBN13 : 978-0743215367) Auteur : Margaret Cheney Nombre de pages : 400 pages Date de parution : 09/10/2001 chez Touchstone Prix : 10,43€ chez Amazon Tesla: The Life and Times of an Electric Messiah de Nigel Cawthorne ISBN : 078582944X (ISBN13 : 978-0785829447) Auteur : Nigel Cawthorne Nombre de pages : 192 pages Date de parution : 05/04/2014 chez Chartwell Books Prix : 14,46€ chez Amazon Prodigual genius de John J O’Neill ISBN : 1596057130 (ISBN13 : 978-1596057135) Auteur : John J O’Neill Nombre de pages : 336 pages Date de parution : 01/11/2006 chez Cosimo Classics Prix : 11,96€ chez Amazon My inventions de Nikola Tesla ISBN : 1519534477 (ISBN13 : 978-1519534477) Auteur : Nikola Tesla Nombre de pages : 50 pages Date de parution : 26/11/2015 chez Createspace Independent Publishing Platform Prix : 5,65€ chez Amazon Edison: A life of invention de Paul Israel ISBN : 0471362700 (ISBN13 : 978-0471362708) Auteur : Paul Israel Nombre de pages : 560 pages Date de parution : 16/02/2000 aux Editions Belin Prix : 21,59€ chez Amazon et 32,90€ à la Fnac The Wizard of Menlo Park de Randall E. Stross ISBN : 1400047633 (ISBN13 : 978-1400047635) Auteur : Randall E. Stross Nombre de pages : 125 pages Date de parution : 25/03/2008 chez Broadway Books Prix : 13€ chez Amazon et à 12,85€ à la Fnac Nikola Tesla: prophet of the modern technological age de Michael W. Simmons ISBN : 1532867735 (ISBN13 : 978-1532867736) Auteur : Michael W. Simmons Nombre de pages : 242 pages Date de parution : 21/04/2016 aux chez Createspace Independent Publishing Platform Prix : 16,81€ chez Amazon Thomas Edison & Nikola Tesla: The pioneers of electricity de Charles River Editors ISBN : 149234219X (ISBN13 : 978-1492342199) Auteur : Charles River Editors Nombre de pages : 80 pages Date de parution : 05/09/2013 chez CreateSpace Independent Publishing Platform Prix : 10,34€ chez Amazon Altersciences d’Alexandre Moatti ISBN : 2738128874 (ISBN13 : 9782738128874) Auteur : Alexandre Moatti Nombre de pages : 336 pages Date de parution : 17/01/2013 chez Odile Jacob Prix : 23,90 € chez Amazon ou la FnacWeb La page wikipédia à propos de Nikola Tesla (attention quand même) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nikola_Tesla Sur Tesla chez Oatmeal : La page qui avait été faite originellement par the Oatmeal sur Tesla : http://theoatmeal.com/comics/tesla Un article de Forbes sur la question et qui est pas d’accord : http://www.forbes.com/sites/alexknapp/2012/05/18/nikola-tesla-wasnt-god-and-thomas-edison-wasnt-the-devil/#147cb87c1dbd La réponse de the Oatmeal : http://theoatmeal.com/blog/tesla_response Mon point de vue ? Ben The Oatmeal défend son bout de gras et parfois est un peu trop en mode groupie (et tord un chouilla les choses) et Alex Knapp de Forbes est un peu trop “c’est pareil Edison et Tesla”. La vidéo de Richard Taillet à propos de Tesla : https://www.youtube.com/watch?v=dDn6rlPXb7g Une suite de trois très bons billets de Richard Taillet sur Scilogs.fr : http://www.scilogs.fr/signal-sur-bruit/nikola-tesla-la-promesse-the-pledge-13/ http://www.scilogs.fr/signal-sur-bruit/nikola-tesla-le-tour-the-turn-23/ http://www.scilogs.fr/signal-sur-bruit/nikola-tesla-le-prestige-the-prestige-33/ Une description intéressante du brevet de Tesla sur le moteur synchrone (avec des affirmations plus difficiles à confirmer/informer concernant les résonances de Schumann ou le Radar, etc) https://www.bibnum.education.fr/sciencesdelingenieur/electrotechnique/l-invention-du-moteur-synchrone-par-nikola-tesla Une page sur l’Edison Tech Center (ils sont potentiellement partisans) qui, selon eux, débunke des mythes autour de Tesla : http://www.edisontechcenter.org/tesladebunked.html Mon point de vue ? Ok, ils en débunkent certains (l’invention de l’AC par Tesla, par exemple), mais un certain nombre de choses est avancé sans citer de source spécifiquement par information, et vu la passion de certains sur la question on est en droit de se poser la question de la partialité d’un debunkage de soi-disant mythes à propos de Tesla sur une page créée par un centre au nom d’Edison) http://www.lesnumeriques.com/vie-du-net/brevet-google-veut-pouvoir-dechirer-ecrans-n51949.html Les brevets qui seraient censés démontrer que Tesla avait inventé les portes logiques ET et OU : Method of Signaling : http://www.rastko.rs/cms/files/books/46c5e785e19f9.pdf System of Signaling : http://www.freepatentsonline.com/0725605.pdf La page wikipedia sur les ondes stationnaires : https://fr.wikipedia.org/wiki/Onde_stationnaire La page du podcast de Steven Novella en lien avec l’épisode qu’il a fait sur Tesla : https://skeptoid.com/episodes/4345 Le billet du Dr Goulu à propos de Tesla : http://www.drgoulu.com/2012/08/19/nikola-tesla-genie-mais-connu/ La page wikipédia sur son rayon de la mort ou Teleforce : https://en.wikipedia.org/wiki/Teleforce La page wikipédia sur les résonnances de Schumann : https://en.wikipedia.org/wiki/Schumann_resonances La page wikipédia à propos de Marconi : https://fr.wikipedia.org/wiki/Guglielmo_Marconi La page wikipédia sur William Lawrence Bragg : https://en.wikipedia.org/wiki/William_Lawrence_Bragg [1] Par la suite Tesla ne chercha pas vraiment à développer cette invention (comme pour beaucoup d’autres d’ailleurs) qui semblait pourtant demandé par la médecine de l’époque. [2] Il existe cependant des raisons de douter de l’ampleur des vibrations car d’autres expériences du même type ont été réalisées depuis sans des phénomènes approchant ce que Tesla décrit.[3] Pour lui, le fait qu’elles se propagent dans toutes les directions les rendait vraiment inutilisable et cela le renforça dans l’idée de se concentrer sur la transmission d’énergie via la terre. Il ne savait pas qu’elle pouvaient se réfléchir sur l’ionosphère comme ce fut découvert en 1924 sur une couche de particules chargées nommée couche de Kennelly-Heaviside.[4] Il se rapproche de TC Martin qui l’aida à mettre en place certaines conférences et lui permis de publier un livre sur ses inventions. Martin le mis ensuite en relation avec les Johnsons.[5] Après sa participation au succès des chutes du niagara et sa présence massive dans les jounaux, Tesla reçu de nombreux prix et titres honorifiques en 1893 et 1894 : Médaille Cresson, doctorat honorifique de Colombia ou de Yale, entre autres …[6] De plus, Tesla n’ayant plus la clairvoyance de Peck avec lui, passait trop de temps à peaufiner ses inventions et à faire de la publicité et un peu moins à chercher effectivement à trouver preneur …[7] Cette dernière partie est supputée par Carlson dans son livre.[8] https://en.wikipedia.org/wiki/Tesla_Experimental_Station[9] https://fr.wikipedia.org/wiki/Onde_stationnaire[10] Cette notion existe en physique et c’est notamment parce qu’elles peuvent avoir un fort taux de pénétration dans l’océan qu’elles sont utilisées entre la terre, l’ionosphère et les sous-marins pour communiquer.[11] C’est d’ailleurs l’un de leurs points marquants: il semble que les prétentions faites par O’Neill dans sa biographie de Tesla à propos de 200 lampes allumées à plus de 26 miles, n’aient en fait aucune base car aucun témoin, ni aucune note ne sont là pour supporter cette affirmation[12] http://www.bibliotecapleyades.net/archivos_pdf/tesla-colorado-JAN.pdf[13] Carlson, p 299 et Dunning : https://skeptoid.com/episodes/4345[14] https://skeptoid.com/episodes/4345[15] Selon Carlson l’implication de Morgan était plus d’ordre philantropique dans la mesure où celui-ci investissait clairement plus dans des industries pour les consolider que dans des start-ups.[16] https://en.wikipedia.org/wiki/Schumann_resonances[17] même si la couche de Kennelly-Heaviside pouvait effectivement réfléchir les ondes[18] Pour certains les plan farfelus de Tesla de transmettre de messages et de l’énergie gratuitement étaient clairement contre les intérêt économiques de Morgan. Pour d’autres Morgan ne voyait pas de business plan viable dans la volonté de Tesla de fournir de l’énergie gratuitement. Carlson de son côté explique que Morgan ne souhaitait pas investir dans une industrie encore très instable où une bulle spéculative semblait se développer.[19] Pas comme celles que l’on utilise aujourd’hui encore avec des pales.[20] https://en.wikipedia.org/wiki/William_Lawrence_Bragg[21] On peut retrouver des infos sur la page wikipédia associée. Nikola Tesla avait en effet des idées sur les rayons cosmiques et même si Margaret Cheney essaye de réhabiliter ce que disait Tesla à leur propos, il semblait être à côté de ses pompes…[22] https://en.wikipedia.org/wiki/Nikola_Tesla_electric_car_hoax#cite_ref-3[23] Par contre, je ne suis pas forcément d’accord avec deux trois trucs dont parle Goulu, mais ça nous en avons discuté ensemble déjà :)[24] Si il y arrivait réellement, ils auraient investi dans quelque chose qui aurait arrêté certains de leurs autres investissement, notamment dans les mines de Cuivre... Comme dit avant, il avait en tête de pouvoir distribuer gratuitement de l’énergie de part le monde ...[25] Si l’on cherche des informations sur cette histoire de soucoupe volante de Tesla, on tombe sur tout une liste de sites avec du charabia qui vont jusqu’à citer des sites comme Occult Ether Physics(et un certain Willian R. Lyne http://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fwww.bibliotecapleyades.net%2Ftesla%2Foccultether%2Foccultether03.htm%23CHAPTER%2520V&h=MAQEyRcv9) ou qui font références aux théories de Tesla sur la gravité qui n’étaient absolument pas fondées et en total désaccord avec les expériences ou avec ce qu’Einstein avait pu expliquer. Pour du bon gros délire, vous pouvez aller voir ici : http://www.bibliotecapleyades.net/tesla/lostjournals/lostjournals06.htm[26] Simmons p 227[27] Simmons p 228-229 | — | ||||||
| 7/6/16 | ![]() LisezLaScience - HS8 - La vie de Nikola Tesla - 1/2 - Dossier pour Podcastscience | Tesla: un nom qui en dehors de la marque de véhicules électriques et de l'unité de mesure du champ magnétique, n'est que rarement associé à l'inventeur américain d'origine serbe né au XIXème siècle et qui participa à l'essor du courant alternatif qui est aujourd'hui indispensable à notre monde.Vous découvrirez que beaucoup d'erreurs sont colportées à ce propos sur l'Internet mondial (inventeur de génie que le système a fait taire, l'homme qui fut capable de dompter l'énergie libre, celui qui pouvait parler aux autres planètes ou encore un vénusien qui était là pour aider l'humanité à grandir) et qu'en se basant sur la littérature sourcée et la science, nous arriverons à comprendre un peu mieux la première partie de sa vie. Ce dossier a été réalisé pour Podcastscience et a été présenté en premier lors du live du 14 juin 2016. Vous pourrez aussi le retrouver sur le site de podcastscience. Introduction On a tous entendu parler de Tesla, que ce soit pour des voitures électriques ou pour l’unité de mesure du champ magnétique. Mais on pense rarement à l’inventeur américain d’origine serbe, contemporain d’Edison, Einstein ou Marconi, qui participa à l’essor de l’industrie électrique et au développement de la radio. Le problème avec Tesla c’est qu’il fit aussi des déclarations fantasques qui font qu’aujourd’hui on entend plus souvent parler de lui comme le chantre du New Age, le maître de l’énergie libre ou pire, un vénusien venu sauver la Terre ...Mais qui est vraiment Nikola Tesla? Sur quoi a-t-il travaillé réellement ?Je vais tenter de démêler le vrai du faux en me basant sur un certain nombre d’ouvrages que j’ai pu lire sur lui directement, sur Edison, ou encore sur l’alterscience.Au cours de ce double épisode nous allons aborder sa jeunesse, son éducation, son voyage en Europe qui le mena à travailler pour Edison, leurs relations, ses travaux sur le courant alternatif et le moteur polyphasé, ceux sur le grand sujet de sa vie : la transmission d’énergie sans fil, ses idées “farfelues” et la fin de sa vie. Je prendrais enfin un peu de temps pour faire du debunking de quelques mythes qui peuvent exister à son propos.Petit disclaimer: les “faits” sur la vie de Tesla, il faut le dire franchement, c’est le bordel pour vérifier. J’ai tenté de donner une vision plus juste de Tesla et si vous pensez que j’ai pu dire quelque chose de faux malgré mes recherches, je suis totalement ouvert à recevoir vos remarques! La jeunesse de Tesla Les parents de Nikola Tesla, Milutin et Djuka, sont nés dans le premier tiers du XIXème siècle[1]. Après un court passage par Senj, sur la côte adriatique de la Croatie, où sont né trois des enfants Tesla[2], ils migrèrent dans une autre ville de Croatie, Smiljan, en 1852.C’est dans cette ville qu’est né Nikola Tesla dans la nuit du 9 au 10 juillet 1856. La légende veut que ce fut à minuit une nuit d’orage et d’éclairs. Un échange aurait eu lieu entre la sage-femme du village qui aurait dit de Nikola qu’il était un enfant de la tempête et Djuka aurait répondu “non, de la lumière”[3].Plusieurs évènements de sa jeunesse, vont marquer toute sa vie. Il découvrit l’électricité statique avec son chat, contracta une horreur pour les boucles d’oreilles, ou encore des troubles obsessionnels compulsifs (les fameux TOC) comme le fait de compter par trois toutes les choses par exemple[4]. Il développa aussi une capacité désormais fameuse à voir, aussi vrai que nature, tout ce qu’il pouvait imaginer[5].Pendant sa jeunesse Tesla fut aussi choqué par la mort de son frère Dane[6] et ses parents furent ensuite très protecteurs avec lui.Suite à cet évènement, ses parents migrèrent à Gospic, toujours en Croatie, où Tesla entra au collège et c’est au cours de cette période qu’il découvrit le principe des turbines et autres roues à aubes. Il prétend d’ailleurs qu’ayant entendu parler des chutes du Niagara il aurait dit à un de ses oncles qu’il maîtriserait leurs forces grâce à ces techniques, ce qu’il réalisa effectivement près de 30 ans plus tard[7].Après avoir fini son collège en 1870, il poursuivit ses études dans un lycée avant d’entrer en 1875 à la Joanneum Polytechnic School de Graz, en Autriche. Nikola entreprit un cursus orienté autour des mathématiques et de la physique. C’est pendant un cours de physique à propos des moteurs ou générateur/dynamo à courant continu que, remettant en cause l’usage du commutateur, son professeur, lui expliqua que l’enlever serait aussi impossible que le mouvement perpétuel[8]. Tesla, instinctivement sûr de son fait, poursuivit cette idée pendant de nombreuses années pour aboutir au moteur à courant alternatif polyphasé qui, aujourd’hui, fait rouler les TGV entre deux grèves notamment.Mais à quoi servait ce commutateur dans les moteurs à courant continu utilisés à l’époque? Prenons un peu de recul pour comprendre un peu ces histoires de courant continu/alternatif et de moteur/générateur d’abord.Le courant continu est celui qui sort d’une pile ou d’une batterie par exemple. Il circulera toujours dans le même sens sans changer d’amplitude au cours du temps. Le courant alternatif de son côté va aller dans un sens puis dans l’autre un certain nombre de fois par seconde (il s’agit de sa fréquence). C’est celui qui est produit par les centrales électriques et qui vous est délivré par les prises de courant de nos maisons.Afin de pouvoir faire fonctionner des rotatives ou des machines industrielles qui fonctionnent à l’électricité, il fallait disposer de générateurs qui produisent du courant, de fils pour le transmettre et de moteurs pour l’utiliser. Ces moteurs devaient, à l’époque, fonctionner sur les mêmes infrastructures électriques que celles utilisées pour la télégraphie qui fonctionnait par l’interruption d’un courant continu. Et il pouvait aussi être nécessaire de pouvoir faire fonctionner les machines sur batterie (qui délivre du courant continu donc).La recherche avait donc tenté d’aboutir à la création d’un couple générateur/moteur à courant continu. Les travaux de l’époque étaient basés sur l’induction magnétique découverte par Faraday en 1831. L’idée était de générer du courant lors du passage d’un aimant dans une bobine de fil (pour le générateur) ou inversement, de générer un champ magnétique lors du passage d’un courant dans une bobine (pour un moteur).By Abnormaal (Own work) [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html) or CC-BY-SA-3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/)], via Wikimedia CommonsPour faire fonctionner un moteur il fallait tout d’abord pouvoir générer de l’électricité. Le principe était donc de faire tourner une bobine dans le champ magnétique d'un aimant pour produire un courant électrique dans les fils de la bobine. Comme dans une dynamo de vélo ou une roue à aube par exemple. Mais ce courant étant alternatif par nature, il fallait un moyen de le rendre continu. C’est un certain Hyppolite Pixii qui inventa en 1832[9] le fameux commutateur qui permettait de le faire en prenant le courant dans le bon sens à chaque rotation.Une fois le courant continu arrivé au moteur, le système de la dynamo était inversé et le courant passant dans la bobine générait un champ magnétique qui entre les aimants du stator, la partie aimantée fixe, faisait tourner l’axe.Le problème avec l’usage du commutateur c’était que des étincelles étaient générées quand le courant était récupéré dans un sens puis dans l’autre et cela avait tendance à provoquer des incendies[10].By Pulsar at French Wikipedia [Public domain], via Wikimedia CommonsPour en revenir à l’éducation de Tesla, et malgré un bon début à Graz, ses résultats scolaires périclitèrent au cours de ses trois années car il fut absorbé par le démon du jeu[11] et il fuit à Maribor (ville située dans l’actuelle Slovénie) pour travailler[12]. Son père le retrouva et lui proposa de reprendre ses études à Prague mais Nikola déclina l’offre.Peu de temps après cette altercation, son père mourut à Gospic en avril 1879. Nikola continua de jouer aux cartes et à perdre de l’argent. Sa mère craignant pour sa santé, le convainc d’arrêter et Nikola alla dans la famille d’un de ses oncles pour finir ses études[13]. Mais en 1881, son oncle ne pouvait le financer plus longtemps et Tesla dut se résoudre à aller à Budapest. Il comptait y travailler pour un certain Puskas, un ami de la famille, qui avait pour charge d’implanter en Europe le téléphone mis au point par Edison. Mais il fut finalement embauché dans le Bureau Central du Télégraphe en Hongrie[14] où il rencontra Anthony Szigeti qui le suivit un bout de temps.C’est en 1882[15], au cours d’une de leurs marches, que Tesla eut son moment Eureka. Il comprit comment se passer de commutateur. La solution : l’obtention d’un mouvement de rotation dans le rotor via des courants de Foucault générés par l’utilisation de champs magnétiques dans le stator grâce à différentes bobines déphasées dans lesquelles passent un courant alternatif.Si vous n’avez pas tout suivi, ce n’est pas grave. Il faut juste retenir que c’est une idée extraordinaire. Il fallait maintenant qu’il puisse le construire en vrai. Tesla et Edison Après un passage court à Budapest, Szigeti et lui furent envoyés à Paris par Puskas afin de travailler pour une division européenne de la société d’Edison dirigée par un de ses proches, Charles Bachelor[16].La réalisation de Tesla la plus notable pendant cette période chez Edison fut de travailler sur les systèmes installés à Strasbourg pour le gouvernement allemand et résoudre une situation complexe pour la société d’Edison. De retour à Paris, il voulut obtenir la prime promise pour ce travail, mais ses supérieurs se rejetaient la responsabilité et il n’obtint rien. Dégoûté par ces agissements, Tesla démissionna. Mais Charles Bachelor, ayant identifié en lui un inventeur de génie du niveau d’Edison, lui fit une lettre d’introduction pour aller à New York s’il souhaitait y travailler pour Edison. L’histoire retient que Bachelor aurait écrit : “I know two great men and you are one of them; the other is this young man”[17]. Ce qui se traduit à peu près en “Je connais deux grands hommes et vous êtes l’un d’entre eux. L’autre est ce jeune homme”.Tesla sauta sur l’occasion et prit le premier train et le premier bateau pour New-York, perdant au passage tous ses effets personnels[18]. Il y arrive néanmoins sûr de ses connaissances et de sa volonté de vouloir démontrer la supériorité de ses inventions.crédit : inventors.about.com : http://inventors.about.com/library/inventors/bledison.htmArrivé chez Edison, Tesla le trouva devant un gros dilemme: des dynamos avaient été installées à bord du SS Oregon - le paquebot transatlantique le plus rapide du monde - mais elles ne fonctionnaient pas. Ne disposant pas d’ingénieur qui puisse s’y rendre, il proposa à Tesla d’y aller. Celui-ci s’y rendit et traita le problème rapidement. Recroisant le lendemain matin Edison et Bachelor, Tesla leur annonça que le travail était fini. En partant, Tesla entendit Edison confier à Bachelor : This is a damned good man!”[19]. En français cela donnerait quelque chose comme “Il est sacrément bon!”