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Coluche : 40 ans après sa mort, la voix qui ne s'est jamais éteinte
Jun 18, 2026
3m 54s
Coluche : l'enfance difficile et les débuts oubliés du plus grand humoriste français
Jun 18, 2026
4m 11s
Coluche : du Café de la Gare aux grands écrans, la naissance d'un génie du rire
Jun 18, 2026
3m 49s
Coluche, 40 ans après : de ses débuts au cinéma au César du meilleur acteur, une carrière hors du commun
Jun 18, 2026
4m 30s
Coluche : la nuit du 19 mai 1974 où la France entière a découvert le génie du clown à salopette
Jun 18, 2026
3m 47s
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| Date | Episode | Description | Length | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 6/18/26 | ![]() Coluche : 40 ans après sa mort, la voix qui ne s'est jamais éteinte | Le 19 juin 1986, la mort de Coluche plonge une génération dans le deuil. Quarante ans plus tard, La Story Nostalgie lui rend hommage. Michel Colucci, dit Coluche, c'est un style unique : salopette, langage populaire décomplexé et personnages de bistrot qui font rire et réfléchir à la fois. Clochard, beatnik, épicier d'extrême droite ou blouson noir, il invente le stand-up à la française et donne une voix à ceux qui n'en ont pas. Vendeur de disques et de places de théâtre au-delà de Johnny Hallyday, il va jusqu'à lancer sa candidature à l'Élysée, d'abord en blague, avant que toute la France n'y croie vraiment. Ce même élan populaire donnera naissance aux Restos du Cœur. Quarante ans après sa disparition, ses sketches sont toujours aussi vivants. Une histoire drôle, touchante et universelle, à écouter sur Nostalgie. | 3m 54s | ||||||
| 6/18/26 | ![]() Coluche : l'enfance difficile et les débuts oubliés du plus grand humoriste français | Le 19 juin 1986, des millions de Français perdaient Coluche. Mais avant de devenir l'humoriste le plus populaire de sa génération, Michel Colucci a grandi dans la misère en banlieue parisienne, perdu son père à 3 ans et enchaîné une quinzaine de petits boulots : barman, livreur, vendeur de journaux, préparateur en pharmacie ou encore fabricant de guitares électriques. Adolescent, il frôle la délinquance avant de se ressaisir à 15 ans. Après un service militaire chaotique, il tente sa chance comme chanteur dans les cafés du Quartier Latin, puis rencontre Romain Bouteille, pape du café-théâtre, qui lui ouvre les portes du Café de la Gare. C'est là que tout commence vraiment. La Story Nostalgie vous raconte les origines méconnues de Michel Colucci, dit Coluche. | 4m 11s | ||||||
| 6/18/26 | ![]() Coluche : du Café de la Gare aux grands écrans, la naissance d'un génie du rire | Dans ce nouvel épisode de La Story Nostalgie, retour sur une période charnière dans la vie de Michel Coluche. Après avoir rejoint l'aventure du Café de la Gare, ce lieu mythique fondé par Romain Bouteille en 1969 avec le soutien de Georges Moustaki et Jacques Brel, Coluche se retrouve face à un choix décisif. Le réalisateur Claude Berri le repère et veut lui confier le rôle principal de son premier film. Mais les producteurs refusent de miser sur un inconnu : c'est Guy Bedos qui décroche la tête d'affiche du Pistonné. Coluche comprend alors qu'il doit se faire un nom, coûte que coûte. Cette ambition entre en collision avec la philosophie collective de Romain Bouteille. Les tensions culminent en 1970 avec un affrontement physique. Patrick Dewaere intervient, Bouteille pose son ultimatum, et Coluche est évincé du Café de la Gare. Une rupture douloureuse, mais fondatrice, sur la route d'un génie de l'humour.La Story Nostalgie, le podcast qui raconte les grandes histoires de la musique, du cinéma et de la culture populaire, sur Nostalgie. | 3m 49s | ||||||
| 6/18/26 | ![]() Coluche, 40 ans après : de ses débuts au cinéma au César du meilleur acteur, une carrière hors du commun | 40 ans après sa disparition en juin 1986, La Story Nostalgie retrace la carrière cinématographique de Coluche, bien au-delà de l'image du simple humoriste. Des petits rôles discrets dans les films de Georges Lautner et Claude Zidi, jusqu'au César du meilleur acteur décroché en 1984 pour Ciao Pantin de Claude Berri, en passant par L'Aile ou la cuisse avec Louis de Funès et Inspecteur la Bavure avec Gérard Depardieu, Coluche aura marqué le cinéma français d'une empreinte indélébile. Un hommage à un artiste rare, attachant et définitivement inoubliable. | 4m 30s | ||||||
| 6/18/26 | ![]() Coluche : la nuit du 19 mai 1974 où la France entière a découvert le génie du clown à salopette | 19 mai 1974. La France suit en direct le second tour de l'élection présidentielle opposant François Mitterrand à Valéry Giscard d'Estaing. Mais Mitterrand est en retard. Pour retenir les téléspectateurs, le présentateur Guy Lux propulse sur le petit écran un inconnu du grand public : Coluche. Salopette bleue à rayures, nez rouge, plusieurs kilos de plus et une gouaille incomparable. Ce soir-là, devant des millions de Français et de Belges, Coluche vit une véritable naissance télévisuelle. La Story Nostalgie vous raconte comment un homme en retard a offert à un clown son ticket pour l'immortalité. | 3m 47s | ||||||
| 6/17/26 | ![]() 1986 : l'été d'une génération qui croyait être reine du monde, avec Tom Cruise, Queen et Highlander | Et si les albums photo étaient les meilleures machines à remonter le temps ? Brice Depasse vous plonge dans l'été 1986, il y a tout juste 40 ans, pour raconter une génération qui a grandi sans smartphone, sans réseaux sociaux, libre de vivre sans se mettre en scène. Sur ces pages jaunies, on retrouve des visages jeunes et insouciants qui ignoraient tout de ce qui allait venir : la chute du mur de Berlin, Internet, la mondialisation. Cette génération avait pour bande-son George Michael, Jeanne Mas et Queen. Elle découvrait Tom Cruise dans Top Gun et Christophe Lambert dans Highlander, deux films qui célébraient la jeunesse, l'ambition et l'idée d'être les rois du monde. Dans cette Story Nostalgie, Brice Depasse rappelle que s'arrêter aux Rubik's Cube et aux baladeurs cassette pour résumer les années 80, c'est passer à côté de l'essentiel : une époque où l'avenir semblait immense et où l'on y croyait vraiment. Un podcast Nostalgie présenté par Brice Depasse. | 3m 49s | ||||||
| 6/16/26 | ![]() Top Gun, l'été 1986 où le cinéma et la musique ont changé les règles du jeu | Nous sommes en 1986, dans un magasin de disques de Louvain-la-Neuve. Un étudiant commande toute une caisse d'un album de musique de film encore inconnu : la bande originale de Top Gun.Dans cette Story Nostalgie, Brice Depasse raconte comment ce blockbuster de Tony Scott a changé pour toujours le rapport entre cinéma et musique. Avec Danger Zone de Kenny Loggins en ouverture, les synthétiseurs et les ballades radio-friendly calibrées au millimètre, Top Gun inaugure une ère nouvelle : celle où un film est construit avec sa musique, et non plus simplement illustré par elle.Pour la première fois, les industries du cinéma et du disque avancent main dans la main, de façon volontaire et systématique. Une formule qui deviendra la signature de la fin des années 80, déclinée ensuite dans Dirty Dancing, Cocktail, Pretty Woman ou Robin des Bois, Prince des voleurs.La bande originale n'est plus le souvenir d'un film aimé. Elle est désormais un produit à part entière. | 3m 34s | ||||||
