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#73 Comment garder 30 000 personnes engagées en période de crise? Avec Aliette Mousnier-Lomprey
Jun 29, 2026
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Jun 15, 2026
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| 6/29/26 | ![]() #73 Comment garder 30 000 personnes engagées en période de crise? Avec Aliette Mousnier-Lomprey | Aliette Mounier-Lomprey est la CEO d'Orange Business. Elle a fait toute sa carrière dans une seule boîte, depuis un stage au milieu de ses études jusqu'à la direction d'une entité de 30 000 personnes présente dans le monde entier. Orange Business, c'est une entreprise qui se réinvente sous pression : le business historique fond (téléphonie fixe, cuivre), et il faut trouver les relais de croissance tout en maintenant la performance financière et le lien humain. Ce paradoxe, Aliette l'incarne au quotidien. Dans cet épisode, nous parlons de ce que le football de haut niveau lui a appris sur le collectif, de ses règles personnelles pour gérer l'énergie plutôt que l'agenda, et de la façon dont elle aborde la transformation IA, non comme un sujet tech, mais comme un enjeu profondément humain. J'ai questionné Aliette sur sa décision de parler publiquement de son orientation sexuelle en tant que CEO, et sur les retours, parfois bouleversants, qu'elle a reçus de collaborateurs qui ne pouvaient en parler à personne. Un épisode dense, direct et rare dans sa franchise. Citations- "Dans un monde où personne ne nous attend, tomber dans notre zone de confort, c'est absolument dangereux."- "Ce qui est vraiment important, c'est la gestion de l'énergie, pas la gestion de l'agenda."- "Mon métier, c'est de gérer des injonctions contradictoires."- "Si toute la boîte dépend de moi, ça ne peut pas marcher."- "J'en parle parce que ça ne devrait pas être un sujet. Et pourtant, pour beaucoup, ça l'est encore."Big Ideas1. La contrainte comme déclencheur de créativité (~03:54)La crise financière d'Orange Business, comme la crise Covid, a forcé une agilité que les périodes calmes ne permettent pas. En quelques semaines pendant le Covid, des services ont été réinventés là où il fallait normalement des mois. La pression n'est pas l'ennemi de l'innovation : c'en est souvent le carburant. Pourquoi c'est important : ça retourne la manière dont on pense le risque et l'urgence en entreprise. 2. L'énergie avant l'agenda (~23:20)On peut travailler 12 heures et produire zéro. On peut avoir un agenda plein et rester parfaitement lucide. Ce qui compte, c'est l'état mental au moment où la décision doit être prise. Aliette applique cela avec une discipline de sportive : vacances coupées radicalement, pas de réunion avant 9h ni après 18h, dîner en famille chaque soir. Pourquoi c'est important : c'est le levier de performance le plus sous-estimé dans les organisations. 3. Zéro clone dans une équipe (~10:42)Dans un monde imprévisible, une équipe homogène est une équipe aveugle. Aliette cherche activement des profils qui raisonnent différemment : top-down contre bottom-up, ingénieurs contre profils orientés clients, cultures variées. L'alchimie est plus complexe à gérer que celle d'une équipe uniforme, mais elle évite les grosses erreurs. Pourquoi c'est important : la performance collective dépend moins du niveau individuel que de la complémentarité des façons de penser. 4. L'IA : un enjeu RH avant d'être un enjeu tech (~37:48)Orange Business pilote la transformation IA avec un binôme RH + tech, pas une seule tour de contrôle technique. Le passage de 30 minutes à 30 secondes sur le diagnostic client grâce à l'agentique illustre l'ampleur des réorganisations à venir : ce ne sont pas des ajustements de processus, ce sont des redéfinitions de métiers entiers. Pourquoi c'est important : confier la transformation IA uniquement à la DSI, c'est rater la moitié du sujet. 5. Le coming-out comme acte de leadership collectif (~01:00:37)En parlant publiquement de son orientation sexuelle, Aliette n'a pas fait un geste militant : elle a envoyé un signal de permission. Les retours, souvent anonymes, parfois de collaborateurs dans des pays où l'homosexualité est pénalisée, montrent que "venir au travail sans masque" reste inaccessible pour beaucoup en 2026. Et ce qui s'est libéré après dépasse largement ce seul sujet. Pourquoi c'est important : ce qu'une personne en position d'autorité normalise, l'organisation entière se l'approprie progressivement. Questions posées dans l'interview- Qu'est-ce qu'on trouve chez Orange qui pousse à rester toute une carrière dans un monde où la mobilité est la norme ?- Comment trouver le bon niveau de pression sur une équipe, sans tomber dans le burn-out ni l'ennui ?- Comment recruter des profils qui vont te challenger plutôt que confirmer ce que tu penses déjà ?- Qu'est-ce que le football de haut niveau t'a appris sur le collectif que le management classique n'enseigne pas ?- Comment donner de l'autonomie réelle dans une boîte de 30 000 personnes, avec des barrières linguistiques et culturelles ?- Toi-même, comment tu gères ton énergie au quotidien, et comment tu l'insuffles dans tes équipes ?- La réunionite : c'est un symptôme ou une cause ? Et comment tu t'y attaques concrètement ?- Orange Business pilote l'IA avec un duo RH + tech : comment ce binôme fonctionne en pratique ?- Comment garder l'engagement des collaborateurs quand la vision bouge et que l'incertitude est la règle ?- Pourquoi parler publiquement de ton orientation sexuelle, et qu'est-ce que ça a libéré dans l'entreprise ?Références citées dans l'épisodePersonnes - Jean-Charles Samuelian (fondateur d'Alan) : cité comme exemple de rupture par contrainte. En sortant d'école, il a révolutionné les sièges d'avion dans une industrie ultra-réglementée en partant d'une contrainte simple. (~06:00)- Mbappé : exemple du joueur star dont l'individualisme peut fragiliser le collectif, même à très haut niveau. (~14:30)- Richard Branson : cité pour sa règle de recréer une nouvelle entité dès qu'une équipe dépasse 50 personnes, pour préserver l'esprit de corps. (~33:45)Concepts et études - Nombre de Dunbar (150-200 personnes) : seuil au-delà duquel la confiance interpersonnelle devient structurellement difficile à construire. (~16:44)- Shadow AI : phénomène où les collaborateurs utilisent des IA non sécurisées quand les outils internes sont bloqués ou absents. (~40:57)- Agentique (agentic AI) : workflows IA autonomes appliqués au diagnostic client chez Orange Business. (~44:00)Initiatives internes - Challenge "All Connected" chez Orange : 10 jours par an, 160 000 salariés, défi de pas en équipes de 4, avec dons à des associations à la clé. (~32:31)Événements historiques - Crise Covid : mobilisation exceptionnelle d'Orange pour connecter les hôpitaux, gérer le drive de la grande distribution, passer au télétravail du jour au lendemain. (~03:54 et ~48:59)Timestamps clés (YouTube)00:00 Bébé Orange : une carrière par hasardAliette raconte comment un stage l'a fait entrer chez Orange, et pourquoi elle n'en est jamais repartie malgré les opportunités. 01:30 Ce qu'on trouve vraiment dans une grande boîteLa culture care d'Orange : l'équilibre entre performance financière et humain, difficile mais sincère. 02:27 Orange Business : une boîte sous pressionLe business historique fond. Comment Aliette gère la crise financière sans perdre ses équipes. 03:54 La pression comme moteurL'exemple Covid : des services réinventés en semaines là où il fallait normalement des mois. 05:23 Le bon niveau de défi pour ses équipesEntre ennui et burn-out : adapter la pression à chaque individu, une science inexacte. 09:58 Pourquoi les clones sont dangereuxRecruter des profils qui pensent différemment, créer l'alchimie du collectif. 12:21 Ce que le foot apprend sur le leadership11 Messi dont un en gardien de but : la complémentarité prime sur le niveau individuel. 15:32 Donner de l'autonomie dans une grande boîteDéléguer vraiment, y compris en vacances, quand on est à la tête de 30 000 personnes. 