.Mais la durée du travail de Tesla chez Edison ne dépassa pas les 6 mois et la raison de son départ est controversée. Edison aurait, selon certaines sources, promis à Tesla 50 000 dollars s’il arrivait à passer de continu à alternatif certaines de ses machines[20]. Ceci semble invraisemblable vu qu’Edison ne croyait pas du tout à l’intérêt du courant alternatif. D’autres expliquent qu’Edison avait des problèmes d’argent[21] et qu’il n’aurait jamais pu promettre une telle somme. D’autres racontent enfin que c’était plutôt pour des améliorations sur des machines[22], ou alors pour le non usage d’un système de lampe à arc qu’il aurait mis au point[23] … Tesla et le moteur à courant alternatif Toujours est-il qu’il partit fonder sa propre entreprise. Après une première création d’entreprise qui se finit en eau de boudin[24], Nikola Tesla se retrouva de nouveau à la rue sans le sou. Avec le peu d’argent qu’il arrivait à gagner il déposa néanmoins un brevet en 1886 pour un nouveau type de moteur. C’est le dépôt de ce brevet qui lui permit de rencontrer Alfred Brown. Cette rencontre allait changer sa vie[25].Coutumier de certaines inventions d’Edison pour le télégraphe, Brown, qui travaillait chez Western Union, vit en Tesla un inventeur à soutenir. Aidés par Peck, un homme d’affaires, ils décidèrent de créer Tesla Electric Company dont l’objectif serait de développer le moteur à courant alternatif.La stratégie de Brown et Peck était dite de “patent-promote-sell”. Breveter des inventions, les mettre en avant auprès d’industriels et vendre les brevets. Peck et Brown n’étaient pas convaincus par le courant alternatif, et pour eux le continu était plus établi dans l’industrie[26]. Tesla leur fit le coup de l’oeuf de Christophe Colomb, en version revisitée : S’il arrivait à faire tourner un oeuf sur lui-même sur sa base sans le toucher, Peck et Brown le soutiendraient avec son idée de courant alternatif. Il y arriva grâce au champ magnétique rotatif qu’il pouvait générer grâce au courant alternatif. Peck et Brown furent impressionnés et le soutinrent[27], tout comme Colomb fut soutenu par la reine d’Espagne grâce à son oeuf.Tesla déposa d’abord des brevets pour un système complet pour le courant alternatif incluant dynamo, transformateur, et moteur. Ensuite l’intérêt de l’invention fut mis en avant grâce à des experts du domaine et à travers plusieurs conférences que Tesla réalisa à propos de son moteur, mais aussi à propos du courant alternatif de manière plus générale[28].crédit : encyclopedia brittanica : http://global.britannica.com/biography/George-WestinghouseEnfin ils surent aussi attirer l’attention de George Westinghouse. Il s’agissait d’un homme d’affaires ayant fait fortune grâce à des inventions dans le domaine du ferroviaire et qui souhaitait se développer dans le domaine de l’électricité. Il était l’un des seuls à voir dans le courant alternatif de bonnes perspectives et dans ce but chercha à acquérir des brevets pour diverses technologies en lien avec ce type de courant. A côté l’achat de brevets pour des transformateurs développés eu Europe, les brevets que la Tesla Electric Company possédait étaient, même pour un prix important[29], un atout important pour disposer de dynamos et de moteurs afin de développer cette activité[30]. Enfin cela lui permettait de se différencier d’Edison qui ne misait que sur le courant continu.Tesla travailla avec les ingénieurs de Westinghouse à Pittsburgh pour industrialiser son moteur[31] de juillet 1888 jusqu’à son départ en août 1889. Ce travail continua sans lui car ce n’est pas avant début 1893[32] que Westinghouse eut la possibilité, autant technique que financière, de pouvoir pousser commercialement les résultats de ces travaux. La guerre des courants La période 1890-1891 fut très compliquée pour les sociétés de l’électricité. Entre la fusion des sociétés d’Edison et celle de Thompson Houston pour former General Electric d’un côté et Westinghouse qui tenta d’acheter de petites entreprises locales d’électricité de l’autre, le monde de l’industrie électrique était sous la pression du monde financier pour se structurer.Par ailleurs, la guerre des courants faisait rage entre Edison et Westinghouse. Edison était convaincu que le courant continu était supérieur au courant alternatif. Westinghouse, de son côté, avait fait, comme d’ailleurs Thompson-Houston, le pari du courant alternatif.Pour comprendre un peu cette bataille entre les deux systèmes, laissez moi juste vous expliquer les enjeux. Comme je l’ai expliqué avant, la télégraphie et l’usage régulier de batteries rendaient indispensable l’usage du continu. Un des problèmes que l’on rencontre quand on veut transmettre du courant, c’est la perte en ligne. L’idée étant que plus la tension est élevée, moins on perd par effet joule[33]. Le problème avec le courant continu, c’est que, comme on ne peut pas changer la tension une fois le courant produit, il fallait le produire à la tension utilisée par les moteurs (ou autre) à exploiter. Comme les tensions utilisées n’étaient pas forcément très importantes, il était donc indispensable de produire du courant près des lieux d’usage afin d’éviter les pertes en ligne liée à la faible tension. Pour le courant alternatif c’était différent. Sur la deuxième moitié du XIXème siècle des transformateurs, permettant de monter et descendre la tension, ont été développés en Europe. Ces transformateurs ont ainsi permis de transmettre du courant alternatif sur de plus grandes distances en minimisant les pertes en ligne.L’Europe passa assez rapidement au courant alternatif. Mais Edison voulait imposer le courant continu à tout prix car son entreprise reposait principalement d’une part sur la construction de centrales locales produisant du courant continu et d’autre part sur la fabrication de matériel électrique fonctionnant sur ce type de courant. Il était par ailleurs convaincu qu’il était intrinsèquement plus dangereux (à tension égale il avait vu dans des expériences que des risques mortels plus grands existaient). Ce lobbying d’Edison se transforma en campagne agressive contre le courant alternatif. Il alla jusqu’à organiser des démonstrations publiques de sa dangerosité en tuant des animaux[34]. Il arriva même à ce que la première électrocution se fasse grâce à du courant alternatif. A l’époque on parlait d’ailleurs de “Westinghouser”. Mais cela eu l’effet contraire car l’opinion se retourna contre lui[35].Cette guerre et les efforts importants que Westinghouse réalisa en R&D, notamment concernant le moteur de Tesla[36], lui imposèrent de demander à celui-ci de renoncer aux royalties. Selon Westinghouse cette condition était imposée pour qu’il conserve son rôle dans l’entreprise. Tesla aurait accepté par amitié…[37] La transmission sans fil et le show Après avoir quitté Westinghouse, Tesla prit un nouveau laboratoire à Manhattan, sur la Grand Street. Son idée était de développer les recherches autour du courant alternatif à haute fréquence. Partant des travaux de Hertz qui générait des ondes EM, il tenta de les améliorer et mit au point sa fameuse bobine Tesla. Grâce au phénomène de résonance il arrivait à faire un certain nombre de choses : générer ce qu’il appelait des “bouffées” d’énergie électrique; réaliser un transformateur (cela lui permettait d’augmenter fortement le voltage); et produire des fréquences extrêmement élevées. Lors d’une erreur involontaire, il toucha une partie de son matériel branché sur une bobine Tesla, et découvrit l’effet de peau (à haute fréquence le courant alternatif ne pénètre pas profondément et ne se propage qu’en surface, sur la peau donc, d’où son nom) qu’il exploita ensuite dans la plupart de ses conférences pour émerveiller le public[38] en tenant des ampoules ou des tubes fluorescents alimenté par le courant qui passait à la surface de son corps.Il faut noter que Tesla n’était pas un Maxwellien (il ne faisait pas partie des partisans de la nouvelle théorie mise au point par James Clerk Maxwell quelques années auparavant pour expliquer les phénomènes électriques et magnétiques). A la différence de Hertz ou Lodge, il pensait pouvoir justifier des phénomènes observés avec les théories existantes et pensait que les Maxwelliens se trompaient d’explication avec ces nouvelles théories. D’autant plus que selon lui, les ondes électromagnétiques n’étaient pas capables de se propager sur de grandes distances et que les bouffées électrostatiques étaient plus aptes à justifier des phénomènes observés[39].Il présenta diverses inventions lors de plusieurs conférences : en mai 1891 à New York[40] et en Europe en 1892. Il alla notamment à la Royal Society[41] où il eut l’occasion de s’asseoir dans le fauteuil de Faraday et à Paris avant d’aller au chevet de sa mère mourante. Malgré le fait qu’il prétendait ne pas croire aux prémonitions il raconte néanmoins que c’est en rêve que cet évènement tragique lui fut révélé[42] …Parmi ses expériences de l’époque on peut en noter une en particulier : il prenait deux plaques non connectées et il les tournait vers le ciel; la première était branchée sur son oscillateur et elle était connectée à la terre; et l’autre plaque était aussi fixée à la terre avec une induction bien réglée. Une fois ce système mis en place il pouvait connecter sur cette seconde plaque un moteur où une lampe et les faire fonctionner[43]. Cette expérience représente les prémices de la radio pour certains. C’est en tout cas ce que Tesla défendit plus tard lors de divers procès sur la paternité du système[44]. Cependant cela s’entendait dans le cadre de ses recherches sur la transmission d’énergie sans fil et pour lui cela ne fonctionnait pas grâce à des ondes électro-magnétiques mais grâce à ses bouffées électrostatiques. Enfin il faut bien comprendre qu’à l’époque il y avait cette notion de “circuit” à fermer avec la terre, une vue très électricienne de la chose. Et Tesla pensait que le courant passait principalement dans la terre … Les chutes du Niagara En 1893 se tint la foire internationale de Chicago. C’est Westinghouse qui en obtint le contrat d’électrification. Cela permit à Tesla de montrer que le courant alternatif était capable d’illuminer un grand nombre de lampes ou de moteur en toute sécurité, au contraire de ce que pouvait dire Edison. Cette foire fut aussi pour lui l’occasion de présenter les prodiges que le courant alternatif rendait possible : son oeuf de Colomb électrique ou encore le fait de pouvoir allumer une ampoule sans qu’elle soit branchée (grâce à l’effet de peau).Cette foire précéda de peu la victoire de Westinghouse dans l’obtention d’un contrat important : celui de dompter les chutes du Niagara. L’objectif était notamment de pouvoir transporter de l’énergie jusqu’à la ville de Buffalo (28 kilomètres[45])[46].C’est Edward Dean Adams qui en fut le promoteur et fin 1892 un appel d’offre fut lancé pour choisir l’entreprise qui serait en charge du travail[47]. Tesla voulait à tout prix pousser son système à courant alternatif et rencontra Adams à de multiples reprises. En effet, entre la variété de systèmes à courant alternatif possibles, les guerres de brevet le concernant ou la position de Lord Kelvin, membre de la commission, qui poussait le courant continu (selon lui utiliser le courant alternatif était une “erreur gigantesque”), Adams souhaitait garder un maximum d’options[48]. Cependant les arguments de Tesla contre le courant continu convainquirent Adams. Il lui expliqua ainsi que l’usage de hautes tensions en courant continu poserait problème au niveau des moteurs et de l’éclairage qui ne fonctionnaient pas avec des hautes tensions. Il lui expliqua aussi que la génération et l’usage de courant étaient fondamentalement alternatifs comme le mouvement de rotation des turbines et des moteurs et qu’avec le courant alternatif il était possible d’amener de l’énergie plus loin grâce à des transformateurs. En octobre 1893 la commission choisi Westinghouse pour la mise en place du système (le succès de de la foire internationale de Chicago fut sûrement déterminante)[49].Ce fut une grande victoire pour lui[50] et Tesla en fut grandement responsable. La production et la transmission à l’échelle industrielle du courant alternatif avec succès en Europe, et avec les chutes du Niagara aux Etats-Unis furent la démonstration qu’il était bien supérieur au courant continu et en firent un standard dans le monde entier.Cet évènement permit à Tesla d’être reconnu comme un inventeur de premier plan aux Etats-Unis et de pouvoir embrayer sur un domaine qu’il allait développer les années suivantes : la transmission d’énergie sans fil. Mais ce sera pour un autre dossier. Conclusion A travers ce premier dossier nous avons découvert la première partie de la vie de Tesla. Sa jeunesse tout d’abord, avec le développement de certaines idées qu’il chercha par la suite à vouloir développer, avec plus ou moins de succès pour le moteur à courant alternatif par exemple. On découvre aussi comment cette invention fut mise au point et le contexte dans lequel cela se passa. Tesla n’inventa pas un moteur comme un génie venu d’ailleurs, d’autres chez Westinghouse, Thompson Houston ou en Europe en développèrent aussi. Les années qui suivirent son industrialisation furent émaillées de procès sur la paternité de cette invention. On découvre aussi les prémices de la radio, même si appliquée à un autre cas d’usage, la transmission d’énergie sans fil. On voit aussi que pour Tesla la théorie de l’électromagnétisme n’était pas pertinente et cela le fit partir dans une direction différente de celle de ses contemporains pour la transmission d’énergie sans fil, celui de l’usage du courant passant par la Terre …Dans la deuxième partie nous découvrirons la suite des travaux de Tesla sur cette transmission d’énergie sans fil et d’une certaine manière sa déchéance à force de poursuivre des rêves impossibles … Je parlerai aussi de certains mythes qui, aujourd’hui, sont colportés ici ou là à son propos. Quote If Edison had a needle to find in a haystack, he would proceed at once with the diligence of the bee to examine straw after straw until he found the object of his search. … I was a sorry witness of such doings, knowing that a little theory and calculation would have saved him ninety per cent of his labor.New York Times, 19 octobre 1931 Références Livres Wizard: The Life and Times of Nikola Tesla: Biography of a Genius de Marc J. Seifer ISBN : 0806519606 (ISBN13 : 978-0806519609) Auteur : Marc J. Seifer Nombre de pages : 542 pages Date de parution : 01/05/1998 chez Citadel Edition Prix : 19,44€ chez Amazon Inventor of the electric age de Bernard Carlson (meilleure biographie selon moi sur laquelle est basée ce dossier) ISBN : 0691165610 (ISBN13 : 978-0691165615) Auteur : W. Bernard Carlson Nombre de pages : 520 pages Date de parution : 15/05/2015 chez Princeton University Press Prix : 19,26€ chez Amazon Man out of time de Margaret Cheney ISBN : 0743215362 (ISBN13 : 978-0743215367) Auteur : Margaret Cheney Nombre de pages : 400 pages Date de parution : 09/10/2001 chez Touchstone Prix : 10,43€ chez Amazon Tesla: The Life and Times of an Electric Messiah de Nigel Cawthorne ISBN : 078582944X (ISBN13 : 978-0785829447) Auteur : Nigel Cawthorne Nombre de pages : 192 pages Date de parution : 05/04/2014 chez Chartwell Books Prix : 14,46€ chez Amazon Prodigual genius de John J O’Neill ISBN : 1596057130 (ISBN13 : 978-1596057135) Auteur : John J O’Neill Nombre de pages : 336 pages Date de parution : 01/11/2006 chez Cosimo Classics Prix : 11,96€ chez Amazon My inventions de Nikola Tesla ISBN : 1519534477 (ISBN13 : 978-1519534477) Auteur : Nikola Tesla Nombre de pages : 50 pages Date de parution : 26/11/2015 chez Createspace Independent Publishing Platform Prix : 5,65€ chez Amazon Edison: A life of invention de Paul Israel ISBN : 0471362700 (ISBN13 : 978-0471362708) Auteur : Paul Israel Nombre de pages : 560 pages Date de parution : 16/02/2000 aux Editions Belin Prix : 21,59€ chez Amazon et 32,90€ à la Fnac The Wizard of Menlo Park de Randall E. Stross ISBN : 1400047633 (ISBN13 : 978-1400047635) Auteur : Randall E. Stross Nombre de pages : 125 pages Date de parution : 25/03/2008 chez Broadway Books Prix : 13€ chez Amazon et à 12,85€ à la Fnac Nikola Tesla: prophet of the modern technological age de Michael W. Simmons ISBN : 1532867735 (ISBN13 : 978-1532867736) Auteur : Michael W. Simmons Nombre de pages : 242 pages Date de parution : 21/04/2016 aux chez Createspace Independent Publishing Platform Prix : 16,81€ chez Amazon Thomas Edison & Nikola Tesla: The pioneers of electricity de Charles River Editors ISBN : 149234219X (ISBN13 : 978-1492342199) Auteur : Charles River Editors Nombre de pages : 80 pages Date de parution : 05/09/2013 chez CreateSpace Independent Publishing Platform Prix : 10,34€ chez Amazon Altersciences d’Alexandre Moatti ISBN : 2738128874 (ISBN13 : 9782738128874) Auteur : Alexandre Moatti Nombre de pages : 336 pages Date de parution : 17/01/2013 chez Odile Jacob Prix : 23,90 € chez Amazon ou la FnacWeb Marathon Tesla – « Wizard: The Life and Times of Nikola Tesla » par Marc J. Seifer sur LisezLaScience : https://lisezlascience.wordpress.com/2016/02/22/marathon-tesla-wizard-the-life-and-times-of-nikola-tesla-par-marc-j-seifer/ Marathon Tesla – « Tesla: The Life and Time of an Electric Messiah » par Nigel Cawthorne sur LisezLaScience : https://lisezlascience.wordpress.com/2016/02/29/marathon-tesla-tesla-the-life-and-time-of-an-electric-messiah-par-nigel-cawthorne/ Marathon Tesla – « Tesla: Inventor of the Electrical Age » de W. Bernard Carlson sur LisezLaScience : https://lisezlascience.wordpress.com/2016/03/08/marathon-tesla-tesla-inventor-of-the-electrical-age-de-w-bernard-carlson/ La page wikipédia à propos de Nikola Tesla (attention quand même) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nikola_Tesla Sur Tesla chez Oatmeal : La page qui avait été faite originellement par the Oatmeal sur Tesla : http://theoatmeal.com/comics/tesla Un article de Forbes sur la question et qui est pas d’accord : http://www.forbes.com/sites/alexknapp/2012/05/18/nikola-tesla-wasnt-god-and-thomas-edison-wasnt-the-devil/#147cb87c1dbd La réponse de the Oatmeal : http://theoatmeal.com/blog/tesla_response Mon point de vue ? Ben The Oatmeal défend son bout de gras et parfois est un peu trop en mode groupie (et tord un chouilla les choses) et Alex Knapp de Forbes est un peu trop “c’est pareil Edison et Tesla”. La page de Galileo Ferraris, scientifique italien ayant travaillé sur le champ magnétique rotatif sur la même période que Tesla : http://www.accademiadellescienze.it/accademia/soci/galileo-ferraris La vidéo de Richard Taillet à propos de Tesla : https://www.youtube.com/watch?v=dDn6rlPXb7g Une suite de trois très bons billets de Richard Taillet sur Scilogs.fr : http://www.scilogs.fr/signal-sur-bruit/nikola-tesla-la-promesse-the-pledge-13/ http://www.scilogs.fr/signal-sur-bruit/nikola-tesla-le-tour-the-turn-23/ http://www.scilogs.fr/signal-sur-bruit/nikola-tesla-le-prestige-the-prestige-33/ Une description intéressante du brevet de Tesla sur le moteur synchrone (avec des affirmations plus difficiles à confirmer/informer concernant les résonnances de Schumann ou le Radar, etc) https://www.bibnum.education.fr/sciencesdelingenieur/electrotechnique/l-invention-du-moteur-synchrone-par-nikola-tesla Une page sur l’Edison Tech Center (ils sont potentiellement partisans) qui, selon eux, débunke des mythes autour de Tesla : http://www.edisontechcenter.org/tesladebunked.html Mon point de vue ? Ok, ils en débunkent certains (l’invention de l’AC par Tesla, par exemple), mais un certain nombre de choses est avancé sans citer de source spécifiquement par information, et vu la passion de certains sur la question on est en droit de se poser la question de la partialité d’un debunkage de soi-disant mythes à propos de Tesla sur une page créée par un centre au nom d’Edison) La page wikipédia sur les bobines Tesla : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bobine_Tesla La page wikipédia sur le moteur synchrone : https://fr.wikipedia.org/wiki/Machinesynchrone La page wikipédia sur le monteur à courant continu : <a href="https://www.google.com/url?q=https://fr.wikipedia.org/wiki/Machine%25C3%25A0_courant_continu&sa=D&ust=1466889087888000&usg=AFQjCNGtGZE46GIiWSENMrg9f65UD6QrxA" target="blank">https://fr.wikipedia.org/wiki/Machine%C3%A0_courant_continu “A NEW SYSTEM OF ALTERNATING CURRENT MOTORS AND TRANSFORMERS” by Nikola Tesla Delivered before the American Institute of Electrical Engineers, May 1888 : http://www.tfcbooks.com/tesla/1888-05-16.htm “EXPERIMENTS WITH ALTERNATE CURRENTS OF VERY HIGH FREQUENCY AND THEIR APPLICATION TO METHODS OF ARTIFICIAL ILLUMINATION” by Nikola Tesla Delivered before the American Institute of Electrical Engineers, Columbia College, N.Y., May 20, 1891 :http://www.tfcbooks.com/tesla/1891-05-20.htm “EXPERIMENTS WITH ALTERNATE CURRENTS OF HIGH POTENTIAL AND HIGH FREQUENCY” by Nikola Tesla Delivered before the Institution of Electrical Engineers, London, February 1892. : http://www.tfcbooks.com/tesla/1892-02-03.htm [1] Son père Milutin Tesla était prêtre orthodoxe et sa mère, Djuka Mandic, s’occupait du foyer et des enfants [2] Un garçon, Dane en 1984, et deux filles Angelina en 1850 et Milka en 1852[3] Inventor of Electric Age, Carlson, p 18[4] My Inventions, Tesla, p 12[5] Capacité qui, selon John O’Neill dans Prodigual Genius, lui permis soit disant de ne pas avoir besoin, ni de prendre de notes, ni de faire de tests en vrai.