| 6/16/26 | ![]() Top Gun et Tom Cruise : comment Maverick a conquis toute une génération en 1986 | L'été 1986 réserve une surprise totale : ce n'est ni un chanteur, ni un sportif, ni un personnage de la vraie vie qui s'impose comme nouveau modèle d'une génération, mais un pilote de chasse hollywoodien nommé Maverick, interprété par Tom Cruise dans Top Gun. Dans cet épisode de La Story Nostalgie, Brice Depasse raconte comment le film a envahi les cours de récréation, les bureaux et les cafétérias dès le lundi matin suivant sa sortie. Lunettes Ray-Ban, blouson d'aviateur, allure conquérante : ce que les adolescents achètent, c'est avant tout une façon de se tenir, une assurance nouvelle face aux autres. L'impact dépasse largement la mode : la marine américaine elle-même constate une hausse spectaculaire des demandes de renseignements après la sortie du film. Et Brice Depasse rappelle que ce pouvoir immense du cinéma de transformer un personnage de fiction en modèle générationnel n'est pas nouveau, de Marlon Brando à Tom Cruise dans Risky Business en 1983, porté par la musique de Phil Collins. Une époque où, en sortant de la salle, on avait le sentiment de pouvoir conquérir le monde. | 3m 32s | ||||||
| 6/16/26 | ![]() La Story Nostalgie : l'été 1986, Top Gun et la génération qui a grandi avec le monde | Juin 1986. Tom Cruise devient une star mondiale avec Top Gun. Mais pendant que les réacteurs rugissent sur grand écran, une génération de jeunes Belges vit un été ordinaire, entre la digue de La Panne, un camping dans le sud de la France et les radios francophones. Brice Depasse raconte cette génération particulière, l'une des premières à grandir dans le même univers que le reste du monde occidental : mêmes films, mêmes clips, mêmes chansons qu'à Londres, Paris ou Los Angeles. Freddie Mercury, David Bowie, Madonna, Caroline Loeb... Un été de 1986 qui ne se savait pas encore mythique. Et pourtant, 40 ans après, les souvenirs sont là, intacts. La Story Nostalgie, avec Brice Depasse. | 3m 42s | ||||||
| 6/15/26 | ![]() Tom Cruise et Top Gun : l'histoire de la naissance d'une superstar mondiale en 1986 | En juin 1986, l'Amérique fait rêver la planète entière. Madonna, Prince, Michael Jackson et Bruce Springsteen dominent les ondes, et Hollywood enchaîne les succès. C'est dans cet été électrique que sort Top Gun, le film qui va propulser Tom Cruise au rang de superstar mondiale. Mais avant d'incarner le beau pilote de chasse Maverick, Tom Cruise a eu un parcours pour le moins chaotique. Enfant dyslexique élevé dans une famille modeste, il a déménagé des dizaines de fois, fréquenté de nombreuses écoles et même envisagé de devenir prêtre avant de découvrir le théâtre. Dans La Story Nostalgie, Brice Depasse retrace les étapes clés qui ont mené Tom Cruise vers la gloire : son rôle secondaire dans The Outsiders de Francis Ford Coppola, aux côtés de Matt Dillon, Patrick Swayze, Emilio Estevez, Ralph Macchio et Rob Lowe, puis le succès de Risky Business et l'échec de Legend signé Ridley Scott. À 23 ans, il ne lui manquait plus qu'un avion de chasse. Top Gun allait lui offrir bien plus que ça. | 3m 57s | ||||||
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| 6/12/26 | ![]() Pop Corn : Le tube au Minimoog qui a révolutionné la musique électronique | En cet été 1972, Eddy Merckx gagne le Tour de France pour la quatrième fois, les hommes vont toujours sur la Lune régulièrement, Michel Polnareff et Michel Fugain chantent les vacances comme personne et pourtant c’est un titre instrumental pas banal qui nous trotte dans la tête. Ou plutôt un son, un son marrant qui va devenir un tube. Et il porte un nom bizarre qu’on n’a jamais entendu : Pop Corn.C’est quoi un Pop corn ? Ben on ne va pas tarder à découvrir cette friandise dont les Américains s’empifrent depuis longtemps, spécialement au cinéma. Vous vous rendez compte ! Manger pendant qu’on regarde un film, ces Amerloques quand même, ils ne savent rien faire comme les autres. Des chocolats glacés, c’est bon pour les gosses, et encore pendant l’entr’acte. Mais pas pendant un film ! Et donc voilà que ce Pop Corn est le titre d’un morceau de musique qui nous fascine parce que c’est vrai qu’on n’a jamais entendu un son pareil. Il vient en fait d’un instrument dont on parle encore très peu : le synthétiseur, un appareil électronique qui produit des sons artificiels. Et ce synthétiseur particulier a été construit par un monsieur qui s’appelle Robert Moog et qu’il a miniaturisé, voilà pourquoi on l’appelle Minimoog.Derrière le nom de groupe bizarre Hot Butter se cache un jazzman de cinquante ans nommé Stan Free, qui fait des reprises au Minimoog. Et parmi ces reprises il y a un titre composé et enregistré trois ans plus tôt par un certain Gershon Kingsley, le tout premier à enregistrer un disque avec le Minimoog. Mais voilà, ce Kingsley n’est pas le King des arrangements, c’est de la musique pour grands magasins ; il manque au morceau du peps, que va lui donner Stan Free.Et donc un tas d’autres types qui ont un Mini Moog dans leur studio vont y aller de leur reprise tant et si bien qu’on va finir par ne plus s’y retrouver chez le disquaire. Il en est sorti de toutes les sortes des Pop Corn, croyez-moi, c’est comme dans les rayons des grands magasins aujourd’hui.Et donc vous savez désormais, au cas où vous voudriez vous rendre au paradis des tubes oubliés, que la meilleure sauce pour assaisonner vos Pop Corn, c’est le beurre fondu, le Hot Butter de Stan Free et que c’est du 50 ans d’âge, 54 déjà, le premier tube mondial de musique électronique. Et je vous prie de croire qu’en 1972, il n’y avait que des auteurs de science-fiction pour affirmer qu’un jour on n’écouterait plus que de la musique électronique. | 3m 09s | ||||||
