
Choses à Savoir - Culture générale
by Choses à Savoir
Is this your podcast?On the show
Recent episodes
D’oÚ vient l’expression  Mystère et boule de gomme  ?
Oct 16, 2026
2m 14s
Quel est le vrai village d’AstÊrix et ObÊlix ?
Oct 15, 2026
2m 37s
Pourquoi un simple sac en tissu a ĂŠtĂŠ vendu 1,8 million ?
Oct 15, 2026
2m 09s
Quel est le plus ancien livre de blagues de l'histoire ?
Oct 14, 2026
2m 04s
Nostradamus a-t-il vraiment prÊdit l’avenir ?
Oct 14, 2026
2m 47s
Insights from recent episode analysis
Audience Interest
Podcast Focus
Publishing Consistency
Platform Reach
Insights are generated by CastFox AI using publicly available data, episode content, and proprietary models.
Total monthly reach
Estimated from 4 chart positions in 4 markets.
By chart position
- 🇨🇦CA · Education#28100K to 300K
- 🇧🇷BR · Education#1081K to 10K
- 🇮🇩ID · Education#953K to 10K
- 🇦🇷AR · Education#127500 to 3K
- Per-Episode Audience
Est. listeners per new episode within ~30 days
31K to 97K🎙 Daily cadence·1,000 episodes·Last published today - Monthly Reach
Unique listeners across all episodes (30 days)
105K to 323K🇨🇦93%🇧🇷3%🇮🇩3%+1 more - Active Followers
Loyal subscribers who consistently listen
42K to 129K
Market Insights
Platform Distribution
Reach across major podcast platforms, updated hourly
Total Followers
—
Total Plays
—
Total Reviews
—
* Data sourced directly from platform APIs and aggregated hourly across all major podcast directories.
Social Links & Contact
Official channels & resources
Official Website
Login
RSS Feed
Login
| Date | Episode | Description | Length | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 10/16/26 | D’oÚ vient l’expression  Mystère et boule de gomme  ? |  Mystère et boule de gomme !  Voilà une expression que l’on utilise lorsqu’on ne comprend pas quelque chose, lorsqu’on ignore la rÊponse à une question ou lorsqu’on souhaite entretenir un secret. Mais pourquoi associer un mystère à une boule de gomme ? L’histoire de cette formule est particulièrement intrigante, car son origine exacte demeure inconnue.Commençons par sa signification. Dire  mystère et boule de gomme , c’est une manière plaisante de rÊpondre  je n’en sais rien  ou  je ne vous le dirai pas . L’expression appartient au registre familier et possède une tonalitÊ enfantine.Mais quand est-elle apparue ?Pendant longtemps, les dictionnaires situaient ses premières apparitions littÊraires à la fin des annÊes 1940. On la retrouve notamment en 1947 dans un roman de Geneviève NÊranval, puis en 1949 dans une pièce d'Henry de Montherlant intitulÊe Demain il fera jour.Cependant, des recherches plus rÊcentes ont permis de remonter beaucoup plus loin. L'expression figure dans le journal Le Soleil du 24 septembre 1909, oÚ une chroniqueuse Êcrit, à propos d'une situation incertaine :  Mystère‌ et boules de gomme . Elle existait donc dÊjà au dÊbut du XXe siècle.Reste à comprendre pourquoi une boule de gomme.Une première hypothèse fait rÊfÊrence aux voyantes et à leur cÊlèbre boule de cristal. Traditionnellement, cette boule transparente est censÊe permettre de dÊcouvrir l'avenir. Mais remplacez-la par une boule de gomme, parfaitement opaque : impossible d'y voir quoi que ce soit ! Le mystère reste donc entier.L'explication est amusante, mais aucun document historique ne permet de la confirmer.Une deuxième hypothèse Êvoque Jules Verne et son roman Les Cinq Cents Millions de la BÊgum, publiÊ en 1879. L'expression serait nÊe d'un jeu de mots transformant  BÊgum  en  boule de gomme . Là encore, aucune preuve solide ne soutient cette interprÊtation.Enfin, une troisième piste paraÎt plus convaincante aux yeux de certains linguistes : celle du langage enfantin.En effet, les enfants