[6] Inventor of Electric Age, Carlson, p 20[7] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 26[8] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 42[9] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 37[10] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 42[11] Il jouait aux dominos et au poker principalement[12] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 47[13] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 48[14] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 50[15] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 52[16] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 63[17] Prodigual Genius, O’Neill, p 60[18] Prodigual Genius, O’Neill, p 58[19] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 70[20] Thomas Edison & Nikola Tesla, The pioneers of Electricity, Charles Rivers Editors[21] Ibid[22] Prophet of the Modern Technological Age, Simmons, p 76[23] Inventor of the Electrical Age, Carlson, 73[24] Tesla avait toujours en tête de pouvoir réaliser le développement de son moteur AC et avec quelques investisseurs (principalement messieurs Vail et Lane), qui s’étaient intéressés à ses travaux du temps de son passage chez Edison, il fondât la Tesla Electric Light and Manufacturing Company. Cette société se chargea de vendre des lampes à arc basées sur un brevet déposé par Tesla quelques temps plus tôt. Brevet qu’il mit au nom de cette société. Mais selon Carlson les investisseurs ne souhaitèrent pas poursuivre l’aventure sur les aspects manufacturing et préférèrent se concentrer sur l’aspect vente de systèmes d’éclairages à travers la création d’une nouvelle entreprise en laissant tomber Tesla. Tesla ne put plus exploiter son brevet ni développer son moteur AC comme il l’avait souhaité en s’associant à Vail et Lane.[25] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 77[26] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 87[27] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 92[28] “A NEW SYSTEM OF ALTERNATING CURRENT MOTORS AND TRANSFORMERS” by Nikola Tesla Delivered before the American Institute of Electrical Engineers, May 1888 : http://www.tfcbooks.com/tesla/1888-05-16.htm[29] Inventor of the Electrical Age, Carlson p 113[30] Avant d’acquérir les brevets de Tesla, il acquis aussi celles de transformateur de Gaulard & Gibbs nécessaire à la modification du voltage AC (impossible à l’époque pour du DC), mais aussi les travaux de Ferraris qui a Turin avait aussi travaillé sur les champs magnétiques rotatifs (d’où d’ailleurs une certaine confusion sur la réelle paternité du moteur AC) .On trouve chez Charles Rivers editors une référence à une somme d’1 million de dollars que Westinghouse aurait payé, mais il semble plus réaliste que la Tesla Electric Ligne Company ait reçu 25,000 dollars en liquide, 50,000 dollars en billet à ordre and des royalties de 2,50 dollars par cheval vapeur développé.[31] Il est important de noter, qu’à la différence de ce que Tesla croyait, même si son moteur fonctionnait à la perfection dans sa tête où dans son laboratoire, il était indispensable de pouvoir mettre au point un moteur qui puisse fonctionner dans des conditions réelles, avec les fréquences délivrées par les générateurs, sur le bon nombre de phase, etc.[32] Carlson, p 167[33] https://fr.wikipedia.org/wiki/Perte_en_ligne_(%C3%A9lectricit%C3%A9)[34] selon lui le DC à même tension était non mortel, alors qu’il était surtout question de fréquence[35] Thomas Edison & Nikola Tesla: The pioneers of Electricity, Charles River Editors[36] selon Carlson c’est la raison en tout cas. Par contre on trouve plein d’autres raisons dans les autres bios ...[37] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 131[38] C’est notamment via cet effet de peau et l’usage des ancêtre des tubes néon, ou de lampes à un seul fil avec un bouton en carbone, qu’il est devenu le magicien de la lumière, expert des shows dans les plus grandes capitales. [39] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 125-128[40] “EXPERIMENTS WITH ALTERNATE CURRENTS OF VERY HIGH FREQUENCY AND THEIR APPLICATION TO METHODS OF ARTIFICIAL ILLUMINATION” by Nikola Tesla Delivered before the American Institute of Electrical Engineers, Columbia College, N.Y., May 20, 1891 :http://www.tfcbooks.com/tesla/1891-05-20.htm[41] “EXPERIMENTS WITH ALTERNATE CURRENTS OF HIGH POTENTIAL AND HIGH FREQUENCY” by Nikola Tesla Delivered before the Institution of Electrical Engineers, London, February 1892. : http://www.tfcbooks.com/tesla/1892-02-03.htm[42] Même si il raconte par la suite avoir pu tracer la naissance de cette idée jusqu’à des choses qu’il aurait vu par ailleurs. Cette idée d’un déterminisme de toute idée ou sentiment ou action est quelque chose qu’il a en tête depuis tout jeune et qui conduit aussi à tout ce qu’il a comme opinion sur l’aspect automate de l’homme et sur ce qu’il réalisa autour des bateau téléguidé et de ce qu’il appelait “Teleautomatics” dont nous parlerons plus tard.[43] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 139[44] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 141[45] selon le site : http://www.timeanddate.com/worldclock/distances.html?n=422[46] Si on remonte un peu on peut aussi voir, comme le présente Carlson, que Tesla allât en Europe pour se renseigner plus en détail sur ce qui avait été présenté lors le l’Electrotechnical Exhibition à Francfort en Septembre 1891. Outre qu’à cette occasion fut démontrée la possibilité de transmettre du courant depuis Lauffen (175 kilomètres de distance) via de l’AC, van Miller, Brown et Dolivo-Dobrowolsky démontrèrent le potentiel commercial de l’usage de l’AC polyphasé grâce à un moteur utilisant cette technologie. Il n’était donc pas seul à avoir travaillé sur le sujet à l’époque et même si il semble avoir devancé de peu ceux-ci, l’information n’était pas forcément arrivée en Europe et certains les annoncaient comme les inventeurs de cette découverte. Comme quoi il y avait vraiment une convergence d’idée à l’époque sur ces sujets.[47] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 166[48] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 170[49] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 173[50] même si GE eut le contrat pour la mise en place des lignes servant à transmettre l’énergie | — | ||||||
| 3/17/16 | ![]() LisezLaScience - HS-7 - Interview de Carl Zimmer à propos de "Planète de Virus" par Podcastscience | J'ai eu la chance de pouvoir récemment participer (un petit peu) à l'interview de monsieur Carl Zimmer, auteur de "A Planet of Viruses", réalisée par l'équipe de Podcascience. Cette interview a été réalisée en anglais, et si la langue de Shakespeare ne vous fait pas peur, l'audio peut-être retrouvée dans le flux de LisezLaScience (et bien entendu chez Podcastscience) et grâce aux contributeurs géniaux de Podcastscience, vous pouvez auss retrouver la transcription en VO sur leur site. L'ouvrage Planète de Virus - Carl Zimmer - Belin Planète de Virus est un ouvrage écrit par Carl Zimmer à l'occasion d'une action nommée "World of Viruses" visant à faire de la communication/médiation/vulgarisation (choisissez le mot qui vous convient le mieux) à propos des virus de manière globale et sur des supports aussi variés que possible (site web, vidéo, etc). Dans le cadre de cette action, Carl Zimmer a été missionné pour rédiger ce livre sur les virus. Ce livre nous amène à comprendre un peu mieux les virus, leur façon de fonctionner, mais aussi l'histoire de leur découverte et des interactions (combat n'est pas vraiment el bon mot vu l'intérêt que certains virus peuvent avoir pour nous) que nous avons pu avoir avec les virus en tant qu'espèce. C'est un livre qui n'est pas très long et qui est extrêmement facile et agréable à lire. Si jamais la langue de Shakespeare ne vous dérange pas, vous pouvez vous jeter sur la version originale en anglais. Mais si jamais vous souhaitez le lire en français, vous avez de la chance; en effet, Karim Madjer et Alan Vonlanthen de Big Bang Science Communication ont fait un super travail de traduction de cet ouvrage qui est disponible depuis peu aux Editions Belin dans la collection Sciences à Plumes. L'interviewDans ce cadre, Carl Zimmer a accepté de participer à une interview qui a été réalisée par Podcastscience et à laquelle j'ai eu la chance d'être associée. Ce fut une première pour l'équipe (et aussi pour moi) de réaliser une interview en anglais. Mais ce fut aussi un très grand succès grâce à la grande qualité du travail réalisé par l'équipe de Podcastscience, car l'interview est fluide, très intéressante et de bonne qualité pour qui souhaite en savoir plus sur l'ouvrage et les virus. Comme je l'expliquais dans le chapeau, vous pouvez aussi, grâce aux merveilleux contributeurs de Podcastscience, retrouver une retranscription de cette interview sur leur site. Pour ceux qui souhaiteraient avoir une version en français dans le texte de cette interview, un peu de patience, elle devrait arriver sous peu ! Pour elle vous aurez accès à une version disposant de Voice Over (comme ce que vous pouvez retrouver pour les reportages télévisés avec des étrangers dont les paroles sont traduites) et une retranscription en VF. Je voudrais enfin remercier l'équipe de Podcastscience, et celle de Big Bang Science Communication de m'avoir permis de pouvoir participer à cet interview ! Ce n'est pas tout les jours que l'on peut interviewer un vulgarisation comme Carl Zimmer ! L'auteur Carl Zimmer - crédit : Ben Stechschulte Concernant Carl Zimmer, voici une adaptation de la présentation que j'ai eu l'occasion de faire à son propos lors de l'interview de Podcastscience: Carl Zimmer a obtenu votre licence d’Anglais à l’Université de Yale avant de travailler pour le magazine Discover à la fin des années 80. D’abord comme relecteur-correcteur puis comme rédacteur en chef adjoint. Chroniqueur au New-York Times (pas si mal quand même), on le retrouve aussi sur des émission radio comme Radiolab et certain de ses livres ont été largement acclamés par la critique : “Soul Made Flesh - a history of Neuroscience” a été par exemple nommé parmi les 100 meilleurs ouvrages par le New York Times Book Review. “Science Ink: Tattoos of the Science Obsessed” a aussi été mis en avant par des média grand public comme le Huffington Post, Der Spiegel, ou encore le Guardian. En tant que journaliste, les articles de Carl Zimmer, qu’ils aient été dans Discover, le New York times ou sur son blog, The Loom, qui est maintenant hébergé sur la plateforme du National Geographic, ont été reconnus comme faisant partie des meilleurs écrits scientifiques américains dans diverses anthologies. Carl Zimmer a aussi gagné le prix de l’Association Américaine de l’Avancement du Journalisme Scientifique trois fois pour certains de ses articles. Liens Interview de Carl Zimmer en VO pour Podcastscience Retranscription en VO de l'interview pour Podcastscience Page web de Carl Zimmer Page wikipédia de Carl Zimmer en anglais Page web de Big Bang Science CommunicationLe livrePlanète de Virus de Carl ZimmerISBN : 2701197678 (ISBN13 : 978-2701197678) Auteur : Carl Zimmer; Traducteurs : Alan Vonlanthen & Karim Madjer Nombre de pages : 125 pages Date de parution : 03/03/2016 aux Editions Belin Prix : 16€ chez Amazon et la Fnac | — | ||||||
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| 12/8/15 | ![]() LisezLaScience - 18 - Paranormality de Richard Wiseman avec Jean-Michel Abrassart | Paranormality - Richard Wiseman - Crédit : Pan books Dans cet épisode j'ai eu la chance de pouvoir échanger avec Jean-Michel Abrassart, l'hôte du podcast Scepticisme Scientifique à propos du livre de Richard Wiseman "Paranormality" (en VF il s'agit de "Petites expériences extra-sensorielles : Télépathie, voyance, hypnose, Le paranormal à l'épreuve de la science"). Richard Wiseman Les références des livres évoqués Paranormality de Richard Wiseman ISBN :1447273397 (ISBN13 : 978-1447273394) Auteur : Richard Wiseman Nombre de pages : 352 pages Date de parution : 15/01/2015 chez Pan Books Prix : 9,80€ chez Amazon et 13,39€ à la Fnac Petites expériences extra-sensorielles : Télépathie, voyance, hypnose, Le paranormal à l'épreuve de la science de Richard Wiseman ISBN : 2100572512 (ISBN13 : 978-2228906555) Auteur : Richard Wiseman Nombre de pages : 256 pages Date de parution : 21/03/2012 chez Dunod Prix : 16,90€ chez Amazon et la Fnac An Anomalistic Psychology: Exploring Paranormal Belief and Experience de Christopher C. French ISBN :1403995710 (ISBN13 : 978-1403995711) Auteur : Christopher C. French Nombre de pages : 346 pages Date de parution : 1/11/2013 chez Palgraveê Macmillian Prix : 39,59€ chez Amazon et 33,60 à la Fnac La conscience invisible : Le paranormal à l'épreuve de la science de Dean Radin ISBN : 2290354104 (ISBN13 : 978-2290354100) Auteur : Dean Radin Nombre de pages : 502 pages Date de parution : 06/12/2006 chez J'ai lu Prix : 8,00€ chez Amazon et la Fnac Inventing the Way of the Samurai: Nationalism, Internationalism, and Bushidō in Modern Japan de Oleg Benesch ISBN : 0198754256 (ISBN13 : 978-0198754251) Auteur : Oleg Benesch Nombre de pages : 304 pages Date de parution : 01/04/2016 chez OUP Oxford Prix : 37,39€ chez Amazon The One Ring : Roleplaying Game ISBN : 0857442449 (ISBN13 : 978-0857442444) Auteur : Francesco Nepitello, John Howe (Illustrator), Andy Hepworth (Illustrator), John Hodgson (Illustrator), Tomasz Jedruszek (Illustrator), Jan Pospisil (Illustrator), Andrew Kenrick (Contributor), Dominic McDowall (Contributor) Nombre de pages : 336 pages Date de parution : 31/08/2011 chez Sophisticated Games and Cubicle 7 Entertainment Prix : 121,18 chez AmazonVous pouvez enfin retrouver l’ensemble des livres cités sur la liste goodreads associée à ce podcast sur le compte de LisezLaScience. Les livres seront placés sur des “étagères” spécifiques par épisode et ceux de celui-ci sont sur l’étagère “lls-18” : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-18 | — | ||||||
| 11/28/15 | ![]() LisezLaScience - 17 - L'Univers à Portée de Main de Christophe Galfard avec Sébastien Carassou | L'Univers à Portée de Main - Christophe Galfard. Crédit : Flammarion Dans cet épisode j'ai eu la chance de pouvoir échanger avec Christophe Galfard à propos de son livre "L'Univers à Portée de Main" chez Flammarion en compagnie de Sébastien Carassou. Christophe Galfard en dédicace au salon du livre jeunesse 2012 de Montreuil - crédit : Thesupermat (Own work) [CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons Les références des livres évoqués L'Univers à Portée de Main de Christophe GalfardISBN : 2081346516 (ISBN13 : 978-2081346512) Auteur : Christophe Galfard Nombre de pages : 448 pages Date de parution : 10/06/2015 chez Flammarion Prix : 19,90€ chez Amazon et la Fnac Une histoire de tout ou presque de Bill BrysonISBN : 2228906557 (ISBN13 : 978-2228906555) Auteur : Bill Bryson Nombre de pages : 654 pages Date de parution : 11/05/2011 chez Payot Prix : 10,65€ chez Amazon et la Fnac Seul sur Mars de Andy WeirISBN : 2811215727 (ISBN13 : 978-2811215729) Auteur : Andy Weir Nombre de pages : 480 pages Date de parution : 16/10/2015 chez Milady Prix : 7,90€ chez Amazon et la Fnac Copenhague de Michael Frayn (en anglais)ISBN : 0385720793 (ISBN13 : 978-0385720793) Auteur : Andy Weir Nombre de pages : 144 pages Date de parution : 08/08/2000 chez Anchor Prix : 9,27€ chez AmazonVous pouvez enfin retrouver l’ensemble des livres cités sur la liste goodreads associée à ce podcast sur le compte de LisezLaScience. Les livres seront placés sur des “étagères” spécifiques par épisode et ceux de celui-ci sont sur l’étagère “lls-17” : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-17https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-17Livres revus sur LisezLaScienceUne histoire de tout ou presque de Bill Bryson | — | ||||||
| 9/30/15 | ![]() LisezLaScience - 16 - Le Pharmachien d'Olivier Bernard | Le Pharmachien par Olivier Bernard - crédit: Éditions Kennes Dans cet épisode j'ai la chance de pouvoir échanger avec Olivier Bernard, alias le Pharmachien à propos de son livre "Le Pharmachien" aux éditions Kennes. Olivier Bernard, auteur du livre "Le Pharmachien" Merci aux Éditions Kennes d'avoir pu rendre possible cette interview ! Les références des livres évoqués Le Pharmacien d'Olivier BernardISBN : 2875801066 (ISBN13 : 978-2875801067) Auteur : Olivier Bernard Nombre de pages : 208 pages Date de parution : 08/04/2015 chez Kennes Edition Prix : 19,95€ chez Amazon et la Fnac Quiet: The Power of Introverts in a World That Can't Stop de Susan CainISBN : 0141029196 (ISBN13 : 978-0141029191) Auteur : Susan Cain Nombre de pages : 352 pages Date de parution : 03/01/2013 chez Penguin Prix : 7,02€ chez Amazon et la Fnac A Scientist in Wonderland: A Memoir of Searching for Truth and Finding Trouble de Edzard ErnstISBN : 1845407776 (ISBN13 : 978-1845407773) Auteur : Edzard Ernst Nombre de pages : 200 pages Date de parution : 12/01/2015 chez Imprint Academic Prix : 21,28€ chez AmazonVous pouvez enfin retrouver l’ensemble des livres cités sur la liste goodreads associée à ce podcast sur le compte de LisezLaScience. Les livres seront placés sur des “étagères” spécifiques par épisode et ceux de celui-ci sont sur l’étagère “lls-16” : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-16Quelques podcast, chaînes Youtube et sites d'intérêtLe site du Pharmachien Le site de VendrediLecture Le site de Bookshelf Podcast Le site de PodcastScience Le site d'Anthropodcast Le site de Scepticisme Scientifique Le site de la chaîne Youtube de Sébastien Carassou Le site du Café des Sciences | — | ||||||
| 9/9/15 | ![]() LisezLaScience - 15 - Flatland de Edwin A. Abbott avec Nicolas Tupegabet et Pascal Metz de Podcastscience | Flatland par Edwin A. Abbott. Crédit : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/51/Flatland_cover.jpg Dans cet épisode j'ai la chance de pouvoir échanger avec Nicolas Tupegabet et Pascal Metz, deux membres de l'équipe PodcastScience, à propos de Flatland, livre écrit par Edwin A. Abbott et disponible dans diverses versions : audio [en], ebook [fr] ou encore papier. Les références des livres évoqués Flatland de Edwin A. Abbott ISBN : 2290054097 (ISBN13 : 978-2290054093) Auteur : Edwin A. Abbott Nombre de pages : 125 pages Date de parution : 05/04/2013 chez Édition 84 dans la collection Librio Littérature Prix : 3,00€ chez Amazon et la Fnac Only the longest threads par Tasneem Zehra Husain ISBN : 1589880889 (ISBN13 : 978-1589880887) Auteur : Tasneem Zehra Husain Nombre de pages : 222 pages Date de parution : 01/11/2014 chez Paul Dry Books, Inc Prix : 15,95€ chez Amazon La relativité par Albert Einstein ISBN : 2228882542 (ISBN13 : 978-2228882545) Auteur : Albert Einstein Nombre de pages : 240 pages Date de parution : 13/02/1990 chez Payot Prix : 7,65€ chez Amazon et la Fnac Alan Turing: The Enigma par Andrew Hodges ISBN : 1784700088 (ISBN13 : 978-1784700089) Auteur : Andrew Hodges Nombre de pages : 768 pages Date de parution : 13/11/2014 chez Vintage Prix : 12,98€ chez Amazon The Adventures of Mr. Tompkins 1 par Igor Gamow et Scorpio Steele ISBN : 1439252114 (ISBN13 : 978-1439252116) Auteur : Igor Gamow et Scorpio Steele Nombre de pages : 96 pages Date de parution : 01/12/2009 chez Booksurge Publishing Prix : 17,50€ chez AmazonVous pouvez enfin retrouver l’ensemble des livres cités sur la liste goodreads associée à ce podcast sur le compte de LisezLaScience. Les livres seront placés sur des “étagères” spécifiques par épisode et ceux de celui-ci sont sur l’étagère “lls-15” : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-15 | — | ||||||