| 6/11/26 | ![]() 40 ans après Mexico 86, Brice Depasse vous raconte la création de l'hymne éternel du Grand Jojo | En juin 1986, la Belgique a vécu l'une des aventures sportives et musicales les plus marquantes de son histoire lors de la Coupe du Monde au Mexique. Ce podcast raconté par Brice Depasse retrace les coulisses de cette "belle et terrible aventure" où, pour la première fois, les Diables Rouges atteignaient la petite finale du mondial.La genèse d'un tube : d'Anderlecht au Mexique Tout commence un an plus tôt avec une collaboration entre le producteur hollandais Hans Custers et le Grand Jojo, supporter emblématique d'Anderlecht. Custers propose au chanteur de créer un hymne pour le club bruxellois, inspiré des chants de supporters néerlandais. Le résultat est "Anderlecht Champion", un succès immédiat dont le refrain scandé fait vibrer les tribunes du stade Constant Vanden Stock.Lorsque la Belgique se qualifie "par un trou de souris" pour le Mondial 86 après un match de barrage épique contre la Hollande, l'idée germe d'adapter ce succès pour l'équipe nationale. Le célèbre "Allez, allez, allez" devient "Olé, olé, olé" pour coller à l'ambiance mexicaine. Anecdote savoureuse : le rythme entraînant de la chanson aurait été inspiré par celui d'une machine à laver en marche, écouté par les deux amis dans une buanderie.Un tournoi héroïque et des ventes records Le début de la compétition au Mexique est laborieux. Après une défaite contre le pays hôte et des résultats mitigés, la Belgique se qualifie de justesse pour le second tour en tant que "meilleur troisième". C'est alors que l'incroyable se produit. Le 15 juin 1986, lors d'un huitième de finale d'anthologie contre l'URSS, les Diables s'imposent 4-3 après prolongations dans un suspense insoutenable.Ce miracle sportif déclenche une véritable hystérie en Belgique. Dès le lendemain, les disquaires sont pris d'assaut pour acheter le single du Grand Jojo ; les usines de pressage doivent travailler jour et nuit pour répondre à la demande sans précédent. La ferveur s'accentue après le quart de finale contre l'Espagne. Dans la chaleur de Puebla, après un match fermé, la Belgique l'emporte aux tirs au but grâce à un arrêt décisif de Jean-Marie Pfaff et au tir final de Leo Van der Elst.Une apothéose historique Bien que stoppés en demi-finale par l'Argentine de Maradona (2-0), les Diables rentrent au pays la tête haute. Le 30 juin, plus de 100 000 personnes accueillent l'équipe entre Zaventem et la Grand-Place de Bruxelles. Le Grand Jojo, présent au balcon aux côtés des joueurs et reçu par le roi Baudouin, reçoit une ovation historique.Le succès de "E Viva Mexico" dépasse alors largement les frontières belges. Le refrain "Olé, olé, olé" entre dans le domaine public, repris par des supporters du monde entier et même par les Rolling Stones lors de leurs tournées.L'héritage d'une année dorée L'année 1986 restera comme celle où la Belgique a changé de dimension, portée par cette épopée sportive, mais aussi par sa victoire à l'Eurovision. Le Grand Jojo, avec son don pour croquer des personnages populaires en quelques lignes, est célébré comme un auteur dont la plume, souvent sous-estimée, a su capturer l'âme d'un pays qui, pour la première fois, se regardait avec fierté. | 22m 16s | ||||||
| 6/11/26 | ![]() Soft Cell : Les rois de la New Wave cachés derrière l'ombre de « Tainted Love » | Bienvenue au paradis des tubes oubliés. Ils sont tous là, à attendre une petite prière sous la forme d’une écoute en streaming et pourtant vous ne les écoutez pas, ou plus, ou mieux, vous n’en avez jamais entendu parler, alors qu’iriez-vous faire sur la page de ces artistes qui n’ont connu qu’un seul hit !Et parmi tous ces artistes censés n’avoir connu qu’une unique heure de gloire, le groupe Soft Cell est sûrement celui compte le plus de tubes oubliés. Soft Cell, c’est bien sûr, Tainted Love.L’histoire de ce duo électro new wave du nord de l’Angleterre est bien connue. La reprise d’une chanson anglaise façon Motown qui n’avait pas marché dans les années 60 et qui devient le plus grand hit de l’année 1981 à l’échelle de la planète, empochant un record de durée dans le Billboard américain et du nombre de 45 Tours vendus en Grande-Bretagne.Et le suivant ? Ben six mois plus tard N°4 … Bedsitter, et puis le suivant ? N°4 … Say hello wave goodbye, le suivant N°2 … Torch, et le suivant ? N°3 What !Ça vous étonne, hein ? Et pourtant, Soft Cell, c’est alors LE groupe de New Wave ! Oui mais c’est bizarre ! Ah ben justement, être bizarre, c’est la clé pour se faire entendre, passer à la radio et à la télé en Angleterre, en 1981 et 82. Le label qui les a sous contrat s’appelle d’ailleurs Some Bizarre. Le succès de Soft Cell est tel, alors, que le patron du label refile un autre groupe qui les sollicite à un pote fan d’électro car il n’a pas le temps de s’en occuper, le groupe s’appelle Depeche Mode.Alors pourquoi les autres chansons de Soft Cell ne sont-elles pas restées dans nos têtes, ne se sont pas installées avec les années dans le grand inconscient collectif de notre Pop Culture ? Et bien parce que justement Some Bizarre est un label indépendant et que beaucoup de firmes de disques étrangères comme en Belgique, en France, n’ont pas joué le jeu. Si cela avait été une multinationale, la chose aurait sans doute été différente mais Soft Cell, comme les Korgis d’ailleurs, ne joue pas, ou très peu, en public. Nous ne serons pas très nombreux à voir leur unique concert belge au Manhattan à Leuven début 1983.Alors oui, quatre tubes énormes et consécutifs mais uniquement en Grande Bretagne et en Irlande, ce qui est déjà pas mal, si vous les comparez à des artistes français. Mais voilà, c’est Depeche Mode et Simple Minds qui ont pris toute la place et trusté les ventes de disques à partir de là. Alors on est passé à côté de quoi, allez-vous me dire ? Des chansons formidables, qui attendent votre curiosité, comme celle-ci, c’était en 1982, c’était bizarre mais qu’est-ce qu’on a aimé ça. | 3m 44s | ||||||
| 6/10/26 | ![]() Plastic Bertrand : Plus qu'un éclair punk, une machine à tubes | A chaque fois que j’entends des gars ranger Plastic Bertrand dans la catégorie des artistes qui ont fait un tube et puis plus rien, ça m’énerve. C’est vrai, comment ignorer qu’après le phénomène planétaire de Ca plane pour moi qui a détrôné les Sex Pistols dans l’imaginaire que le grand public avait du punk, il y a eux cinq autres tubes, en France et en Belgique, en moins de trois ans.Vous connaissez sans doute l’histoire racontée par le créateur de la chanson, feu Lou Deprijck, alors la voix du Two Man Sound, qui connaissait aussi un succès considérable dans le monde. Et ben oui, la firme de disques veut un successeur à Ca plane pour moi. Et un album. Et comme il est du sérail, du monde des producteurs, et que c’est le pactole, ben, Lou ne va pas dire non. C’est donc la raison pour laquelle si vous avez connu l’époque, vous connaissez inévitablement cette chanson Super Cool, et celle-là, Sentimentale-moi, et puis … Houla Hop, et encore Téléphone mon bijou, et puis aussi cette improbable collaboration avec un membre de Telex … Tout petit la planète … Ah on est bien loin du punk, là. Il est vrai que le punk, en tant que musique et mouvement, et surtout le son, tout le monde s’en est vite éloigné, il suffit d’écouter la discographie des Clash ou Police pour s’en convaincre.Pourtant, le duo pygmalion Deprijck Plastic Bertrand remet le couvert devant toutes les caméras de télévision et sur les radios. Car si Ca plane pour moi a été le grand N°1 de l’année, son successeur a été N°4 et a aussi traversé les frontières de la Belgique et de la France, et pas seulement grâce aux longues ondes.Pour ceux qui s’en souviennent, quand