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Romain Mirabile : “Le savoir-faire est important, le faire savoir l'est tout autant."
Jun 22, 2026
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Grégoire Leclercq : "Ce qui va rester après l'IA et la facture électronique, c'est la confiance."
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| 6/22/26 | ![]() Romain Mirabile : “Le savoir-faire est important, le faire savoir l'est tout autant." | Avocat depuis bientôt trois ans à son compte après un passage chez De Gaulle Fleurance, Romain Mirabile dirige un cabinet en droit numérique et droit économique qu'il a structuré dès le départ comme une entreprise : process, rentabilité, outils, knowledge management. Certifié développeur web, professeur à l'ESSEC, DPO d'une dizaine de sociétés, il a construit une pratique à dominante IT en partant d'une conviction simple : la rigueur de la pensée informatique s'applique très bien à l'exercice du droit.Lancer son cabinet sans attendre le bon momentRomain Mirabile n'a pas attendu sept ans de barreau. Il s'est lancé à trois ans d'exercice, après cinq mois de préparation intensive : process de vente, modèles de convention, CRM maison, seuils de rentabilité. Pas de logo avant les clients. Pas de recrutement avant la stabilité du chiffre. Et une règle simple : si au bout d'un an ça ne fonctionne pas, il retourne en cabinet. Spoiler : ça a fonctionné. 60 000 euros de chiffre les six premiers mois, 250 000 en 2024, 330 000 en 2025, cap sur 500 000 cette année.Penser en process, pas en résultatsC'est le coeur de sa méthode. Romain Mirabile ne pilote pas à l'objectif final, il pilote à l'étape suivante. Il a travaillé son entrée dans les classements d'avocats pendant deux ans et demi avant de déposer ses candidatures. Il a structuré ses outils internes avant de recruter sa première collaboratrice. L'idée : si le process est bon, le résultat suit. Et si le résultat ne suit pas, on change le process, pas la direction.80% de forfait, 0% de tarif horaire anxiogèneRomain Mirabile facture à la valeur, pas au temps. Sur 80% de ses missions, il travaille en forfait. Ce choix n'est pas philosophique, il est économique : avec l'IA, le temps de production diminue, et continuer à facturer à l'heure revient à se tirer une balle dans le pied. La vraie question est celle du livrable et de sa valeur sur le marché. Il calcule ses seuils de rentabilité mission par mission, et refuse parfois des dossiers qu'il ne peut pas traiter à un prix cohérent.L'IA comme levier d'efficience, pas comme substitutIl utilise Legora pour l'analyse contractuelle, deux ou trois outils généralistes pour le reste, et considère qu'il en a probablement trop. Pas question pour lui d'automatiser la réflexion juridique. Ce qu'il automatise, c'est la production. Ce qu'il préserve, c'est l'accompagnement du client au-delà du livrable : les prochaines étapes, les zones grises, les risques à anticiper. Ses clients ont une réponse sous deux ou trois jours. Certains qui avaient travaillé avec de gros cabinets lui disaient n'avoir jamais eu de retour après remise des documents. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | — | ||||||
| 6/15/26 | ![]() Grégoire Leclercq : "Ce qui va rester après l'IA et la facture électronique, c'est la confiance." | Ancien officier de gendarmerie reconverti dans l'édition logicielle, Grégoire Leclercq a passé quinze ans au sein du groupe EBP, dont six à sa tête. À l'issue du rachat par Cegid en 2024, il choisit une autre voie, attiré par une conviction simple : seuls les acteurs capables d'adresser simultanément le cabinet et son client sur une même plateforme ont de l'avenir. Il rejoint MyUnisoft en janvier 2025, une structure fondée par des experts-comptables, pour des experts-comptables, avec 130 cabinets actionnaires et 1 300 cabinets clients.La facture électronique : un big bang, pas une réforme ordinaireTrop de cabinets ne sont pas encore prêts pour septembre 2026. Mais ce qui intéresse davantage Grégoire Leclercq, c'est l'effet de masse qui suivra. La facture électronique, c'est un flux de données structurées, normées, synchrones, qui arrive directement dans les outils de production. Et l'IA fonctionne bien quand elle dispose de data de qualité. La combinaison des deux va produire un saut de productivité vertigineux dans les cabinets. Ce qui prenait deux à trois heures prendra deux à trois minutes. La question n'est plus technique. Elle est stratégique.La valeur de la mission va se dégraderC'est le point le plus inconfortable, et Grégoire Leclercq ne l'esquive pas. Quand les TPE-PME réaliseront que la saisie, la catégorisation et la génération des écritures se font seules, elles demanderont soit des baisses d'honoraires, soit autre chose pour le même prix. La valeur de la mission va baisser. Ce