affectionnent les formules absurdes, rythmÊes et sonores. Associer un mot sÊrieux,  mystère , à une expression inattendue,  boule de gomme , produit un contraste comique.Le linguiste Alain Rey Êvoquait ainsi une probable origine dans le langage codÊ et fantaisiste des enfants.D'ailleurs, dès le XIXe siècle, on trouvait des associations tout aussi farfelues, comme  Mystère et jambonneau ! , attestÊe en 1877.Finalement, l'explication la plus prudente est celle d'une plaisanterie verbale progressivement entrÊe dans le langage courant.Et si vous demandez qui l'a inventÊe, la rÊponse est toute trouvÊe : mystère et boule de gomme ! HÊbergÊ par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 14s | ||||||
| 10/15/26 | Quel est le vrai village d’AstÊrix et ObÊlix ? |  Toute la Gaule est occupÊe par les Romains‌ Toute ? Non ! Un village peuplÊ d’irrÊductibles Gaulois rÊsiste encore et toujours à l’envahisseur. Cette cÊlèbre introduction des aventures d’AstÊrix et ObÊlix est Êvidemment une fiction. Pourtant, elle rappelle un Êpisode historique bien rÊel : celui d’Uxellodunum, une forteresse gauloise qui rÊsista jusqu’au bout aux armÊes de Jules CÊsar.Nous sommes en 51 avant JÊsus-Christ, un an après la terrible dÊfaite de VercingÊtorix à AlÊsia. La Gaule est presque entièrement soumise à Rome. Mais dans le sud-ouest de l’actuelle France, une dernière poche de rÊsistance refuse de dÊposer les armes.Son nom : Uxellodunum.Il ne s’agit pas d’un simple village, mais d’un oppidum, autrement dit une place forte installÊe sur une hauteur et naturellement protÊgÊe par des falaises. Les archÊologues situent aujourd’hui ce site au Puy d’Issolud, dans le dÊpartement du Lot.Deux chefs gaulois, LuctÊrios et Drappès, organisent cette rÊsistance. Face à eux, les lÊgions romaines entreprennent un siège. Mais la forteresse est difficile à prendre : les Gaulois disposent de rÊserves et surtout d’un accès à l’eau.CÊsar comprend alors que la soif pourrait vaincre les dÊfenseurs plus sÝrement que ses soldats.Il commence par interdire l’accès à la rivière, puis fait creuser des galeries souterraines pour dÊtourner la source qui alimente la forteresse. L’eau vient à manquer. Les assiÊgÊs, persuadÊs que les dieux les abandonnent, finissent par capituler.Mais la victoire romaine prend une tournure effroyable.CÊsar dÊcide d’Êpargner la vie des combattants, mais ordonne qu’on leur tranche les mains. Ces hommes mutilÊs sont ensuite relâchÊs pour servir d’avertissement à toute la Gaule : voilà ce qui attend ceux qui osent dÊfier Rome.Ce châtiment terrible est rapportÊ dans le huitième livre de La Guerre des Gaules, rÊdigÊ par Aulus Hirtius, un proche de CÊsar.Uxellodunum marque ainsi l’un des derniers grands Êpisodes militaires de la conquête romaine de la Gaule.Alors, s’agit-il vraiment du village d’AstÊrix ?Pas exactement. Dans la bande dessinÊe crÊÊe par RenÊ Goscinny et Albert Uderzo en 1959, le village se trouve en Armorique, dans l’actuelle Bretagne. La commune d’Erquy, dans les Côtes-d’Armor, est souvent prÊsentÊe comme une possible inspiration, notamment pour ses paysages côtiers.En revanche, même si aucun lien direct avec les auteurs n’est Êtabli, Uxellodunum rappelle incontestablement l’esprit d’AstÊrix : celui d’une poignÊe de Gaulois dÊterminÊs à rÊsister à la puissance de Rome.À une diffÊrence près : dans la rÊalitÊ, il n’y avait ni potion magique, ni fin heureuse. HÊbergÊ par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 37s | ||||||