| 7/6/15 | ![]() LisezLaScience - HS-6 - Évènement #psSortDuPlacard - version complète de l'épisode 225 de Podcastscience | Bonjour à tous, j'ai eu la chance de pouvoir participer à l'évènement #psSortDuPlacard organisé par PodcastScience et StripScience le samedi 27 juin à l'occasion de la marche des fiertés à Paris. À cette occasion j'ai présenté trois livres que j'ai eu l'occasion de lire et qui traitaient des études scientifiques qui ont pu être réalisées en lien avec l'homosexualité pour deux d'entre eux et de la vie de Alan Turing, très grand mathématicien et scientifique, qui était homosexuel.J'espère que vous apprendrez plein de choses en écoutant l'émission de PodcastScience dont vous pourrez retrouver l'intégralité ci-dessus. Je signale aussi que tous les dossiers présentés pendant l'émission peuvent être retrouvées sur le site de PodcastScience. Vous pourrez aussi retrouver la production pléthorique de dessins qui ont été réalisés par l'équipe fantastique de dessinateurs qui ont officié pendant l'évènement. Vous pouvez ainsi retrouver les notes de l'émission de PodcastScience, le billet chez PodcastScience correspondant à mon intervention (reprise ci-dessous), ainsi que le compte rendu qu'a réalisé Pierre Kerner pour StripScience.Un grand bravo à toutes les personnes qui ont permis la réalisation de cet évènement : l'équipe de Podcastscience, de StripScience, Xavier Durussel, Pierre Kerner, Swoog, et tout ceux que j'oublie.Vous pouvez retrouver l'intégralité du dossier que j'ai présenté ci-dessous ou bien sur le billet associé sur le site de PodcastScience. Billet présenté dans le cadre de l'event #psSortDuPlacard le 27 juin 2015 et publié simultanément sur PodcastScience Pitch L’équipe de Podcast Science m’a proposé de réaliser un dossier sur quelques livres qui seraient intéressants de lire si l’on souhaite en savoir plus sur l’homosexualité, et la science associée de manière plus large. Je vous propose donc deux livres qui traitent de l’homosexualité d’un point de vue scientifique et un autre qui traite d’Alan Turing, grand scientifique de la première moitié du XXe qui était aussi homosexuel. De quoi vous occuper pendant les vacances si vous souhaitez de bons livres sur l’homosexualité au sens large :) Dossier Conundrum: The Evolution Of Homosexuality Le premier dont je vais vous parler se nomme “Conundrum: The evolution of homosexuality”, de Nancy Peters. Alors je préfère vous prévenir tout de suite : toutes ces références seront en anglais. Il existe juste une traduction pour le livre sur Alan Turing. Nancy Peters est une écrivain freelance vivant à New York. J’ai tenté d’avoir plus d’informations sur elle, mais mes demandes sont restées lettre morte, désolé.Ce livre relativement court qui décrit la vision de la biologie comportementale sur l’homosexualité et son évolution. Le propos est clair, illustré et toute personne souhaitant avoir une vision, plutôt haut-niveau, de la question saura trouver dans ce livre un certain nombre d’informations relativement à jour et appuyées sur des études scientifiques sérieuses. L’auteur traite de l’homosexualité sans se limiter à l’espèce Humaine, ni à une culture ou une époque en particulier. On aborde ainsi sa présence chez les primates de manière large, mais aussi dans les civilisations grecques, égyptiennes ou chez les maori.Ce livre n’a pas pour but d’être exhaustif sur l’homosexualité et ce que la science pourrait en avoir à dire, mais il sait fournir une base intéressante à qui souhaite se renseigner sur la question.Il remplit donc pleinement son office et la seule chose que j’aurais personnellement à lui reprocher c’est son organisation : certains sujets sont abordés selon un certain angle, puis l’auteur aborde un autre point, et revient ensuite au premier. En tout cas si vous êtes pressé, ce livre est pour vous ! Gay, Straight, and the Reason Why: The Science of Sexual Orientation Le second livre est “Gay, Straight, and the Reason Why” de Simon LeVay.Simon LeVay est un neuroscientifique américano-britannique qui s’est, apparemment, toujours intéressé aux structures du cerveau et aux liens possibles avec l’orientation sexuelle. Après une éducation supérieure de haute volée où il fréquenta successivement les bancs de Cambridge, Göttingen et Harvard, il réalisa la majeure partie de sa carrière dans ce dernier établissement avant d’intégrer le Salk Institute for Biological Studies où il réalisa l’étude pour laquelle il est sûrement le plus connu et qui portait sur le noyau INAH3 au sein du cerveau. Il montra en effet une corrélation entre la taille de ce noyau de neurones et l’orientation sexuelle de son possesseur.À la différence du livre de Nancy Peters, celui-ci est plus volumineux et plus long à lire. Mais cela vaudra clairement le temps que vous y passerez! Je n’ai jamais vu un livre aussi exhaustif, aussi bien référencé et aussi sérieux sur un sujet. Il est aussi différent par son approche: Simon LeVay se concentre sur l’Humain et sur l’époque actuelle et va ainsi aborder tous les axes possibles de réflexion sur l’Homosexualité (psychologie, biologie, génétique, etc)Le livre est bien structuré, l’auteur présente, pour chaque axe un certain nombre d’hypothèses, avec les études associées, les résultats obtenus, et ce qui en est ressorti, en pour et en contre.Cet ouvrage est un bon complément à celui de Nancy Peters pour qui souhaite entrer plus en profondeur dans le sujet. On pourra remarquer que Simon LeVay, dans son travail de référence et de recherche d’études sur les sujets abordés, ne cite quasiment aucune étude francophone ... Alan Turing: The Enigma Ahhh, Alan Turing! En tant que personne travaillant dans le domaine de l’informatique, il représente un dieu de la spécialité. L’un de ses esprits géniaux grâce à qui nous avons pu avoir à notre disposition cette technologie fantastique qui nous permet de pouvoir commander des cuisses de poulet surgelées à 3 heures du matin depuis le fond de notre lit.Blague à part, le travail de cet homme est juste fondamental pour notre société d’aujourd’hui. Et c’est sa vie qu’Andrew Hodges nous raconte de manière agréable et touchante. On découvre ainsi la vie du jeune Alan Turing, avec son amour de jeunesse pour Christopher Morcom, mort trop vite, et dont la perte resta ancrée en Alan pendant toute sa vie. On découvre aussi son travail lors de la Seconde Guerre Mondiale pour le décryptage des messages produits grâce à la machine Enigma. On apprend aussi à quel point il a révolutionné les mathématiques à travers son article sur les nombres calculables et les machines de Turing, celui sur le principe d’imitation avec son fameux test pour déterminer si l’on a à faire à une machine ou plus un humain, son invention de la programmation, des fonctions, etc. On ne se rend pas compte à quel point il est à l’origine de toute cette technologie, ces ordinateurs, tablettes et smartphones qui nous sont aujourd’hui indispensable.On en apprend aussi un peu plus sur la vie des homosexuels dans cette première moitié du XXe siècle anglais, et comment s’est déroulée la fin de sa vie, entre son arrestation, son procès, sa castration chimique et ses derniers jours avant son suicide en 1954.Pour ceux qui auraient vu le film, très bon film en passant, vous découvrirez la vraie histoire (sur laquelle est censée être basé le film d’ailleurs) et d’Alan Turing. Un peu moins romanesque et moins d’espionnage mais tellement plus intéressante. Conclusion En conclusion ce que je peux dire c’est que j’ai vraiment appris beaucoup de choses : sur l’homosexualité, certes, mais aussi sur ce scientifique formidable que fut Alan Turing et sur les impacts des préjugés de la société sur les homosexuels au sens large. Le suicide d’Alan Turing, pour beaucoup, conséquence du traitement consécutif à son procès et de l’atmosphère homophobe de l’époque, l’aura peut-être empêché de faire de nouvelles découvertes fantastiques et fondamentales. Dix ans se sont écoulés entre les deux articles fondateurs d’Einstein sur la relativité restreinte et générale. Imaginez ce que Turing aurait pu faire si il avait vécu plus longtemps !Je vous conseille donc de lire ces livres, et d’en proposer la lecture autour de vous. Ceci permettra peut-être de réduire les préjugés qui rongent notre société et d’éviter aux homosexuels de subir des pressions et des discriminations.Laissons les personnes LGBT s’épanouir car elles pourront sûrement rendre le monde plus beau et meilleur pour nous tous.Vous pourrez retrouver l’ensemble des livres sur le compte goodreads de LisezLaScience. Ceux-ci seront placés sur une étagère spécifique et celle pour aujourd’hui sera LLS-HS-6 : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-hs-6 Liens Les notes d'émission de l'épisode #PS225 chez PodcastScience : http://www.podcastscience.fm/?p=5669 Ce billet chez PodcastScience : http://www.podcastscience.fm/?p=5688 CR de Pierre Kerner sur Strip-Science : http://stripscience.cafe-sciences.org/articles/podcast-science-sort-du-placard-le-compte-rendu/ Page wikipédia de Simon LeVay : http://en.wikipedia.org/wiki/Simon_LeVay Page wikipédia d’Alan Turing : http://en.wikipedia.org/wiki/Alan_TuringLes références livresquesAlan Turing: The EnigmaISBN : 1784700088 (ISBN13: 978-1784700089) Auteur : Andrew Hodges Nombre de pages : 768 pages Date de parution : 13/11/2014 chez Vintage Prix : 13,34 € chez Amazon ou chez la Fnac (en français)Gay, Straight, and the Reason Why: The Science of Sexual OrientationISBN : 0199931585 (ISBN13 : 978-0199931583) Auteur : Simon Levay Nombre de pages : 432 pages Date de parution : 06/09/2012 (Reprint) chez Oxford University Press Prix : 25,32 € chez Amazon et à 10,09€ chez la Fnac (en numérique uniquement)Conundrum: The Evolution Of HomosexualityISBN : 1420893386 (ISBN13 : 978-1420893380) Auteur : Nancy J. Peters Nombre de pages : 208 pages Date de parution : 01/02/2006 chez Authorhouse Prix : 21,64 € chez Amazon | — | ||||||
| 6/16/15 | ![]() LisezLaScience - 14 - Interview d'Anna Alter auteur de "De quels atomes sommes-nous faits ?" | De quels atomes sommes nous faits? - A. Alter, É. Klein et T. Portal - éditions Le Pommier Aujourd'hui, épisode un peu spécial car il s'agit d'une interview : celle d'Anna Alter, l'auteur du livre "De quels atomes sommes-nous faits ?" qu'elle a co-écrit avec Étienne Klein" aux éditions Le Pommier. Anna Alter - crédit hachette livre - http://goo.gl/rpzfN2 Et si vous êtes intéressés pour en savoir plus à propos de ce livre, rendez-vous sur les deux liens suivants :La présentation du livre chez Kidi'science : http://kidiscience.cafe-sciences.org/articles/jeu-concours-livre-de-quels-atomes-sommes-nous-faits/ La présentation du livre chez Les Vendredis Intellos : http://lesvendredisintellos.com/2015/05/10/plongee-dans-la-matiere-bibli-des-vi/ Enfin, merci aux éditions Le Pommier d'avoir permis la réalisation de cette interview ! Les références des livres évoqués De quels atomes sommes nous faits ? D'Anna Alter ISBN : 274650863X (ISBN13 : 978-2746508637) Auteur : Anna Alter, Étienne Klein; Illustration Thanh Portal Nombre de pages : 48 pages Date de parution : 05/03/2015 chez Le Pommier Prix : 13,90€ chez Amazon et la FnacVous pouvez enfin retrouver l’ensemble des livres cités sur la liste goodreads associée à ce podcast sur le compte de LisezLaScience. Les livres seront placés sur des “étagères” spécifiques par épisode et ceux de celui-ci sont sur l’étagère “lls-14” : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-14 Disclaimer Comme les plus assidus d'entre vous ont pu le remarquer, cet épisode n'est pas consacré au livre "Denialism: How Irrational Thinking Harms the Planet and Threatens Our Lives" de Michael Specter. Ne vous inquiétez pas, je n'ai pas oublié ! Mais j'ai quelques interviews dont je voudrais vous faire profiter et il est possible qu'elles arrivent avant l'épisode sur ce livre ! D’ici là à bientôt à toutes et à tous. | — | ||||||
| 4/23/15 | ![]() LisezLaScience - HS-5 - Lyon Science - version complète | Ça y est, l'enregistrement audio de l'évènement Lyon Science est en fin disponible ! Un grand bravo à la team de Podcastscience pour le travail accompli sur l'enregistrement et son montage. Si vous souhaitez écouter seulement l'intervention de Lisez La Science lors de Lyon Science : rendez-vous sur l'épisode précédent, par contre, pour la version complète de tout l'évènement, vous êtes au bon endroit! Logo-Lyon-Science Quand on s’intéresse à la science, avoir des ouvrages de référence est toujours intéressant, soit pour y découvrir un sujet qui nous intéresserait, soit pour y trouver les sources nécessaires quand on a des interrogations. Afin de remplir ce vide, LisezLaScience se propose de vous fournir régulièrement des idées de livres à lire et cette fois, ils tenteront d’aborder des sujets qui sont encrés dans la vie scientifique lyonnaise : physique des particules, alterscience ou encore mathématiques. Ce Hors-série correspond à l'intervention donnée dans le cadre de l'évènement Lyon Science qui s'est déroulé à Lyon le 21 mars 2015. Vous pouvez la retrouver sur le site de Lyon Science à l'adresse suivante : http://www.lyon-science.fr/david-loureiro-quelques-livres-pour-decouvrir-la-science/Vu les thèmes que j’ai sélectionné, certains d’entre vous pourraient se demander quel peut bien être le lien entre eux et Lyon ?Commençons par la physique des particules ? Lyon ne dispose pas d’accélérateur et ce qui le plus approchant peut-être trouvé à Grenoble, voire pour le plus grand du monde, le LHC, à Genève. Quel peut bien être le lien avec Lyon ?Et bien à Lyon et même Villeurbanne plus précisément se trouve le Centre de Calcul de l’IN2P3 : Institut National de Physique Nucléaire et de Physique des Particules. Ce centre est celui qui detenait les informations issues des détecteurs qui ont servi de base à la découverte du boson de higgs ! Et oui, rien que ça ! C’est pour vous parler de l’histoire de cette découverte que je voudrais vous parler du livre : À la recherche du boson de Higgs ! À la recherche du boson de Higgs À la recherche du boson de Higgs - Christophe Grojean et Laurent Vacavant - crédit : Librio Ce livre, paru en 2013 chez Librio, a été écrit par Christophe Grojean, physicien des particules de l’institut de physique des hautes énergies de Barcelone et Laurent Vacavant, chercheur en physique des particules travaillant sur l’expérience Atlas du LHC.Dans ce ouvrage, somme toute relativement court car il fait moins de 100 pages, les auteurs vont partir de la base : qu’est-ce qu’une particule ? Qu’est-ce que la mécanique quantique ? Quelles sont les particules élémentaires dont tout est composé ? Quelles sont les forces fondamentales ? Etc. Grâce à ces explications claires et concises, sur ce que l’on appelle le modèle standard, on en vient à comprendre ce qu’est réellement le boson de Higgs et en quoi il participe à une partie de la masse des particules.Une fois la théorie posée, les chercheurs nous emmènent dans la découverte de cette aventure scientifique qui amena à la construction de la plus grande machine jamais construite par l’Homme : le LHC. On apprend ainsi la vie de ses prédécesseurs, leurs participations à la découverte d’autres bosons (ces particules qui comme le photons servent d’intermédiaire pour les forces fondamentales), sa construction mouvementée, son fonctionnement ainsi que ses premiers tours de chauffe jusqu’à la consécration en 2012.Un livre qui, si l’on s’intéresse à cette épopée scientifique grandiose de la physique des particules de ces trente dernières années, vous fera découvre avec émerveillement ses tenants et aboutissants d’une manière simple et agréable! Alterscience, postures, dogmes, idéologies Alterscience - Alexandre Moatti - crédit : Odile Jacob Alterscience, un mot qui est compréhensible et en même temps étrange : il s’agit de la science altérée, de la science qui un jour a fait un pas de côté pour sortir des sentiers et se retrouver à naviguer dans des eaux parfois pas très claires. Ok, mais quel est le lien avec Lyon ? Et bien parce que Lyon fut le berceau d’Auguste Lumière. Mais quel est le lien me direz vous ? Et bien outre les accointances que les frères eurent pendant la seconde guerre, avec les fascistes et le régime de Vichy, Auguste, dans sa folie médicale (il fut l’un des développeur des plaques phtoographiques pour la radiologie pendant la guerre) se battit contre les scientifiques ayant découvert le bacille de la tuberculose. Selon lui, la maladie était plutôt liée à des de problème de moeurs de la femme d’un couple …Pour en revenir au livre : Alterscience est un ouvrage écrit par Alexandre Moatti et paru en 2013 chez Odile Jacob. Tout au long de ses 315 pages, l’auteur nous parle de ces scientifiques ou ingénieurs, issus des plus grandes écoles, qui un jour décident de remettre en cause des théories scientifiques, ou des découvertes pourtant éprouvés et testés expérimentalement. Tout y passe : relativité générale, théorie de l’évolution, mécanique quantique, etc. On découvre aussi d’authentiques falsificateurs comme ces deux “scientifiques”, avec de gros guillements, qui ont fait croire aux ingénieurs d’ELF qu’ils avaient découvert une nouvelle particule, l’aldino, pour détecter des champs de pétrole grâce aux fameux avions renifleurs. On découvre enfin tout un tas de théories farfelues : les rayons N, l’énergie livre, la synergétique de Vallée, etc.On se retrouve ainsi plongés dans les soubassements de la science, dans ces recoins un peu trop obscures pour que ce qui en ressorte puisse avoir de la valeur à la lumière de la vérité. Cependant on se sent fasciné par ces scientifiques, a essayé de comprendre comment ils ont pu faire fausse route ...Si vous souhaitez en savoir plus sur le livre, son contenu et son auteur, je ne saurais trop que vous recommander l’écoute de l’épisode #146 de Podcastscience pendant lequel Alexandre Moatti a été interviewé. Vous avez dit Maths ? Vous avez dit Maths ? - Robin Jamet - crédit : Dunod Pour finir en beauté je vous propose un livre dont le thème parlera à certains des occupants de cet établissement de qualité qu’est l’ENS : j’entends par là “Vous avez dit Maths?” de Robin Jamet. Et oui, le Robin Jamet de Podcastscience. Comme quoi, même quand il n’est pas là, on parle quand même de lui.Pourquoi suis-je en train de dire que ce livre pourrait intéressant des personnes à proximité, et bien c’est parce que le quatrième étage de l’ENS Lyon, juste à côté de nous, est occupé par un laboratoire de mathématique et que l’un des plus fameux médaillé Fields français, Cédric Villani, a été membre de ce Laboratoire. Il a d’ailleurs peut-être été assis à votre place. Il a foulé les pavés que vous avez parcouru pour venir ici, et il a possiblement sali sa belle lavalière avec le ketchup d’un sandwich qu’il aurait acheté à deux pas d’ici.“Vous avez dit Maths” est un livre grâce auxquels on apprend des choses que l’on n’imaginait pas : comment faire de la géométrie juste avec des pliages; comment faire peur à ses proches en restant béats devant le carrelage de sa salle de bain; comment se la pêter en société parce que l’on sait à quoi correspondent ces formats absconds que sont le A1, A2, A3 ou A4, (et là nous disons tous “21x29,7 cm” comme un mantra magique appris pendant les heures d’art plastique au collège). Un livre facile à lire, grandement illustré et qui sera un excellent divertissement, même pour ceux qui peuvent rebutés par les maths.Enfin, si vous êtes, comme moi, un fervent auditeur de Podcastscience, vous vous retrouverez à sourire bêtement en lisant des passages car ceux-ci vous rappellent des épisodes du podcast : pavages, nombres premiers, ponts de Konigsberg, et autres sujets passionnants. Et preuve s’il en est que Robin sait ordonné ses idées, et les mettre au propre, le propos est ici très clair, ordonné et un grand plaisir à lire !Comme d’habitude, vous pourrez retrouver l’ensemble des livres sur le compte goodreads de LisezLaScience. Ceux-ci seront placés sur une étagère spécifique et celle pour aujourd’hui sera LLS-HS5 : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-hs-5 Les références livresquesVous avez dit maths? ISBN : 2100707078 (ISBN13: 9782100707072) Auteur : Robin Jamet Nombre de pages : 176 pages Date de parution : 08/10/2014 chez Dunod Prix : 14,90 € chez Amazon ou chez la FnacÀ la recherche du Boson de HiggsISBN : 2290054003 (ISBN13 : 978-2290054000) Auteur : Christophe Grosjean et Laurent Vacavant Nombre de pages : 95 pages Date de parution : 05/04/2013 chez J’ai Lu Prix : 3,00 € chez Amazon et à la FnacAlterscience. Postures, Dogmes, IdéologiesISBN : 2738128874 (ISBN13 : 9782738128874) Auteur : Alexandre Moatti Nombre de pages : 336 pages Date de parution : 17/01/2013 chez Odile Jacob Prix : 23,90 € chez Amazon ou la Fnac | — | ||||||
| 4/23/15 | ![]() LisezLaScience - HS-5 - Lyon Science | Ça y est, l'enregistrement audio de l'évènement Lyon Science est en fin disponible ! Un grand bravo à la team de Podcastscience pour le travail accompli sur l'enregistrement et son montage. Si vous souhaitez écouter seulement l'intervention de Lisez La Science lors de Lyon Science : vous êtes sur le bon épisode, et pour la version complète de tout l'évènement, rendez-vous sur l'épisode suivant. Logo-Lyon-Science Quand on s’intéresse à la science, avoir des ouvrages de référence est toujours intéressant, soit pour y découvrir un sujet qui nous intéresserait, soit pour y trouver les sources nécessaires quand on a des interrogations. Afin de remplir ce vide, LisezLaScience se propose de vous fournir régulièrement des idées de livres à lire et cette fois, ils tenteront d’aborder des sujets qui sont encrés dans la vie scientifique lyonnaise : physique des particules, alterscience ou encore mathématiques. Ce Hors-série correspond à l'intervention donnée dans le cadre de l'évènement Lyon Science qui s'est déroulé à Lyon le 21 mars 2015. Vous pouvez la retrouver sur le site de Lyon Science à l'adresse suivante : http://www.lyon-science.fr/david-loureiro-quelques-livres-pour-decouvrir-la-science/Vu les thèmes que j’ai sélectionné, certains d’entre vous pourraient se demander quel peut bien être le lien entre eux et Lyon ?Commençons par la physique des particules ? Lyon ne dispose pas d’accélérateur et ce qui le plus approchant peut-être trouvé à Grenoble, voire pour le plus grand du monde, le LHC, à Genève. Quel peut bien être le lien avec Lyon ?Et bien à Lyon et même Villeurbanne plus précisément se trouve le Centre de Calcul de l’IN2P3 : Institut National de Physique Nucléaire et de Physique des Particules. Ce centre est celui qui detenait les informations issues des détecteurs qui ont servi de base à la découverte du boson de higgs ! Et oui, rien que ça ! C’est pour vous parler de l’histoire de cette découverte que je voudrais vous parler du livre : À la recherche du boson de Higgs ! À la recherche du boson de Higgs À la recherche du boson de Higgs - Christophe Grojean et Laurent Vacavant - crédit : Librio Ce livre, paru en 2013 chez Librio, a été écrit par Christophe Grojean, physicien des particules de l’institut de physique des hautes énergies de Barcelone et Laurent Vacavant, chercheur en physique des particules travaillant sur l’expérience Atlas du LHC.Dans ce ouvrage, somme toute relativement court car il fait moins de 100 pages, les auteurs vont partir de la base : qu’est-ce qu’une particule ? Qu’est-ce que la mécanique quantique ? Quelles sont les particules élémentaires dont tout est composé ? Quelles sont les forces fondamentales ? Etc. Grâce à ces explications claires et concises, sur ce que l’on appelle le modèle standard, on en vient à comprendre ce qu’est réellement le boson de Higgs et en quoi il participe à une partie de la masse des particules.Une fois la théorie posée, les chercheurs nous emmènent dans la découverte de cette aventure scientifique qui amena à la construction de la plus grande machine jamais construite par l’Homme : le LHC. On apprend ainsi la vie de ses prédécesseurs, leurs participations à la découverte