n'est pas une hypothèse, c'est une mécanique. La seule réponse : devenir le médecin de famille de la TPE, celui qui anticipe et accompagne en continu, pas celui qui autopsie les comptes une fois par an et rend un rapport en rétroviseur.Trois modèles pour l'avenirGrégoire Leclercq ne croit pas à un modèle unique. Il en voit trois. Le pluridisciplinaire : un interlocuteur unique qui mobilise avocats, experts-comptables, conseillers en gestion de patrimoine, DPO externalisés, la maison de santé de la TPE. La plateforme : 100 % intégrée, 90 % automatisée, pour la TTPE qui veut de la compta simple sans conseil. Le spécialiste haut de gamme : très pointu, sur la grosse PME. Le modèle du généraliste indépendant qui fait tout seul sans se différencier lui semble le moins solide des trois.Les petits cabinets, les plus exposésLa cible la plus en danger : le cabinet de 0 à 10 collaborateurs. Pas de directeur de transformation, pas de masse critique pour absorber les investissements nécessaires, patron noyé sous le quotidien, pression de rachat permanente. Science, conscience, indépendance : ces valeurs sont ancrées dans la profession. Elles protègent et elles exposent en même temps. Des cabinets seuls, peu outillés, face aux révolutions qui arrivent, ce sont des cabinets en danger.La souveraineté comme pari différenciateurMyUnisoft a fait un choix radical : aucune donnée ne quitte le territoire français. Pas d'AWS, pas d'Azure, pas de Google Cloud. Les LLM utilisés sont contraints pour protéger la donnée des cabinets. Dans un secteur régalien où les experts-comptables signent les comptes et interlocutent l'administration fiscale, la question de la souveraineté n'est plus un argument de niche. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | — | ||||||
| 6/8/26 | ![]() Fabrice Veverka - "L'argent, c'est la résultante. Le vrai sujet, c'est la confiance."✨ | business developmentlaw firms+4 | Fabrice Veverka | Wilkie Farr & GallagherWilkie Farr | Paris | M&Alaw firms+4 | — | 1h 10m 49s | |
| 6/1/26 | ![]() Mathieu Della Vittoria - "Pour réussir une plaidoirie, le principal c'est d'être vrai"✨ | client developmentlaw practice+3 | Mathieu Della Vittoria | LinklatersSullivan & Cromwell+1 | — | client developmentlawyer+3 | — | 1h 06m 21s | |
| 5/4/26 | ![]() Jean-François Verstraete " Il faut qu'on passe d'un cabinet à une entreprise structurée"✨ | transformationexpertise comptable+3 | Jean-François Verstraet | NumansSefigec | — | expertise comptabletransformation+5 | — | 45m 31s | |
| 4/20/26 | ![]() Rui Manuel Pereira « Investissez dans votre avenir, ayez confiance dans votre avenir »✨ | legal professionartificial intelligence+3 | Rui Manuel Pereira | Lefebvre Dalloz | NancyFrance+1 | lawyerAI+5 | — | 1h 06m 08s | |
| 4/13/26 | ![]() Jérémie Jeausserand « L'idée, c'est que la star ce soit le cabinet »✨ | law firm managemententrepreneurship+3 | Jérémie Jeausserand | Jeausserand AudouardArthur Andersen+2 | — | law firmentrepreneurship+3 | — | 1h 12m 00s | |
| 4/7/26 | ![]() Morgane Boucher « La plus-value de l'avocat, elle est pas que dans la rédaction, pas du tout »✨ | legal professioncareer transition+4 | Morgane Boucher | Bureau VeritasVatier+5 | — | lawyer transitioncorporate legal+5 | — | 1h 06m 14s | |
| 3/23/26 | ![]() Laurent Salanié « C'est le fait de créer, c'est ce que tu retiens »✨ | buy and buildentrepreneurship+3 | Laurent Salanié | Accru PartnersMcKinsey+3 | FranceSuède+3 | buy and buildentrepreneur+4 | — | 57m 01s | |
| 3/16/26 | ![]() Didier Caplan « J'ai vu un truc que personne n'avait vu »✨ | entrepreneurshipcareer development+3 | Didier Caplan | ComptacomArchimède | AngersVendée+2 | entrepreneurial journeyaccounting+3 | — | 1h 24m 18s | |
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| 3/9/26 | ![]() Karl Hepp de Sevelinges « Il faut simplement être courageux et audacieux »✨ | law firm transformationgovernance+3 | Karl Hepp de Sevelinges | JeantetGide+1 | Paris | law firmtransformation+5 | — | 57m 01s | |
| 3/2/26 | ![]() Vincent Pavlovsky « Tant qu’on peut s’adapter, il faut continuer. »✨ | entrepreneurshipaccounting+4 | Vincent Pavlovsky | AJCNumans | — | expert-comptableDAF externalisée+5 | — | 56m 52s | |
| 2/23/26 | ![]() Fleur Jourdan « La compliance, c'est le vaccin du droit »✨ | compliancelaw+4 | Fleur Jourdan | Fleurus AvocatFleurus Formation+3 | Île-de-France | compliancelaw+6 | — | 1h 03m 34s | |
| 2/16/26 | ![]() Sébastien Chauvin « On ne veut pas croître à tout prix »✨ | business developmententrepreneurship+4 | Sébastien Chauvin | TalenzTalenz Arès+1 | rhodanienNormandie+5 | Talenzcooptation+5 | — | 1h 07m 05s | |
| 2/2/26 | ![]() Sébastien Leleu « On ne fait pas de mise en relation, on anime une concurrence »✨ | consolidationexpertise comptable+4 | Sébastien Leleu | Pax Corporate FinanceCogep+4 | — | Pax Corporate Financeconsolidation+5 | — | 1h 02m 59s | |