| 10/15/26 | Pourquoi un simple sac en tissu a ÊtÊ vendu 1,8 million ? | Tout commence en juillet 1969, pendant la mission spatiale Apollo 11. Après ses premiers pas sur le sol lunaire, Neil Armstrong prÊlève rapidement un peu de poussière et quelques fragments de roche. C’est un Êchantillon de secours. Oui, si les astronautes doivent repartir prÊcipitamment, ils auront au moins rapportÊ quelque chose sur Terre.Ensuite ces prÊlèvements sont placÊs dans un contenant spÊcial, lui-même protÊgÊ par un sac blanc muni d’une fermeture Êclair, marquÊ  Lunar Sample Return . Son rôle est notamment de limiter les risques de contamination. Et à l’intÊrieur resteront quelques grains de poussière lunaire.Puis, après le retour d’Apollo 11, ce sac entre dans les collections de la NASA. Mais des annÊes plus tard, il se retrouve au Cosmosphere, un musÊe spatial du Kansas, avant de disparaÎtre.Une enquête est diligentÊe, e elle rÊvèle qu’un ancien responsable du musÊe, Max Ary, a dÊtournÊ et revendu plusieurs objets liÊs à la conquête spatiale. Les autoritÊs saisissent alors ses biens, dont le fameux sac. Seulement voilà : à cause d’une erreur d’inventaire, personne ne comprend qu’il provient d’Apollo 11. On le croit liÊ à une autre mission.Il est alors mis aux enchères à plusieurs reprises. Mais il ne trouve d’abord aucun acheteur. Finalement, en fÊvrier 2015, une collectionneuse amÊricaine, Nancy Lee Carlson, l’emporte pour seulement 995 dollars.IntriguÊe, elle l’expÊdie à la NASA pour faire authentifier les traces de poussière prÊsentes à l’intÊrieur. Surprise : les analyses confirment non seulement leur origine lunaire, mais aussi le lien du sac avec la toute première mission habitÊe sur la Lune.La NASA refuse alors de le rendre, estimant qu’un tel trÊsor historique doit rester propriÊtÊ de l’État amÊricain. Mais Nancy Carlson saisit la justice. Et en 2016, un juge lui donne raison : la vente, bien qu’organisÊe à la suite d’une erreur, lui a lÊgalement transfÊrÊ la propriÊtÊ du sac.Enfin, le 20 juillet 2017, exactement quarante-huit ans après le premier alunissage, le sac est vendu chez Sotheby’s, à New York, pour 1 812 500 dollars, frais compris. HÊbergÊ par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 09s | ||||||
| 10/14/26 | Quel est le plus ancien livre de blagues de l'histoire ? | Un homme manque de se noyer en essayant de nager. Une fois sauvÊ, il prend une grande dÊcision : il ne retournera jamais dans l'eau‌ avant d'avoir appris à nager !Cette blague pourrait parfaitement être racontÊe aujourd'hui. Pourtant, elle a environ 1 700 ans ! Elle figure dans le Philogelos, considÊrÊ comme le plus ancien recueil de blagues qui nous soit parvenu.Son titre signifie, en grec ancien,  L'ami du rire . Il contient environ 265 plaisanteries, certaines Êtonnamment modernes.Mais d'oÚ vient ce mystÊrieux ouvrage ?Le Philogelos aurait ÊtÊ compilÊ entre le IIIe et le Ve siècle après JÊsus-Christ. Sa date exacte reste discutÊe. Il est traditionnellement attribuÊ à deux auteurs, HiÊroclès et Philagrios, dont nous ne savons pratiquement rien.À cette Êpoque, le monde mÊditerranÊen est dominÊ par l'Empire romain, mais le grec demeure une langue très rÊpandue dans sa partie orientale.Or, contrairement à ce qu'on pourrait penser, les habitants de l'AntiquitÊ adoraient dÊjà se raconter des histoires drôles. Certaines circulaient oralement depuis des gÊnÊrations, avant d'être rassemblÊes dans ce livre.Et de quoi riaient-ils ?Eh bien, souvent des mêmes choses que nous !Le Philogelos se moque des mÊdecins incompÊtents, des avares, des devins, des maris malheureux ou encore des intellectuels prÊtentieux.Ces derniers sont d'ailleurs les principales victimes des plaisanteries. On les appelle les scholastikoi, des hommes instruits, mais tellement enfermÊs dans leurs raisonnements qu'ils en oublient le bon sens.Voici un autre exemple.Un intellectuel, qui manque cruellement d'argent, dÊcide