18:39 Les règles militaires d'Aliette3 semaines en août, 2 semaines à Noël, pas de réunion avant 9h ni après 18h, dîner en famille chaque soir. 22:29 Gérer l'énergie, pas l'agendaLa leçon du sportif qui se repose avant la compétition. La qualité de la décision prime sur le volume d'heures. 28:54 La réunionite : symptôme, pas causeInterdire les réunions à plus de 10 personnes. La règle du décideur unique pour chaque sujet. 33:45 Petites équipes contre grande échelleLe modèle Branson à 50 personnes max versus les économies d'échelle d'Orange. L'intrapreneuriat interne comme compromis. 36:00 L'IA : une problématique humainePas "quelle IA choisir" mais comment la transformation organisationnelle s'opère réellement. 44:00 De 30 minutes à 30 secondes grâce à l'agentiqueLe diagnostic client réduit par un facteur 60. Ce que ça veut dire pour les métiers et les compétences. 46:36 Le duo RH + tech pour piloter l'IAPourquoi Orange institutionnalise ce binôme et ce que ça change dans la gouvernance de la transformation. 52:02 Ralentir quand tout s'accélèreLa technique des 10 ans en avant : dans 10 ans, est-ce que ce sujet comptera encore ? 59:01 Diversité : performance et éthiqueLes équipes homogènes facilitent la gestion. Les équipes diverses évitent les erreurs graves. 01:00:37 Le coming-out d'une CEOPourquoi Aliette en parle, et les messages anonymes qu'elle a reçus en retour de collaborateurs dans des pays où c'est pénalisé. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 6/15/26 | ![]() #72 Le management bienveillant n'est pas bisounours avec Gael Chatelain-Berry | Je connais Gaël Chatelain-Berry des réseaux et particulièrement de LInkedin mais aussi à travers son podcast. Ex DRH, écrivain, conférencier, podcaster et bientôt acteur sur des planches autour de Saint-Jacques-de-Compostelle, il est l'un des premiers en France à avoir mis le mot "bienveillance" dans la même phrase que "management", il y a dix ans, à une époque où tout le monde se moquait de lui. Dans cet épisode, je parle avec Gaël de ce que le bien-être au travail veut vraiment dire et ce n'est pas des cours de yoga ni des chouquettes à l'entrée. J'ai questionné Gaël sur les contradictions criantes des entreprises qui affichent leurs valeurs sur leur site internet tout en faisant régner une forme de violence managériale en interne, sur le rôle du burn-out comme faute professionnelle, sur pourquoi la première source de démotivation des salariés français est aussi simple et aussi absurde que l'absence d'un bonjour le matin, sur le sens au travail raconté à travers une usine de vis et boulons qui fabrique des satellites, et sur ce que l'IA change ou pas à l'équation humaine dans les entreprises.Citations marquantes "Le bien-être au travail, c'est finir sa journée dans le même état physique et psychologique que quand t'as commencé. C'est ça, la définition. Et malheureusement, on en est très loin." "La première source de démotivation des salariés français? Leur manager ne leur dit pas bonjour le matin. C'est la chose que nos parents nous ont apprise à l'âge de trois ans. Et en entreprise, on l'oublie." "Un burn-out dans ton équipe, c'est une faute professionnelle. Si t'es un tant soit peu empathique, c'est pas possible que ça t'échappe. Ça n'arrive pas du jour au lendemain." "L'illusion du bonheur au travail, oubliez-la. Le bonheur, c'est une quête. Le bien-être, c'est un état. Et cet état, ce n'est pas une option pour les entreprises. C'est une obligation." "Si vous voulez que vos salariés prennent soin de votre entreprise, prenez soin de vos salariés. Richard Branson disait ça il y a 25 ans. Ce n'est pas de la révolution. C'est du bon sens." Questions posées dans l'interview Comment tu es arrivé à cette notion de bien-être au travail ? Qu'est-ce qui t'y a amené ? Comment tu définirais le bien-être au travail ? À quel moment le bien-être au travail devient juste un discours dans les entreprises ? Est-ce que les structures elles-mêmes — à base de KPI, de mesures — ne sont pas malades, indépendamment des managers ? Comment tu concilies le management bienveillant avec des réalités économiques court terme ? Où est-ce que tu places la limite entre la bienveillance et la complaisance ? Est-ce que le sens au travail, c'est vraiment quelque chose de fondamental pour toi ? Jusqu'où le bien-être individuel est-il lié à l'individu lui-même plutôt qu'à l'entreprise ? Est-ce qu'on n'est pas en train de normaliser des environnements toxiques en disant aux gens de faire de la méditation ? Est-ce que le travail est censé être un lieu d'épanouissement — ou est-ce un luxe quand ça arrive ? T imestamps clés (optimisés YouTube) Processus de réflexion Processus de réflexion 7. Timestamps clés 00:00 — Intro : Gaël présente son parcours de dirigeant média à expert du bien-être 02:27 — Sa définition du bien-être : finir sa journée dans le même état qu'au démarrage 03:15 — Le bien-être washing : quand les valeurs s'arrêtent à la page d'accueil 05:35 — Adam Smith et Richard Branson disaient la même chose il y a des siècles 06:57 — L'IA comme réponse à la démographie, pas comme menace pour l'emploi 09:14 — Les structures elles-mêmes sont-elles malades ? "Un escalier se nettoie par le haut" 12:40 — Bienveillance ≠ gentillesse. On peut licencier avec bienveillance. 17:05 — La première source de démotivation en France : ne pas dire bonjour 19:00 — La méthode gratuite pour libérer la parole dans une équipe 22:17 — L'usine de vis et boulons qui envoie des pièces dans l'espace (et le sens au travail) 28:15 — Vous êtes responsable de votre propre sommeil 31:39 — Être une femme en entreprise : tous les codes sont masculins 34:48 — Un manager peut choisir de ne pas reproduire ce qu'il subit au-dessus 37:45 — 24 jours par an en réunion. 50% non productifs. C'est la semaine de 4 jours gratuite. 41:30 — Yoga et méditation ne règlent rien si le manager est toxique 42:21 — Un burn-out dans son équipe, c'est une faute professionnelle 45:02 — Le travail est-il censé épanouir ? "C'est un luxe quand ça arrive" 52:59 — Bonheur au travail (illusion) vs bien-être au travail (obligation) 54:20 — Chief Happiness Officer : bonne idée, mauvaise exécution 56:24 — Ce qui motive Gaël. Ce qui le déprime encore aujourd'hui. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 6/1/26 | ![]() [Best-of] Une leçon fondamentale de leadership avec le Général Vincent Desportes✨ | leadershipmilitary+3 | Vincent Desportes | École de GuerreSpinoza | Ukraine | leadershipmilitary+5 | — | 57m 11s | |
| 5/18/26 | ![]() [Best-of] Comment Alan a supprimé la peur au bureau avec Jean-Charles Samuelian-Werle✨ | leadershiptransparency+3 | Jean-Charles Samuelian | AlanMistral | — | leadershiptransparency+4 | — | 42m 46s | |
| 5/4/26 | ![]() [Best-of] A quoi doit ressembler le leader du 21ème siècle? Avec Michel Mafesoli✨ | leadershipwork+4 | Michel Maffesoli | SorbonneLe temps des peurs | — | leadershipsociology+5 | — | 59m 14s | |
| 4/20/26 | ![]() #71 Ce que l'armée sait sur le leadership que votre entreprise ignore avec Yvan Launay✨ | leadershipmilitary management+4 | Yvan Launay | marine | LandivisiauIrak+1 | leadershipmilitary+6 | — | 1h 06m 37s | |
| 4/6/26 | ![]() #70 Le yoga ne soigne pas un management toxique avec Severine Bavon✨ | management dysfunctionsworkplace care+4 | Séverine Bavon | CLDTCiao les nazes | — | managementworkplace+6 | — | 55m 14s | |
| 3/23/26 | ![]() #69 Ce que le leadership a en commun avec tomber amoureux avec Gianpiero Petriglieri✨ | leadershippsychology+4 | Gianpiero Petriglieri | INSEAD | — | leadershippsychology+6 | — | 1h 05m 37s | |
| 3/9/26 | ![]() #68 Pourquoi 80% des transformations d'entreprise ne marchent pas ? avec Ibrahima Fall✨ | transformation d'entreprisemanagement+4 | Ibrahima Fall | Hommes & DécisionsInstitut du Travail Réel+1 | — | transformationmanagement+5 | — | 1h 01m 00s | |
| 2/2/26 | ![]() #67 Le care peut-il survivre dans l’efficacité du lean ? avec Antoine Bordas✨ | Lean Managementhumanism in business+4 | Antoine Bordas | Toyota | Japon | Lean Managementhumanism+7 | — | 59m 54s | |
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| 1/19/26 | ![]() #66 L'I.A. menace-t-elle notre capacité à penser? avec Jean-Noel Chaintreuil✨ | intelligence artificielletravail+3 | Jean-Noël Chaintreuil | I.A. & R.H. | — | intelligence artificielletravail+5 | — | 1h 07m 57s | |