d’autres bosons (ces particules qui comme le photons servent d’intermédiaire pour les forces fondamentales), sa construction mouvementée, son fonctionnement ainsi que ses premiers tours de chauffe jusqu’à la consécration en 2012.Un livre qui, si l’on s’intéresse à cette épopée scientifique grandiose de la physique des particules de ces trente dernières années, vous fera découvre avec émerveillement ses tenants et aboutissants d’une manière simple et agréable! Alterscience, postures, dogmes, idéologies Alterscience - Alexandre Moatti - crédit : Odile Jacob Alterscience, un mot qui est compréhensible et en même temps étrange : il s’agit de la science altérée, de la science qui un jour a fait un pas de côté pour sortir des sentiers et se retrouver à naviguer dans des eaux parfois pas très claires. Ok, mais quel est le lien avec Lyon ? Et bien parce que Lyon fut le berceau d’Auguste Lumière. Mais quel est le lien me direz vous ? Et bien outre les accointances que les frères eurent pendant la seconde guerre, avec les fascistes et le régime de Vichy, Auguste, dans sa folie médicale (il fut l’un des développeur des plaques phtoographiques pour la radiologie pendant la guerre) se battit contre les scientifiques ayant découvert le bacille de la tuberculose. Selon lui, la maladie était plutôt liée à des de problème de moeurs de la femme d’un couple …Pour en revenir au livre : Alterscience est un ouvrage écrit par Alexandre Moatti et paru en 2013 chez Odile Jacob. Tout au long de ses 315 pages, l’auteur nous parle de ces scientifiques ou ingénieurs, issus des plus grandes écoles, qui un jour décident de remettre en cause des théories scientifiques, ou des découvertes pourtant éprouvés et testés expérimentalement. Tout y passe : relativité générale, théorie de l’évolution, mécanique quantique, etc. On découvre aussi d’authentiques falsificateurs comme ces deux “scientifiques”, avec de gros guillements, qui ont fait croire aux ingénieurs d’ELF qu’ils avaient découvert une nouvelle particule, l’aldino, pour détecter des champs de pétrole grâce aux fameux avions renifleurs. On découvre enfin tout un tas de théories farfelues : les rayons N, l’énergie livre, la synergétique de Vallée, etc.On se retrouve ainsi plongés dans les soubassements de la science, dans ces recoins un peu trop obscures pour que ce qui en ressorte puisse avoir de la valeur à la lumière de la vérité. Cependant on se sent fasciné par ces scientifiques, a essayé de comprendre comment ils ont pu faire fausse route ...Si vous souhaitez en savoir plus sur le livre, son contenu et son auteur, je ne saurais trop que vous recommander l’écoute de l’épisode #146 de Podcastscience pendant lequel Alexandre Moatti a été interviewé. Vous avez dit Maths ? Vous avez dit Maths ? - Robin Jamet - crédit : Dunod Pour finir en beauté je vous propose un livre dont le thème parlera à certains des occupants de cet établissement de qualité qu’est l’ENS : j’entends par là “Vous avez dit Maths?” de Robin Jamet. Et oui, le Robin Jamet de Podcastscience. Comme quoi, même quand il n’est pas là, on parle quand même de lui.Pourquoi suis-je en train de dire que ce livre pourrait intéressant des personnes à proximité, et bien c’est parce que le quatrième étage de l’ENS Lyon, juste à côté de nous, est occupé par un laboratoire de mathématique et que l’un des plus fameux médaillé Fields français, Cédric Villani, a été membre de ce Laboratoire. Il a d’ailleurs peut-être été assis à votre place. Il a foulé les pavés que vous avez parcouru pour venir ici, et il a possiblement sali sa belle lavalière avec le ketchup d’un sandwich qu’il aurait acheté à deux pas d’ici.“Vous avez dit Maths” est un livre grâce auxquels on apprend des choses que l’on n’imaginait pas : comment faire de la géométrie juste avec des pliages; comment faire peur à ses proches en restant béats devant le carrelage de sa salle de bain; comment se la pêter en société parce que l’on sait à quoi correspondent ces formats absconds que sont le A1, A2, A3 ou A4, (et là nous disons tous “21x29,7 cm” comme un mantra magique appris pendant les heures d’art plastique au collège). Un livre facile à lire, grandement illustré et qui sera un excellent divertissement, même pour ceux qui peuvent rebutés par les maths.Enfin, si vous êtes, comme moi, un fervent auditeur de Podcastscience, vous vous retrouverez à sourire bêtement en lisant des passages car ceux-ci vous rappellent des épisodes du podcast : pavages, nombres premiers, ponts de Konigsberg, et autres sujets passionnants. Et preuve s’il en est que Robin sait ordonné ses idées, et les mettre au propre, le propos est ici très clair, ordonné et un grand plaisir à lire !Comme d’habitude, vous pourrez retrouver l’ensemble des livres sur le compte goodreads de LisezLaScience. Ceux-ci seront placés sur une étagère spécifique et celle pour aujourd’hui sera LLS-HS5 : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-hs-5 Les références livresquesVous avez dit maths? ISBN : 2100707078 (ISBN13: 9782100707072) Auteur : Robin Jamet Nombre de pages : 176 pages Date de parution : 08/10/2014 chez Dunod Prix : 14,90 € chez Amazon ou chez la FnacÀ la recherche du Boson de HiggsISBN : 2290054003 (ISBN13 : 978-2290054000) Auteur : Christophe Grosjean et Laurent Vacavant Nombre de pages : 95 pages Date de parution : 05/04/2013 chez J’ai Lu Prix : 3,00 € chez Amazon et à la FnacAlterscience. Postures, Dogmes, IdéologiesISBN : 2738128874 (ISBN13 : 9782738128874) Auteur : Alexandre Moatti Nombre de pages : 336 pages Date de parution : 17/01/2013 chez Odile Jacob Prix : 23,90 € chez Amazon ou la Fnac | — | ||||||
| 4/12/15 | ![]() LisezLaScience - 13 - Une Histoire de Tout ou Presque de B. Bryson avec Sébastien Carassou | Une Histoire de Tout ou Presque - Bill Bryson - crédit : Payot Aujourd'hui, épisode un peu spécial car je vais aborder le livre "Une Histoire de tout ou presque" en compagnie de Sébastien Carassou. Doctorant en astrophysique à l'Institut d'Astrophysique de Paris, auteur du blog "Le Sens of Wonder", un des principaux fondateurs du Collectif Conscience, et du compte Twitter En Direct Du Labo, il est plein d'initiatives aussi variées qu'intéressantes et partage avec moi le plaisir d'avoir lu ce livre de Bill Bryson. Bill Bryon By TSP at en.wikipedia [GFDL (www.gnu.org/copyleft/fdl.html) or CC-BY-SA-3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/)], from Wikimedia Commons Nous vous parlerons ainsi de l'auteur, Bill Bryson, avant d'embrayer sur le contenu du livre et ensuite aborder un livre qui n'a rien à voir et un livre que Sébastien Carassou aimerait lire. Les références des livres évoqués Une Histoire de tout ou presque de Bill Bryson ISBN : 2228906557 (ISBN13 : 978-2228906555) Auteur : Bill Bryson Nombre de pages : 654 pages Date de parution : 11/05/2011 chez Payot Prix : 10,65€ chez Amazon et la Fnac La Zone du Dehors ISBN : 2070464245 (ISBN13 : 978-2070464241) Auteur : Alain Damasio Nombre de pages : 656 pages Date de parution : 05/03/2015 chez Folio Prix : 10,90€ chez Amazon et à la Fnac Consciousness Explained ISBN : 0140128670 (ISBN13 : 978-0140128673) Auteur : Daniel C. Denett Nombre de pages : 528 pages Date de parution : 24/06/1993 chez Penguin Prix : 13,10€ chez Amazon et à la FnacVous pouvez enfin retrouver l’ensemble des livres cités sur la liste goodreads associée à ce podcast sur le compte de LisezLaScience. Les livres seront placés sur des “étagères” spécifiques par épisode et ceux de celui-ci sont sur l’étagère “lls-13” : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-12 Prochain épisodeSuite au sondage qui a été proposé sur le site, le livre qui a remporté le plus de suffrages, et qui va donc être le sujet prochain épisode est : "Denialism: How Irrational Thinking Harms the Planet and Threatens Our Lives" de Michael Specter. On se retrouve donc le 27/04/2015 pour un nouvel épisode sur ce livre ! D’ici là à bientôt à toutes et à tous. | — | ||||||
| 3/26/15 | ![]() LisezLaScience - 12 - Abominable Science ! Daniel Loxton et Donald Prothero avec Jean-Michel Abrassart de Scepticisme Scientifique | Aujourd'hui, épisode un peu spécial car je vais aborder le livre "Abominable Science !" en compagnie Jean-Michel Abrassart, l'hôte du podcast "Scepticisme Scientifique". Son podcast que vous connaissez sûrement (sinon il est indispensable de l'écouter) a pour vocation d'aborder des sujets assez variés (ufologie, parapsychologie, contre-apologétique, scepticisme, etc) avec un regard sceptique et scientifique sur les questions que tout ces thèmes peuvent soulever. Il m'a fait découvrir ce livre à travers son podcast et je ne voyais personne d'aussi pertinent que lui pour venir en parler avec moi ! Nous vous parlerons ainsi des auteurs, Daniel Loxton et Donald Prothero avant d'embrayer sur le contenu du livre et ensuite aborder un livre qui n'a rien à voir et un livre que Jean-Michel Abrassart aimerait lire. Les références des livres évoqués Abominable Science!: Origins of the Yeti, Nessie, and Other Famous Cryptids ISBN : 0231153201 (ISBN13 : 9780231153201) Auteur : Daniel Loxton et Donald R. Prothero Nombre de pages : 411 pages Date de parution : 06/08/2013 chez Columbia University Press Prix : 26,14€ (version reliée) chez Amazon The Hastur Cycle ISBN : 1568820097 (ISBN13 : 9781568820095) Auteur : Robert W. Chambers, Robert M. Price, H.P. Lovecraft Nombre de pages : 304 pages Date de parution : 01/12/1993 chez Chaosium Prix : 16,92€ chez Amazon et 17,32€ à la Fnac Philosophie de la religion ISBN : 2711622827 (ISBN13 : 9782711622825) Auteur : Cyrille Michon et Roger Pouivet Nombre de pages : 384 pages Date de parution : 01/07/2010 chez Vrin Prix : 13,00€ chez Amazon et à la FnacVous pouvez enfin retrouver l’ensemble des livres cités sur la liste goodreads associée à ce podcast sur le compte de LisezLaScience. Les livres seront placés sur des “étagères” spécifiques par épisode et ceux de celui-ci sont sur l’étagère “lls-12” : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-12 Prochain épisodeOn se retrouve le 12/04/2015 pour un nouvel épisode sur le livre "Une histoire de tout ou presque" de Bill Bryson. D’ici là à bientôt à toutes et à tous. | — | ||||||
| 3/16/15 | ![]() LisezLaScience - 11 - La Structure des Révolutions Scientifiques de Thomas S. Kuhn | Lors du dernier épisode (non hors-série) de LisezLaScience, j’avais parlé du livre d’Étienne Klein “Le Temps (qui parle?)” où il tentait de répondre aux questions d’enfants sur le temps, la manière dont il s’écoule et celle avec laquelle il fuit entre les doigts, avec ce regard de physicien et philosophe spécialiste du sujet qu’on lui connait.Comme l’explique Étienne Klein dans ses différents ouvrages, l’évolution de la conception du temps a accompagné la science, et ses révolutions, depuis que l’Homme s’intéresse au monde qui l’entoure. Ces révolutions, leur fonctionnement et leur structuration, ont été théorisées et Thomas Kuhn a apporté sa pierre à ces réflexions via son livre “La Structure Des Révolutions Scientifiques” dont nous allons parler aujourd’hui. L’auteur va ainsi aborder dans cet ouvrage comment ces révolutions scientifiques se sont construites et comment les paradigmes évoluent bien différemment de ce que l’on pourrait penser de prime abord. Sommaire Quelques mots sur Thomas Kuhn Le livre “La Structure Des Révolutions Scientifiques” Un livre qui n’a rien à voir Un livre que j’aimerais lire PlugsUn auteurThomas Kuhn est un philosophe des sciences américain du XXème siècle. Issu d’Harvard où il étudia la physique, il obtient son doctorat en 1949 et enseigna notamment l’histoire des sciences que ce fut à Harvard, à Berkeley ou encore à Princeton et au MIT.Au cours de sa carrière il reçu diverses distinctions comme le prix Howard Behrman en 1977, la médaille Sarton (décernée par la History of Science Society) en 1982 ainsi que le prix de la Society for social Studies of Science en 1983.Le livre pour lequel il reste le plus connu est “La Structure des Révolutions Scientifiques” qui fut écrit du temps où il était à Harvard en 1962.Le propos que Thomas Kuhn défend dans cet ouvrage, et qui fut assurément ce pour quoi il est le plus connu, est celui de changement de paradigmes scientifiques qui est selon lui à la base des notions de révolution scientifique. Selon lui les domaines scientifiques n’évoluent pas d’une manière linéaire et continue, mais d’une manière discontinue. Les discontinuités seront ces fameux changements de paradigmes.Ce concept de changement de paradigme a été tellement important pour l’histoire des sciences, qu’un prix nommé “Thomas Kuhn Paradigm Shift Award” a été créé. Ce prix vise à récompenser les scientifiques présentants des théories originales, et dont la nouveauté de point de vue pourraient avoir des impacts importants si ces théories étaient acceptées largement.En dehors de “La structure des révolutions scientifiques”, voici quelques-uns des ouvrages les plus connus de Thomas Kuhn : “The Copernican Revolution: Planetary Astronomy in the Development of Western Thought” paru en 1957, “The Function of Measurement in Modern Physical Science” paru en 1961, “The Essential Tension: Selected Studies in Scientific Tradition and Change” paru en 1977 ou encore “Black-Body Theory and the Quantum Discontinuity, 1894-1912” paru en 1978.Un livreAvant-proposCe livre, “La structure des révolutions scientifiques”, a été traduit en seize langues et vendu à plus d’un million d’exemplaires. Ce n’est pas rien quand même ! À vrai dire ce livre est même une référence pour un grand nombre de personne, notamment parce ce qu’il a remis en cause une vision de l’évolution de la science qui finalement ne collait pas à la réalité de son histoire en introduisant des concepts qui sont aujourd’hui des bases pour l’étude des sciences : théorie, paradigme, crise, révolution, etc.Avant d’aborder le livre en lui-même je voulais aussi mentionner quelque chose qui est apparu lorsque j’ai fait quelques recherches sur la vie de Thomas Kuhn. Il semblerait, mais je ne suis pas un spécialiste du sujet et donc je mentionne cela pour rester complet sur la question, que les idées qu’il défend dans ses thèses sur la structure des révolutions scientifiques (pour paraphraser le titre du livre d’aujourd’hui) ou sur la manière dont les sciences sont construites, aient été proposées, avec un autre vocabulaire peut-être, par un certain Michael Polanyi, plusieurs années avant lui. Vous pouvez jeter un coup d’oeil sur la section dédiée de la page Wikipédia de Thomas Kuhn (en anglais) pour en savoir plus sur le sujet.La revueThomas Kuhn va tout d’abord décrire dans l’introduction la problématique qui est, d’une certaine manière, sous-jacente au travail qu’il réalise à travers ce livre : certaines découvertes, certaines nouvelles théories posent problèmes aux historiens des sciences. En effet, elles ne s’inscrivent pas dans une évolution de la science par accumulation de découvertes, d’informations ou de précisions dans les expériences.L’opinion de Thomas Kuhn est que la vision de la science, de ses concepts et de son évolution doit évoluer. Selon lui, les façons de la décrire jusqu’ici ne permettent pas de considérer de manière pertinente la jeunesse de nouvelles théories, la façon de considérer les expériences qui les font apparaître et les évènements qui les font remplacer les anciennes et devenir les standards pour les années suivantes.Il faut bien noter que ce livre date des années soixante et que certains de ces concepts vous sont peut-être devenus familiers. Mais à l’époque ceci n’était pas le cas et le livre permet d’en prendre toute la mesure.Pour structurer son propos, Thomas Kuhn commence tout d’abord par présenter la notion de science “normale”. Ceci lui permet ainsi de clarifier ce que l’on entend par là : le corpus de théories acceptées à l’instant présent et qui forment les modèles sur lesquels la science se base pour ses prédictions, auxquels adhèrent des groupes suffisamment grands pour former un consensus au sein de la communauté scientifique et définir des problèmes restants à résoudre, etc.Arriver à cette science normale et établie n’est pas chose aisée, et Thomas Kuhn donne un grand nombre d’exemples pour expliquer qu’une jeune théorie est souvent accompagnée de nombreuses théories opposées desquelles elle va s’extraire. La théorie de l’électricité au XVIIIème siècle est un bon cas qui fait apparaître une variété assez grande de points de vue sur ce qu’était le phénomène avant que l’une d’entre elle ne fasse consensus et que les autres disparaissent, la plupart du temps, irrémédiablement.Une fois établie de manière générale ce qu’il entend par “science normale” et la manière qu’elle a d’émerger, Thomas Kuhn déroule son raisonnement sur la manière dont les théories scientifiques se structurent avec notamment le concept, central pour lui, de paradigme. Ce paradigme va ainsi définir plusieurs choses: dans un premier temps “l’ensemble des principes et méthodes partagés par un groupe ou une communauté scientifique” (sic). Ce paradigme va aussi, et de manière plus générale, représenter des lois scientifiques, un ensemble d’expériences validant ce paradigme et structurant une certaine vision du monde, ainsi qu’un ensemble de croyances qui vont y être associées.Une description un peu plus longue de la notion de paradigme peut d’ailleurs être retrouvée chez philosciences.comDe manière corollaire, un paradigme va définir un certain nombre d’expériences permettant de le mettre en évidence. À côté de celles-ci d’autres vont soulever des problèmes car elles ne pourront pas être intégrées à la théorie associée au paradigme. Ces expériences, seront potentiellement plus tard la graine qui amenera à l’apparition “d’anomalies et de découvertes scientifiques” comme le dit Kuhn. Il donne ainsi l’exemple de diverses expériences réalisées durant le XVIIIème siècle qui ont conduit à la découverte, au même moment et par plusieurs scientifiques en même temps, du fait que l’oxygène était un gaz qui ne collait pas avec la théorie chimique des gaz de l’époque, celle du phlogistique. Priestley et Lavoisier ont ainsi été les scientifiques à l’oeuvre pour amener un nouveau paradigme dans le domaine. Ces diverses découvertes, à partir du moment où elles sont admises vont remettre en cause le paradigme et faire naître une crise dans la science en question.Des crises plus profondes peuvent aussi naître de changement plus massifs. Changements qui ne sont finalement que l’aboutissement de petites craquelures tout au long de l’existence du paradigme. Et à force d’accumulation, ces changements vont pousser à la création d’un nouveau paradigme basé sur une théorie structurellement différente. Le genre de paradigme que Kuhn cite pour illustrer son propos serait ceux des diverses théories de mécanique célestre de Ptolémée, Galillé et ensuite Newton. L’apparition d’une crise résulte finalement d’une incapacité du paradigme “mourant” à permettre par exemple un certain niveau de précision dans les applications concrètes, la résolution de problèmes et la science expérimentale.Selon Thomas Kuhn ce sont ces énigmes, érigées en tant que source de crise, qui permettent l’apparition de nouveaux paradigmes. Nées de problèmes rencontrés par le paradigme actuel, elles vont devenir des éléments centraux pour le nouveau paradigme entrant, malgré les ajouts ad hoc que les résistants de l’ancien paradigme seront amenés à tenter d’apporter pour le conserver.C’est ce changement nécessaire de paradigme, perçu par une communauté toujours plus croissante, qui impose la mise en place d’un nouveau paradigme (ce fameux paradigm shift dont on peut parfois entendre parler) pour répondre aux problèmes, énigmes, etc qui sont posés, par l’environnement et les expériences, à l’ancien paradigme qui ne saurait y trouver des réponses. Il est bon de noter que l’on parle aussi de révolution, car c’est ce que l’on a aussi tendance à dire pour ce paradigme shift, lors que “une connaissance nouvelle remplace l’ignorance, au lieu de remplacer une connaissance différente et incompatible” pour citer Kuhn.Un point que Kuhn ne cesse de répéter, et qui est central dans cette notion de changement de paradigme, c’est que “les différences entre paradigmes successifs sont nécessaires et irréconciliables”. Est-ce d’ailleurs à cause de ces différences fondamentales ou des nouveaux problèmes que le nouveau paradigme peut résoudre que ce shift se produit ? Toujours est-il que la vision du monde qui se trouve révélée change totalement. En effet, le prisme à travers nous étudions le monde, nous le classifions, se transforme et peut donner une image nouvelle. Les scientifiques ne voyaient que des trajectoires irrémédiables dans un temps et un espace fixes, et maintenant ceux-ci s’influent mutuellement de manière dynamique. L’atome n’est plus un système planétaire, mais un système dont les électrons ont des probabilités définies de se trouver à un endroit ou à un autre.Un point qui pourrait être remonté par certains d’entre vous serait : il est ici question de révolution, mais elle nous semblait invisible : comment cela se fait-il ? De là d’ailleurs proviendrait peut-être, selon Kuhn, l’idée fausse que la science se serait construite de manière accumulative.Comment cette invisibilité a-t-elle pu exister ? Selon Kuhn cela provient du fait que chaque paradigme produit, une fois la révolution intégrée, son corpus de manuels, de source d’informations sur les lois, le cadre, etc que le paradigme défini. Et les éléments associés toujours valables ou pertinent dans