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Une terre, un auteur : en Mauritanie avec Mbarek Ould Beyrouk
Jun 19, 2026
Unknown duration
Une terre, une auteure : au Maroc, à Casablanca, avec Yasmine Chami
Jun 12, 2026
28m 59s
Une terre, une auteure : au Burkina Faso avec Roukiata Ouedraogo
Jun 5, 2026
29m 00s
Marina Yaloyan, à la recherche du temps perdu en Arménie
May 22, 2026
29m 00s
Yanick Lahens, lauréate du Grand Prix du roman de l'Académie française
May 15, 2026
28m 59s
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|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 6/19/26 | ![]() Une terre, un auteur : en Mauritanie avec Mbarek Ould Beyrouk | Nouvel épisode de cette série qui propose un grand entretien avec un.e auteur.e dans son pays natal. Et cette semaine, c'est l'écrivain Beyrouk qui me reçoit chez lui à Nouakchott. Pour un grand entretien où l'auteur mauritanien raconte ses origines, sa découverte de la lecture et son lien puissant avec la langue française dans laquelle il écrit tous ses livres. Portrait d'un nomade sage et souriant. Beyrouk est né à Atar, dans le Nord mauritanien. Fondateur du premier journal indépendant de son pays, il est aujourd’hui reconnu comme l’une des voix essentielles de la littérature de Mauritanie. Plusieurs de ses romans publiés chez Elyzad ont été primés et ont fait l’objet de traduction en anglais ou en espagnol. Parmi eux, Le Tambour des larmes (2015), Prix Kourouma, Prix du Roman Métis des Lycéens ; Je suis seul (2018), Prix Ahmed Baba de la littérature africaine, Le silence des horizons (2021), Parias (Sabine Wespieser, 2021), Saara (2022). Une jeune femme libre, Saara, resplendissante au milieu des pudeurs de la ville. Un petit mendiant sourd-muet qui entend tout et refoule ses colères. Un Cheikh, sage parmi les sages d’une paisible oasis, perturbé par une passion interdite. Une administration corrompue, qui veut ériger un barrage sur les cœurs des gens. Et une montagne d’où s’échappent, le soir, d’étranges grondements. La poésie de Beyrouk plane au-dessus de ce récit poignant. S’il dénonce férocement les injustices sociales, le grand auteur mauritanien en appelle aussi au respect de la nature, ainsi qu’à l’ancrage dans la tradition pour mieux se préserver des tentations violentes. Il nous livre là un texte enchanteur, sensuel, empli de spiritualité et d’émotion. (Présentation des éditions Elyzad) ✦ PRIX CHEIKH HAMIDOU KANE 2023 ✦ PRIX Littéraire LES AFRIQUES 2023 Tout ramène le père et le fils, dont les récits alternent dans cet envoûtant roman, au drame qui a fait éclater leur famille. Le père est en prison. Dans une longue mélopée adressée à la femme qu’il est parvenu à épouser et qu’il aime encore aveuglément, il convoque les prémices enchantées de leur histoire et les souvenirs des jours heureux, mais également l’engrenage des mensonges et de la jalousie. Pour elle, le jeune étudiant issu d’une tribu nomade était prêt à tout : s’inventer un passé, rompre avec les siens, vendre son cheptel et, grâce à cet argent, lui offrir l’avenir chimérique dont elle rêvait. Maintenant que tout est perdu, il se remémore ce monde du désert qu’elle méprisait, la vie d’errance à laquelle il a renoncé, au rythme du soleil, des étoiles et des bêtes. Leur fils, enfant des quartiers pauvres, n’a pas supporté le silence des dunes, l’école coranique, l’eau qu’il fallait aller puiser. Il s’est vite réfugié chez des amis de ses parents. Les batailles rangées entre bandes rivales, les soirs à regarder le foot à la télévision, les menus larcins, l’empêchent de trop penser à sa mère qu’il adorait. Parfois, il traîne aux alentours de la prison. Et aussi près de la maison de sa petite sœur, Malika, qui lui manque mais qu’on lui interdit de voir. En écho à la voix puissante et désespérée de son père, celle naïve et bouleversante du garçon vient ancrer la tragédie intime qu’ils partagent dans un saisissant contraste entre croissance urbaine et habitudes ancestrales des Bédouins. Ce n’est pas la moindre qualité de Parias que d’inscrire dans l’universel ces destins si singuliers avec une telle force d’émotion. (Présentation de Sabine Wespieser éditeur) ILLUSTRATION MUSICALE : Abrour. | — | ||||||