de vendre ses livres. Puis il Êcrit fièrement à son père :  Bonne nouvelle ! Je commence enfin à vivre de mes livres ! L'humour repose donc dÊjà sur les mêmes mÊcanismes qu'aujourd'hui : les malentendus, l'absurde, les jeux de mots et les situations ridicules.Cependant, certaines plaisanteries nous semblent dÊsormais cruelles ou incomprÊhensibles. Elles reposent sur des prÊjugÊs propres à la sociÊtÊ antique.Et c'est prÊcisÊment ce qui rend le Philogelos si intÊressant pour les historiens.En effet, derrière ces blagues apparaissent les prÊoccupations de la vie quotidienne : l'argent, le mariage, la maladie, les relations sociales ou encore la rÊputation.Une dernière prÊcision : le Philogelos n'est pas nÊcessairement le premier livre de blagues jamais Êcrit. D'autres recueils existaient auparavant, mais ils ont disparu.Il est simplement le plus ancien conservÊ.Et il nous rappelle une chose fascinante : si les civilisations changent, notre goÝt pour le ridicule, lui, traverse les siècles. HÊbergÊ par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 04s | ||||||
| 10/14/26 | Nostradamus a-t-il vraiment prÊdit l’avenir ? | En 1559, le roi de France Henri II meurt après avoir reçu un Êclat de lance dans l'œil, lors d'un tournoi. Or, quatre ans plus tôt, un certain Nostradamus avait publiÊ un mystÊrieux poème Êvoquant un jeune lion qui vaincrait un vieux lion et lui percerait les yeux. Pour certains, c'est la preuve que cet homme Êtait capable de prÊdire l'avenir. Mais est-ce vraiment le cas ?Pour le comprendre, il faut d'abord savoir qui Êtait Nostradamus.De son vrai nom Michel de Nostredame, il naÎt en 1503 à Saint-RÊmy-de-Provence. Contrairement à l'image du vieux sorcier qu'on lui associe parfois, il est d'abord un homme de mÊdecine. Il parcourt notamment le sud de la France pour soigner les malades, particulièrement lors des ÊpidÊmies de peste.Mais Nostradamus se passionne Êgalement pour l'astrologie. À cette Êpoque, on considère encore que la position des planètes peut influencer le destin des hommes.En 1555, il publie son ouvrage le plus cÊlèbre : Les ProphÊties. Ce livre contient des centaines de quatrains, de courts poèmes de quatre vers, censÊs annoncer des ÊvÊnements futurs.Seulement voilà : ces textes sont extraordinairement obscurs. Nostradamus emploie des mÊtaphores, mÊlange plusieurs langues et ne donne presque jamais de dates prÊcises.C'est justement ce qui fait leur force.Prenons l'exemple de la mort d'Henri II. Le fameux quatrain Êvoque effectivement deux lions et une blessure aux yeux. Mais il ne mentionne ni le nom du roi, ni la France, ni l'annÊe 1559. Son rapprochement avec l'accident royal repose donc sur une interprÊtation rÊalisÊe après les faits.Et c'est tout le problème des prophÊties de Nostradamus.Au fil des siècles, certains ont cru y reconnaÎtre l'annonce de la RÊvolution française, de l'ascension d'Hitler ou encore des attentats du 11 septembre. Mais ces interprÊtations reposent gÊnÊralement sur des ressemblances vagues, parfois même sur des textes qui ne sont pas authentiques.Les historiens soulignent ainsi qu'aucune mÊthode rigoureuse n'a permis de dÊmontrer que Nostradamus avait rÊellement annoncÊ ces ÊvÊnements à l'avance.Pourtant, de son vivant, sa rÊputation est dÊjà considÊrable. Il attire notamment l'attention de Catherine de MÊdicis et devient mÊdecin du roi Charles IX.Il meurt en 1566, à Salon-de-Provence.Alors, Nostradamus pouvait-il prÊdire l'avenir ? Rien ne le prouve. Son vÊritable talent Êtait peut-être ailleurs : Êcrire des textes suffisamment mystÊrieux pour que chaque gÊnÊration puisse y reconnaÎtre les ÊvÊnements de son Êpoque.Et c'est prÊcisÊment ce qui explique pourquoi, près de cinq siècles après sa mort, on parle encore de lui. HÊbergÊ par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 47s | ||||||