l’histoire des anciens paradigmes, ses scientifiques renommés et de référence, se retrouvent intégrés et cités dans les manuels des nouveaux paradigmes. L’Histoire de l’évolution de la science se trouvant souvent reléguée aux introductions et références obscures, se retrouve la plupart du temps réécrite à l’aune du nouveau paradigme en vigueur.Pour finir Thomas Kuhn revient sur la manière dont il y a passage d’un paradigme à l’autre. Il lui semble complexe de dire que la “conversion” des scientifiques de l’un à l’autre se fasse de manière naturelle. Après tout, chacun des paradigmes, l’ancien et le nouveau, exprime une vision du monde différente, un ensemble de règles et de lois distinctes. Les scientifiques qui vont être des défenseurs de l’un ou de l’autre ne sauraient être convaincus par la logique de changer, car leurs arguments seraient exprimés dans leur propre système de référence. Selon Kuhn, seules les performances supérieures dans la résolution des problèmes d’un paradigme pourraient être une base pour permettre cette conversion. Et cependant ce n’est parfois d’ailleurs pas suffisant : la théorie copernicienne n’amenait par exemple pas une précision incommensurablent meilleure quand elle fut avancée. Il est souvent nécessaire de pouvoir, en plus, résoudre ou amener une lumière sur d’autres éléments qui n’étaient pas considérés par le paradigme précédent. Tout ceci sans parler de l’esthétique qui joue aussi un grand rôle dans l’acceptation des nouveaux paradigme.En conclusionLe livre de Thomas Kuhn, “La Structure des Révolutions Scientifiques” est un ouvrage qui fait référence sur la manière d’aborder les changements de paradigme dans les sciences. Même ce mot de paradigme est devenu maintenant un incontournable de la science quand il est question de résultat d’expérience ou de percée théorique amenant un regard (véritablement ou non) nouveau sur le champ étudié.On pourra, à titre de dérive, citer la communication, limite marketing de marque de lessive, de certains média grands publics à vouloir parler de révolution pour tout et n’importe quoi. Mais il s’agit plus de cette fameuse dérive que d’une réalité du point de vue des chercheurs je pense.Il est d’ailleurs étonnant de voir avec quelles précautions Thomas Kuhn débute son livre. Comme si il avait peur que son point de vue soit trop “révolutionnaire” et ne remette trop en cause le système de pensée de l’époque. Est-ce peut-être plutôt une grande humilité de sa part plutôt qu’une crainte de se voir rabrouer par la communauté scientifique de l’époque? Je ne saurais le dire ne connaissant pas assez le personnage.La première partie du livre est un peu difficile à aborder. Il est vrai qu’il s’agit de la mise en place des termes et concepts de base. Mais ceci permet de fixer les bases des développements suivant et les exemples données, tout au long du livre, en font un objet de réflexions intenses sur la structure de la science. Ceci me fait d’ailleurs dire que, pouvoir comprendre la construction des concepts et des éléments sous-jacents qui ont amené les révolutions scientifiques, permet de mieux se figurer le fonctionnement de la science. Parfois, redonner du sens à ce qui est enseigner peut, peut-être, aider les étudiants à mieux comprendre et prendre du plaisir d'apprendre et faire la science.En tout cas un livre que je recommande pour qui souhaite comprendre comment la science se construit et avance.Un livre qui n’a rien à voirAujourd’hui, comme livre qui n’a rien à voir, je vous propose “Science minute” de Hazel Muir. Ce livre se place dans une collection de livres visant à fournir en deux pages (une de texte et une autre d’illustration du concept associé) de l’information sur un sujet en particulier. Celui-ci est sur la science en général et aborde divers thèmes : Géologie, Biologie, Physique des particules, etc. Dans cette collection on retrouve notamment “Mathématiques minute” de Paul Glendinning, “Philosophy in Minutes” de Marcus Weeks ou encore “Economics in Minutes” de Niall Kishtainy. C’est un petit livre (en taille), mais pas en nombre de page, et je trouve que c’est plutôt bien mené ! Cet objectif est plus difficilement réalisé dans “Mathématiques minutes” je trouve, où l’on se retrouve rapidement avec des concepts plutôt complexe à intégrer en peu de lignes. La spécifité du domaine considéré dans ce dernier est peut-être la raison première de cette différence. De mon côté j’ai lu la version anglaise, mais apparemment des traductions commencent à apparaître pour certains des livres. En tout cas, si vous lisez l’anglais (ou que vous achetez la version française) et que vous voulez avoir une description rapide des concepts scientifiques définis comme les plus importants par Hazel Muir, allez-y!Un livre que j’aimerais lire Aujourd’hui, le livre que j’aimerais lire est “The Information: A History, A Theory, A Flood” de James Gleick. Je vous ai déjà parlé de lui dans un précédent épisode à propos de son livre sur la théorie du Chaos et je suis un grand fan : cet homme-là est fantastique !Ici il présente, en un ouvrage, ce qu’il est important de savoir sur la notion d’information, la théorie associée et la façon dont elle a structurée l’Homme avec un grand H. Au cours de ce livre il est censé aborder les divers femmes et hommes qui ont fait partie de cette histoire de l’information comme Ada Lovelace, Charles Babbage ou encore Claude Shannon.J’ai eu la chance d’échanger par mail avec James Gleick et il m’a dit qu’une version française de ce livre devait sortir, mais je n’ai pas pu attendre et j’ai profité d’un voyage aux États-Unis pour l’acheter !Plugs et liens évoquésSi vous souhaitez en savoir plus sur Thomas Kuhn, je vous propose de jeter un coup d’oeil aux pages Wikipédia associées sur la version française : http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Samuel_Kuhn et anglaise : http://en.wikipedia.org/wiki/Thomas_Kuhn Lors de l’épisode #272 de Scepticisme Scientifique, Jean-Michel Abrassart a donné quelques références de lectures de psychologie anomalistique et de parapsychologie. Si ce sont des sujets qui vous intéressent, je vous conseille grandement son écoute : http://pangolia.com/blog/?p=1808 Lors de l’épisode #17 d’Anthropodcast, Jonathan Maitrot nous présente 7 livres sur l’anthropologie. Si il s’agit de l’un des sujets à propos duquel nous souhaiteriez avoir plus d’infos, je ne peux que vous enjoindre à aller l’écouter : http://www.anthropodcast.fr/livres-a-lire-en-anthropologie-pour-debuter/ Pour ceux qui ne suivraient que le podcast, vous pouvez aussi retrouver un billet sur le site à propos de Booklabpodcast ici : Découvrez des livres de science en anglais avec Booklabpodcast. Il s’agit d’un podcast en anglais mené par Dan Falk (auteur d’ouvrages variés comme The Science of Shakespeare ou Universe on a T-Shirt ou encore journaliste pour le New Scientist, le Globe, le Mail) et Amanda Gefter (elle écrit sur la physique, la cosmologie, comme dans Trespassing on Einstein’s Lawn et est une consultante pour le New Scientist ou encore Scientific American). C’est un podcast que m’a fait découvrir NicoTupe et pour ceux qui ne sont pas repoussés par l’anglais les épisodes sont de bonne qualité et on peut découvrir des livres de science qui ne sont pas (encore) abordés sur LisezLaScience! Pour avoir écouté tous les (4) épisodes, vous pouvez y aller les yeux fermés. Vous pouvez bien sûr suivre le podcast ainsi que ces deux co-créateurs sur les comptes twitter respectifs : @booklabpodcast @danfalk et @amandagefter Et n’oubliez pas, le 21/03 se déroulera l’évènement Lyon Science 2015 ! Ce sera un moment fun et décontracté où vous pourrez en apprendre beaucoup sur la science à la lyonnaise. Cela se déroulera sur Lyon en compagnie de membres de Podcastscience (Nico, Julie et Alan), du Café des Sciences (Taupo, Mr Pourquoi, Vincent ou encore Emilie Neveu), de membres de Strip Science comme Mel et des amateurs de sciences comme Swoog ou moi-même. Nous aurons enfin la chance d’accueil comme grand témoin Simon Meyer, le directeur du planétarium de Vaulx-en-Velin. Il nous parlera de lui, de la vulgarisation et du travail de gestion d’un lieu culturel et scientifique comme le planétarium. Pour plus d’infos vous pouvez suivre le compte twitter de Lyon Science : @LyonSciFr aller sur le site dédié lyon-science.fr ou vous rendre sur la page Facebook associée LyonScience. Description un peu plus longue de la notion de paradigme chez Kuhn : http://www.philosciences.com/General/Kuhn.htmlConclusionLes révolutions sont des phénomènes qui peuvent intervenir dans le monde, mais aussi en nous. Et que l’on aime cela ou pas, il est toujours important de pouvoir se positionner : à propos des révolutions comme à propos de ce podcast ! Alors n’hésitez pas : Envoyez-moi des e-mails, des commentaires sur la page iTunes (c’est une bonne façon de faire connaître le podcast), des likes sur la page Facebook, des tweets, des retweets, en me donnant un coupe-branche neuf pour tailler un arbre, ou en m’envoyant l’oeuvre complète de Jean-Pierre Luminet, si jamais vous vous préfériez vous en servir comme brouillon pour les dessins de vos enfants.Si vous cherchez LisezLaScience sur internet, vous pouvez retrouver le podcast sur son site web http://lisezlascience.wordpress.com ou vous pouvez me contacter sur twitter sur @LisezLaScience ou sur la page Facebook https://www.facebook.com/LisezLaScienceConcernant le flux, il est accessible sur podcloud http://lisezlascience.podcloud.fr/ (merci les gars!), et sur podcastpedia podcastpedia.org/LisezLaScienceVous pouvez aussi m’envoyer des e-mails à lisezlascience@gmail.comVous pouvez enfin retrouver l’ensemble des livres cités sur la liste goodreads associée à ce podcast sur le compte de LisezLaScience. Les livres seront placés sur des “étagères” spécifiques par épisode et ceux de celui-ci sont sur l’étagère “lls-11” : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-11Prochain épisodePour ceux qui seront le 21/03 à Lyon, je vous retrouver pour l’évènement Lyon Science 2015, et pour les autres, on se retrouve le 29/03/2015 pour un nouvel épisode sur le livre “Abominable Science” de Luxton et Prothero dont je vous parlerai avec un invité spécial !D’ici là à bientôt à toutes et à tous.Les références des livres évoquésLa structure des révolutions scientifiquesISBN : 2081214857 (ISBN13 : 978-2081214859) Auteur : Thomas S. Kuhn Nombre de pages : 284 pages Date de parution : 14/05/2008 chez Flammarion Prix : 8,20€ chez Amazon et à la Fnac Science minute (anciennement Science in seconds)ISBN : 2849332984 (ISBN13 : 978-2849332986) Auteur : Hazel Muir Nombre de pages : 415 pages Date de parution : 10/03/2014 chez Editions Contre-dires Prix : 12,90€ chez Amazon et à la Fnac The Information: A History, A Theory, A FloodISBN : 0007225741 (ISBN13 : 978-0007225743) Auteur : James Gleick Nombre de pages : 544 pages Date de parution : 01/03/2012 chez Fourth Estate Prix : 9,18€ chez Amazon et à la Fnac | — | ||||||
| 2/8/15 | ![]() LisezLaScience - HS-4 - Interview du Dr Éric Simon, auteur de Soixante Nanosecondes | Aujourd'hui je vous propose l'interview du Docteur Éric Simon, l'auteur du livre Soixante Nanosecondes et du blog "Ça se passe là-haut".Vous pouvez y accéder sur la page associée du blog : http://www.ca-se-passe-la-haut.fr/p/soixante-nanosecondes.htmlListe des livres cités :Soixante nanosecondesAuteur : Éric SimonNombre de pages : 303 pagesDate de parution : 15/12/2013Prix : gratuit !Trous noirs et distorsions du temps : L'héritage sulfureux d'EinsteinISBN : 2081224968 (ISBN13 : 978-2081224964)Auteur : Kip ThorneNombre de pages : 654 pagesDate de parution : 02/03/2009 chez Flammarion (Champs Sciences)Prix : 12,20€ chez Amazon et à la FnacLe livre noir du nucléaire militaireISBN : 2213666792 (ISBN13 : 978-2213666792)Auteur : Jacques VillainNombre de pages : 400 pagesDate de parution : 08/10/2014 chez FayardPrix : 22€ chez Amazon et à la FnacLa Disparition de MajoranaISBN : 2844854311 (ISBN13 : 978-2844854315)Auteur : Leonardo SciasciaNombre de pages : 128 pagesDate de parution : 05/02/2012 chez AlliaPrix : 9,20€ chez Amazon et à la FnacUne destination légèrement incertaineISBN : 2918135356 (ISBN13 : 978-2918135357)Auteur : Anne-Marie CambonNombre de pages : 353 pagesDate de parution : 10/11/2011 chez Dialogues.frPrix : 24,00€ chez AmazonLa deuxième disparition de MajoranaISBN : 2867463661 (ISBN13 : 978-2867463662)Auteur : Jordi BonellsNombre de pages : 179 pagesDate de parution : 27/08/2004 chez Liana LeviPrix : 16,00€ chez Amazon et 16,25€ à la FnacLes livres qui ont été cités sont placés sur des “étagères” spécifiques par épisode et ceux de celui-ci sont sur l’étagère “lls-hs-4” : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-hs-4 | — | ||||||
| 1/30/15 | ![]() LisezLaScience – 10 – Le Temps (qui passe ?) d’Étienne Klein | Lors du dernier épisode de LisezLaScience, j’avais parlé du livre de Trinh Xuan Thuan “Désir d’Infini” où il nous parlait de l’Infini, et de sa présence dans l’Histoire de l’Homme, que ce soit en philosophie, en mathématiques ou en physique et plus particulièrement en astronomie, sujet de prédilection de l’auteur.L’épisode d’aujourd’hui, le numéro 10, devait être consacré à “La Structure Des Révolutions Scientifiques” de Thomas Kuhn, mais comme j’ai pris un peu mon temps pour écrire un nouvel épisode et que le Café des Sciences a mis en place une semaine thématique sur “Le Temps”, je me suis dit qu’il serait intéressant d’y participer et de partager avec vous une de mes lectures : “Le Temps (qui passe?)” d’Étienne Klein.Étienne Klein est sûrement l’un des experts français de la question qui sache le mieux en parler autant du point de vue scientifique, mais aussi du point de vue philosophique. Dans cet ouvrage, une sorte de compte-rendu d’une conférence données à des enfants, il a décidé de répondre à des questions que ces derniers se poseraient à son propos et il y répond pour essayer d’éclairer ces chères têtes blondes sur ce sujet, un brin complexe à traiter de but en blanc :)Le temps (qui passe?) Étienne Klein crédit : Bayard http://goo.gl/Hk7x8MSommaireQuelques mots sur Étienne KleinLe livre “Le Temps (qui passe?)”Un livre qui n’a rien à voirUn livre que j’aimerais lirePlugsUn auteurÉtienne Klein By Rémy François2 (Own work) [CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia CommonsÉtienne Klein By Rémy François2 (Own work) [CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia CommonsÉtienne Klein, un physicien que vous avez, si vous vous intéressez un peu à la physique, sûrement déjà entendu parler à la radio, vu à la télé, ou lu dans un livre. Vous n’avez pas pu passer à côté de lui quoi … enfin … les plus troglodytes d’entre nous ont peut-être pu passer à côté. Mais cet épisode est là pour comblé ce manque !Né en 1958 un 1er avril (et oui! Mais c’est moins ouf que Gérard Darmon qui est né un 29 février!) selon sa page wikipédia ou encore sa page chez les Presses Universitaires de France, ce jeune homme a foulé les bancs du Lycee Louis-Le-Grand et ensuite ceux de l’École Centrale de Paris avant d’obtenir son DEA de physique théorique en 1982. Directeur du Laboratoire de Recherche sur les Sciences de la Matière au CEA où il a fait toute sa carrière, il est passé maître dans le traitement de la question du temps en physique et même en philosophie! Cet expertise n’est d’ailleurs pas juste basée sur ses diplômes de physicien, mais aussi sur un doctorat en philosophie des Sciences qu’il obtint en 1999 et qui lui permet d’avoir cette double compétence. C’est une chose rare il me semble parmi les femmes et hommes de science, d’allier philosophie et science dans l’étude d’un domaine.Si l’on s’intéresse aux diverses activités d’Étienne Klein on peut notamment citer ses travaux de recherche comme ceux autour du LHC ou encore ses multiples enseignements à l’École Centrale de Paris que ce soit en physique des particules, en philosophie des sciences, ou encore en simulation pour l’INSTN.On peut aussi bien sûr citer ses autres activités comme la chronique qu’il anima sur France Culture nommée “Le monde selon Étienne Klein” ou encore son rôle en tant que membre du Conseil Scientifique de l’Office Parlementaire d’Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) et de l'Académie des Technologies et du Conseil d’Orientation de l’Institut Diderot.Mais si l’on parle de lui sur LisezLaScience c’est aussi pour ses ouvrages de science. Et de ce côté-là, on peut dire qu’il a été prolifique ! Plus d’une trentaine d’ouvrages dont certains attendent, la poussière sur leurs reluires parfaites, dans un étagère ou un chevet chez moi que je les ouvre et les lisent amoureusement. Parmi ces livres, on peut notamment citer : “Le Temps et sa flèche” (1993) dirigé conjointement avec Michel Spiro (un ouvrage reprenant les actes du colloque associé), “Les tactiques de Chronos” (2003), “Le facteur temps ne sonne jamais deux fois” (2007), “Discours sur l’origine de l’univers” (2010) ou encore “En cherchant Majorana, le physicien absolu” (2013). Concernant ce dernier livre, si vous chercher quelque chose à lire à propos de Majorana en plus, je vous propose celui écrit par le Dr Éric Simon (il faudra vraiment que je finisse de monter son interview pour un prochain épisode). Jetez-vous dessus !!!Une bonne présentation d’auteur sur LisezLaScience ne serait pas complète sans la liste des distinctions qu’Étienne Klein a reçu. Et elle est plutôt longue ! Depuis les années 1990, il a notamment reçu : le Prix Jean-Perrin de popularisation de la science de la Société Française de physique en 1997, le Prix Jean-Rostand en 2004 remis par le Mouvement Universel de la Responsabilité Scientifique pour un auteur d’ouvrage de vulgarisation scientifique en langue française, et il a aussi été nommé Officier puis Commandeur dans l’Ordre des Palmes Académiques en 2006 puis en 2014. Entre autres.Donc, c’est Étienne Klein quoi. Grosse culture, vie scientifique riche et prolifique et des ouvrages indispensables à lire si l’on souhaite en savoir un peu plus sur le temps par quelqu’un de calé dans le domaine !Un livreAvant-proposCe livre fait partie d’une collection nommée “Les petites conférences” et éditée chez Bayard. Comme expliqué dans la préface du livre d’aujourd’hui, cette collection est dirigée par Gilberte Tsaï. Auteur, metteur en scène et directrice du Centre Dramatique National de Montreuil de 2000 à 2011, elle a mis en place ces fameuses conférences pour, je cite, “Réunir grands intervenants et petits auditeurs autour de thématiques choisies telles que la beauté (Jean-Luc Nancy), le métier de grand reporter (Florence Aubenas), la mode (Marie-Josée Mondzain) ou encore l’avenir de la vie sur terre (Hubert Reeves)” comme expliqué sur le site du manège de reims concernant une “petite conférence” traitant des cinq sens avec l’écrivain Jean-Christophe Bailly.On peut d’ailleur retrouver la liste des ouvrages de cette collection sur la page associée de Bayard et il y a vraiment plein de choses intéressantes comme “A quoi sert la science?” avec Jean-Marc Lévy-Leblond, “Le fini et l’infini” d’Alain Badiou ou “La Monnaie, pourquoi?” avec Jean-Claude Trichet. Il y a encore plein d’autres choses, je vous laisse fouiller !Donc le principe de ces conférences est le suivant : une personnalité pertinente sur le domaine choisi répond à des questions d’enfants ayant plus de dix ans d’une manière qui se veut, enfin je pense que c’est l’idée, le plus simple et le plus compréhensible pour les enfants qui posent les questions. C’est quand même parfois quelque chose de plutôt compliqué, parce que les réponses aux questions peuvent être abstraites et il faut arriver à simplifier pour des enfants qui n’ont pas le bagage scientifique pour certains niveaux d’explication. Mais nous allons voir plus loin ce qu’il en est pour Étienne Klein.La revueLe livre est relativement court, et donc, étonnamment, la revue sera plus courte que d’habitude.Étienne Klein a construit, pour cet ouvrage, une sorte de discussion où il entrecoupe son dialogue des questions qui lui sont posées afin de donner un cheminement qui soit agréable à lire. Cela donne finalement quelque chose d’intéressant et il est même drôle de voir, dans l’enchaînement des questions, que parfois des élèves en ont posé certaines qui semblent soufflées. Je ne sais pas comment l’expliquer, mais les questions ont du être écrites avec Étienne Klein pour arriver à avoir des choses qui ont du sens et qui soient pertinentes, tout du moins que les réponses associées soient intéressantes. On imagine assez bien les élèves se creusant la tête pour trouver des questions à poser à un physicien et philosophe renommé. Tout en candeur.Le livre est en fait écrit en deux parties : une première qui est plutôt la vision d’Étienne Klein des questions qui peuvent légitimement se poser concernant le temps comme “D’où vient que le temps passe? Et passe-t-il vraiment ?” qui sont assez philosophiques et en même temps que se retrouvent très ancrées dans la physique sur la question de la définition d’un instant de temps par exemple. Il aborde aussi notamment ce qu’Albert Einstein a pu dire sur la question du temps ou sur l’analogie souvent prise du temps qui passe comme un fleuve qui coule.Dans la seconde partie nous en arrivons effectivement aux questions/réponses entre les enfants (jeunes pourrait peut-être mieux correspondre, je ne suis pas sûr du terme le plus approprié) et Étienne Klein. Les questions sont intéressantes, il y en a des très variées qui vont de savoir si on peut mesurer la vitesse du temps, si les photons voient le temps passer ou quand est-ce que la fin du monde arrivera! Un peu de tout.Le truc intéressant dans tout cela c’est qu’Étienne Klein essaie de se mettre au niveau des élèves et ne cherchent pas à leur raconter n’importe quoi histoire de les enfumer (si je puis dire). Il y a par exemple un enfant qui cherche à savoir si “Dieu porte une montre”. Outre qu’Étienne Klein explique qu’il lui sera compliqué de savoir ce qu’il pourrait porter au poignet si il en avait un, il concède qu’il ne sait pas quoi répondre à cette question. D’autres questions sont plus complexes comme celle où l’enfant cherche à savoir l’impact d’évènements, qu’il provoquerait dans le passé, sur le présent si celui-ci était modifié par voie de conséquence. La réponse est un peu difficile, mais j’ai eu l’impression qu’Étienne Klein a eu un peu de mal essayé d’expliquer ce qu’il en était et s’est retrouvé à devoir mettre en avant le principe de causalité pour justifier qu’il ne serait pas possible de modifier le présent que l’on connait en allant dans le passé.