| 6/12/26 | ![]() Une terre, une auteure : au Maroc, à Casablanca, avec Yasmine Chami✨ | literaturemigration+3 | Yasmine Chami | Actes SudÉcole Normale Supérieure Ulm+2 | MarocCasablanca+2 | Yasmine ChamiCasablanca+5 | — | 28m 59s | |
| 6/5/26 | ![]() Une terre, une auteure : au Burkina Faso avec Roukiata Ouedraogo✨ | literatureidentity+3 | Roukiata Ouedraogo | Dans sa petite chambre de bonne du 18è arrondissement | Burkina FasoOuagadougou+2 | Roukiata OuedraogoBurkina Faso+5 | — | 29m 00s | |
| 5/22/26 | ![]() Marina Yaloyan, à la recherche du temps perdu en Arménie✨ | historical fictionSoviet Union+4 | Marina Yaloyan | Albin MichelLa petite pianiste d’Erevan | ArménieRussie+1 | Marina YaloyanLa petite pianiste d’Erevan+6 | — | 29m 00s | |
| 5/15/26 | ![]() Yanick Lahens, lauréate du Grand Prix du roman de l'Académie française✨ | women's empowermentliterature+5 | Yanick Lahens | Académie françaiseRadio Haïti Inter+3 | Haïti | Yanick LahensGrand Prix du roman+5 | — | 28m 59s | |
| 5/8/26 | ![]() Devenir femme, de la Turquie à la France, avec la romancière Sevin Sahin✨ | identityfeminism+3 | Sevin Sahin | La fille de la Colline | TurquieFrance+2 | Sevin SahinLa fille de la Colline+6 | — | 29m 00s | |
| 5/1/26 | ![]() Oyinkan Braithwaite, romance et croyances au Nigeria✨ | romancesuperstition+4 | Oyinkan Braithwaite | La croiséeMa sœur, serial killeuse+1 | NigeriaLagos | Oyinkan BraithwaiteFilles maudites+6 | — | 29m 00s | |
| 4/24/26 | ![]() Au cœur du 4ème Festival du Livre Africain de Marrakech✨ | African literatureCultural festival+3 | Mahi BinebinePierre Assouline+2 | Orients EditionsEditions Robert Laffont+3 | — | Festival du Livre AfricainMarrakech+3 | — | 29m 00s | |
| 4/17/26 | ![]() Cap sur Saint-Pierre et Miquelon avec la romancière Anne-Solange Muis✨ | literaturegeography+3 | Anne-Solange Muis | Écume d'hiverUne île pour elle | Saint-Pierre et MiquelonMiquelon+2 | Saint-Pierre et MiquelonAnne-Solange Muis+5 | — | 29m 00s | |
| 4/10/26 | ![]() Avec Sarai Walker, les grosses ne comptent pas pour des prunes✨ | feminismbody image+4 | Sarai Walker | GallmeisterNew York Times+4 | — | body positivitydiet culture+3 | — | 29m 00s | |
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| 4/3/26 | ![]() Dans l'antre de l'écrivain R.J. Ellory, chez lui à Birmingham✨ | literatureinterview+3 | R.J. Ellory | SonatineLes invisibles+1 | BirminghamLyon+2 | R.J. ElloryLes invisibles+6 | — | 29m 00s | |
| 3/27/26 | ![]() Pascal Boroto, la nouvelle voix de la littérature en République Démocratique du Congo✨ | literaturepersonal journey+3 | Pascal Boroto | RFILes Voix des Oubliés+3 | République Démocratique du CongoKinshasa+1 | Pascal Borotoliterature+5 | — | 29m 00s | |
| 3/20/26 | ![]() Le Congolais Pascal Boroto, lauréat de la 5è édition du prix Voix d’Afriques✨ | literatureawards+3 | Pascal Boroto | RFICité Internationale des Arts+4 | République Démocratique du CongoKinshasa | Pascal BorotoVoix d’Afriques+6 | — | 29m 00s | |
| 3/13/26 | ![]() Élise Lépine chavire notre cœur avec son premier roman sombre et solaire✨ | literaturefiction+4 | Élise Lépine | RFILes courants d’arrachements | Casablanca | Élise LépineLes courants d’arrachements+6 | — | 31m 29s | |
| 3/6/26 | ![]() Laurent Gaudé, retour vers le futur et retour à la civilisation grecque✨ | literatureGreek civilization+4 | Laurent Gaudé | Chien 51Zem | Grèce | Laurent GaudéZem+6 | — | 29m 00s | |