| 1/26/26 | ![]() Florent Champy « On travaille sérieusement sans se prendre au sérieux » | Valentin Tonti-Bernard reçoit Florent Champy, counsel au sein du cabinet PGA Associés à Paris, pour un échange sur le parcours d'un avocat fiscaliste en dixième année de barreau.Un parcours construit sur la fidélité et l'apprentissageFlorent a rejoint Archer dès sa sortie du CRFPA, attiré par l'enthousiasme de son boss et un mantra qui est devenu le sien : travailler sérieusement sans se prendre au sérieux. Cinq ans plus tard, il suit son équipe chez PGA. Il insiste sur ce point : dans ce métier, on s'attache aux personnes avant de s'attacher aux structures.Les premières années : se former avant de développerFlorent décrit sans détour les cinq premières années de collaboration : un rythme soutenu, une formation intensive, un pari sur l'avenir. Il explique pourquoi ceux qui tiennent ces années difficiles acquièrent un avantage comparatif qu'ils conservent toute leur carrière.Le déclic du développementÀ la huitième année, le changement de mindset s'opère. La question devient simple : veux-tu te donner à manger tout seul ou rester traitant toute ta vie ? Florent raconte comment le bouche-à-oreille, les confrères et les experts-comptables deviennent ses principaux canaux de développement.Une pratique fiscale au service des entrepreneursSupport fiscal du corporate, audit d'acquisition, structuration de LBO, management packages, apport-cession : Florent détaille une activité variée au service des entrepreneurs du small et mid cap. Il explique pourquoi un dirigeant qui cède à 2 millions a les mêmes problématiques fiscales que celui qui cède à 30 millions.Un épisode pour ceux qui veulent comprendre le métier d'avocat fiscalisteCet échange s'adresse aux jeunes collaborateurs qui s'interrogent sur leur avenir, aux entrepreneurs qui veulent comprendre ce qu'un fiscaliste peut leur apporter, et à tous ceux qui pensent que les avocats se prennent trop au sérieux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | — | ||||||
| 1/19/26 | ![]() Valentin Doligé « On préfère grandir que grossir » | L'invité : Valentin Doligé, Directeur Général d'OrcomValentin Tonti-Bernard reçoit Valentin Doligé, l'un des directeurs généraux d'Orcom, pour un échange sur le modèle singulier de ce cabinet d'expertise comptable de 1 650 collaborateurs et 165 millions d'euros de chiffre d'affaires.Un modèle d'indépendance assuméValentin Doligé défend une vision claire : réinvestir les deux tiers des résultats dans l'entreprise plutôt que de maximiser la distribution. Cette discipline permet à Orcom de financer sa croissance externe, ses innovations et ses spécialisations sans dépendre de fonds extérieurs. Le résultat net dépasse les 10 % et l'entreprise reste maître de ses choix stratégiques.Grandir plutôt que grossirLa croissance externe fait partie de l'ADN d'Orcom depuis 45 ans, mais elle reste choisie. Chaque rapprochement repose d'abord sur l'humain : la volonté de faire entreprise ensemble prime sur les chiffres. Valentin explique pourquoi certaines discussions n'aboutissent pas et comment cette exigence protège la cohérence du groupe.La pluridisciplinarité au service du clientOrcom a structuré des branches complémentaires : le cabinet d'avocats Orva, le cabinet de conseil RH ActiveForce, une offre de recherche de cibles et de levée de fonds. Valentin détaille les conditions de réussite de cette pluridisciplinarité, notamment avec les avocats, et les écueils qu'il observe chez d'autres structures.L'attachement au terrainMalgré ses fonctions de direction générale, Valentin conserve un portefeuille client. Il assume ce choix : rester connecté à la réalité du métier, comprendre les évolutions technologiques et ne pas se déconnecter des équipes. L'action commerciale reste portée par les associés et les directeurs de mission, pas par une force de vente dédiée.Un épisode pour ceux qui veulent construire dans la duréeCet échange s'adresse aux dirigeants de cabinets et de professions réglementées qui s'interrogent sur leur modèle de développement. Valentin Doligé montre qu'il est possible de bâtir une ETI solide sans sacrifier son indépendance ni ses valeurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | — | ||||||