| 1/5/26 | ![]() #65 Redonner du souffle à la valeur travail avec Emmanuelle Duez✨ | value of workemancipation+4 | Emmanuelle Duez | Boson ProjectOù sont passés nos rêves d’émancipation par le travail ? | — | workemancipation+5 | — | 1h 07m 06s | |
| 12/8/25 | ![]() #64 Penser long terme, agir maintenant avec Adrien Couret | Adrien Couret est le Directeur général d’Aéma Groupe, un des plus grands groupes mutualistes français, rassemblant la Macif, AÉSIO mutuelle, Abeille Assurances et Ofi Invest. Il est aussi l’auteur du livre "Tous sociétaires ! L'entreprise mutualiste, un modèle pour la société du XXIe siècle". Ensemble, ces marques protègent + de 12 millions de Français et emploient 20 000 salariés à travers le pays. Dans cet épisode, nous avons plongé dans une discussion à la fois lucide et engagée sur le rôle profondément transformateur que peut jouer une mutuelle dans un monde confronté à des défis écologiques, économiques et sociaux sans précédent. J’ai interrogé Adrien sur ce qu’il considère comme un tournant décisif pour le monde de l’assurance : un moment où la nécessité de protection grandit, mais où les risques explosent. Son analyse est fine : l’assurance n’est pas seulement un produit financier, c’est une réponse sociale face à des enjeux existentiels comme le dérèglement climatique, la crise de la soutenabilité économique et les fractures territoriales. Nous avons parlé de pédagogie, d’observation fine des territoires, d’inondations, de sécheresses, d’urbanisme, et de la nécessité de penser le long terme, même quand tout pousse à l’instantanéité. J’ai aussi voulu comprendre en profondeur ce que cela change d’être un groupe mutualiste, comment Aéma Groupe accompagne les assurés face aux transformations du monde, en quoi la gouvernance par les assurés influence les choix stratégiques. Et surtout, comment un groupe comme celui-ci peut – et doit – financer des solutions d’avenir : agriculture régénératrice, adaptation du bâti, finance à impact... Cet épisode m’a profondément touché par la sincérité d’Adrien, sa vision engagée mais lucide, et sa volonté de faire bouger les lignes de l’intérieur, en assumant le rôle de l’assureur comme acteur politique et écologique. Un échange essentiel pour celles et ceux qui croient que l’entreprise peut être un levier du bien commun.5 Citations marquantes - « L’assurance n’est pas un produit, c’est une réponse sociale aux vulnérabilités. »- « Le mutualisme, c’est refuser l’extractivisme économique. »- « Il n’y a pas de choix écologiques, l’écologie est déjà là, c’est le monde autour de nous. »- « On ne peut pas faire bouger les choses si on ne reste pas dans le système. »- « La chaleur, l’eau, l’argile… les gens ne réalisent pas que cela va déterminer la valeur de leur logement. »10 questions structurées posées- Peux-tu présenter Aéma Groupe en quelques chiffres ?- Pourquoi dis-tu que le monde de l’assurance est à un tournant ?- Comment concilier court terme et enjeux de long terme dans l’assurance ?- Quel rôle joue Aéma Groupe dans la pédagogie climatique ?- Comment accompagnez-vous les assurés face aux zones devenues inassurables ?- Est-ce que les mutuelles peuvent financer les filières de transition écologique ?- Quel est le rôle d’Ofi Invest dans cette finance responsable ?- Comment prenez-vous soin de vos collaborateurs en interne ?- Le modèle mutualiste peut-il inspirer d’autres secteurs ?- C’est quoi, pour toi, un vrai leader ?Timestamps YouTube optimisés- 00:00 Introduction et présentation d’Aéma Groupe- 01:10 Pourquoi l’assurance est à un tournant- 04:30 Contradictions des citoyens face à l’écologie- 07:50 Le rôle des assureurs dans la pédagogie climatique- 13:30 Prévention, territoires et politique en 2027- 21:00 Finance responsable : agriculture, océans, bâtiment- 28:00 Aéma Groupe face à Total : engagement ou contradiction ?- 33:00 Le modèle mutualiste expliqué en profondeur- 41:00 La gouvernance par les sociétaires chez Aéma Groupe- 45:00 Prendre soin des collaborateurs- 52:00 Vision du leadership selon Adrien Couret Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 11/10/25 | ![]() #64 Transformer une culture d'entreprise par l'exemple avec Christian Petit | Christian Petit est un dirigeant hors norme. Ancien CEO de Romande Énergie, il a commencé sa carrière... dans les centres d’appel. Une expérience fondatrice qui a façonné toute sa vision du leadership, de l’entreprise et de la relation client. Dans cet épisode, nous parlons de care, de l'importance de remettre l'humain au cœur des organisations et de ce que cela change profondément dans la culture d’une entreprise. J’ai questionné Christian sur son parcours, sur ce qui l’a poussé à toujours défendre la dignité de chaque collaborateur, en particulier dans les métiers souvent invisibilisés comme le service client. Il partage des histoires bouleversantes et inspirantes sur des collaborateurs qui, parce qu’ils se sentaient reconnus, ont fait preuve d’une humanité incroyable. Un CD gravé pour conserver la voix d’un mari disparu, des courses faites pour une vieille dame par une téléconseillère... Ce sont ces gestes simples, mais puissants, qui font toute la différence. Nous avons aussi parlé de la tension entre performance et humanité, de la difficulté à incarner une transformation culturelle en tant que CEO, et de l’importance de vivre des expériences de terrain. Car selon Christian, c’est en allant au contact que naît la vision. Un épisode profond, rempli de sagesse, d’humilité et d’humanité. À écouter absolument si vous vous demandez ce qu’est vraiment un leader en 2025. 5 citations marquantes- « Le care, c’est un monstre avec des grandes oreilles mais pas de bouche. »- « Si tu vas vite avec les hommes, ils seront lents. Si tu vas lentement avec les hommes, ils iront vite. »- « Le chiffre est une conséquence. Pas une finalité. »- « L’économie, c’est un lieu d’humanité. »- « Tous les dysfonctionnements de l’entreprise finissent par arriver au service client. »10 questions structurées - En quoi ton expérience de service client a-t-elle influencé ton style de leadership ?- Pourquoi les entreprises ont-elles tant de mal à valoriser leurs clients existants ?- Comment as-tu mis en place une culture du care dans tes entreprises ?- Quelles initiatives as-tu mises en place pour valoriser les centres d’appel ?- Comment donner du sens et de la liberté aux agents pour qu’ils incarnent le care ?- Dans une logique de performance, comment réintroduire de l’humanité ?- Comment passes-tu de clients perçus comme des numéros à des personnes singulières ?- Quelles valeurs personnelles ont nourri ton approche du leadership ?- Comment transformer une culture d’entreprise vers plus de care ?- Comment gères-tu les résistances internes à ce type de transformation ?Timestamps - 00:13 – Introduction de Christian Petit, son parcours atypique- 03:06 – Pourquoi les entreprises délaissent leurs clients existants- 06:46 – Donner une voix aux agents des centres d’appel- 08:24 – Histoire touchante d’une agente allant aider une cliente âgée- 14:59 – Comment réhumaniser le client dans les grandes entreprises- 21:04 – Le Comex à l’écoute directe des clients- 27:19 – L’influence des valeurs personnelles et du scoutisme- 33:03 – L’ancrage d’un changement culturel dans les routines- 39:36 – Sa définition du leadership- 49:26 – Le meilleur conseil de leadership reçu- 50:29 – La culture de l’erreur : oser échouer pour apprendre Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 10/27/25 | ![]() #62 IA : entre fascination et survie créative avec Fred Raillard | Frédéric Raillard est le cofondateur de l’agence créative internationale Fred & Farid, présente à Paris, Shanghai, Los Angeles et New York. Entrepreneur nomade et fin observateur des mutations culturelles, il a traversé plusieurs continents pour construire un modèle d’agence unique, adapté aux nouveaux enjeux du monde contemporain. Comme je viens du marketing et du monde des agences, je connais Fred depuis quasi les débuts de l'agence.Ce n'est donc pas une découverte entre nous.Je sors un peu des épisodes sur le "care" dans cet épisode pour me concentrer sur d'autres sujets : l'international, le monde des agences et l'impact de l'I.A.. Dans cet épisode, nous parlons de son parcours entrepreneurial, de ses expériences en Chine et aux États-Unis, mais surtout, de sa réflexion profonde sur l’intelligence artificielle et son impact sur les métiers créatifs. J’ai questionné Frédéric sur les différences culturelles entre la Chine, les États-Unis et l’Europe, son modèle d’agence « accordéon », sa gestion des équipes en mode freelance, mais aussi sur sa vision de l’IA, entre enthousiasme technologique et crainte existentielle. Avec une lucidité rare, il évoque les transformations de nos sociétés face à l’IA, la place du créatif dans ce nouveau monde, et la nécessité d’une IA « artisanale » pour préserver nos qualités humaines. Un échange dense et terriblement actuel. 