À priori il est compliqué d’expliquer des concepts qui nécessitent un certain bagage scientifique de base à des personnes ne le possédant pas. Encore plus quand ces explications sont parfois entrecoupées de références philosophiques, d’un grand intérêt sans aucun doute, mais qui peuvent être encore plus obscures pour quiconque n’ayant eu l’occasion d’aborder la philosophie dans son cursus scolaire. Et je ne parle pas des explications qui parfois vont jusqu’à citer les temps, durées et énergies de Planck (dans le genre de concepts incompréhensibles sans comparaison pour des pré-adolescents avec des choses qu’ils connaitraient, je pense qu’on peut faire difficilement mieux).En conclusionFinalement, un livre, plutôt rapide à lire, qui essaye, autant que faire se peut, de simplifier toutes ces choses complexes! Mais j’ai l’impression que malgré les efforts d’Étienne Klein, cela a été compliqué de le faire car les explications données me semblent parfois plus destinées à une assistance qui dispose déjà de connaissances en physique et/ou sur le sujet.Je suis bien peu de choses pour conseiller Étienne Klein, mais j’aurais été preneur, si j’avais été un enfant participant aux questions ou même juste présent pour entendre les réponses, de comparaisons, quand il est question de données/concepts physiques, pour arriver à se forger une idée, même lointaine de ce dont il est question. Rester terre à terre et multiplier les exemples issus de la vraie vie aurait été le bon plan à suivre et je pense qu’Étienne Klein a tenté autant qu’il pouvait de suivre ce chemin.Et finalement je pense qu’il aurait été pertinent d’en savoir un peu plus sur la façon dont les enfants ont perçu les questions, comment ils ont compris les réponses et les explications données par Étienne Klein. Il aurait aussi été intéressant d’en savoir un peu plus sur l’assistance: quel était l’age des enfants, combien étaient-ils, comment s’est passée la rédaction des questions, etc.Il s’agit en effet d’une expérience assez sympa, et sûrement très enrichissante, de mettre des enfants face à des scientifiques de la trempe d’Étienne Klein et d’engager cet échange de questions/réponses. Il est juste dommage de ne pas en savoir plus.En tout cas je suis preneur de retours de personnes ayant tenté la lecture de ce livre avec leurs enfants pour voir ce que cela donne, comment ils comprennent les choses, etc et si finalement je ne suis pas trop dur avec Étienne Klein!Un livre qui n’a rien à voirFlatland (Edwin A. Abbott). Éditions 84. Crédit goodreads : http://goo.gl/9RCMhF“Flatland: A Romance of Many Dimensions” est un roman, ou plutôt une allégorie (selon Wikipédia) qui fut écrite en 1884 par monsieur Edwin A. Abbott. Cette histoire est celle d’un carré nous racontant la vie dans le plat pays (en deux dimensions), ses coutumes et la manière dont il découvre LineLand, le pays à une dimension, PointLand le pays sans dimension (et avec un seul habitant, le pays lui-même), ainsi que SpaceLand, le pays à trois dimensions. À travers cette histoire qui pourrait passer pour un délire de mathématicien, certains voient d’autres choses comme “la sortie de la caverne, voire le cheminement de Don Quichotte, l'hidalgo de Cervantes” (cf la page wikipédia de Flatland) ou encore une critique de la société anglaise de son époque (comme l’explique d’ailleurs amy Farrah Fowler à Sheldon Cooper dans la série The Big Bang Theory). En dehors de certains aspects à la limite du machisme (les femmes sont au ban de la société), beaucoup voient dans cet ouvrage une certaine avancée théorique concernant les dimensions supérieures et la manière de les considérer (plutôt visionnaire à l’époque).C’est facile à lire, intéressant pour comprendre le travail réalisé pour imaginer ce que serait la vie dans un univers à deux dimensions, et quand on sait que c’est censé être une critique de l’époque victorienne on tente, tout au long de l’histoire, de deviner les liens cachés qui pourraient exister.Un livre que j’aimerais lireThe Demon-Haunted World: Science as a Candle in the Dark (Carl Sagan). Ballantine Books. Crédit goodreads (http://goo.gl/h4Wydy) Comme livre que j’aimerais lire aujourd’hui je vais citer “The Demon-Haunted World: Science as a Candle in the Dark” de Carl Sagan. Publié en 1995, l’objectif de l’auteur était, à travers ce livre, de pouvoir permettre aux personnes qui le lirait de pouvoir savoir comment apprendre à avoir un esprit critique et sceptique. Selon Sagan, il est important que les personnes qui sont mises face à des propositions à l’allure scientifique, sachent arriver à déterminer via une étude critique et/ou sceptique des arguments et des données qui leur sont présentées si cela relève plus du fait scientifique ou des pseudo-sciences.Pour certains cet ouvrage est l’une des pierres angulaires du mouvement sceptique contemporain et se doit donc d’être lu pour disposer des armes susceptibles de nous aider à différencier faits scientifiques et pseudo-sciences. Je crois que je ne peux pas passer à côté de ça ! À noter que cet ouvrage a sûrement été l’inspiration de la collection de livres sceptiques nommée “Une chandelle dans les ténèbres” et mise en place par Henri Broch aux éditions Book-e-book.Plugs et liens évoquésPage Wikipédia d’Étienne Klein : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_KleinPage des Presses Universitaires de France d’Étienne Klein : http://www.puf.com/Auteur:%C3%89tienne_KleinLe monde selon Étienne Klein sur France Culture : http://www.franceculture.fr/emission-le-monde-selon-etienne-klein-0Ses livres sur Amazon.fr : http://www.amazon.fr/Etienne-Klein/e/B001HOGQBALa page wikipédia sur Flatland : http://fr.wikipedia.org/wiki/FlatlandLa page wikipédia sur Edwin A. Abbott : http://fr.wikipedia.org/wiki/Edwin_Abbott_AbbottLa liste des livres de la collection “Une chandelle dans les ténèbres” sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Une_chandelle_dans_les_ténèbresLa page de Gilberte Tsaï sur le site de la gestion des spectacles : http://www.lagds.fr/fiche_artiste.cfm/401096_gilberte-tsai.htmlLe site du manège de reims concernant une des “petites conférences” traitant des cinq sens avec l’écrivain Jean-Christophe Bailly : http://www.manegedereims.com/des-spectacles/temps-fort/le-waouh/les-cinq-sensLa page associée de Bayard listant les livres de la collection “Les petites conférences” : http://www.bayard-editions.com/Religions-et-sciences-humaines/SCIENCES-HUMAINES/Societe/LES-PETITES-CONFERENCES/(page)/1/(sortby)/diffusion_print_date/(perpage)/60Un petit plug pour un billet présent sur enroweb : http://www.enroweb.com/blogsciences/index.php?post/2015/01/03/Top-10-des-romans-a-teneur-scientifique-lus-en-2014 Il s’agit du top 10 des livres à “teneur scientifique” qu’Antoine Blanchard, alias Enro, du Café des Sciences a pu lire en 2014. Si vous avez envie de lire un roman où là science est importante et sert l’histoire, voici de quoi vous occuper !Un autre petit plug pour les amis du café des sciences qui participent aussi à la semaine thématique sur le temps dans lequel s’inscrit cet épisode. Pour retrouver tous les billets associés je vous laisse vous rendre sur la page associée : http://thema.cafe-sciences.org/articles/category/le-temps/ConclusionEt voilà le 10ème épisode (non Hors-Série) !Pas si mal pour un truc débuté sans vraiment savoir dans quoi j’allais me lancer ! En tout cas je suis preneur de tous les retours que vous pourriez avoir, que vous ayez aimé ou pas, n’hésitez pas à me le dire! Envoyez-moi des e-mails, des commentaires, des like sur la page Facebook, des tweets, des retweets, n’importe quoi qui puisse servir à l’isolation contre le froid, ou l’oeuvre complète de Bill Bryson si jamais elle vous encombrait et que vous préféreriez vous en servir pour caler votre machine à laver qui bouge trop quand elle tourne.Comme je l’expliquais, cet épisode se place dans le cadre d’une semaine thématique sur le temps organisé par le café des sciences. Si vous souhaitez lire les billets sur le sujet, dans des contextes des plus variés, jetez vous sur la page associée sur le blog dédié du café : http://thema.cafe-sciences.org/articles/category/le-temps/ En fait non, vous n’avez pas le choix, vous DEVEZ les lire ! Vous découvrirez, je suis sûr, plein de choses super intéressantes sur le sujet !Si vous cherchez LisezLaScience sur internet, vous pouvez retrouver le podcast sur son site web http://lisezlascience.wordpress.com, vous pouvez me contacter sur twitter sur @LisezLaScience , sur la page Facebook associée https://www.facebook.com/LisezLaScience ou encore sur le café des sciences via la page “Nos Blogs” http://www.cafe-sciences.org/nos-blogs/Concernant le flux, il est accessible sur podcloud http://lisezlascience.podcloud.fr/ (merci les gars!), sur podcastfrance http://podcastfrance.fr/podcast-lisez-la-science et maintenant sur podcastpedia podcastpedia.org/LisezLaScienceVous pouvez aussi m’envoyer des e-mails à lisezlascience@gmail.comVous pouvez d’ailleurs retrouver l’ensemble des livres cités sur la liste goodreads associée à ce podcast sur le compte de LisezLaScience. Les livres seront placés sur des “étagères” spécifiques par épisode et ceux de celui-ci sont sur l’étagère “lls-10”Prochain épisodeOn se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode sur le livre de Thomas Kuhn “La Structure Des Révolutions Scientifiques”.D’ici là bonnes lectures à toutes et à tous.Les références des livres évoquésLe temps (qui passe ?)ISBN : 2227486015 (ISBN13 : 978-2227486010)Auteur : Étienne KleinNombre de pages : 96 pagesDate de parution : 31/01/2013 chez Bayard JeunessPrix : 12,50€ chez Amazon et à la FnacLe Temps et sa flècheISBN : 2081303272 (ISBN13 : 978-2081303270)Auteur : Étienne Klein et Michel SpiroNombre de pages : 281 pagesDate de parution : 27/04/2013 chez FlamarrionPrix : 8,20€ chez Amazon et à la FnacLes tactiques de ChronosISBN : 2081223058 (ISBN13 : 978-2081223059)Auteur : Étienne KleinNombre de pages : 219 pagesDate de parution : 12/01/2009 chez FlammarionPrix : 8,20€ chez Amazon et à la FnacLe facteur temps ne sonne jamais deux foisISBN : 2081220229 (ISBN13 : 978-2081220225)Auteur : Étienne KleinNombre de pages : 268 pagesDate de parution : 14/10/2009 chez FlammarionPrix : 8,20€ chez Amazon et à la FnacDiscours sur l’origine de l’universISBN : 2081270641 (ISBN13 : 978-2081270640)Auteur : Étienne KleinNombre de pages : 192 pagesDate de parution : 13/10/2012 chez FlammarionPrix : 6,00€ chez Amazon et à la FnacEn cherchant Majorana, le physicien absoluISBN : (ISBN13 :)Auteur : Étienne KleinNombre de pages : 170 pagesDate de parution : 26/09/2013 chez Des équateursPrix : 42,00€ chez Amazon et 63,00€ à la FnacRemarque : je suis très étonné du prix du livre ! Je ne crois pas l’avoir acheté à ce prix-là ...Soixante nanosecondesAuteur : Éric SimonNombre de pages : 303 pagesDate de parution : 15/12/2013Prix : gratuit !A quoi sert la science?ISBN : 2227477512 (ISBN13 : 978-2227477513)Auteur : Jean-Marc Levy-LeblondNombre de pages : 150 pagesDate de parution : 28/02/2008 chez Bayard CulturePrix : 9,90€ à la FnacLe fini et l’infiniISBN : 2227482060 (ISBN13 : 978-2227482067)Auteur : Alain BadiouNombre de pages : 58 pagesDate de parution : 07/10/2010 chez BayardPrix : 12,00€ chez Amazon et à la FnacLa Monnaie, pourquoi?ISBN : 2227486511 (ISBN13 : 978-2227486515)Auteur : Jean-Claude TrichetNombre de pages : 68 pagesDate de parution : 30/05/2013 chez Bayard JeunessePrix : 12,50€ chez Amazon et à la FnacFlatland: A Romance of Many DimensionsISBN : 2290054097 (ISBN13 : 978-2290054093)Auteur : Edwin A AbbottNombre de pages : 125 pagesDate de parution : 05/04/2013 chez Editions 84Prix : 3,00€ chez Amazon et à la FnacThe Demon-Haunted World: Science as a Candle in the DarkISBN : 0345409469 (ISBN13 : 978-0345409461)Auteur : Carl Sagan et Ann DruyanNombre de pages : 480 pagesDate de parution : 25/02/1997 chez Ballantine BooksPrix : 12,42€ chez Amazon et 8,93€ à la Fnac (via un vendeur externe cependant)Vous pouvez retrouver la liste des livres dans goodreads à l’adresse suivante : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-10 | — | ||||||
| 12/9/14 | ![]() LisezLaScience - HS-3 - Des livres pour Noël | Épisode un peu particulier aujourd’hui: comme Noël approche et que nous sommes tous en train de chercher quoi offrir, je compte vous proposer, dans un mode un peu décontracté, une liste de livres dans laquelle vous pourriez piocher un cadeau pour votre compagne ou compagnon, votre fils ou fille, ou la tante qui pique quand elle fait des bisous.Les livresCinéma et physiqueThe Science of InterstellarISBN : 0393351378 (ISBN13: 9780393351378)Auteur : Kip Thorne et Christopher NolanNombre de pages : 336 pagesDate de parution : 07/11/2014 chez W. W. Norton & CompanyPrix : 19,12 € chez AmazonMathématiques en s’amusantVous avez dit maths?ISBN : 2100707078 (ISBN13: 9782100707072)Auteur : Robin JametNombre de pages : 176 pagesDate de parution : 08/10/2014 chez DunodPrix : 14,90 € chez Amazon ou chez la FnacThe Simpsons and Their Mathematical SecretsISBN : 1408842815 (ISBN13: 9781408842812)Auteur : Simon SinghNombre de pages : 272 pagesDate de parution : 25/09/2014 chez Bloomsbury Publishing PLCPrix : 12,03 € chez Amazon ou chez la FnacB.D.Pour la scienceISBN : 2918653454 (ISBN13: 9782918653455)Auteur : Zach Wiener et traduction de PhiipNombre de pages : 192 pagesDate de parution : 22/05/2014 chez les éditions LapinPrix : 23,00 € chez Amazon ou chez la FnacBioSurely you’re joking Mister Feynman!ISBN : 0393316041 (ISBN13: 9780393316049)Auteur : Richard P FeynmanNombre de pages : 350 pagesDate de parution : 12/05/1997 chez W. W. Norton & CompanyPrix : 13,26 € chez Amazon ou chez la FnacScepticismeL’imposture scientifique en 10 leçonsISBN : 2020639440 (ISBN13 : 978-2020639446)Auteur : Michel de PracontalNombre de pages : 378 pagesDate de parution : 08/04/2005 chez le SeuilPrix : 9,60 € chez Amazon ou la FnacScience, S.F. et funD'où viennent les pouvoirs de Superman ? Physique ordinaire d'un super-hérosISBN : 2868836712 (ISBN13 : 9782868836717)Auteur : Roland LehoucqNombre de pages : 141Date de parution : 15/09/2003 chez EDP SciencesPrix : 16,00 € et constaté à 15,20 € chez Amazon et la FnacConclusionJ’espère que vous aurez trouvé votre bonheur dans cette liste, si ce n’est pas le cas, vous le trouverez peut-être dans les étagères Goodreads des précédents épisodes de Lisez La Science.Vous pouvez en effet retrouver l’ensemble des livres cités sur la liste goodreads associée à ce podcast sur le compte de LisezLaScience.Si vous cherchez LisezLaScience sur internet, vous pouvez retrouver le podcast sur son site web http://lisezlascience.wordpress.com et vous pouvez me contacter sur twitter sur @LisezLaScience ou sur la page Facebook associée https://www.facebook.com/LisezLaScienceConcernant le flux, il est accessible sur podcloud http://lisezlascience.podcloud.fr/ (merci les gars!), sur podcastfrance http://podcastfrance.fr/podcast-lisez-la-science et maintenant sur podcastpedia podcastpedia.org/LisezLaScienceVous pouvez aussi m’envoyer des e-mails à lisezlascience@gmail.comLes livres qui ont été cités sont placés sur des “étagères” spécifiques par épisode et ceux de celui-ci sont sur l’étagère “lls-HS-3” : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-hs-3Je vous souhaite à tous de très bonnes fêtes ! | — | ||||||
| 11/17/14 | ![]() LisezLaScience – 9 – Désir d’Infini de Trinh Xuan Thuan | Lors du dernier épisode de LisezLaScience, j’avais parlé du livre de Stephen Jay Gould, “Quand les poules auront des dents”. Grâce à ce livre nous avions abordé un certain nombre des essais qu’il a pu écrire au cours de sa carrière à propos de créationnisme, biologie, évolution ou encore démystification d’impostures scientifiques.Aujourd’hui nous changeons un peu de sujet. Il s’agit toujours de science, bien sûr, mais nous n’allons pas parler d’imposture scientifique, mais de l’infini et de ses différentes occurences dans les mathématiques et la physique d’hier à Aujourd’hui. Trinh Xuan Thuan nous en parle, en effet, de manière détaillée dans “Désir d’Infini” et nous plonge ainsi dans l’Infini, ce concept (ou pas) qui fit tant peur aux Grecs de l’Antiquité et que nous avons appris à comprendre un peu mieux depuis.Désir d'Infini - Trinh Xuan Thuan - crédit : Goodreads http://goo.gl/QsA6iuSommaire Quelques mots sur Trinh Xuan Thuan Le livre “Désir d’Infini” Un livre qui n’a rien à voir Un livre que j’aimerais lire PlugsUn auteurTrinh Xuan Thuan - crédit France Inter - http://goo.gl/F1NvXzTrinh Xuan Thuan est un astrophysicien francophone vietnamo-américain né en août 1948. Suite à des études d’astrophysique à Caltech il obtint son doctorat dans la même branche à Princeton en 1974. La période passée au Vietnam et ensuite en Suisse lui permis de maîtriser le français avec une qualité qui s’est ressenti depuis dans les différents ouvrages qu’il a pu écrire.À côté de son actualité de romancier, Trinh Xuan Thuan est aussi un chercheur et un enseignant à part entière. Il partage ainsi son temps entre l’université de Virginie à Charlottesville aux États-Unis, et l’Université Paris 7, l’observatoire de Meudon, le service d’Astrophysique de Saclay et l’Institut d’Astrophysique de Paris en France.Un homme actif pour le moins ! Et cela se ressent aussi dans sa production d’ouvrages mélant tous plus ou moins astrophysique et philosophie : il a en effet écrit une douzaine de livres depuis 1988 parmi lesquels je noterais plus particulièrement : “La Mélodie Secrète” publiée en 1988, “Le Chaos et l’Harmonie” publié en 1998, “Le Cosmos et le Lotus” publié en 2011 et celui qui est l’objet de cet épisode “Désir d’Infini” en 2013.Ces ouvrages, et plus globalement son oeuvre entière, lui ont valu de recevoir un certain nombre de prix : Le prix Kalinga en 2009 pour sa capacité à vulgariser la science auprès du grand public en parallèle d’un apport significatif à son champ de recherche, mais aussi le Grand Prix Moron 2007 de l'Académie Française pour son livre “Les Voies de la Lumière”, le Grand Prix de la Fondation Simone et Cino Del Duca en 2012 pour ses ouvrages favorisant une nouvelle vision de l’Humanisme et le Prix Louis Pauwels en 2011 pour “Le Cosmos et le Lotus”.Trinh Xuan Thuan pose un regard scientifique, mais aussi très personnel sur l’Humanité, sa place dans l’Univers, ou encore la composition ou le commencement de ce dernier en étant très didactique, clair dans le discours et en sachant de plus faire la différence entre ce qui est du ressort de la réalité scientifique et de ses propres convictions. Cette distinction n’est pas forcément un travail que tous les auteurs d’ouvrages traitant de la science sont prêts à faire et il faut lui reconnaître ce travail indispensable.Vous pouvez bien entendu retrouver Trinh Xuan Tuanh sur internet et notamment à travers son site web, sa page dédiée sur le site de l’Université de Virginie, ou encore son compte Twitter, même si il reste plutôt discret sur le réseau social (son dernier tweet date de juillet 2013), mais qui sait ?Un livreAvant-proposCe livre de Trinh Xuan Thuan n’est pas le premier que j’ai lu, j’avais en effet eu entre les mains “La mélodie secrète” bien des années auparavant. Mais n’ayant pour seul souvenir de celui-ci que le fait qu’il aborde la question du mystère de la noirceur de la nuit (d’ailleurs je ne me souviens plus de la réponse), j’ai abordé ce livre sans à priori particulier sur l’auteur ou sur sa façon d’écrire. La seule chose que je savais était qu’il était un vulgarisateur reconnu pour tout ce qui pouvait avoir un lien avec la cosmologie, l’astronomie et les sujets associés.La revueLe livre est séparé en sept parties qui vont aborder chacune de son côté une facette de l’infini et son traitement dans différents champs scientifiques au cours de l’Histoire avec, il faut le reconnaître, une bonne partie traitant de sa présence en cosmologie.Trinh Xuan Thuan commence par nous parler de la place de l’infini dans l’Histoire avec l’obsession que les Hommes de science ont eu à vouloir, soit le faire disparaître, soit le dompter. On apprend ainsi l’origine du symbole qui décrit l’infini en mathématiques : une sorte de “8” couché conçu par John Willis, mathématicien anglais, en 1655 en s’inspirant du numéral romain du “très grand nombre” 1000.Dans cette partie plutôt générale, l’auteur aborde aussi diverses incarnations de l’infini : les fractales, par exemple, héritage de Benoît Mandelbrot dont la symétrie d’échelle s’étend à l’infini, ou encore le paradoxe de Zenon qui, suivant la forme qu’il prend, nous explique, par exemple, que le déplacement est impossible car il y a une infinité d’intervalles à parcourir! On découvre aussi les deux notions d’infini que les philosophes ont développé : l’infini potentiel (on ne pourra jamais l’atteindre, pour faire simple) et l’infini actuel (qui existe effectivement, aussi en gros).Dans la seconde partie de son livre, Trinh Xuan Thuan se penche plus particulièrement sur l’infini en mathématiques. Et comme il est impossible de ne pas l’aborder sans parler de Georg Cantor, l’auteur nous raconte la manière dont celui-ci a travaillé sur le sujet et comment parler d’ensembles infinis est renversant pour l’esprit : il y a en effet une infinité de nombres entre 1 et 2. La même infinité que dans l’ensemble des réels. Il y a d’ailleurs autant de points sur une surface que sur une ligne! Les mathématiques offrent aussi une autre porte sur l’infini avec les irrationnels ou encore le fameux nombre pi donc le calcul des décimales implique des sommes infinies. Malheureusement pour Cantor, ses travaux ne reçurent pas forcément l’accueil qu’ils méritaient et Kronecker, qui fut son maître plus tôt, n’accepta pas ses résultats. Ce rejet des travaux de Cantor par Kronecker et son impossibilité à prouver l’hypothèse du continu fit sombrer ce premier dans une folie dont il ne sortit jamais vraiment.Le plus triste pour Cantor fut d’essayer de démontrer l’hypothèse du continu, Gödel prouva en effet plus tard que c’était impossible ou plutôtt indémontrable. D’ailleurs, tout deux partagèrent, en plus peut-être qu’un amour pour l’infini des mathématiques, une volonté de démontrer l’existence de Dieu grâce aux mathématiques…Un bon complément à cette partie sur l’infini peut être trouvé chez les amis de Podcastscience. En effet, Robin ou NicoTupe ont eu l’occasion de parler plusieurs fois du sujet au cours des épisodes 74, 105 et 145 qui traitaient de Cantor lui-même, de l’infiniment petit ou encore du ballet entre zéro et l’infini.Tout ceci est très bien, mais vous allez me dire : “Trinh Xuan Thuan est un astrophysicien: où est l’astrophysique jusqu’ici?”