| 12/15/25 | ![]() Romane Bertolus « Le cash dit où tu es. La data dit où tu vas » | L’invité : Romane Bertolus, DAF part-time chez MindsetValentin Tonti-Bernard reçoit Romane Bertolus, DAF part-time chez Mindset, pour un échange sans filtre sur le pilotage financier. Romane part d’une idée simple et pourtant très vraie : beaucoup de dirigeants pilotent encore uniquement en regardant leur compte bancaire. C’est rassurant à court terme, mais dangereux pour toutes les décisions importantes.Piloter par le cash : le faux confortRomane explique pourquoi le cash, malgré son importance, n’est pas un indicateur suffisant. Sans vision long terme, un dirigeant prend des décisions à l’aveugle : recruter un commercial sans modéliser son ramp-up, investir en marketing sans anticiper l’impact réel, ou encore confondre chiffre d’affaires signé et cash réellement encaissé. Le pilotage « à l’épicier » crée l’illusion de la maîtrise, alors qu’il masque les signaux essentiels.Le rôle d’un DAF part-time : structurer, fiabiliser, éclairerRomane décrit avec précision ce qu’apporte un DAF part-time. Elle réalise d’abord un diagnostic complet : business model, marges, outils, process, data. Elle construit ensuite un budget cohérent, un prévisionnel de trésorerie réaliste et des indicateurs alignés sur l’activité. Son rôle ne se limite pas aux chiffres : elle participe aux boards, challenge les décisions, parle aux banques et devient souvent le véritable copilote du dirigeant. Surtout, elle rétablit une donnée fiable pour que chaque choix repose sur une information juste.Des exemples concrets qui parlent à tousRecruter un sales qui mettra trois mois avant d’être rentable, gérer les abonnements en produits constatés d’avance, anticiper les grosses charges sociales de janvier ou encore modéliser les encaissements étalés : Romane montre comment un bon pilotage évite les mauvaises surprises. Elle rappelle que beaucoup d’erreurs viennent moins du manque de compétence que de l’absence de structure et de data maîtrisée.Clubs deals : un terrain stratégique pour les experts-comptablesRomane partage aussi un aperçu de son mémoire consacré aux clubs d’investissement. Elle explique leur intérêt pour les particuliers, les opportunités qu’ils créent pour les experts-comptables et le cadre réglementaire renforcé par l’AMF. Un sujet encore méconnu mais en pleine expansion.Un épisode pour tous les cabinets et professions réglementéesCet échange s’adresse à toutes les professions du droit et du chiffre qui veulent sortir du pilotage au feeling. Romane rappelle qu’un cabinet peut faire plusieurs dizaines de millions d’euros tout en continuant à suivre seulement le chiffre d’affaires signé et le solde bancaire. La bonne nouvelle : il est possible de changer, et le DAF part-time est souvent le premier pas vers un pilotage enfin maîtrisé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | — | ||||||
| 12/8/25 | ![]() Laura Bellaiche – « Un cabinet doit tourner sans toi : ton temps doit aller à la valeur » | Valentin Tonti-Bernard reçoit Laura Bellaiche, fondatrice du cabinet Motec et associée du cabinet CK, pour une conversation sans détour sur la technique, la culture d’entreprise, l’automatisation et l’art d’apprendre à faire du business quand on vient de la compta.Dans cet épisode, Laura revient sur son parcours au sein de la Compagnie Fiduciaire, sa progression jusqu’à la direction de site et les coulisses du partner track : développement commercial, autonomie, capacité technique et management. Elle raconte le moment où elle comprend, tableau Excel en main, que créer son cabinet est finalement la voie la plus cohérente pour elle : plus d’indépendance, plus d’impact, plus de liberté dans le positionnement.Lancer Motec : modernité + techniqueElle crée alors Motec, un cabinet qui revendique son ADN : modernité, clarté, automatisation au service de la relation humaine. Laura s’associe avec un profil non expert-comptable, spécialiste de l’automatisation financière, pour accélérer la création de valeur sur les tâches à faible rendement.Apprendre à faire du businessLaura raconte la bascule mentale indispensable lorsqu’on passe de manager à entrepreneur : arrêter de résoudre gratuitement tous les problèmes, apprendre à qualifier, comprendre que le commercial n’est pas un prolongement de la technique, mais un exercice structuré.Elle confronte sa vision à celle de Valentin, qui assume une approche généreuse, long-termiste, presque “judéo-chrétienne” du conseil : donner pour créer une relation durable. Ensemble, ils explorent les limites, les risques et les arbitrages entre court terme et construction d’une réputation.Une spécialisation assumée : la formation, les coachs et les indépendants exigeantsTrès visible sur LinkedIn, Laura attire surtout les déçus des plateformes en ligne. Elle explique pourquoi elle ne joue pas le jeu du “réglé en 30 secondes pour 29 €/mois” : ce n’est pas son métier, ni son ambition.En analysant son portefeuille, elle identifie que sa plus forte croissance provient des organismes de formation, coachs, formateurs et experts du savoir. Elle décide d’en faire une spécialisation assumée : maîtriser Calliope, comprendre leurs cycles, leurs enjeux, leurs contraintes… et contribuer à un secteur qu’elle considère essentiel : l’éducation.L’annonce : Laura rejoint le cabinet CKAlors