5 citations marquantes- « L’IA, ce n’est pas une révolution, c’est un changement de civilisation. »- « Intelligence is free. Et ça, c’est vertigineux. »- « On est passé d’un monde Atlantic Time à un monde Pacific Time. »- « La Chine est un peuple de pivoteurs, les champions du test and learn. »- « On a fait la promotion des humains-machines, maintenant les vraies machines arrivent. »10 questions structurées posées dans l’interview- Peux-tu nous donner des chiffres sur Fred & Farid ?- Comment fonctionnent les agences en Chine par rapport à la France ou aux États-Unis ?- Quelle est ta lecture de la culture chinoise dans le business ?- Qu’as-tu appris des modèles américains ?- Comment s’est passée ta découverte de l’intelligence artificielle ?- Quelle est ta vision actuelle de l’IA dans le monde créatif ?- Quels sont les risques pour les cols blancs face à l’IA ?- Comment l’agence s’adapte-t-elle à cette révolution ?- Quelle est la différence entre l’approche chinoise et américaine face à la tech ?- Que signifie pour toi une « IA artisanale » ?Récapitulatif des timestamps clés- 00:00 – Introduction et présentation de Frédéric Raillard- 01:30 – Chiffres clés et modèle économique de Fred & Farid- 03:40 – Travail et différences culturelles en Chine- 08:00 – Vitesse d’exécution en Chine vs. US- 13:00 – Transition vers les États-Unis et culture américaine du business- 23:50 – Découverte de l’IA et choc personnel- 30:00 – Création de AI Imagination et nouvelle dynamique d’agence- 38:40 – Impact de l’IA sur les entreprises et les cols blancs- 44:30 – L’humanoïde et le futur des métiers matériels- 48:00 – Vers une IA plus humaine, artisanale Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 10/13/25 | ![]() #61 Quand la performance devient toxique avec Nicolas d’Hueppe | Nicolas d’Hueppe, entrepreneur au parcours fulgurant, ancien CEO de la plateforme de streaming Alchimie, a vu sa vie basculer brutalement le 9 mai 2021. Ce jour-là, en pleine sortie de vélo dans la vallée de Chevreuse, son cœur s’arrête. Pas une petite défaillance. Un arrêt cardiaque de 53 minutes. Il me raconte, avec une lucidité rare, comment il a été sauvé in extremis par un médecin et deux gendarmes, comment il a frôlé la mort à plusieurs reprises ensuite, et comment cette expérience limite a redéfini chaque aspect de sa vie. Dans cet épisode, j’ai eu l’immense honneur de recueillir le témoignage de Nicolas, avec qui j’ai partagé une discussion d’une intensité émotionnelle rare. Nous avons parlé de performance, de surmenage, de signaux faibles qu’on ignore, de cette culture du "toujours plus" qui pousse tant d’entre nous à l’épuisement physique et mental. Mais surtout, nous avons parlé d’amour. De l’amour de sa femme, pilier inébranlable pendant les tempêtes. Du rôle invisible mais fondamental des aidants, souvent oubliés dans les récits de résilience. Et de cet autre amour : l’amour de soi, qu’il faut parfois réapprendre à cultiver après un traumatisme. Nicolas raconte comment il a dû réapprendre à marcher, parler, vivre, puis faire face à une dépression qu’il ne voulait pas voir. Il évoque son refus d’accepter ses séquelles neurologiques, ses rechutes physiques, son accident à vélo après le coma, puis une nouvelle chute au ski. Et surtout, ce moment de bascule, dans un centre de soins, où un test cognitif raté vient mettre un chiffre sur une réalité brutale : il ne sera plus jamais comme avant. Mais cet épisode est bien plus qu’un récit de chute. C’est une exploration de ce que signifie renaître. Nicolas nous invite à réfléchir à la notion de performance juste, à ce que l’on poursuit réellement derrière la croissance, les levées de fonds, les introductions en bourse. Il nous pousse à nous interroger sur notre identité, sur ce qui nous fait courir, sur le sens que l’on donne à nos vies. Avec une humilité touchante, il partage son chemin de transformation intérieure. Il n’est pas là pour vendre un miracle ou une méthode clé en main. Il témoigne. Il ouvre les cœurs, comme il le dit si bien. Et je peux vous assurer que le mien l’a été. Dans cet épisode, nous avons parlé : - D'arrêt cardiaque, de survie et de coma- De deuil de soi et de reconstruction personnelle- De l’impact des traumas sur les proches, et du rôle des aidants- De la fausse performance et de la véritable robustesse- Du cœur comme boussole dans le monde du leadershipUn épisode bouleversant, essentiel, qui marquera profondément tous ceux qui cherchent à vivre une vie alignée, juste, et pleine de sens. 5 citations marquantes- "J’ai dû faire le deuil de moi-même."- "Tu ne te reconstruis en tant que mari qu’à travers les yeux de ta femme."- "J’étais devenu un expert du déni."- "La performance juste, c’est celle qui inclut le cœur."- "Je préfère mille fois ma vie d’aujourd’hui à celle d’avant, même si j’ai tout perdu."10 questions structurées posées- Peux-tu nous présenter Alchimie et ce que tu y faisais ?- Que s’est-il passé exactement le jour de ton arrêt cardiaque ?- Comment t’es-tu reconstruit après cette épreuve ?- Quel rôle ta femme a-t-elle joué dans ton parcours de guérison ?- Comment as-tu vécu le deuil de ton ancienne vie ?- Qu’as-tu appris sur la performance et ses limites ?- Quels signaux faibles avais-tu ignorés ?- Comment accompagner des dirigeants en quête de sens ?- En quoi la robustesse diffère-t-elle de la performance ?- Qu’est-ce que prendre soin de soi, vraiment ?Timestamps clés optimisés pour YouTube- 00:00 - Introduction de l’épisode et présentation de Nicolas- 01:20 - Alchimie : une vision en avance sur son temps- 04:00 - Le jour où tout bascule : arrêt cardiaque en pleine sortie vélo- 06:00 - Réanimation, coma, séquelles neurologiques- 07:45 - Dépression et prise de conscience de ses limites- 09:15 - La deuxième chute : accident de vélo et poignets cassés- 14:30 - Le rôle essentiel de sa femme, l’aidante silencieuse- 18:35 - La redéfinition de la performance- 21:54 - L’expérience de la finitude- 26:00 - Accompagner les entrepreneurs vers une performance juste- 31:14 - Signaux faibles, stress invisible et médecine préventive- 36:54 - Trouver l’équilibre entre cœur et cerveau- 39:53 - Ouvrir les cœurs : une nouvelle mission de vie Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 9/29/25 | ![]() #60 Réconcilier business et engagement sociétal avvec Thomas Breuzard | Thomas Brezard est Directeur de l’Impact chez Norsys et coprésident de B Lab France, l'association qui porte le mouvement B Corp dans l'Hexagone. J’ai eu un vrai plaisir à échanger avec Thomas, pour plusieurs raisons : son engagement sincère, son humilité désarmante, mais aussi parce qu’il incarne parfaitement le type de leadership que je souhaite mettre en lumière dans ce podcast. Le genre de leader qui n’a pas attendu que le mot « impact » devienne à la mode pour faire de son entreprise un levier de transformation sociétale. Dans cet épisode, nous parlons de l’entreprise Norsys, créée il y a 30 ans par son père, avec une vocation claire : allier performance économique, sociale et environnementale. Dès les années 2000, Norsys mettait en place des pratiques de discrimination positive, puis le CV anonyme, et travaillait sur le concept de performance globale bien avant que cela ne devienne un enjeu mainstream. J’ai questionné Thomas sur le modèle de la perma-entreprise, inspiré de la permaculture, que Norsys a mis en œuvre pour réinventer sa stratégie à long terme. Un modèle centré sur trois piliers : prendre soin des humains, prendre soin de la planète, et se fixer des limites. Nous avons aussi abordé des sujets complexes : la tension entre performance économique et éthique, les renoncements business assumés par l’entreprise, la gouvernance partagée jusqu’à créer un siège pour « la nature » au conseil d’administration (!), mais aussi les erreurs faites, les arbitrages nécessaires, et la place de l’IA dans une entreprise responsable. C’est une conversation qui vous donnera, je l’espère, des clés concrètes si vous êtes dirigeant(e), ou tout simplement si vous aspirez à une autre façon de faire du business. Un modèle plus harmonieux, plus durable, mais aussi profondément humain. 