on l’a entendu, on ne l’a pas cru, puisque c’est une reprise électrique et speedée d’une chanson de Dalida. Dalida ! En 1978, alors que Téléphone secoue la chanson française, Dalida et le punk, c’est l’eau et le feu. On crie d’autant plus au casse-cou que le successeur d’un immense tube est celui qui, en cas de réussite, lance définitivement la carrière d’un artiste, celui qu’il ne faut pas manquer car sinon, c’est les oubliettes.Mais ça marche ! Qui y a vu une référence à Johnny Hallyday qui faisait d’une chanson de Dalida son premier tube au premier single ? … T’aimer follement … il avait d’ailleurs remis ça avec un Petit Bikini … Alors pas sérieux le Plastic Bertrand, si le taulier l’avait déjà fait ? Et quand on sait que quelques mois plus tard, le bassiste des Sex Pistols reprendra My Way de Frank Sinatra … En tout cas, c’est un carton, et Plastic Bertrand devient une vedette, un copain d’une nouvelle époque. Et si Bambino figure aujourd’hui au Paradis des tubes oubliés, qu’est-ce qu’on l’a entendu à la radio et vu à la télé. | 3m 50s | ||||||
| 6/9/26 | ![]() The Korgis : Bien plus qu’un slow mythique au pays de la New Wave | Pour tous ceux qui se posent la question de savoir où vont tous les hits qu’on n’entend plus jamais, je leur dis : ben, au paradis des tubes oubliés. Car oui, ça s’oublie, des tubes. Tellement que je retrouve très souvent dans des listes de One Hit Wonders, ceux qui n’ont connu qu’un seul hit, des gens qui n’ont rien à y faire.Allez au hasard, début des années 80, on a tous été babas du même groupe anglais qui nous faisait le coup du slow façon La Boum mais à la puissance dix, version New Wave … Et aujourd’hui, un tas de gars qui devraient se renseigner s’ils n’ont pas vécu l’époque, disent qu’ils n’ont fait qu’un seul hit et puis ont disparu, après ce premier succès. Déjà, pour le groupe The Korgis, ce n’était pas leur premier succès en Grande-Bretagne. Et non. Cela faisait des années que le duo moteur, voix, guitariste et clavier, du groupe existait. Depuis la fin des années 60, pour tout vous dire. Le groupe s’appelle alors Stackridge, un de leurs albums produit par George Martin, le 5ème Beatles, a même connu un joli succès en Grande-Bretagne, en 1973.Mais voilà, séparation en 1976, deux années passent, et revoici notre duo qui recrute deux autres musiciens pour relancer la machine, cette fois sous le nom de Korgis. Et là, bingo ! Nouveau hit avec ce titre que tous les British des 70’s connaissent … If I Had You… C’est plutôt pas mal, non ?Si la chanson n’arrive pas jusque dans la partie francophone de la Belgique, et la France, probablement trop occupée à écouter ce que Paris nous envoie, l’arrivée en force de la New Wave avec Orchestral Manoeuvres et Gary Numan change complètement le son des Korgis sur l’album suivant, qui submerge d’émotion tous ceux qui ont une âme romantique…Il est question un temps que les Korgis fassent la première partie de la tournée de Peter Gabriel, cette année-là, il faut dire qu’ils utilisent sur leurs chansons ses synthés dont son précieux Fairlight, et que son batteur joue aussi souvent avec eux.En tout cas, avec les Buggles, Ph.D, New Musik, M, Jona Lewie, les Korgis font partie de cette vague d’artistes britanniques actifs depuis longtemps à surfer sur le son de la New Wave. Et s’il est vrai que le single suivant n’a pas connu le même succès que l’immortel Everybody’s Got To Learn, le 45 Tours doit encore se trouver dans pas mal de maisons en France et en Belgique francophone. On en a perdu le souvenir, probablement parce qu’il y avait trop de choses géniales dans le Top à ce moment. Un embouteillage de trouvailles à la hauteur de la créativité foisonnante des artistes d’une époque où on créait la musique qu’on avait dans la tête. Et non pas en se préoccupant de répondre aux attentes d’un grand public imaginaire, sorti de données statistiques ou de playlistes radios qui n’existaient pas. | 3m 44s | ||||||
| 6/8/26 | ![]() Michael Jackson : Le numéro 1 fantôme qui a défié les lois du temps | Depuis le temps déjà lointain où le mot hit a pris une signification, depuis cette époque où, il y a plusieurs générations, on s’est mis à vendre beaucoup de disques, il y a eu tant de succès que certains, on ignore pourquoi, ont disparu. Soit parce que leur son ou leur style est devenu complètement désuet … soit parce que … ben, pour des raisons de pur bizness, de visibilité. C’est pourquoi cette semaine, je vous propose une promenade pas banale, au paradis des tubes oubliés.Et tenez, quoi de plus explicite que de commencer avec l’artiste qui détient tous les records, Michael Jackson. Chez lui, on est bien d’accord, tout s’est transformé en or. Et ben, non.Ainsi, au milieu des années 70, c’en est déjà fini pour lui et ses frères. Cinq ans plus tôt, les Jackson 5 ont fait l’histoire en débutant leur carrière par quatre N°1 consécutifs. Michael, le petit prodige qui chante avec le talent d’un adulte et danse aussi bien que James Brown, n’a alors que douze ans et on dit déjà que ça ne va pas durer. C’est vrai, le public se lasse vite des adolescents, tout d’abord parce qu’ils changent ensemble, leurs intérêts en premier, et puis ensuite, parce qu’avec l’âge, le charme étonnant de la précocité disparaît. Et de fait, en 1975, quand le nouvel album de solo de Michael Jackson paraît à la Motown, la firme qui les a révélés, a cru en eux, et ben le single ne rentre même pas dans le Top américain. Et donc, la fidèle Grande-Bretagne, plus grand marché du disque au monde par tête d’habitant, ne le sort même pas.Quatre ans plus tard, après une traversée du désert pour les frères Jackson, un changement de maison de disques et un arrêt de sa carrière solo, Michael revient à l’âge de 19 ans avec un son révolutionnaire et des chansons à tomber à la renverse qui explosent le Billboard américain.Alors, à la Motown, on se dit qu’il faut profiter de cette aubaine en resortant de vieux disques de Michael. C’est d’autant plus évident qu’au début des années 80, à part le retour miraculeux de Diana Ross, les affaires ne se portent pas très bien pour le label soul historique.Evidemment, la voix de Michael a changé, et puis surtout, la musique. Alors, logiquement, le 45 Tours poussé en radio ne passe pas aux Etats-Unis. Mais en Angleterre, est-ce les quelques rééditions de vieux hits qui ont marché, ou le succès de la vague ska rétro, ou encore le Stars on 45, le 45 Tours de Michael Jackson est N°1. Et on a beau trouver un peu étrange la voix de Michael sur ce nouveau single, car on n’a pas d’info, rien à faire, on le trouve irrésistible surtout sur la piste de danse pendant les séries de slows.Et puis vous savez, l’année suivante ce sera l’album Thriller, et comme ce hit de 1981, enregistré en 1974, n’est pas dans le catalogue de la maison Sony Sonic ni dans les préoccupations de l’artiste lui-même, il ne figurera sur aucune compile par après et on n’entretiendra pas son souvenir. Pourtant, il reste dans la tête de nombre d’entre ceux qui ont vécu cette époque, un jour dans leur vie … et croyez-moi, il plaît toujours autant. Il suffit de le faire tourner … | 4m 16s | ||||||