qu’elle pensait ne jamais se réassocier ailleurs qu’à la Compagnie Fiduciaire, Laura fait une annonce forte : elle devient associée du cabinet CK, un cabinet de 130 collaborateurs où elle retrouve enfin les valeurs, la culture et la vision qui lui manquaient.Un modèle hybride entre puissance d’un grand cabinet et agilité d’un collectif soudé, avec un vrai projet de spécialisation par verticales. Elle pilotera la verticale formation, tout en poursuivant ses travaux autour de l’innovation et des entreprises tech.Laura conclut en rappelant ce en quoi elle croit profondément : la vulgarisation du savoir technique, l’accessibilité des concepts comptables et fiscaux, la transmission, et surtout le fait de s’amuser dans ce métier pourtant réputé rigide.Parce qu’un cabinet performant est un cabinet aligné, moderne, assumé, et capable de parler le langage de ses clients. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | — | ||||||
| 12/1/25 | ![]() Didier Martin « Grandir, oui : mais seulement si la qualité augmente plus vite que la taille » | Valentin Tonti-Bernard reçoit Didier Martin, senior partner du cabinet Bredin Prat, figure majeure du M&A et du droit boursier en France. Avocat depuis 1977, artisan des grandes offres publiques et compagnon de route de familles et groupes emblématiques, il revient sur près de 50 ans de barreau et 34 ans de construction patiente d’un cabinet… devenu l’un des plus rentables et respectés de la place.Dans cet épisode, on parle facturation, gouvernance, conflits d’intérêts, best friends européens, private equity, intelligence artificielle… mais aussi éthique, clients refusés et transmission aux nouvelles générations d’avocats.« Une bonne profitabilité, ce n’est pas qu’une question d’argent, c’est d’abord un signe de reconnaissance du marché. »Didier raconte :son arrivée chez Gide à la fin des années 70,les débuts du droit des OPA et les premières grandes réformes boursières,son départ en 1991 pour un Bredin Prat alors quasi boutique,puis la stratégie qui a permis de grandir sans devenir une “usine” : fiscal, social, contentieux, private equity… avec un niveau d’exigence constant sur la qualité des associés.On entre aussi dans la mécanique interne d’un grand cabinet français : comment on gère les conflits d’intérêts, pourquoi Bredin Prat n’a jamais cédé aux sirènes des grands réseaux internationaux, comment fonctionne la rémunération des associés (sans tomber dans le “eat what you kill”), et ce que ça change concrètement pour les collaborateurs qui rêvent de partnership.« Si la relation entre associés n’est qu’une relation financière, les conflits deviennent rapidement irréversibles. »Enfin, Didier partage sa vision très lucide de l’intelligence artificielle dans les cabinets d’avocats : les vrais gains de temps aujourd’hui, ce qui relève encore de l’effet d’annonce, et pourquoi il faut rester extrêmement attentif… sans se précipiter dans des investissements déconnectés de la réalité du métier.Au programme :Les coulisses de la naissance du droit des OPA en France34 ans de construction et de croissance “vertueuse” chez Bredin PratBest friends européens, internationalisation et limites des grands réseauxConflits d’intérêts, gouvernance, répartition des honorairesIA, outils juridiques et avenir du travail des collaborateursLes rares clients (et personnalités) qu’il a choisi de ne pas accompagnerSi vous êtes avocat, futur associé, collaborateur dans un grand cabinet d’affaires ou simplement curieux de comprendre comment se construit un “grand nom” du barreau, cet épisode va beaucoup vous parler.Si l’épisode vous plaît, pensez à :mettre ⭐⭐⭐⭐⭐ sur votre plateforme d’écoute,le partager à un confrère, une consœur ou un associé,et vous abonner pour ne pas rater les prochains invités. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | — | ||||||
| 11/24/25 | ![]() Jérôme Renard « Plus on digitalise, plus l'humain reprend sa place » | Valentin Tonti Bernard reçoit Jérôme Renard, fondateur de Reflex Expertise et président du groupe Excel, Ensemble, ils explorent un modèle de développement atypique : comment faire croître un cabinet d’expertise comptable sans multiplier les effectifs ni perdre sa culture ? Un développement éclair : de 0 à 4 millions d’eurosJérôme Renard ne prédestinait pas à l’expertise comptable. Initialement tourné vers la gestion et le commerce international, il bascule progressivement vers la finance et découvre une appétence pour le droit des sociétés. Après une tentative avortée d’association, il crée son cabinet ex-nihilo en 2012 avec un prêt de 35 000 €, sans client et sans certitude. Résultat : 750 000 € de chiffre d’affaires dès la première année.Aujourd’hui, Reflex Expertise réalise 4 millions d’euros de chiffre d’affaires avec 40 collaborateurs et deux associés, dans une logique de spécialisation (notamment en pharmacie) et de digitalisation. L’organisation repose sur une autonomie forte des équipes et une gestion RH axée sur la fidélisation plutôt que la course au recrutement.Digitalisation : oui, mais pas sans humainLe cabinet a entamé très tôt sa transition digitale : plus de placards, des processus dématérialisés, une gestion optimisée. Mais Jérôme Renard insiste : “plus on digitalise, plus l’humain doit reprendre sa place”. Pour lui, les clients attendent de l’analyse, du conseil, de l’échange autour d’un café, pas seulement une automatisation de la saisie comptable.Pour faire face à la pénurie de talents, Reflex Expertise mise sur la fidélisation, l’autonomie et la responsabilisation des collaborateurs. La transmission de la vision, la confiance dans les équipes, et la transparence sur les objectifs font partie intégrante de leur culture d’entreprise.Facturation à l’impact : vers un nouveau paradigmeDepuis ses débuts, Jérôme Renard facture au temps passé, avec un taux horaire moyen global de 80 €. Mais il entame aujourd’hui une transformation profonde vers la facturation à la valeur, avec des projets de facturation au success fees ou à l’impact obtenu, rendue possible par la loi Pacte.L’objectif est de construire des offres packagées en fonction des métiers (pharmacie, restructuring, etc.) et du résultat généré, pas seulement du temps passé. Une approche inspirée des meilleurs avocats d’affaires, et encore rare dans la profession comptable.Le Groupe Excel : fédérer les cabinets indépendantsJérôme Renard préside aujourd’hui le Groupe Excel, un groupement d’environ 150 cabinets représentant 2600 collaborateurs. Sans lien capitalistique, ce réseau fonctionne sur le partage des bonnes pratiques, des réductions mutualisées sur les outils (jusqu’à 30%), et un fort accent sur l’humain.Avec une croissance rapide, le groupement travaille désormais à sa structuration interne, la centralisation de la donnée et l’amélioration de sa communication interne/externe. L’objectif ? Mieux accompagner les membres dans leur mutation vers une comptabilité de service. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | — | ||||||
| 11/17/25 | ![]() Avi Bitton « Être avocat, c’est défendre… mais aussi entreprendre » | Valentin Tonti-Bernard reçoit Avi Bitton, avocat en droit social à Paris, qui s’est imposé comme une référence de la négociation de départ des cadres et cadres dirigeants. Un parcours loin d’être linéaire, fait de déclics, de prises de risques… et d’un vrai tournant business.De “bac poubelle” à la Sorbonne et à la LSEArrivé en France à 7 ans, issu d’un milieu modeste, sans avocat dans sa famille, Avi connaît une scolarité chaotique : redoublement, pas de brevet, orientation en BEP/CAP vente. Puis le déclic. Travail acharné, bac STT, entrée à Paris 1, deuxième de promo sur 1200 étudiants, magistère, puis LLM à la London School of Economics financé par un prêt de 30 000 €.Clifford Chance, le “grand cabinet”… puis le saut dans le videAvi commence en droit bancaire et financier chez Clifford Chance, l’un des plus grands cabinets au monde. Très vite, il comprend que ce modèle ne lui convient pas. En 2005, il se lance en libéral, alors qu’il n’a ni réseau, ni fortune personnelle, ni sécurité.Un aîné lui donne la phrase qui le marquera :« Pour s’installer, c’est jamais le bon moment. Le plus tôt tu sautes du nid, le plus vite tu apprends à voler. »Le paradoxe : succès apparent, noyade financièrePendant 15 ans, le cabinet grandit, jusqu’à 8 avocats, de beaux dossiers, de la presse, une image de réussite. Mais en coulisse, c’est la galère : difficultés à payer les salaires, les loyers, un sentiment de “tête sous l’eau”.Le déclic vient d’une vidéo d’un avocat américain qui raconte comment des business coachs ont transformé sa “law firm” en véritable business. Avi décide de faire la même chose : audit, accompagnement, repositionnement avec Libéral Conseil et une nouvelle agence vidéo.Résultat :« J’ai multiplié par 3 mon chiffre d’affaires… et décuplé ma rentabilité. »Se nicher sur les cadres dirigeants… et assumer des honoraires premiumAvi arrête de “tout faire” et se recentre sur son cœur de valeur : la négociation de départ amiable des cadres et cadres dirigeants, en protégeant leur réputation et en évitant les procédures longues et aléatoires.Consultation à 720 € TTC, honoraire de résultat à 24 % TTC, dossiers à très forts enjeux, track record contre de grands groupes… et une vérité parfois dérangeante :« Économiser quelques milliers d’euros d’honoraires pour perdre des centaines de milliers d’indemnités, c’est un très mauvais calcul. »Influence, presse, TikTok… et gestion de la jalousieUltra présent dans les médias et sur les réseaux (TikTok, YouTube…), Avi utilise aussi la dimension réputationnelle comme levier de négociation. Évidemment, cela suscite critiques, signalements, jalousies.