5 citations marquantes- « Créer de la valeur en fixant des limites, c’est peut-être le principe qui bouscule le plus le monde économique. »- « On peut être performant économiquement tout en étant fidèle à ses valeurs. »- « L’éthique, ce n’est pas un sujet annexe chez nous : c’est un avantage concurrentiel. »- « Notre conseil éthique peut aller jusqu’à exercer un droit de veto. Même sur des projets à forte croissance. »- « La performance sociale, c’est aussi 8 % de turnover contre 25 % dans notre secteur. »10 questions structurées posées dans l’interview- Peux-tu nous présenter ce qu’est Norsys ?- Quelle est la taille de votre entreprise aujourd’hui ?- Qu’appelez-vous « performance globale » ?- Pourquoi le monde de l’entreprise a-t-il si peu bougé malgré l’urgence ?- Quels renoncements avez-vous faits pour rester alignés ?- C’est quoi, concrètement, le modèle de la perma-entreprise ?- Par où une entreprise peut-elle commencer si elle veut suivre ce chemin ?- Comment partagez-vous la valeur et le pouvoir chez Norsys ?- Quel est votre positionnement vis-à-vis de l’IA ?- Quelles sont les erreurs que vous avez commises dans la mise en place de votre stratégie ?Timestamps clés pour YouTube (format clair)- 00:01 — Introduction : le leadership du XXIe siècle- 01:42 — Présentation de Norsys par Thomas Brezard- 04:08 — La performance globale : origine et sens- 10:33 — L’impératif réglementaire pour généraliser les bonnes pratiques- 17:55 — Les renoncements business de Norsys : des cas concrets- 23:27 — Qu’est-ce que le modèle de la perma-entreprise ?- 30:00 — La coopération comme levier stratégique- 36:42 — Gouvernance partagée et siège pour « la nature »- 41:22 — Contribution carbone : approche locale et rapide- 54:06 — Intelligence artificielle : opportunité et éthique- 51:58 — Mesurer l’éthique comme compétence clé Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 9/15/25 | ![]() #59 Quitter son job sans tout plaquer avec Valérie Duez-Ruff | Valérie Duez-Ruff est avocate et coach, autrice du livre "Quitter son job et négocier son départ". Elle accompagne depuis plusieurs années des cadres et dirigeants dans leur réflexion autour de leur place dans l’entreprise, de leur alignement, et des stratégies de départ possibles. Un épisode un peu différent de ce dont je traite sur Vlan! Leadership habituellement mais en même temps un sujet qui nous touche tous et toutes de manière régulière sauf si, comme moi, vous êtes indépendant. Dans cet épisode, nous parlons de ces moments où l’on sent que le travail ne fait plus sens, de la peur de partir, de ce que Valérie appelle les mals jobs – ces postes qui ne sont pas fondamentalement toxiques mais qui ne nous nourrissent plus. J’ai questionné Valérie sur la manière de repérer ces signaux faibles que notre corps nous envoie, sur l’importance d’être à l’écoute de soi, mais aussi sur les moyens concrets de quitter une entreprise de manière sereine, sans brûler les ponts. Ce que j’ai aimé dans notre échange, c’est que Valérie ne se contente pas d’un discours théorique : elle partage des stratégies précises, des cas concrets, tout en incarnant une posture profondément humaine, loin du pur juridique. Elle parle avec beaucoup de justesse des injonctions culturelles ("partir, c’est fuir", "il faut souffrir pour réussir") et nous invite à déconstruire ces croyances pour bâtir un parcours professionnel qui nous ressemble. Nous avons également discuté de la place de l’IA dans les transformations actuelles du travail, des limites du CDI aujourd’hui, et de la manière dont l’on peut redessiner son job sans forcément démissionner. Un épisode riche, subtil, et profondément ancré dans les réalités humaines de la vie professionnelle. 5 citations marquantes « Partir, ce n’est pas fuir. C’est redevenir acteur de sa carrière. » « Un mal job, c’est un poste qui ne te fait plus grandir, même s’il t’a convenu un jour. » « Dans la négociation, plus tu es doux dans l’approche, plus tu peux être exigeant dans les conditions. » « Le burn-out, ce n’est pas être occupé. C’est être au bout, vidé, incapable de fonctionner. » « Si tu n’es pas gentil naturellement, sois-le par stratégie. » 10 questions posées dans l’interview Pourquoi as-tu écrit ce livre ? Qu’est-ce qui empêche les gens de quitter leur job ? C’est quoi un mal job ? Comment repérer les signes qu’on doit partir ? Comment dépasser la peur de quitter son emploi ? Que répondre à ceux qui disent que partir, c’est fuir ? Comment négocier un départ sans tout casser ? Quelle est la bonne posture à adopter dans une rupture professionnelle ? Quels sont les signaux physiques du burn-out ? Que penser du CDI aujourd’hui : refuge ou illusion ? Timestamps clés 00:00 – Introduction et présentation de Valérie Duez-Ruff 01:30 – Pourquoi il est si difficile de quitter son travail 02:45 – Le concept de mal job 04:30 – Les signaux du corps à ne pas ignorer 06:15 – Partir en position de force : comment faire ? 10:20 – Burn-out, surcharge mentale, signaux d’alerte 14:00 – Le rôle de l’IA dans les mutations du travail 17:00 – Pourquoi le CDI reste une valeur refuge 20:00 – Les clés d’une négociation réussie 30:00 – Redéfinir ses priorités et préserver son image 40:00 – Neurodiversité, soft skills, avenir du travail Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 9/1/25 | ![]() #58 Le “care” comme stratégie business avec Jonathan Salmona | Jonathan Salmona est le co-fondateur de Shodo, une entreprise de services numériques (ESN) atypique, construite sur des valeurs de transparence, de redistribution et de soin — du vrai CARE appliqué à l’univers ultra concurrentiel du conseil tech. Je trouve toujours intéressant de rencontrer des personnes du monde de la tech et des start-up qui envisagent les choses de manière différente. Cela montre aussi, je crois, que tout le monde peut s'y mettre. Dans cet épisode, j’ai eu le plaisir d’explorer avec lui la manière dont il a littéralement retourné la table d’un système classique, souvent cynique, qui maximise la marge au détriment des humains. On a discuté d’un modèle de redistribution des bénéfices ultra-transparent, où les collaborateurs récupèrent la marge au-delà d’un seuil fixé. On a aussi parlé de santé mentale, d’équilibre de vie, de parentalité, de congés menstruels, de gouvernance partagée… bref, d’un univers RH à contre-courant. J’ai questionné Jonathan sur ses choix, ses désaccords avec son associé, les erreurs commises, la manière dont il prend soin de lui, et sa vision du futur avec l’IA. Il y a chez lui une lucidité rare, presque radicale, mais jamais dogmatique. Ce qui frappe, c’est qu’il ne fait pas tout cela "par gentillesse", mais parce qu’il a compris que c’est le seul chemin vers une performance durable. Un épisode essentiel pour repenser le travail, la croissance et les humains dans nos entreprises. 5 citations marquantes- « La croissance doit être au service des gens pour retrouver de la performance. »- « Le vrai facteur X dans notre métier, c’est le cash. »- « Quand tu redistribues, tu fidélises — et ça, c’est de la robustesse. »- « Le meilleur code, c’est pas de code. »- « Le désaccord, c’est pas du conflit — c’est la capacité à te resynchroniser. »10 questions structurées posées - Pourquoi as-tu décidé de créer une ESN centrée sur le CARE ?