| 6/5/26 | ![]() Céline Dion : Le pari colossal qui a réinventé le désert de Las Vegas | Au début des années 2000, Las Vegas est cette ville où l’on vient jouer, évidemment, et applaudir des légendes un peu has been. Dans les casinos planent l’ombre de Sinatra, Liberace, et plus récemment de Tom Jones. Le Vegas de Tom Jones, c’est des smokings ouverts jusqu’au torse, des femmes qui lancent leur lingerie sur la scène et des serveuses qui traversent la salle avec des plateaux de cocktails aussi grands qu’elles. À Vegas, les stars sont des mecs du genre alpha John Wayne. Des types qui boivent, séduisent et chantent jusqu’au milieu de la nuit sous les néons et dans le chahut des machines à sous.Alors, lorsque le Caesars Palace annonce qu’il va construire une salle gigantesque spécialement pour Céline Dion, aussi célèbre soit-elle devenue, nombreux sont ceux qui crient au casse-cou. Car à Vegas, les chanteurs viennent quelques semaines, des mois au mieux, comme cela a été le cas avec Elvis. Mais une résidence permanente pendant trois ans !Mais les travaux commencent au Caesars Palace, on détruit un ancien théâtre, et peu à peu apparaît ce Colosseum inspiré de la Rome antique, avec ses colonnes, ses dorures et sa salle pensée autour d’une seule voix. Les techniciens eux-mêmes n’en reviennent pas.Et la ville continue à Vegas. Des joueurs perdent leur retraite aux machines à sous, les mariages express se succèdent dans les petites chapelles climatisées avec des Elvis partout, tandis que des vieux habitués parlent encore des soirées folles du Rat Pack comme des anciens combattants.Quelques semaines après les débuts du spectacle de Céline Dion, les premiers à comprendre qu’il se passe quelque chose ne sont ni les journalistes, ni les producteurs. Ce sont les chauffeurs de taxi. Parce que, eux, ils voient arriver les gens avant tout le monde. À l’aéroport de Las Vegas débarquent en effet des couples du Midwest, des groupes de femmes quinquas, des familles entières, des Québécois surexcités, des Européens émerveillés du voyage, tous avec la même idée en tête : “Ils sont là pour Céline !”Puis ce sont les serveurs du Caesars, les restaurants qui se remplissent après le spectacle, ça fait quand même 4000 personnes dans les rues d’un coup, les boutiques ouvrent plus tard et les casinos découvrent qu’une chanteuse capable d’émouvoir une salle entière rapporte davantage qu’un championnat du monde de boxe. Car Céline Dion attire des gens qui jusque-là ne venaient pas à Vegas. Des couples ordinaires. Des touristes qui économisent pendant un an pour se payer le voyage. Des gens qui ne jouent même pas au casino mais qui veulent simplement vivre “leur soirée avec Céline”.Vrai, Céline Dion a transformé Vegas au point que tout le bizness veut y avoir sa résidence : Elton John, Cher, Britney Spears, Kiss, Adele et même U2 y poseront leurs valises.Oui, le véritable tournant de l’histoire de Las Vegas n’a pas été l’annonce de la résidence de Céline par les patrons des casinos. Il a commencé un soir où un chauffeur de taxi a vu monter dans sa voiture un couple venu uniquement pour écouter Céline Dion chanter en plein désert du Nevada. | 3m 41s | ||||||
| 6/4/26 | ![]() Céline Dion : Le duel de Dublin qui a ouvert les portes de l'Amérique | Quand on parle de l’Eurovision, on évoque toujours la victoire de Abba en 1974 et la révélation d’un groupe qui deviendra une gloire mondiale. Céline Dion n’arrive qu’après, bien après, alors que, excusez-moi, Abba, c’est énorme, c’est évident, mais Céline Dion c’est tout autre chose, une carrière plus haute, plus forte, plus longue.Oui, l’arrivée d’artistes suédois sur la scène internationale était quelque chose d’improbable au milieu des années 70 mais moins que la suprématie totale et durable d’une chanteuse francophone sur un monde anglicisé en ce compris, jusqu’au plus profond d’une Amérique et une Angleterre qui n’imaginent même pas que quelqu’un puisse parler sans leur accent.Et pourtant c’est ce qui s’est passé. Et plus fort encore, le fait que le premier prix de ce concours ne soit pas le fruit du hasard. Alors bien sûr, ce samedi soir d’avril 1988, au terme d’un suspense insoutenable, quand Céline remporte le titre d’un seul point face au Britannique Scott Fitzgerald, on comprend que Céline éclate en sanglots. Et que la joie de René ne soit pas motivée uniquement par le fait qu’il avait parié, joueur invétéré qu’il est, 400 livres sur sa victoire.Ah je peux vous dire qu’il les retient, ses larmes, sous les projecteurs et dans la fureur de l’annonce. Des dizaines, des centaines, peut-être, de millions de téléspectateurs l’ont vue en même temps, et se sont pris le final colossal de sa chanson, à deux reprises. Et même si c’est le soir, de retour à l’hôtel, où il va se passer autre chose dans leur vie à tous les deux, c’est celui de la reconnaissance internationale pour quelqu’un qui sait là où il veut aller, celui qui ouvre les portes de Sony Music, alias l’ancienne Columbia, à New York, pour un album en anglais.Mais attention, il ne faut pas imaginer qu’au lendemain de l’Eurovision, les Américains se ruent sur leurs téléphones en demandant : “Faites venir cette canadienne immédiatement, on la veut”, L’Eurovision, aux Etats-Unis, personne ne connaît. Mais ce trophée européen, c’est quand même un sacré signal.D’autant que ce qui a impressionné ce soir-là n’est pas la chanson, qui est loin d’être la meilleure qu’on y ait entendue, mais la manière dont Céline fait monter l’émotion avant d’envoyer un final qui emporte tout sur son passage.Or, le rêve d’Amérique de René s’est compliqué car à la fin des années 80, les radios américaines ne font aucun cadeau aux artistes étrangers. Alors Céline retourne aux cours de langue et deux ans plus tard, … Where does my heart beat now, … vous connaissez la suite. Et cette histoire a commencé un samedi 30 avril 1988, à Dublin, quand une jeune Québécoise remporte l’Eurovision avant de convaincre l’industrie mondiale qu’elle peut devenir bien plus qu’une chanteuse francophone.Et là où on n’en est pas revenu, nous, c’est qu’au moment même où l’Amérique lui ouvre les bras, Céline Dion revient vers la chanson française, avec un auteur qui connaît aussi bien le monde de l'Hexagone que la musique américaine, il est vrai, Jean-Jacques Goldman. | 3m 44s | ||||||