| 2/27/26 | ![]() Ruslan Hordiienko, de l'Ukraine à la France, du chagrin au silence | « Viens, on va dans un café, on s'installe à une table et on ne prononce aucun mot. On se dévisage, on s'exprime avec nos gestes, nos regards, nos sourires... Et ce n'est qu'au bout d'un certain temps, si on le veut, bien sûr, que l'on s'adresse la première parole. Ou que l'on se quitte, sans connaître la voix de l'autre. » Suite à plusieurs déceptions amoureuses, Roméo, un jeune homme d'une vingtaine d'années, propose à des femmes et des hommes de se rencontrer, en silence. Originaire d’Ukraine, Ruslan Hordiienko arrive en France en 2015, à l’âge de dix-sept ans, pour étudier l’art dramatique à Strasbourg, Colmar puis Lyon. Aujourd’hui, il mêle théâtre, mouvement, performance et écriture dans sa pratique artistique, il écrit en français et Enfin silence est son premier roman. Extrait : Je suis tombé amoureux d’une fille. Un jour, je lui déclare mon amour, mais cet amour n’est pas réciproque. Nous devenons tout de même amis. Nous nous voyons fréquemment, jouons aux échecs et nous enivrons ensemble. L’amour m’apparaît à nouveau concevable, son refus à elle, précipité, ses yeux avides. Je commence à traduire tous ses gestes comme une invitation, tous ses regards comme une déclaration. Toutes mes pensées lui sont destinées, mon temps lui est dévolu, mes rêves lui sont dédiés. Je vois mon amour affamé, et bien que je m’efforce toujours de le lui cacher, je sens qu’elle le devine. Un soir, après une projection de film chez elle, je reste seul une vingtaine de minutes dans le hall de l’immeuble, à m’infliger le reste de la bouteille de vin qu’on avait entamée ensemble. Sûr de vouloir lui dire je t’aime. Certain de cette réciprocité. Impatient d’y céder. Je remonte, frappe à sa porte, gêné par ces mots que je suis sur le point de lui livrer, convaincu pourtant qu’elle les attend. Je lui confie 'je t’aime', je compte sur un 'moi aussi'. Non. Elle déclare n’éprouver aucune attirance pour moi, aucune passion, aucun amour. Rien. Nous nous quittons en nous prenant dans les bras, et j’associe désormais cette étreinte à un espoir mourant. Puisqu’alors je vivais dans un déni que seuls les mots ont su briser, je cherche à mieux saisir ce qui se dit sans eux, la manière dont je perçois le silence et dont je l’interprète. Me vient l’idée de m’imposer le silence comme une contrainte : si je ne l’apprivoise pas, il continuera d’inventer ses propres histoires. Je décide de rencontrer des gens sans échanger un mot, pour comprendre et réussir à ne parler qu’avec le corps. Pour tenter de lire dans un regard, un geste, un pli du visage : aveu, désir, proposition, rejet, indécision. De sorte à ne plus jamais être blessé. Comme c’est dans l’attirance et la séduction que naît mon tourment, j’en fais le point de départ. Je télécharge des applications de rencontre, sous un faux nom, par anticipation, car les mots et les prénoms n’auront pas leur place, et j’écris en description : « Viens, on va dans un café, on s’installe à une table et on ne prononce aucun mot. On se dévisage, on s’exprime avec nos gestes, nos regards, nos sourires… Et ce n’est qu’au bout d’un certain temps, si on le veut, bien sûr, que l’on s’adresse la première parole. Ou que l’on se quitte, sans connaître la voix de l’autre. » (Les éditions les Pérégrines) Illustration musicale : « La tendresse », de Marie Laforêt. | — | ||||||
| 2/20/26 | ![]() Être femme en Bulgarie avant et après la chute du communisme avec Joanna Elmy | À quoi ressemblait la vie en Bulgarie après la chute du Mur, quand on avait 10 ans, 30 ans, 50 ans ? Comment s’est passée la fin du régime autoritaire, la transition démocratique et comment comprendre cet appel vers le grand Ouest ? Ce sont quelques-unes des questions qui traversent le premier roman de mon invitée aujourd’hui, née à Sofia et qui a connu ces périodes qu’elle raconte à travers trois générations de femmes. Eva, Lili et Yana, grand-mère, mère et fille. Née en 1995 à Sofia, en Bulgarie, Joanna Elmy est écrivaine et journaliste. Diplômée de La Sorbonne, elle est l’une des principales nouvelles autrices de son pays. Son livre Porter la faute a reçu le prestigieux prix bulgare de la Littérature émergente. Ses essais et critiques sont