- Quels chiffres peux-tu partager sur Shodo aujourd’hui ?- Pourquoi les ESN traditionnelles ne misent-elles pas sur la fidélisation ?- Comment fonctionnent vos mécanismes de redistribution ?- Comment recrutez-vous sans recruteur ?- Comment accompagnez-vous la santé mentale des collaborateurs ?- Quelle place donnez-vous à l’intelligence collective chez Shodo ?- Comment prends-tu soin de toi en tant que dirigeant ?- Comment abordes-tu l’impact de l’IA sur les métiers du développement ?- Quelle est votre vision de la gouvernance et du droit à l’erreur ?Timestamps pour YouTube (version texte)- 00:00 – Introduction de l’épisode- 01:00 – Pourquoi une ESN centrée sur l’humain ?- 03:30 – Les chiffres clés de Shodo- 06:00 – Turnover : pourquoi si peu chez Shodo ?- 10:30 – Le modèle économique redistributif- 13:30 – Recruter sans recruteur : la méthode Shodo- 16:00 – Congés, formation, santé mentale : un modèle complet- 21:00 – Prendre soin de soi quand on est dirigeant- 25:00 – L’IA dans les ESN : menace ou opportunité ?- 30:00 – Le vrai enjeu : fidéliser les talents- 36:00 – La culture du désaccord et du droit à l’erreur- 42:00 – Gouvernance partagée et transparence salariale- 47:00 – Le futur de Shodo : croissance et internationalisation- 50:00 – Conclusion et réflexions finales Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 6/24/25 | ![]() [BEST-OF] L'urgence du temps long avec Pascal Démurger | Pascal Demurger est Directeur Général de la Maïf depuis 2009. Dans cet épisode, j’ai eu la chance de m’entretenir avec l’un des dirigeants français les plus lucides et cohérents de sa génération. Pascal a publié récemment un rapport pour la Fondation Jean Jaurès intitulé « L’urgence du temps long », et c’est précisément autour de cette tension entre urgence écologique et temporalité économique que notre échange s’est articulé. Ce que j’ai voulu comprendre, au-delà des concepts, c’est comment on passe à l’action. Comment on transforme une entreprise de l’intérieur, non pas en saupoudrant de la RSE ou en se donnant bonne conscience par des actions périphériques, mais en plaçant l’impact social et environnemental au cœur même du modèle économique. Avec Pascal, nous avons parlé sans détour de greenwashing, de triple comptabilité, du rôle crucial des entreprises dans une période que le sociologue Edgar Morin qualifie de “polycrise”, et des freins très concrets que rencontrent les dirigeants : pression des actionnaires, inertie interne, absence de cadre réglementaire adapté… Mais cet épisode est aussi profondément humain. Pascal partage avec sincérité ce qui l’a transformé : ses enfants, d’abord, qui l’ont mis face à ses responsabilités ; puis une prise de conscience irréversible des limites planétaires. Il nous parle de sa vision du pouvoir, de la nécessité de redonner du sens au travail, de l’importance de la cohérence, et surtout, de comment on embarque collectivement une entreprise de 9000 personnes dans un projet profondément éthique. Ce que j’ai trouvé particulièrement inspirant, c’est que Pascal ne parle jamais de sacrifice. Pour lui, l’engagement n’est pas incompatible avec la performance – au contraire, il en est le levier le plus puissant. Et il en donne la preuve avec l’exemple concret de la Maïf, entreprise à mission, qui a su lier exigence sociale, confiance, et rentabilité sur le long terme. Si vous êtes dirigeant·e, manager, salarié·e, ou simplement citoyen·ne concerné·e par les enjeux actuels, cet épisode est un appel à l’action. Il ne s’agit plus de faire mieux à la marge, mais de penser autrement. De redonner un cap éthique à l’économie. Et surtout, de croire qu’un autre modèle est non seulement possible, mais nécessaire. 5 citations marquantes- « L’urgence aujourd’hui, c’est le temps long. »- « L’engagement de l’entreprise peut nourrir sa performance. »- « On ne s’épanouit pas dans l’accumulation, mais dans la contribution. »- « La moindre incohérence détruit la dynamique culturelle. »- « Il faut que l’épanouissement du salarié devienne la priorité du manager. »4. 10 questions structurées posées dans l’interview- C’est quoi, “l’urgence du temps long” ?- Quel est selon vous le rôle des entreprises face aux polycrises ?- Que doivent concrètement faire les entreprises aujourd’hui ?- Quel est votre avis sur la compensation carbone ?- Qu’est-ce qui vous a personnellement poussé à cette transformation ?- Comment concilier pression financière et engagement sociétal ?- Que signifie la triple comptabilité et quel est votre retour d’expérience ?- Comment embarquer les collaborateurs dans cette dynamique ?- Quel est votre rapport au pouvoir aujourd’hui ?- Par où commencer quand on veut enclencher un changement culturel en entreprise ?5. Timestamps clés pour YouTube- 00:00 – Introduction de Pascal Demurger- 00:34 – L’urgence du temps long, un concept clé- 02:00 – Le rôle des entreprises dans les crises actuelles- 09:00 – Au-delà du greenwashing : transformer l’activité en profondeur- 13:40 – Le déclic personnel de Pascal : ses enfants, ses lectures- 18:00 – L’exemple de la Maïf pendant le Covid- 20:00 – Explication de la triple comptabilité- 29:40 – Le pouvoir vu comme contribution, pas comme possession- 32:40 – Motivation et reconnaissance en entreprise- 45:00 – L’équilibre entre horizontalité et verticalité- 47:25 – La transparence, fondement de la confiance- 48:30 – Le premier pas pour initier le changement culturel Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 6/9/25 | ![]() #57 Humanité, crise démographique et maison de retraite avec Jean-François Vitoux | Jean-François Vitoux, Directeur général d’Arpavie, est mon invité dans cet épisode de VLAN Leadership. Avec lui, j’ai eu une conversation passionnante, profonde et sans faux-semblants sur un sujet qui nous touche tous : le vieillissement et les maisons de retraite.En tant que dirigeant d’une des trois grandes associations françaises du secteur des maisons de retraite, Jean-François pilote une structure qui accueille près de 9 000 personnes âgées et emploie environ 5 000 collaborateurs. Autant dire qu’il est au cœur d’un système aussi sensible que stratégique. Dans cet épisode, nous avons exploré les grandes transformations et crises qui ont percuté le secteur ces dernières années : la pandémie de Covid-19, bien sûr, dont l’impact a été dévastateur dans les EHPAD, mais aussi la crise de confiance provoquée par le scandale Orpea, sans oublier les effets de l’inflation et les tensions sur le recrutement. Mais surtout la crise démographique qui est déjà là.J’ai voulu comprendre, au-delà des chiffres et des politiques publiques, ce que cela signifie humainement et managérialement d’être à la tête d’une organisation comme Arpavie dans un tel contexte. Jean-François ne pratique pas la langue de bois. Il parle vrai. Il explique avec clarté pourquoi il faut en finir avec les discours trompeurs sur le « bien vieillir », pourquoi l’EHPAD est un lieu « subi » mais nécessaire, et pourquoi il faut replacer le care – le soin, l’attention, la dignité – au centre du débat. Il partage aussi sa vision d’un leadership basé sur la confiance, sur l’exemplarité, sur la reconnaissance du travail des soignants, souvent modestes et invisibles, qui portent sur leurs épaules la fragilité de toute une génération. Nous avons aussi abordé la bombe à retardement que constitue la transition démographique : vieillissement massif de la population, pénurie de main-d’œuvre, sous-financement chronique... Le constat est alarmant, mais Jean-François propose des pistes concrètes. Il appelle à plus de frugalité, à une réinvention des modèles, à la création de dispositifs d’accompagnement plus souples, plus légers, plus humains. Il évoque même la possibilité d’impliquer davantage les personnes âgées dans la vie collective, pour leur redonner un rôle actif dans la société. Cet échange m’a profondément marqué. Parce qu’il nous confronte à une réalité qu’on préfère souvent ignorer. Parce qu’il interroge nos choix collectifs. Et surtout, parce qu’il nous rappelle qu’au cœur de cette « industrie du grand âge », il y a des femmes, des hommes, des familles, et des vies qu’on accompagne jusqu’à leur terme. Un épisode qui nous oblige à penser autrement le leadership, le soin, et notre rapport au temps qui passe. 