| 6/3/26 | ![]() René Angélil : L'école du show-business, des Baronnets au "modèle" Céline | Vous le savez, plus les artistes sont célèbres, plus on a raconté leur histoire. Et il y a même fort à parier que ce soit plutôt l’inverse : qu’une bonne histoire fait qu’on parle d’autant plus d’un artiste.Tenez par exemple Céline Dion, la femme au sommet du show business mondial, en train de signer un retour retentissant en passant par la case Midnight in Paris. Vous avez en tête immédiatement son mari et manager René Angélil et puis aussi toutes les anecdotes de la famille nombreuse de Céline et du rapport organique qu’elle entretient avec la musique.C’est comme les filles qui hurlent après les Beatles, Johnny Hallyday qui se roule par terre sur scène horrifiant le monde des adultes, les fesses de Michel Polnareff sur une affiche.Mais qu’y a-t-il derrière ces scènes qui appartiennent aujourd’hui à la légende de notre temps ? Ah sur le moment même, c’est juste le cours de la vie, d’une vie, celle de René Angélil, un impresario canadien old school au début des années 80. Vingt ans plus tôt, il faisait partie d’un trio très populaire qui avait repris des chansons des Beatles et en avait fait un tube au Canada (C'est fou, mais c'est tout). Le premier label américain qui avait édité les Beatles, sans succès, il est vrai, avait alors signé le groupe de René, Les baronnets, c’était leur nom, mais peu après la sortie du disque, avait mis la clé sous le paillasson. Un coup du sort comme il en arrive souvent aux artistes de la chanson et qui avait valu au trio de se séparer.Et là, les hasards chanceux de la vie, un impresario influent et fortuné avec qui il travaillait, lui demande un coup de main. Je voudrais lancer mon poulain aux Etats-Unis, c’est un jeune gamin tellement prometteur mais il ne parle pas anglais. Toi, oui. C’est un sacré boulot mais je suis convaincu qu’on peut y arriver, tu marches ?L’affaire est inespérée. René accepte et y croit d’autant plus que les voilà partis au Japon pour un concours que le jeune René Simard, treize ans, remporte haut la main, le Prix Frank Sinatra, remis par Sinatra en personne. Le voilà avec son poulain partout dans les médias, à Tokyo, à New York mais aussi à Paris où le jeune adolescent assure la première partie de Daniel Guichard à l’Olympia.L’avance d’un million de dollars qu’il demande à la firme CBS pour un contrat, jugée farfelue, n’aboutit pas, mais n’empêche, vous avez compris que ce que René est en train de vivre au milieu des années 70 est le schéma qu’on va retrouver la décennie suivante avec Céline.Car oui, après avoir géré la carrière de Ginette Reno, pas la même affaire, et qu’elle l’ait quitté, René va rencontrer la synthèse des deux artistes dont il s’est occupé : une voix féminine forte et un adolescent surdoué. Dommage pour l’impresario qui a refusé à René de le prendre comme associé. Mais tant mieux aussi, car avec Céline, René fera tout le contraire de son ancien employeur, à savoir ne pas isoler l’artiste adolescent de sa famille et surtout ne pas afficher des conditions exorbitantes d’une multinationale quand elle frappe à la porte d’un débutant. | 3m 22s | ||||||
| 6/2/26 | ![]() René Angélil & Céline : Le pari fou d'un impresario au bord du gouffre | L’image la plus forte des J.O. de Paris, c’est Céline Dion. Comment aurait-il pu en être autrement ? Il n’y a et il n’y aura jamais qu’une Céline Dion. Et s’il y a eu un Colonel Parker derrière Elvis Presley, un Brian Epstein derrière les Beatles, le nom de René Angelil est encore bien plus célèbre. L’histoire de ce triomphe unique dans l’histoire du showbiz est tellement folle qu’elle commence même avant la naissance de Céline, quand René, ex-chanteur d’un groupe pop canadien s’était retrouvé sans rien et avait bifurqué vers le métier d’impresario.Le voilà en effet, tenant les rênes d’un jeune prodige de 13 ans pour le compte d’un autre agent. Il vit sa réussite mais comprend également tout ce qu’il ne faut pas faire dans un cas aussi particulier que celui d’un artiste pré adolescent.Les années passent, mais au début des années 80, René a perdu ses poulains et, à part des espoirs de tapis vert au casino, il ne lui reste pas grand-chose comme perspective quand dans son bureau, à Montréal, nous le retrouvons au téléphone avec à l’autre bout du fil, un dénommé Michel qui lui dit : je sais que vous n’avez pas écouté la cassette de ma sœur car si vous l’aviez fait, vous m’auriez déjà appelé.Ce n’est pas tous les jours qu’on entend ça, même si la ville de Montréal est remplie de mecs qui disent s’occuper du nouveau Johnny Hallyday, ou de la nouvelle Kate Bush.C’est vrai que des cassettes, on en reçoit des centaines au bureau, dit René. Celle de ma sœur n’est pas comme les autres, Monsieur Angélil, écoutez-la, c’est une chanson originale interprétée par une voix comme vous n’en n’avez jamais entendue. Et elle n’a que douze ans.Douze ans ! Voilà qui lui rappelle quelque chose. Les débuts de sa carrière d’agent avec René Simard, jeune chanteur de 11 ans à peine, Prix Frank Sinatra à Tokyo qui lui vaut de faire toutes les émissions de télé américaines et même de mener la grande vie à Paris alors que quelques temps auparavant, il ramait encore avec son groupe.Mais bon, on n’est ni dans un conte ni dans un film hollywoodien, c’est sans enthousiasme particulier que René cherche dans son courrier la fameuse cassette, se préparant à entendre une voix criarde de gamine pour laquelle des parents aimants n’ont pas assez de recul de jugement.Et ben dis donc, ils l’ont bien emballée ! René met de longues secondes à détacher les nombreuses couches, comme une précieuse découverte envoyée par des archéologues au British Museum pour y être exposée. C’est le moment de se souvenir ou de visualiser les lecteurs cassettes de ces années-là, l’ampli et les baffles en bois, un peu classe, pour le bureau d’un professionnel de la musique.Mais la voix qu’il entend n’est pas celle d’une enfant, ni d’une ado. Si ce n’est pas un canular, et cela n’en avait pas l’air au téléphone, quelques minutes plus tôt, qu’est-ce que c’est que cette histoire ? René cherche le mot d’accompagnement à la cassette, perdu dans les enveloppes, pour y trouver le numéro de téléphone de la famille de cette fameuse Céline Dion qui n’aurait que douze ans. Ainsi commence une histoire improbable de star enfant qui deviendra méga-star adulte. | 3m 36s | ||||||