parus dans divers journaux. Elle vit entre son pays natal et les États-Unis. Porter la faute est son premier roman. Traduit du bulgare par Marie Vrinat Yana, une jeune Bulgare née après la chute du Mur, est venue tenter sa chance aux États-Unis. Un soir, elle est témoin d'un accident de vélo. En apprenant que la victime est une autre immigrée d’Europe de l’Est, Yana est envahie par un flot de souvenirs qui mettent en scène les héroïnes de sa vie d’avant : sa mère, Lili, médecin qui a subi l’alcoolisme de son mari ; sa grand-mère, Eva, qui a survécu avec elles à la violence des hommes et du régime… De la maison natale d'Eva et de son village bulgare aux plages du Delaware, Porter la faute déploie avec une puissance narrative rare le destin de femmes marquées par l'exil, la culpabilité et leur quête éperdue d'un chez-soi qui n'existe peut-être nulle part. Joanna Elmy dresse le portrait magnétique d'une génération déchirée entre passé et avenir, entre fidélité et rupture, qui tente d’inventer une alternative à la résignation. Ce premier roman incandescent nous plonge au cœur des plaies intimes creusées par la grande Histoire. (Présentation des éditions Le Bruit du monde). MUSIQUE : Nocturne Op. 9 n°2 en mi bémol majeur. | — | ||||||
| 2/13/26 | ![]() Samira El Ayachi, sa mère et Emma Bovary, trois fois être femme | Samira El Ayachi est née à Lens en 1979. Elle se consacre à l’écriture quand elle ne parcourt pas la France et le Maroc, à la rencontre de ses lecteurs. Elle est l'autrice de plusieurs romans dont « Quarante jours après ma mort », « Les femmes sont occupées », « Le ventre des hommes ». Sa nouvelle publication, aux éditions de l'Aube, s'intitule « Madame Bovary, ma mère et moi ». Quand le médecin demande : « Avez-vous des antécédents familiaux ? », Salwa reste muette. Elle réalise qu’elle ne sait presque rien. Ni sur les maladies des femmes de sa lignée, ni sur leur histoire. Rien de ce qui a pu se transmettre à son propre corps. Pourtant, résonnent en elle des douleurs sans nom, une envie folle de vivre, le silence d’une mère… et l’écho d’Emma Bovary. De ce silence, naît une quête. Entre une mère et sa fille, se déploient les secrets, les exils, les tensions, les non-dits, et un chemin pour se rencontrer enfin. Samira El Ayachi explore avec finesse un angle mort de notre histoire collective : la santé mentale des femmes arrivées en France avec le « regroupement familial », au tournant des années 80. Un roman de filiation et d’émancipation. (Présentation des éditions de l'Aube). | — | ||||||
| 2/6/26 | ![]() Jean-Marie Gustave Le Clézio, le prix Nobel de Littérature, revient au Mexique | Prix Nobel de Littérature en 2008, Jean-Marie Gustave Le Clézio est un écrivain nomade. De l'île Maurice où sont ses racines, en passant par le Nigeria où il a grandi, ou encore le Maroc cher à son cœur, son œuvre riche et multiple est irriguée par ses voyages et ses rencontres. Avec son nouveau livre le voici de retour au Mexique, pays qu'il connait et aime depuis très longtemps. En témoignent les trois figures littéraires qu'il nous invite à redécouvrir à travers ce récit intitulé « Trois Mexique », aux éditions Gallimard. Là où l'auteur m'a accueillie pour ce grand entretien. « Ce qui importe à Juana Inés de la Cruz, c’est le chemin du labyrinthe, la vérité que le dédale cachait à Thésée, et que seul le fil d’Ariane pouvait révéler, puisque l’amour était au bout. » Dans ce récit lumineux, J. M. G. Le Clézio se penche sur trois figures mexicaines de son panthéon personnel : la poétesse sœur Juana Inés de la Cruz (1651-1695), génie méconnu et féministe avant l’heure ; l’écrivain Juan Rulfo (1917-1986), mythique auteur du roman Pedro Páramo et d’un seul recueil de nouvelles, véritable inventeur du réalisme magique ; et Luis González y González (1925-2003), historien de son village perché natal, qui est la première expression de ce qui deviendra plus tard la microhistoire. Par leur attachement à la terre, leur « mexicanité » instinctive et leur recherche d’authenticité dans l’écriture, Cruz, Rulfo et González illustrent des thèmes chers au plus mexicain des auteurs français. (Présentation des éditions Gallimard) | — | ||||||