. Et je vous répondrais : “Mais que vous êtes pressés ! Le voici qui va nous en parler à partir de maintenant!”.Dans la troisième partie l’auteur aborde en effet les liens entre astrophysique, je dirais presque cosmologie, et infini. Il faut dire que l’Univers a toujours été un sujet d’admiration et d’interrogation pour l’Homme. Dans notre culture occidentale on a d’ailleurs tendance à associer aux Grecs les premières traces de ces réflexions. Atomistes ou non, les grecs envisageaient déjà la finitude ou non de l’Univers et de toute chose le composant. L’Atomisme ne fut cependant pas la théorie qui survécu et la pensée d’Aristote lui survécu pendant plusieurs siècles. Il ne faut pas croire que cette théorie, prouvée fausse aujourd’hui, n’ai pas montré des résultats positifs pendant longtemps. En effet le perfectionnement de cette théorie géocentrique lui a permis de prendre en compte de plus en plus de phénomènes. Ellel fut d’ailleurs reprise par la religion chrétienne car elle “collait” particulièrement avec la vision donnée par les écritures. Mais cette vision géocentrique fut remise en question et le débat entre univers fini et infini continua : Copernic, Brahe, Digges, Bruno, Kepler, Gallillée travaillèrent sur les caractéristiques finies ou infinies de l’Univers pour arriver à comprendre les implications : l’infini est-il possible? Est-il seulement l’apanage de Dieu? Peut-on l’appréhender ? Et finalement l’Univers ne pourrait-il pas être fini, mais sans limite ? Les mathématiques et la physique se penchèrent sur la question, Newton, Gauss, Riemann ou encore Einstein travaillèrent sur les questions associées pour aboutir aux idées de la relativé restreinte et de la relativité générale. La question de finitude apporte aussi la question des origines, Einstein cru un instant qu’il était éternel et statique, mais d’autres physiciens prouvèrent que cela ne pouvait pas être le cas. Friedmann, Lemaître et Hubble montrèrent qu’il n’en était pas ainsi et qu’il pouvait il y avoir eu un début avec une expansion depuis. L’Église en fut d’ailleurs ravie même si rapidement il fut clair que devait être séparées science et religion.Après avoir expliqué les origines des modèles d’Univers d’aujourd’hui, et notamment le modèle du Big Bang, Trinh Xuan Thuan nous explique les connaissances que les scientifiques ont de nos jours sur sa structure, sa composition et les questions qui restent entières à son propos. Il reprend notamment le point, parfois complexe à comprendre que l’univers peut-être fini mais sans limite (imaginé la surface d’une sphère ou d’un tore pour vous faire une idée) et que ce point soulève une question qui est cruciale : quelle est la courbure de l’univers ? Question amenant d’autres : de quoi est constitué l’univers? Seulement de la matière ordinaire ? De la matière noire? De l’énergie noire ? Et tous les scénarios possibles qui incluent ces diverses possibilités. D’ailleurs comment tout cela se répartit-il dans l’univers ? Parce qu’il a l’air homogène. Et plat. Et en expansion accélérée. Trinh Xuan Thuan nous parle ainsi d’inflation, de particule de Higgs, de rayonnement fossile et bien d’autres choses pour tenter de donner les théories que la science a échafaudé pour proposer des explications à certains de ces questions.Dans les cinquième et sixième chapitres, l’auteur aboutit ainsi à parler de la place que l’infini possède dans tout ceci et notamment les possilibilités qu’il peut impliquer sur les différents types d’univers possibles. Cela ressemble d’ailleurs un peu à une version allégée du contenu du livre de Brian Greene “La Réalité Cachée : Les univers parallèles et les lois du cosmos”. Bon par contre c’est Brian Greene hein ! Dans cette partie l’idée est de partir du postulat que l’univers est infini et de comprendre les potentielles implications sur ce à quoi il ressemblerait : répétition infinie de notre univers “visible”, impact de la physique quantique, etc. Il s’agit d’ailleurs pour Trinh Xuan Thuan d’une occasion pour donner son opinion sur cet aspect très matérialiste (que la répétition à l’infini d’un univers impliquerait que toutes les possibilités d’action existent et que nous n’avons aucune prise sur nos actes) avec une vision “bouddhiste” et moins scientifique que religieuse. Vision que le fait d’ailleurs s’ériger de manière un tantinet véhémente en en appelant aux notions d’amour, à la poésie, etc contre ceux qui ne se cantonneraient qu’aux faits scientifiques alors qu’il admet cependant que nous ne savons pour l’instant pas encore tout sur tout. Un peu hors sujet car non scientifique selon moi, mais bon, l’auteur peut bien donner son opinion, il faut juste être conscient qu’il s’agit de la sienne et pas d’un fait prouvé et avéré par la science.Cet intermède est d’ailleurs une bonne transition vers la vision de Borges (auteur que j’ai découvert avec Trinh Xuan Thuan) de l’infini et la métaphore du singe dactylographe écrivant tous les textes possibles ainsi que ceux de Shakespeare, entre autres.Comme je le disais il aborde les divers univers possibles que les différents points qu’il a énoncé peuvent amener avec notamment l’impact de la mécanique quantique. On apprend d’ailleurs au passage que Trinh Xuan Thuan se placerait du côté des idéalistes, émettant l’idée que la conscience joue un rôle dans le choix des options possibles. C’est ainsi pour lui le moment de poser que la nature ne se mesure pas elle-même (cela semble évident pour lui, moins pour le lecteur selon moi et par là de conclure que “la conscience fait donc irrévocablement partie du phénomène [...] étudié”. Il aborde par la suite diverses possibilité d’univers qui surgissent de nos théories actuelles : Multivers inflationnaire, multivers cyclique issue de la théorie des cordes ou non, univers-branes, les univers holographiques, etc.La dernière partie du livre essaie de nous expliquer un peu ce qu’on peut faire pour discriminer les divers univers possibles qu’implique notamment l’infini. Le point est notamment de savoir si l’on peut parler d’une théorie scientifique si l’on ne peut prouver par l’expérience sa validité. Trinh Xuan Thuan nous explique ainsi les problématiques de paradigme et de falsifiabilité en citant les positions de Thomas Kuhn et Karl Popper sur la question, ainsi que le fait qu’un certain nombre d’affirmations qui ont été faites pendant le siècle précédent ont mis du temps à être prouvée par l’expérience et que l’on a pas jeté les théories correspondantes aux ordures dans l’intervalle.Voici le livre jusqu’à la page 331. à 99% scientifique. A partir de la page 332 il ne s’agit plus de science, en tout cas de cosmologie. Trinh Xuan Thuan donne son opinion sur les implications qu’aurait un univers infini en lien avec la place de l’Homme notamment suite aux divers délogages qu’il a subit ces derniers siècles (centre du système solaire, puis de la galaxie, puis de l’univers, etc). Il explique ainsi que la cosmologie avec notamment le principe anthropique et un peu de cause finale a permis de réenchanter le monde. Il est ensuite question d’éthique en lien avec l’infini, de religion, de spiritualité, de vie éternelle, de sociologie, de structure familiale … Plus rien de scientifique. Je vous avais prévenu. Bon, l’auteur a bien le droit de donner son opinion, il faut juste, comme je l’ai dit, que ce soit clair et que l’on sache faire la différence entre des faits et des opinions.En conclusionAu final, Désir d’infini est un livre intéressant et complet : Trinh Xuan Thuan aborde nombre de domaines dans lesquels la notion d’infini se retrouve tout au cours de l’histoire : à l’antiquité avec les nombres, les paradoxes et les dieux, plus tard avec les deux infinis et les mathématiques où ils restent toujours présents parfois au détriment des personnes qui le cotoie, jusqu’à ces dernières décennies avec la physique qui a cherché à éprouver les profondeurs insondables de la matière et celles de l’univers qui nous entoure.Ce livre fut pour moi un peu un mélange entre trois autres que je venais de lire : “La réalité cachée” de Brian Greene (que le premier épisode du podcast abordait), “Le cantique des quantiques” de Sven Ortoli et Jean-Pierre Pharabod, et “L’univers des nombres” de Hervé Lehning (qui était le sujet du troisième épisode du podcast). On y aborde les nombres, leur histoire et plus globalement celle de la science, ainsi que la physique quantique et la cosmologie.Il faut aussi noter que le livre dispose de très jolies illustrations regroupées en quelques pages au milieu du livre qui, si on s’y réfère au moment où elles sont citées, viennent bien agrémenter la lecture.Un point qui me chiffonne un peu cependant concerne le fait que l’auteur possède une certaine vision, je dirais, mystique, concernant certains aspects : l’origine de l’univers entre autres et plus particulièrement le fait qu’il se présente clairement comme un défenseur du principe anthropique fort. Principe qui je le rappelle énonce que nous sommes capables de nous poser des questions sur l’univers car il a été construit, agencé, configuré, pour que puisse apparaître des observateurs, comme nous, et que nous puissions nous poser des questions à son propos. En gros.Michel de Pracontal, dans son livre “L’imposture scientifique en 10 leçons”, parle d’ailleurs de Trinh Xuan Thuan et de sa vision des choses et du fait que ce principe est dans le même ordre d’idée que celui des causes finales. Causes finales dont parle Stephen Jay Gould dans l’ouvrage qui était le sujet du dernier épisode (oui je recycle un maximum mes épisodes).Dans l’absolu, et tant que cela reste clairement annoncé, je n’ai pas forcément grand chose contre l’opinion d’un auteur concernant certains points qui ne seraient pas encore totalement validés par la science. Ce qu’il y a, c’est qu’il s’agit ici plus d’une conviction d’ordre personnel et presque religieux, qu’une hypothèse scientifique en tant que telle. Le truc vient plutôt du fait que ce livre se veut être de la vulgarisation et s’adresse donc, en partie, aux personnes qui souhaiteraient avoir l’avis d’une personne jugée/reconnue compétente dans le domaine. Sauf qu’il donne son opinion qui n’est plus de la science en l’occurrence.À vrai dire, sur le coup, étant conscient de la chose, je n’en ai pas fait un grand cas. C’est en écoutant plus tard un épisode de Scepticisme Scientifique que j’ai pensé de nouveau à cet aspect du livre que j’avais noté. En écoutant l’épisode 246 intitulé “Enquête sur les créationnismes” j’ai ainsi appris qu’il était Vice-président de l’Université Interdisciplinaire de Paris qui n’est pas une université, mais une association loi 1901, qui cache derrière un caractère scientifique certains points de vue moins glorieux comme la volonté de rapprocher foi et science et le fait qu’elle soit en partie financée par la John Templeton Foundation qui finance surtout des recherches créationnistes…Bon, il ne faut bien sûr pas restreindre la qualité de ce livre à l’aune de cette information, il est juste nécessaire d’avoir un regard critique, dans le bon sens, sur ce livre. Et au final vous vous rendrez compte que, jusqu’à la page 331, il est de bonne qualité et qu’il vaut clairement la peine d’être lu! Sauf si les réserves que j’ai émis vous arrête. À vous de choisir.Un livre qui n’a rien à voirThe Simpsons and their mathematical secrets - Simon Singh - crédit goodreads - http://goo.gl/fRmQZ2Comme livre qui n’a rien à voir avec celui d’aujourd’hui, je vous propose “The Simpson’s and their mathematical secrets” de Simon Singh. Il s’agit d’un ouvrage divertissant et facile à lire où l’auteur nous parle des clins d’oeils aux mathématiques que les personnes écrivant les scripts de la série ont su égrenner tout au long des épisodes.Ces “secrets” mathématiques dont nous parle Simon Singh sont un bon moyen de nous parler plus largement de cette matière que les auteurs des Simpsons n’hésitent pas à utiliser pour des ressorts comiques (ils ont 8 doigts et pas 10 par exemple), ou des blagues qui sont furtives mais que tout bon fan ne saurait rater. Simon Singh aborde aussi les secrets mathématiques que l’on peut retrouver dans Futurama, la série soeur des Simpsons que créa Matt Groening. Il aborde ainsi le théorème de Keller (je n’expliquerais pas de quoi il s’agit, lisez le livre:)) ou d’autres joyeusetés qui égrènent la série.Au final, “The Simpson’s and their mathematical secrets” est un livre qui se lit bien (attention il est en anglais et je ne crois pas qu’il existe pour l’instant une traduction en français), dont les concepts mathématiques sont bien expliqués et qui nous en apprend un peu plus sur certaines merveilles des mathématiques que l’on peut retrouver dans ces deux séries.Un livre que j’aimerais lireInitiation à la physique quantique - Valério Scavani - crédit goodreads - http://goo.gl/ANz9q6Comme livre que j’aimerais lire, aujourd’hui je citerais : “Initiation À La Physique Quantique: La Matière Et Ses Phénomènes” de Valerio Scarani. L’idée pour moi derrière ce livre serait d’avoir un ouvrage de référence sur la physique quantique qui pourrait être un bon complément du “cantique des quantiques” de Sven Ortoli et Jean-Pierre Pharabod (que j’ai lu et dont il faudrait que je fasse une revue un jour) ou encore de “L’impensable hasard” de Nicolas Gisin (mais qui est particulièrement concentré sur la téléportation quantique). Non pas que ces derniers aient été insuffisants, mais il me semble qu’il m’en faudrait un de plus pour peut-être mieux comprendre cette branche de la physique qui peut paraître si exotique aux yeux d’un profane.Dans une idée assez proche, j’ai récemment lu deux ouvrages de Brian Greene, l’un des grands vulgarisateurs de la théorie des cordes et même si je n’ai pas forcément tout compris dans la profondeur, je pense qu’ils permettent d’avoir une bonne idée des ponts qu’elle cherche à jeter etre la relativité générale et la physique quantique justement.Concernant la relativité générale, j’ai déjà pu lire quelques ouvrages dont notamment “Une brève histoire du temps, du Big-bang aux trous noirs” qui traite de la question plus spécifiquement, ainsi que “La Relativité” d’Albert Einstein. En fait je me rends compte que c’est aussi peut-être le fait qu’elle semble plus simple à expliquer que j’ai l’impression que j’en sais plus à son propos. Soit dit en passant les pages que lui consacre Brian Greene dans son livre “L’univers élégant” sont vraiment intéressantes même si elles font un peu chauffer le cerveau ...Plugs et liens évoquésSite internet de Trinh Xuan Thuan : http://www.trinhxuanthuan.com/indexfr.htmSon compte Twitter : https://twitter.com/TrinhXuanThuanSa page sur le site de l’Université de Virginie : http://astsun.astro.virginia.edu/people/faculty/txt/Sa page sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Trinh_Xuan_ThuanSes publications sur Smithsonian/NASA Astrophysics Data System (ADS) : http://adsabs.harvard.eduPage wikipédia du principe anthropique : http://fr.wikipedia.org/wiki/Principe_anthropiquePour infos, Podcastscience vient de créer un groupe sur goodreads listant l’ensemble des livres qu’ils ont pu lire et c’est, je pense, une super initiative pour ceux qui veulent des idées de livres à lire qui aient été évalués par les personnes de PS et certains poditeurs accros https://www.goodreads.com/group/show/148273-podcast-scienceConclusionQue vous ayez aimé ou pas, n’hésitez pas à me le dire! Envoyez-moi des e-mails, des commentaires, des like sur la page Facebook (elle vient d’ailleurs de dépasser les 100 mentions “J’aime”, merci à tous!), des tweets, des retweets, une colonne de douche, je dois changer celle de ma salle de bain, ou l’oeuvre complète de Karl Popper si jamais vous vous préfériez les coloriages à ses ouvrages.Si vous cherchez LisezLaScience sur internet, vous pouvez retrouver le podcast sur son site web http://lisezlascience.wordpress.com et vous pouvez me contacter sur twitter sur @LisezLaScience ou sur la page Facebook associée https://www.facebook.com/LisezLaScienceConcernant le flux, il est accessible sur podcloud http://lisezlascience.podcloud.fr/ (merci les gars!), sur podcastfrance http://podcastfrance.fr/podcast-lisez-la-science et maintenant sur podcastpedia podcastpedia.org/LisezLaScienceVous pouvez aussi m’envoyer des e-mails à lisezlascience@gmail.comVous pouvez d’ailleurs retrouver l’ensemble des livres cités sur la liste goodreads associée à ce podcast sur le compte de LisezLaScience. Les livres seront placés sur des “étagères” spécifiques par épisode et ceux de celui-ci sont sur l’étagère “lls-9”.Prochain épisodeOn se retrouve le 30/11/2014 pour un nouvel épisode sur “La structure des révolutions scientifiques” de Thomas C. Kuhn.D’ici là bonne quinzaine à toutes et à tous.Les références des livres évoquésDésir d’infiniISBN : 2213635110 (ISBN13 : 978-2213635118)Auteur : Trinh xuan ThuanNombre de pages : 400 pagesDate de parution : 15/05/2013 chez FayardPrix : 21,50€ chez Amazon et à la FnacLa mélodie secrèteISBN : 2070326233 (ISBN13 : 978-2070326235)Auteur : Trinh Xuan ThuanNombre de pages : 390 pagesDate de parution : 22/03/1991 chez FolioPrix : 10,60€ chez Amazon et à la FnacLe Chaos et l’HarmonieISBN : 2070413705 (ISBN13 : 978-2070413706)Auteur : Trinh Xuan ThuanNombre de pages : 603 pagesDate de parution : 15/05/2000 chez GallimardPrix : 12,80€ chez Amazon et à la FnacLe Cosmos et le LotusISBN : 2226230548 (ISBN13 : 978-2226230546)Auteur : Trinh Xuan ThuanNombre de pages : 272 pagesDate de parution : 31/08/2011 chez Albin MichelPrix : 19,30€ chez Amazon et à la FnacLes Voies de la LumièreISBN : 2070353796 (ISBN13 : 978-2070353798)Auteur : Trinh Xuan ThuanNombre de pages : 1040 pagesDate de parution : 18/09/2008 chez FolioPrix : 13,80€ chez Amazon et à la FnacLa Réalité cachée : Les univers parallèles et les lois du cosmosISBN : 2221109945 (ISBN13 : 9782221109946)Auteur : Brian Greene, Traduction : Célien LarocheNombre de pages : 509Date de parution : 25/10/2012 chez Robert LaffontPrix : 23,50 € et constaté à 22,33€ chez Amazon ou encore la FnacLe cantique des quantiquesISBN : 2707153486 (ISBN13 : 978-2707153487)Auteur : Sven Ortoli Jean-Pierre PharabodNombre de pages : 150 pagesDate de parution : 20/09/2007 chez La DécouvertePrix : 7,50 € chez Amazon et à la FnacL’imposture scientifique en 10 leçonsISBN : 2020639440 (ISBN13 : 978-2020639446)Auteur : Michel de PracontalNombre de pages : 378 pagesDate de parution : 08/04/2005 chez le SeuilPrix : 9,60 € chez Amazon ou la FnacL’Univers des nombres : De l’Antiquité à InternetISBN : 2875151835 (ISBN13 : 9782875151834)Auteur : Hervé LehningNombre de pages : 320 pagesDate de parution : 24/04/2013 chez Ixelle ÉditionsPrix : 19,90 € et constaté à 18,91 € chez Amazon et la FnacQuand les poules auront des dentsISBN : 2757824937 (ISBN13 : 978-2757824931)Auteur : Stephen Jay GouldNombre de pages : 480 pagesDate de parution : 23/05/2011 chez PointsPrix : 10,10 € chez Amazon ou à la FnacInitialition à la physique quantiqueISBN : 2711791416 (ISBN13 : 978-2711791415)Auteur : Valério ScavaniNombre de pages : 133 pagesDate de parution : 21/08/2006 chez VuibertPrix : 19,50 € chez Amazon ou à la FnacVous pouvez retrouver la liste des livres dans goodreads à l’adresse suivante : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-9 | — | ||||||
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