| 6/1/26 | ![]() Céline Dion : La métamorphose secrète d'une enfant prodige à la conquête du monde | Quand on évoque Céline Dion, tout est devenu depuis longtemps une évidence : de sa voix à son histoire d’amour, en passant par la conquête de l’Amérique et du monde. Pourtant, au milieu des années 80, quand le Québec découvre cette adolescente à la voix pas banale, dans l’entourage de son manager, René Angélil, on ne manque pas de lui dire que ça ne durera pas. Tu le sais, le problème des enfants artistes, c’est qu’ils brûlent et se brûlent, plus vite que les autres. On en a vu de ces gosses perdre leur belle voix cristalline ou simplement leur envie du métier avant même d’atteindre la vingtaine. Et puis René, il a déjà connu cela avec René Simard, propulsé dans les shows télévisés américains, les concours internationaux et les hôtels de luxe alors qu’il était encore à l’âge de collectionner des autocollants Panini.Alors avec Céline, il ne va pas reproduire les mêmes erreurs. D’autant qu’il s’agit d’une voix exceptionnelle, capable de transpercer un orchestre entier sans perdre une once d’émotion.Aussi, pendant que le public découvre cette jeune fille chanter avec une facilité insolente, en coulisses, on travaille déjà à un entretien de compétition. Des spécialistes apprennent à Céline à respirer autrement, éviter de pousser certaines notes comme elle le fait instinctivement depuis l’enfance. Car, comme beaucoup de jeunes chanteuses, Céline a grandi en imitant les grandes voix qu’elle admire, comme Barbra Streisand ou Ginette Reno.Et ce n’est pas simple de demander à une adolescente d’en faire moins alors que tout le monde l’applaudit parce qu’elle en fait plus que les autres.Et puis une autre bataille s’engage déjà. Le Québec, la France, la Belgique, c’est magnifique, mais l’Amérique ! Le marché est gigantesque. Sauf qu’on ne pardonne rien aux artistes étrangers, surtout pas leur accent.Et donc pendant que Céline apprend à protéger sa voix, elle transforme sa manière de parler. Elle écoute des cassettes audios dans sa chambre d’hôtel, répète des phrases en anglais des dizaines de fois, on lui corrige les voyelles, les respirations et les ponctuations. Le soir, elle chante devant des salles pleines, le jour, elle suit des cours de langue. Et même si ce n’est pas exactement ça, c’est rudement bien imité, on n’obtient rien sans rien.Et quand sort enfin Where Does My Heart Beat Now, la première chanson qui va réellement ouvrir à Céline les portes des Etats-Unis, le public américain la trouve naturelle, ne se pose aucune question et porte son attention sur l’essentiel : une voix exceptionnelle.Oui, derrière ces quelques minutes de chanson, il y a des années de travail invisible. La discipline d’une étudiante ou d’une sportive de haut niveau, et surtout, l’idée fixe de René Angélil : faire de cette adolescente québécoise francophone, une artiste capable de rivaliser avec les plus grandes chanteuses américaines sur leur propre terrain. Mission accomplie. | 3m 20s | ||||||
| 5/29/26 | ![]() Robin Scott (M) : L'énigme derrière « Pop Muzik », le tube planétaire de 1979 | Au printemps 1979, on découvre à la télé chez André Torrent, le clip, oui le clip, d’un gars bien barge avec des lunettes noires d’aviateur. Il chante un titre qu’on a découvert à la radio, ou dans un juke box, et dont le 45 Tours, à la pochette bien barge aussi, est tombé sur nos platines comme un météore. Le nom du groupe est pas mal, non plus, ou du chanteur, on ne sait pas, on ne sait rien, il s’appelle M. Oui, il y avait déjà Boney M, maintenant il a M, tout court.Quant au single, Pop Muzik, c’en est, justement, en plein, un petit bijou au rythme disco mais pourtant éloigné avec ses synthés, son chant syncopé et sa guitare rockabilly. Un tour de magie que seul un vieux de la vieille qui a déjà tout vécu peut se permettre. En effet, derrière ce M se cache Robin Scott, un Anglais de la génération des Beatles et des Pink Floyd qui roule sa bosse depuis la fin des années 60.C’est à cette époque qu’il rencontre à Londres Malcolm McLaren et Vivienne Westwood, les futurs fringueurs du monde branché punk, et joue de la musique dans des boîtes où il partage parfois l’affiche avec un David Bowie qui, lui aussi, se cherche encore.Au début des années 70, on le retrouve dans divers projets tantôt sur la BBC pour un show, sur scène pour une comédie musicale ou à la télé où il remporte l’émission « A la recherche d’une star » (oui, ça existe déjà). Au milieu de la décennie, il lance son propre label sur lequel sont publiés les premiers singles de nombreuses futures stars de la new wave comme Adam and the Ants. Le voilà producteur chez Barclay, il vit désormais à Paris avec sa compagne Brigitte Vinchon qui sera la voix féminine de son nouveau groupe « M », lequel comprendra à un certain moment pas moins de 4 membres du futur Level 42.Voilà qui est Robin Scott, l’artiste dont on ne sait rien et qui se cache sans se cacher derrière le nom de M, avec son hit N°1 dans dix pays dont les Etats-Unis et dans le top dix de dix autres. C’est rien moins qu’un des plus grands hits de l’année 1979 qui a pourtant été bien chargée en tubes gigantesques et immortels.L’album qui sort en novembre, suite au triomphe du single est une sorte de grande récréation débridée de types qui ont tout vu, tout su, tout lu sur la pop music. Enregistré dans le studio de Queen à Montreux, on y retrouve même David Bowie pour une contribution discrète. En clair, il clappe des mains sur plusieurs titres, mais c’est David Bowie quand même.Le choix du single suivant, l’excellent Moonlight and Muzak est trop différent du précédent et premier hit, au grand désespoir de sa maison de disques : et de fait, il ne fonctionne qu’en Angleterre, ainsi qu’un autre titre de l’album, … Ainsi va l’argent. Les disques suivants ne feront guère mieux, au début des années 80, mais n’empêche, le M de Robin Scott est encore aujourd’hui dans toutes les têtes. On s’est bien éclatés, et lui aussi. Et on en sait un peu plus sur lui. | 3m 35s | ||||||
| 5/28/26 | ![]() Bobby Kimball : La voix incandescente de Toto restée dans l'ombre du succès | On connaît tous le nom du chanteur des Rolling Stones, Queen, Indochine. Et parfois, de tous les membres, jusqu’au batteur. Et puis, il y en a dont on connaît un tas de chansons, qui nous ont accompagné de leurs hits pendant une, voire deux, trois décennies, et pourtant on ignore tout de leurs membres, jusqu’à leur nom.Ah si ! Tenez, il y en a même dont on ne connaît pas le visage. Si je vous dis Toto, Hold the line, Rosanna, Africa, etc. Mis à part les fans, bien sûr. Qui pourrait reconnaître leur chanteur, Bobby Kimball, … ben personne. Je m’en suis rendu compte, le soir où il y a bien longtemps, j’allais dîner avec lui dans un restaurant connu de Bruxelles, et ben ils n’ont pas voulu croire que c’était lui. Dans le doute, on vous apporte quand même le livre d’or, a dit le chef de salle, ça l’a bien fait marrer, Bobby.Son histoire commence au Texas. Bobby a grandi dans une famille très religieuse. Il galère pas mal dans des petits groupes, petits concerts locaux. Puis comme des milliers d’autres musiciens à l’époque, il débarque à Los Angeles avec une seule idée : réussir avant d’être obligé de rentrer dans son Texas natal.Et c’est là qu’il rencontre un groupe de musiciens de studios. Des types capables d’enregistrer avec Steely Dan ou Michael Jackson pendant la journée, pour faire bouillir la marmite, puis en rentrant, brûlés par leur passion pour la musique, ils travaillent sur leurs propres morceaux.Ces mecs ont tout : les musiques, les arrangements, les idées mais il leur manque une voix capable de faire passer la vitesse supérieure à leur belle mécanique. Et voilà que Bobby Kimball arrive avec ce qui leur manque encore : le feu. Le désordre, l’énergie, la chaleur humaine qui donne à leur musique, une âme.Mais comme souvent avec les groupes immenses de ces années bénies, l’histoire se complique avec le succès, les tournées gigantesques et la pression incessante. Drogue, alcool, fatigue, bagarres, Bobby Kimball quitte Toto une première fois au milieu des années 1980.Et si le groupe continue à avoir du succès, quelque chose manque. Sa voix. Alors il revient. Puis repart encore. Puis revient de nouveau. Une histoire de séparations impossibles, comme certains vieux couples du rock qui passent leur temps à divorcer avant de se retrouver.Le plus étonnant, finalement, c’est que malgré les millions de disques vendus, Bobby Kimball soit resté un visage discret dans l’histoire de la pop. Juste un chanteur. Un type dont des millions de gens reconnaissent immédiatement la voix sans rien savoir de lui. | 3m 32s | ||||||