| 1/30/26 | ![]() En souvenir de Vénus Khoury-Ghata, grande écrivaine libanaise et française | Amoureuse éperdue de la langue française, Vénus Khoury-Ghata vient de s'éteindre à l'âge de 88 ans. Romancière, poète, traductrice, elle a toute sa vie tissé des liens entre son Liban natal et la France où elle vivait. Autrice d'une œuvre très importante, une soixantaine de titres, de nombreuses fois récompensée par l'Académie française, le prix Goncourt de poésie entre autres, Vénus Khoury-Ghata était la voix des femmes et des invisibles. En souvenir de cette lectrice insatiable, de cette écrivaine sensible, rediffusion d'un grand entretien chez elle. Rencontre avec Vénus Khoury-Ghata autour de son dernier roman « En souvenir des hommes » (Actes Sud, 2021). "Diane, qui a atteint un âge qu’on préfère taire, se rend dans une boutique de pompes funèbres pour acheter un caveau et se retrouve avec un emplacement prévu pour deux cercueils… Au fil de sa vie bohème, Diane a aimé des hommes, s’est lassée de certains, a été quittée par d’autres, a enterré celui qui comptait le plus. Bref, elle est seule, n’a même plus de chat, et il ne sera pas dit que cette solitude la poursuivra dans l’au-delà. La voilà qui recherche, parmi les encore vivants qui l’ont aimée, celui qui serait prêt à devenir son compagnon du grand sommeil. Dans cette quête, elle est encouragée et volontiers taquinée par son amie de toujours, Hélène, veuve partie mettre en vente la villa sur la Riviera dans laquelle est mort son époux, et qui trouve là une manière inattendue d’ensoleiller sa vie. Ce roman aussi grave que fantasque, qui parle de mort, de solitude et de chagrin avec l’élégance de la légèreté, offre deux portraits de vieilles dames indignes délicieusement complices, bouleversantes et merveilleusement inspirantes." (Présentation des éditions Actes Sud) Également cités : "Ton chant est plus long que ton souffle", entretiens avec Caroline Boidé, aux éditions Écriture et "Lune n'est lune que pour le chat", aux éditions Bruno Doucey. | — | ||||||
| 1/23/26 | ![]() Néhémy Dahomey, le plaisir de la chair et le plaisir des mots | Néhémy Pierre-Dahomey est né à Port-au-Prince en 1986. Vivant entre Paris et New-York, il est l'auteur de trois romans «Rapatriés» (prix Révélation de la Société des gens de lettres, prix Carbet des Lycéens de la Caraïbe, prix Cino Del Duca sous suggestion de l’Académie française, «Combats» et récemment «L'Ordre immuable des choses». Alors que les adultes, dans la pièce d’à côté, se livrent à la prière et à la sanctification, Barthélémy Guidal, dit Lélé, vit une étape décisive de sa vie sexuelle et littéraire. Il nous raconte les premiers grands bouleversements de son existence, dans un pays Haïti livré au dénuement et aux brutaux contrastes de classes. Après une découverte traumatisante de la pornographie (en plein air, dans son quartier natal de Cité Soleil), l’émancipation peut-elle venir de la littérature et de la philosophie ? Lélé en fait le pari. Lorsqu’une fille qu’il admire lui dit qu’elle ne sortira jamais avec personne parce qu’elle a « trop peur de la mort », il se voue au libertinage, à la quête de possibilités alternatives. Ce roman d’initiation nous emporte par son souffle épique et son imagination parfois fantasque. (Présentation des éditions du Seuil) | — | ||||||