« La publicité n’a jamais été interdite pour les avocats. Elle est réglementée. »En parallèle, il chouchoute ses équipes : voyages à New York puis Miami, sixième semaine de congés, vraie reconnaissance du travail accompli.Croire en soi, même quand personne n’y croitÀ ceux qui doutent, jeunes ou moins jeunes, Avi rappelle qu’il a longtemps été considéré comme un “mauvais élève” :« Les limites, c’est vraiment dans la tête. On ne donnait pas cher de mon avenir. »Aujourd’hui, son défi n’est plus de remplir le cabinet… mais de gérer la croissance.Si l’épisode vous plaît, pensez à : ⭐ nous mettre 5 étoiles sur votre plateforme d’écoute 📤 le partager à un confrère ou une consœur à qui cela pourrait parler. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | — | ||||||
| 11/10/25 | ![]() Delphine Buisson « Dirigeant, c’est un métier : vision, décision, exécution » | Invitée : Delphine Buisson (Eurus & Lumi school)Valentin reçoit Delphine Buisson, secrétaire générale d’Eurus — premier groupement d’entreprises indépendantes de la profession comptable — et fondatrice de Lumi school. Ancienne DAF devenue consultante puis dirigeante, Delphine apporte une vision à la fois stratégique et très opérationnelle de la transformation des cabinets.Structurer ses offres pour gagner en clarté et en margePour Delphine, tout commence par une réécriture de l’offre de services. Clarifier les missions, définir les livrables, repenser le pricing et mieux aligner les postes internes : une étape indispensable pour améliorer la rentabilité et simplifier le pilotage. C’est aussi le point de départ d’une communication plus claire, d’une meilleure expérience client et d’une montée en compétences des équipes.Facture électronique : la porte d’entrée de la transformationLoin d’être une contrainte, la facture électronique peut devenir un levier de performance. En consacrant 2 à 4 heures à la revue de chaque dossier client, les cabinets observent +20 à +30 % de productivité et une forte réduction des frictions. C’est aussi l’occasion de fiabiliser les données, de revoir les workflows et d’impliquer davantage les collaborateurs dans la relation client.Les Tech CSM : un nouveau rôle clé dans les cabinetsDelphine met en avant une fonction émergente : le Tech CSM (Customer Success Manager technique). Ce poste, encore rare, permet d’assurer la qualité de l’onboarding, le suivi des outils et la satisfaction client sur la durée. Son ratio idéal ? 1 Tech CSM pour 20 collaborateurs. Et surtout : une mission à valoriser et facturer.Redonner du sens au métier de dirigeantDans beaucoup de cabinets, les dirigeants sont absorbés par la production. Pour Delphine, il faut redéfinir le rôle du dirigeant : porter la vision, décider, donner les moyens d’agir, suivre l’exécution. Elle évoque la mise en place d’une banque de décisions pour suivre les arbitrages stratégiques et renforcer la gouvernance collective.Croissance organique : le vrai nerf de la guerreSi les opérations de croissance externe attirent souvent l’attention, Delphine rappelle que la croissance organique reste la plus saine et la plus pérenne. Faire grandir ce que l’on a déjà planté, professionnaliser la relation client et mieux piloter les marges : voilà la clé pour un développement durable et maîtrisé.En résuméUn épisode dense, concret et inspirant pour toutes les structures qui veulent :mieux piloter leur rentabilité,renforcer la satisfaction client,et redonner de la clarté au rôle du dirigeant.Une conversation à écouter sans modération pour passer de la vision à l’impact. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | — | ||||||
| 11/3/25 | ![]() Sophie Vermeille « La communication financière commence en slide 1 ; la vérité, parfois, en note de bas de page » | Valentin Tonti-Bernard reçoit Sophie Vermeille, avocate aux frontières du droit boursier, de la finance d’entreprise et de la comptabilité.À la tête d’un cabinet indépendant, elle défend une catégorie d’acteurs rarement représentée : les investisseurs externes, qu’ils soient actionnaires minoritaires ou fonds d’investissement opérant sur la base d’informations publiques.Son credo : rétablir la vérité financière quand les chiffres communiqués par les entreprises s’éloignent de la réalité comptable.Un métier à la croisée du droit, de la finance et de la donnéeDans cet épisode, Sophie dévoile les coulisses d’un travail d’enquête et d’analyse où chaque note de bas de page, chaque agrégat d’EBITDA, chaque communication financière est passée au crible.Elle explique comment un avocat peut, sans jamais franchir la ligne de l’information privilégiée, défendre la transparence du marché et contribuer à corriger les déséquilibres d’information entre dirigeants et investisseurs.Les vendeurs à découvert, mal compris mais