5 citations marquantes- « Le premier élément du care, c’est de ne pas mentir aux gens. »- « On ne gère pas une crise comme le Covid, on l’endure. »- « L’EHPAD est un lieu subi, ce qui n’enlève rien à sa mission indispensable. »- « Ce n’est pas la financiarisation qui est un problème, c’est son excès. »- « Dans ce métier, on produit aussi de la valeur sociétale. » 10 questions structurées posées dans l’interview- C’est quoi Arpavie ?- Quels sont les principaux défis des maisons de retraite aujourd’hui ?- Comment avez-vous géré l’impact du Covid dans vos établissements ?- Quelle a été l’incidence du scandale Orpea sur Arpavie ?- Comment restaurer la confiance avec les familles, les soignants, les autorités ?- La financiarisation dans ce secteur est-elle évitable ?- Quelle est la place du "care" dans votre leadership ?- Comment soutenez-vous vos 5 000 collaborateurs au quotidien ?- Comment anticipez-vous l’impact de la transition démographique ?- Le modèle des EHPAD doit-il être repensé vers plus de services et de souplesse ?Timestamps clés - 00:13 – Présentation de Jean-François Vitoux et d’Arpavie- 01:09 – Les trois grandes crises du secteur (Covid, Orpea, inflation)- 03:15 – Diriger dans la tempête : le rôle du CEO- 06:43 – Le traumatisme du personnel soignant post-Covid- 13:27 – Recréer la confiance dans un secteur en défiance- 17:33 – La financiarisation et ses dérives- 25:16 – La vérité sur le "bien vieillir"- 36:25 – Vieillissement, chiffres et projections démographiques- 44:11 – Nécessité de réinventer les modèles d’accompagnement- 51:23 – Vers un accompagnement plus souple et serviciel Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 5/26/25 | ![]() #57 On ne peut pas diriger sans se comprendre soi-même avec Florent Menegaux, CEO de Michelin | Florent Ménégaux est le CEO de Michelin, une entreprise emblématique du CAC 40 qui emploie plus de 130 000 personnes dans 175 pays. J'étais intéressé de mieux comprendre la culture d'un groupe aussi large et qui reste, en France, le plus engagé dans le "care".C'est nécessairement une question de leadership donc j'ai voulu comprendre qui était l'homme à la tête de cette entreprise avec ses convictions mais aussi ses oeillères parfois.Car derrière le titre, il y a un homme profondément humain, introspectif, engagé — et c’est cet homme que j’ai eu la chance d’interviewer dans cet épisode. Dans notre échange, nous avons parlé de leadership bien sûr, mais pas n’importe lequel : un leadership conscient, humain, non-pyramidal. Un leadership du XXIe siècle. Florent défend une vision qu’il incarne avec conviction : celle d’un dirigeant qui ne cherche pas à tout contrôler, mais qui s’attache à créer un environnement où chacun peut prendre ses responsabilités, être acteur, et surtout, se développer. Nous avons parlé de ce qu’il appelle le leadership neuronal, inspiré du corps humain : chaque salarié est une cellule autonome, interconnectée, porteuse de l’ADN de l’entreprise. Une image à la fois simple et radicale qui change profondément la manière de penser le pouvoir, l’organisation, la performance. Florent partage aussi avec une sincérité rare ce que c’est que d’être CEO d’une entreprise mondiale : la solitude des décisions, les doutes, les peurs, la vulnérabilité. Il m’a raconté comment il a été coaché pendant plusieurs années avant de prendre la tête du groupe, et pourquoi il pense qu’on ne peut pas gérer les autres si l’on ne s’est pas d’abord occupé de soi. Il parle de ses routines, de sa discipline de vie, de sa vision du courage, et de la manière dont il a traversé la crise du Covid — en prenant, en quelques heures, la décision d’arrêter toutes les usines Michelin à travers le monde pour protéger ses collaborateurs. Nous avons aussi abordé des sujets plus larges : l’excès de capitalisme, la cohésion sociale, l’éco-anxiété, l’importance de garantir un salaire décent dans tous les pays, ou encore la tension entre croissance et soutenabilité. Et toujours avec cette lucidité et cette capacité à se remettre en question qui m’ont profondément touché. Florent Ménégaux n’est pas un dirigeant comme les autres. Il incarne une forme de leadership profondément moderne, audacieuse et surtout profondément humaine. Cet épisode est une leçon de management, mais c’est surtout une leçon de vie. 5 citations marquantes- « Une entreprise, c’est un tissu de relations humaines. »- « Le leadership, c’est un chemin de développement, pas une destination. »- « Il faut apprendre à se gérer soi-même avant de prétendre gérer les autres. »- « Chaque salarié chez Michelin est une cellule qui porte tout l’ADN du groupe. »- « Je suis un capitaliste convaincu, mais l’excès de capitalisme est condamnable. » 10 questions structurées posées - Pouvez-vous présenter Michelin en quelques chiffres ?- Comment votre vision du leadership a-t-elle évolué au fil du temps ?- Qu’est-ce qu’un leader idéal selon vous ?- Y a-t-il une rencontre qui a marqué votre parcours ?- Comment avez-vous pris la décision d’arrêter toutes les usines Michelin pendant le Covid ?- Comment faites-vous pour ne pas tomber dans une organisation pyramidale ?- Quel regard portez-vous sur la solitude du CEO ?- Comment prenez-vous soin de vous pour tenir dans la durée ?- Comment Michelin aborde-t-elle les questions de transition écologique et d’innovation ?- Pensez-vous que Michelin pourrait devenir une entreprise à mission ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 5/12/25 | ![]() #56 Entreprise et intérêt général, c’est possible avec Elsa da Costa | Elsa Da Costa est la directrice Générale d’Ashoka France, une ONG pionnière dans l’accompagnement des entrepreneurs sociaux à travers le monde. C’est une femme de convictions, de terrain, de sens – et c’est aussi une personnalité à la fois chaleureuse, lucide et profondément ancrée dans son époque. Dans cet épisode, j’ai eu la joie d’échanger avec Elsa sur des sujets aussi fondamentaux que le leadership, l’économie sociale et solidaire, la coopération intergénérationnelle, ou encore la manière dont nos sociétés peuvent – et doivent – se transformer. On a commencé par son parcours étonnant : de l’entrepreneuriat digital à la télévision, jusqu’à prendre la tête d’une des ONG les plus influentes du monde. Chez Elsa, tout est cohérent : une curiosité insatiable, une capacité à créer des ponts entre des mondes qui ne se parlent pas toujours, et une énergie hors du commun pour faire bouger les lignes. J’ai questionné Elsa sur le rôle des entreprises dans la transition sociale et écologique. Comment peuvent-elles, au-delà du greenwashing, réellement contribuer à l’intérêt général ? Quelle est leur responsabilité face aux grands bouleversements actuels : crise climatique, effondrement de la biodiversité, mais aussi chute démographique, déconnexion des jeunes, montée des inégalités ? Elle nous parle avec franchise de ses exigences, mais aussi de ses espoirs, et de ces fameuses coopérations qu’elle initie entre le monde économique et celui de l’innovation sociale. Nous avons aussi abordé la question du leadership. Un thème central pour moi, bien sûr, et que j’ai voulu explorer avec elle : qu’est-ce que diriger en conscience aujourd’hui ? Peut-on être à la fois exigeant et à l’écoute ? Elsa partage sa manière de faire : donner du sens, responsabiliser, écouter, et surtout créer un espace de parole sincère dans les organisations. Elle évoque ses doutes, son intuition, sa manière de prendre des décisions, mais aussi les risques d’ombre que peut générer un leader trop habité par sa mission. Enfin, nous avons parlé de sujets parfois tabous : le patriarcat, la place des femmes dans l’ESS, l’assignation identitaire des hommes, les mécanismes de domination systémiques... Elsa ne se contente pas de dénoncer : elle propose, elle réfléchit, elle nuance. C’est ce que j’aime chez elle – cette capacité à penser le monde en profondeur, mais sans jamais sombrer dans le cynisme. C’est un épisode riche, puissant, humain. Une conversation qui invite à repenser nos manières de travailler, de collaborer, de vivre ensemble. Si vous vous posez des questions sur le monde que nous construisons – ou que nous laissons filer –, cet épisode est pour vous. 5 citations marquantes- "Partager la valeur dans une entreprise, c’est partager le courage."