| 1/16/26 | ![]() Tash Aw, un été en Malaisie pas comme les autres | Tash Aw est un écrivain malaisien de langue anglaise. Il est notamment l’auteur du «Tristement Célèbre Johnny Lim» et d’«Un milliardaire cinq étoiles», qui ont figuré dans la sélection du Booker Prize, ainsi que de «Nous, les survivants» et «Étrangers sur la grève», finalistes du Los Angeles Times Book Prize. Ses livres ont été traduits en vingt-trois langues. Son nouveau roman traduit en français sous le titre «Le Sud» est une fiction très personnelle, inspirée de son adolescence en Malaisie. Traduit de l'anglais par : Johan-Frédérik Hel Guedj. «Malaisie, fin des années 1990. À la mort de son grand-père, le jeune Jay se rend dans le sud du pays avec sa famille pour passer l’été dans la propriété dont ils viennent d’hériter : une ferme autrefois florissante, qu’ils retrouvent délabrée. Les arbres sont malades, les sols appauvris par la sécheresse, les récoltes misérables. Malgré tout, le père de Jay l’envoie travailler dans les vergers, notamment aux côtés de Chuan, le fils du gérant du domaine. Le temps d’une saison brûlante, au rythme des baignades et des virées en scooter, l’attirance entre les deux garçons ne cesse de croître, tandis que, dans cette ferme isolée où tout semble voué à l’obsolescence, l’équilibre familial menace de vaciller. Secrets et regrets ressurgissent alors que, comme la terre, tous subissent, impuissants, le passage du temps» (Présentation des éditions Flammarion). | — | ||||||
| 1/9/26 | ![]() David Szalay, lauréat du prix Booker Prize pour son roman « Chair » | Né en 1974 à Montréal d’une mère canadienne et d’un père hongrois, David Szalay a grandi à Londres et vit aujourd’hui entre Vienne et Budapest. Auteur de six livres, dont Turbulences; Ce qu’est l’homme, traduit dans une quinzaine de langues, a été récompensé par le Plimpton Prize for Fiction et le Gordon Burn Prize. Son nouveau roman Chair a reçu un formidable accueil dans la presse anglophone et a remporté le prestigieux Booker Prize 2025. István, quinze ans, vient d’emménager avec sa mère dans un quartier modeste d’une petite ville de Hongrie. Isolé, désœuvré, c’est par hasard qu’il se lie avec sa voisine de palier, une quadragénaire mariée. Celle-ci lui fait découvrir les plaisirs de la chair, jusqu’à ce qu’un incident mette un terme à leur relation. Après quelques années dans un centre de détention pour mineurs, István s’engage dans l’armée et combat en Irak. De retour, il part pour l’Angleterre où, travaillant comme chauffeur et agent de sécurité, il intègre la sphère de l’élite économique et politique, et tente de faire fortune dans l’immobilier. Mais par-delà son ascension sociale se cache un être fondamentalement passif, comme étranger au monde et à lui-même. Même dans son rapport au sexe. À travers la figure d’István, David Szalay décrypte la crise de la masculinité dans un monde dominé par la marchandisation, le culte de la performance et l’augmentation des inégalités. L’implacable anatomie de l’homme contemporain. (Présentation des éditions Albin Michel) | — | ||||||
| 1/2/26 | ![]() Jake Lamar, commencer la nouvelle année sur fond de jazz américain et roman noir | Jake Lamar est né en 1961 à New York, dans le Bronx. Après des études à Harvard, il a été journaliste à Time Magazine. Depuis 1993, il vit en France, à Paris. Il est l'auteur d'une dizaine de livres et vient de publier «Viper's dream» traduit par Catherine Richard-Mas aux éditions Rivages. Une fiction en hommage au roman noir et au milieu du jazz. « Des années 30 à la fin des années 50, Clyde « Viper » Morton règne sur Harlem au rythme du jazz et dans la fumée des joints de marijuana. Mais dure sera la chute... Clyde Morton croit en son destin : il sera un grand trompettiste de jazz. Mais lorsqu’il quitte son Alabama natal pour auditionner dans un club de Harlem, on lui fait comprendre qu’il vaut mieux oublier son rêve. L’oublier dans les fumées de la marijuana… qui lui ouvre des horizons. La « viper », comme elle est surnommée à Harlem, se répand à toute vitesse et Clyde sera son messager. Il est bientôt un caïd craint et respecté, un personnage. Jusqu’au jour où arrive la poudre blanche qui tue. Et qui oblige à tuer. Jake Lamar est le plus français des Américains. » (Présentation des éditions Rivages) | — | ||||||
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