utilesSouvent caricaturés, les short sellers jouent pourtant un rôle économique essentiel : révéler les incohérences entre le prix d’un titre et sa valeur réelle. “Un vendeur à découvert n’attaque pas une entreprise : il estime simplement que le prix ne reflète pas le sous-jacent”, rappelle Sophie.De The Big Short à l’affaire Casino, elle raconte ces moments où la lecture attentive des comptes, plus que la rumeur, a permis d’éviter des désastres financiers.Transparence et coût du capital : un enjeu systémiqueSophie défend une idée simple mais puissante : protéger les investisseurs, c’est protéger l’économie.Mieux la gouvernance est encadrée, plus le capital devient accessible et moins cher.Cette vision, héritée de la recherche anglo-saxonne en law & finance, remet en cause la vieille opposition entre “intérêt social” et “intérêt des investisseurs” : la transparence bénéficie à tous.Entre droit, médias et régulateursTravailler sur ces sujets, c’est aussi affronter la complexité des institutions : AMF, BaFin, SEC… autant de cultures juridiques et de sensibilités à comprendre.C’est parfois devoir prendre la parole dans la presse, tout en gardant une rigueur absolue pour éviter les conflits d’intérêts ou les procédures bâillon.Un équilibre fragile, mais nécessaire pour défendre la liberté d’expression économique.L’indépendance, fil rouge du parcoursSophie plaide aussi pour plus de transparence dans le monde académique : que les chercheurs et professeurs de droit puissent exprimer leurs opinions sans dépendance économique cachée.Car dans ce métier où tout repose sur la confiance, l’indépendance est le vrai capital.🎧 Si l’épisode vous a plu, abonnez-vous et laissez ⭐⭐⭐⭐⭐ sur Spotify ou Apple Podcasts. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | — | ||||||
| 10/6/25 | ![]() Jean-François Trouillard « L’expert-comptable est un acteur du développement économique local » | In Extenso : autonomie locale, puissance collective – avec Jean-François TrouillardValentin Tonti-Bernard reçoit Jean-François Trouillard, directeur général délégué d’In Extenso. Dans cet épisode, il partage son parcours, sa vision de l’expertise comptable comme moteur des territoires, et les transformations majeures qui attendent la profession.De l’ex-nihilo à un acteur du territoireEn 2003, Jean-François ouvre une agence In Extenso à Angers, en partant de zéro. Dix ans plus tard : 50 collaborateurs, 4 M€ de chiffre d’affaires, et un territoire passé de 5 à 80 entreprises. Au-delà du chiffre, c’est la démonstration de la capacité de l’expert-comptable à devenir animateur d’écosystème : connecter, orienter, apporter des solutions concrètes.Gouvernance : transparence et discipline collectiveIn Extenso fonctionne selon un modèle original : 51 % du capital détenu nationalement, 49 % en régions, et une participation du Crédit Agricole. Chaque associé détient à la fois des titres régionaux et nationaux. Particularité forte : une transparence des rémunérations et une règle de rotation du capital. Entre 57 et 62 ans, chaque associé doit céder 70 % de ses titres pour laisser place aux jeunes générations.PME : un marché à conquérirLa France compte environ 180 000 PME (10+ salariés, 2 M€+ de CA). In Extenso en accompagne près de 8 000, soit 2,5 % de part de marché, et vise 5 % à horizon cinq ans. Pour y parvenir, le groupe s’appuie sur des fonctions nationales spécialisées (RH, RSE/CSRD, fiscalité, intégration de cabinets) et sur la logique d’“amiralisation” : concentrer dans certaines agences les expertises clés pour mieux servir le bassin économique.Facturation électronique : le vrai défiLa bascule prévue en 2026/2027 n’est pas qu’une question d’outil. Pour Jean-François, c’est surtout un défi de change management :pédagogie auprès des dirigeants,visites clients,outillage massif via l’éditeur Full. Le cabinet devient alors chef d’orchestre des flux plus que producteur de bilans.Data et dashboards : accepter l’imprécision utileAvec Impulse Data, développé avec Fulll et plusieurs partenaires, In Extenso agrège les données de 1 million d’entreprises. Objectif : fournir aux clients des benchmarks sectoriels et des dashboards mensuels.« Le dashboard impose d’accepter l’imprécision utile pour décider plus vite. »Cette approche rompt avec la culture du centime près, pour privilégier la réactivité.Conseil, RSE et financement durableSur 650 M€ de chiffre d’affaires, 150 M€ proviennent déjà du conseil. Les relais de croissance identifiés :développement du conseil RH,accompagnement RSE et CSRD (Jean-François est diplômé CSRD),financement durable, avec une échéance clé : 2027, quand la Banque de France intégrera les critères extra financiers dans ses analyses de crédit. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | — | ||||||
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