- "Ce qui compte, ce n’est pas d’avoir un projet, c’est d’avoir un impact."- "Je ne crois pas au leadership féminin, je crois au féminin du leadership."- "Il faut parler aux hommes et aux femmes, pas aux entreprises."- "Avant de subir la coopération, choisissons-la." 10 questions structurées posées dans l’interview- Comment passe-t-on du monde digital à celui du journalisme puis à l’ONG ?- Qu’est-ce que Ashoka concrètement ?- Quel est ton regard sur les entreprises aujourd’hui ?- Comment Ashoka se finance-t-elle ?- Comment accompagnez-vous les entrepreneurs sociaux ?- Le leadership conscient est-il compatible avec les entreprises à actionnaires ?- Comment envisages-tu les conséquences de la crise démographique ?- Pourquoi y a-t-il autant de femmes dans l’ESS ?- Quelles méthodes de leadership pratiques-tu chez Ashoka ?- Est-ce qu’une entreprise doit forcément grossir ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 4/14/25 | ![]() #55 Comment transformer une PME en entreprise libérée (et réussir) avec Henry Bouchet | Henry Bouchet est le co-fondateur de Xelya, une entreprise qu’il a bâtie il y a 20 ans avec son frère et un ami. Ensemble, ils ont transformé leur structure en véritable laboratoire d'innovation organisationnelle. Il m'a totalement bluffé par la manière dont il explique parfaitement la manière dont ils ont restructuré leur entreprise. Ça paraît presque facile et évident. Dans cet épisode, nous plongeons au cœur d'une transformation radicale : celle d’un éditeur de logiciels devenu entreprise libérée. J’ai voulu comprendre comment Henri et ses associés ont pris la décision, en plein cœur de la crise du Covid, de remettre en question un modèle pyramidal qui pourtant fonctionnait. Pourquoi ce besoin de tout bouleverser alors même que leur croissance était au rendez-vous ? Quels impacts humains, organisationnels et financiers cette mutation a-t-elle engendrés ? Nous avons abordé sans filtre les défis rencontrés, les erreurs commises, mais aussi les immenses satisfactions tirées de cette aventure. Ce témoignage rare est une source d’inspiration pour toutes celles et ceux qui veulent faire évoluer leur manière de travailler, en mettant au centre confiance, autonomie et bien-être. Citations marquantes- "Existe-t-il un modèle d'organisation capable de concilier bien-être et croissance ? C'est la question fondatrice qu'on s'est posée."- "On a supprimé les managers, mais on n’a pas supprimé le management."- "Notre transformation a été validée par référendum, avec 92% de oui."- "Ce modèle d’organisation a permis plus d’évolution interne qu’avant."- "Aujourd’hui, plus de 60% de nos référents sont des femmes, contre 20% dans notre ancien comité de direction." 10 questions structurées posées dans l’interview- Peux-tu nous expliquer ce qu’est Xelya ?- Quels sont les chiffres clés de votre entreprise aujourd’hui ?- Peut-on dire que Xelya est une entreprise libérée ?- Quelle a été l’impulsion du changement au sein de votre organisation ?- Comment avez-vous lancé ce processus de transformation ?- Comment ont réagi les managers et les collaborateurs ?- Qu’est-ce que les équipes autonomes et comment les avez-vous structurées ?- Comment avez-vous remplacé les fonctions managériales ?- Quelles erreurs avez-vous commises dans la transformation ?- Quels sont les impacts concrets de cette transformation, humainement et économiquement ? Timestamps clés pour YouTube- 00:00 – Introduction et présentation de Xelya- 02:40 – Une entreprise libérée ? Début de la réflexion- 05:00 – Le choc du Covid comme déclencheur- 09:40 – Lancement du pilote et co-construction- 14:30 – Réactions des collaborateurs, création des ambassadeurs- 21:00 – Définition des équipes autonomes- 31:00 – Mise en place des référents et gouvernance partagée- 40:00 – Impacts positifs pour la parité et l’évolution interne- 45:00 – Suppression des variables, nouveau système de rémunération- 57:00 – Résultats concrets : croissance, bien-être, rentabilité Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
| 3/31/25 | ![]() #54 Transformer le leadership par la relation avec Nathalie Reinhardt | Nathalie Renhardt, ancienne cadre dans les salles de marché, est aujourd’hui formatrice en intelligence relationnelle et ambassadrice de la méthode Gordon. J'ai adoré discuter avec Nathalie tant son énergie est communicative mais aussi son expérience est riche.Dans cet épisode, nous parlons de son incroyable parcours, de la finance à l’accompagnement des leaders à travers des compétences de communication clés. Dans cet épisode, j’ai eu le plaisir d’échanger avec Nathalie autour de cette transition de vie spectaculaire. Ce moment de bascule, elle l’a vécu dans un avion, avec sa fille sur les genoux et une prise de conscience fulgurante : il était temps de réorienter sa vie pour retrouver du sens, de la présence, de la connexion. Nous avons parlé en profondeur de la méthode Gordon, qui repose sur deux piliers fondamentaux : l’écoute active et l’affirmation de soi. Nathalie nous explique avec beaucoup de clarté et d’exemples concrets comment cette approche peut révolutionner la façon dont on manage — et plus largement, dont on se relie aux autres, que ce soit au travail ou à la maison. Elle partage notamment comment, en trois jours de formation intensive et 100 % pratique, des leaders prennent conscience de leurs failles dans l’écoute… et découvrent des outils simples mais puissants pour changer. Ce qui est fascinant, c’est que cette méthode, conçue dans les années 60 par Thomas Gordon, élève de Carl Rogers, reste d’une actualité brûlante. Elle touche à quelque chose de fondamental : notre capacité à créer des relations de qualité, à gérer les conflits sans perdant, à exprimer nos besoins sans écraser ceux des autres. Nathalie évoque aussi les 12 obstacles à la communication, souvent inconscients, qui sabotent nos interactions, et propose des pistes concrètes pour les contourner. On a aussi discuté des résistances culturelles, en particulier en France, où exprimer ses émotions peut encore être perçu comme une faiblesse. Et pourtant, comme elle le dit si bien : ce n’est pas parce qu’on ne dit pas une émotion qu’elle n’est pas là. À travers des anecdotes d’entreprise, Nathalie démontre combien un changement de posture — du leader solutionneur au leader ressource — peut transformer en profondeur une organisation, favoriser l’autonomie, l’engagement, et même changer la culture d’une entreprise. J’espère que cet échange vous apportera autant d’inspiration qu’il m’en a donné. Que vous soyez manager, parent, collègue ou simplement humain en relation avec d’autres humains, cet épisode vous donnera des clés précieuses pour mieux écouter, mieux vous affirmer, et cultiver des liens de qualité. Citations marquantes- « L’écoute est un des plus beaux cadeaux qu’on puisse faire à quelqu’un. »- « Ce n’est pas parce qu’on ne dit pas une émotion qu’elle n’existe pas. »- « Il faut être prêt à lâcher sa solution préférée pour résoudre un conflit. »- « Avoir raison n’a aucune importance, l’essentiel, c’est d’avoir satisfaction. »- « Le leader super-solutionneur épuise son équipe… et lui-même. » Timestamps - 00:00 Intro & présentation de Nathalie Renhardt- 02:00 De la finance à la quête de sens- 04:30 La découverte de la méthode Gordon- 06:30 Le programme Leader Effectiveness Training- 08:00 Qui était Thomas Gordon ?- 12:00 Les erreurs d’écoute en entreprise- 15:00 Reconnaitre et exprimer les émotions- 22:00 Cas concrets de transformation managériale- 36:00 La résolution de conflit sans perdant- 45:00 Avoir raison vs avoir satisfaction- 51:00 Impact culturel et transformation d’entreprise- 56:00 Intégration au quotidien et leadership transverse Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | — | ||||||
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