| 5/27/26 | ![]() Martin Circus : L'épopée rock et déjantée du premier groupe pop français | Eté 1987, le tube de l’été est français et il est énorme… Son interprète, Gérard Blanc, porte un nom de nouveau venu. C’est vrai, Gérard Rinaldi, on connaît, Michel Blanc aussi, mais Gérard Blanc, non. Ce n’est que quand on l’aperçoit à la télé ou sur la pochette de son single, qu’on se dit : mais oui, c’est bien sûr ! Gérard Blanc, c’est le chanteur des Martin Circus.Le Martin Circus, c’était un truc énorme au début des années 70, un groupe qui a rencontré un succès prodigieux et qu’on a, à tort, comparé au Big Bazar de Michel Fugain. Pourquoi ? Parce qu’ils vendaient des tonnes de disques, que leurs tenues vestimentaires étaient bigarrées et leur musique bien métissée. Mais à la différence de Michel Fugain, les racines musicales du Martin Circus, c’est le rock’n’roll.Au départ, ce sont de sacrés bons musiciens rock, une chose relativement rare en France à la fin des années 60. Et ces gars sont en phase avec ce qui est en train de se passer en Angleterre et aux Etats-Unis. En pleine mode hippie, des surdoués nommés Jimi Hendrix, Santana, Chicago, Eric Clapton proposent une nouvelle musique en marge des Beatles et des Stones. La guitare en avant, ils n’hésitent pas à fusionner leur rock avec le jazz comme Miles Davis, mais aussi des musiques traditionnelles sud-américaines ou africaines.Vous ajoutez un peu de psychédélique là-dessus et vous obtenez des noms à rallonge comme Chicago Transit Authority, Jefferson Airplane, ou encore Blood Sweat and Tears. Cette musique popularisée par des comédies musicales comme Hair et Jesus Christ Superstar, le Martin Circus en propose une version à la française c’est-à-dire chantée en français mais aussi sans se prendre au sérieux. Ils sont pas loin, à ce moment, de l’esprit d’un Michel Polnareff. Un titre comme Je m’éclate au Sénégal, avec des jeux de mots à tomber mort mais servis façon vocalement Beach Boys, c’était vraiment, en effet, une dinguerie … 800.000 singles vendus plus tard, les Martin Circus sont les nouvelles vedettes du showbiz qui leur vaut de faire la première partie de Johnny Hallyday et de Claude François. Reconnus comme le premier groupe pop français à remplir l’Olympia, ils sont à l’affiche et chez les disquaires en 1973, du premier opéra rock français, La Révolution française composée par un certain Claude-Michel Schönberg. Gérard Blanc y joue Danton et chante avec ses musiciens aux côtés de Bashung en Robespierre, Antoine alias Bonaparte, Gérard Rinaldi des Charlots en Talleyrand ou encore Jean Schulteiss en Fouquier-Tinville sans oublier Daniel Balavoine qui, lui, est dans les chœurs.L’année suivante, c’est le triomphe avec un album de covers américains des années 60 et une reprise des Beach Boys qui leur permet de vendre 1.500.000 de singles. De la folie. Et puis, en pleine époque disco, à la surprise générale, les Martin Circus se jettent dans la marmite pour faire un gros carton. Ils y perdent au passage leur public rock et disparaissent avec le genre fin de la décennie. On les a oubliés et à part Gérard Blanc, on n’a jamais vraiment su qui ils étaient. | 4m 04s | ||||||
| 5/26/26 | ![]() Lene Marlin : La voix fragile du Grand Nord qui a défié les codes de la Pop | A une époque où tout le monde raconte tout : ses vacances, son petit-déjeuner, ses chagrins amoureux, ses séances de sport ou son chat, intituler une série de Story, On ne sait rien d’eux, c’est une blague ou de la provoc. Car ne rien dire de soi, aujourd’hui, est devenu le luxe ultime dans le monde de la pop. Et bien c’est oublier le temps où on bâtissait des carrières énormes sur le mystère : Led Zeppelin, le plus grand groupe des années 70, ne donnait quasiment aucune interview. Le mystère autour d’eux était tellement entier et l’attente si gigantesque, que des journalistes se déguisaient en femmes de charge pour gratter des ionformations, entendre quelque chose dans le studio d’enregistrement où ils réalisaient leurs albums. Et oui, il fut un temps où certaines stars arrivaient avec des chansons et presque rien d’autre.Ainsi le nom de Lene Marlin vous dit peut-être quelque chose. Et si pas, vous connaissez cette voix et cette chanson … Lene, c’est vrai qu’à la fin des années 90, on ne sait rien d’elle, pas plus qu’aujourd’hui d’ailleurs. C’est l’anti pop star par excellence. Tenez, si je vous dis qu’elle est Norvégienne, ça vous étonne, hein ? Vous l’aviez crue Américaine, à l’entendre. Anglo saxonne en tout cas. Il faut dire que ses singles et son album débarquent en pleine déferlante voix de filles, avec Céline Dion, Natalie Imbruglia, Alanis Morissette, toutes ces femmes qui vendent des dizaines de millions de CD. Et oui, Lene, c’est une fille qui vient du nord de la Norvège. Elle est née en 1980 à Tromsø, la grande ville la plus septentrionale au monde. Tromso, c’est le nord du nord, au-dessus du cercle polaire. Alors, Lene a appris seule la guitare dans sa chambre d’adolescente. Ah elle a eu le temps d’occuper ces nuits de plusieurs mois qui dépriment les plus optimistes. Et puis elle s’est mise à écrire des chansons très personnelles, pleines de doutes, d’amours compliquées et de solitude. Oui, sa fragilité nous émeut instantanément.Mais quand elle se retrouve N°1 durant des semaines en Norvège, Lene reste discrète, timide, comme si son succès l’étonnait au point qu’elle en est sûre, ça ne va pas durer. Et puis elle s’est retrouvée numéro un un peu partout en Europe.Et contrairement à beaucoup de jeunes stars de l’époque, elle n’a jamais vraiment cherché à devenir une bête des médias. Pas d’apparitions tapageuses, pas de scandales, pas de surexposition. Elle a même disparu plusieurs années entre certains albums, ce qui a entretenu autour d’elle une espèce d’aura mystérieuse. Lene Marlin ne chante pas fort. Elle chante vrai. Voilà sans doute pourquoi on l’a autant écoutée et qu’elle est aujourd’hui, si pas imitée, en tout cas reconnue par la jeune génération d’artistes féminines scandinaves comme Anna of the north, qui est loin d’être aussi nordique que Lene, là-bas, tout là-haut. | 3m 45s | ||||||
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