| 10/13/26 | Pourquoi les girafes ont-elles la langue bleue ? | Vous connaissez certainement le long cou des girafes. Mais savez-vous qu’elles possèdent une autre particularitÊ Êtonnante ? Leur langue est bleue, parfois violette, voire presque noire. Et cette couleur inhabituelle pourrait bien leur servir de protection contre un ennemi invisible : le soleil.Pour comprendre, intÊressons-nous d’abord à la manière dont les girafes se nourrissent.Dans les savanes africaines, elles passent une grande partie de leur journÊe à manger les feuilles des arbres, notamment celles des acacias. Grâce à leur immense cou, elles peuvent atteindre des branches situÊes à plusieurs mètres du sol. Mais leur vÊritable outil de prÊcision, c’est leur langue.Celle-ci mesure entre 45 et 50 centimètres, soit presque la longueur d’un avant-bras ! Elle est Êgalement prÊhensile, ce qui signifie qu’elle peut saisir des objets, un peu comme une main. La girafe l’enroule autour des branches pour attraper les feuilles, même lorsqu’elles sont entourÊes d’Êpines.Mais revenons à sa couleur.Cette teinte sombre s’explique par la prÊsence d’une importante quantitÊ de mÊlanine, un pigment que nous possÊdons Êgalement dans notre peau et nos cheveux.Chez l’être humain, la mÊlanine joue notamment un rôle protecteur contre les rayons ultraviolets du soleil. Plus une peau contient de mÊlanine, plus elle est naturellement protÊgÊe contre certains effets de ces rayonnements.Les scientifiques pensent que le même mÊcanisme pourrait expliquer la couleur de la langue des girafes.Car contrairement à la plupart des mammifères, qui gardent leur langue à l’intÊrieur de leur bouche, les girafes l’exposent rÊgulièrement au soleil pendant leurs longues sÊances d’alimentation.Sa pigmentation foncÊe agirait donc comme une sorte de crème solaire naturelle, limitant les dommages provoquÊs par les ultraviolets.Un dÊtail renforce cette hypothèse : seule la partie antÊrieure de la langue est très foncÊe. Sa base, qui reste gÊnÊralement à l’abri dans la bouche, est beaucoup plus rose.Attention cependant : cette explication, bien que plausible, n’est pas dÊfinitivement dÊmontrÊe.D'ailleurs, l’okapi, proche cousin de la girafe, possède lui aussi une langue sombre, alors qu’il vit dans les forêts tropicales, largement protÊgÊes du soleil.Cette particularitÊ pourrait donc Êgalement être un hÊritage Êvolutif partagÊ par les deux espèces.Quoi qu’il en soit, la langue des girafes constitue un formidable exemple d’adaptation animale.Longue, musclÊe, extrêmement mobile et peut-être naturellement protÊgÊe du soleil, elle est bien davantage qu’un simple organe du goÝt : c’est un vÊritable outil de survie. HÊbergÊ par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 1m 43s | ||||||
| 10/13/26 | Comment un bain de sang a-t-il donnÊ naissance à la Croix-Rouge ? | Et si un simple voyage d’affaires avait donnÊ naissance à l’une des plus grandes organisations humanitaires du monde ? C’est prÊcisÊment ce qui s’est produit en 1859, lorsqu’un homme d’affaires suisse, Henry Dunant, s’est retrouvÊ face à l’horreur d’un champ de bataille italien.Tout commence le 24 juin 1859, près du village de SolfÊrino, dans le nord de l’Italie. Ce jour-là , les armÊes françaises de NapolÊon III et leurs alliÊs sardes affrontent les troupes autrichiennes. La bataille est particulièrement meurtrière : en une seule journÊe, environ 40 000 soldats sont tuÊs, blessÊs ou portÊs disparus.Or, à cette Êpoque, les services mÊdicaux militaires sont totalement dÊpassÊs par l’ampleur des combats. Des milliers de blessÊs agonisent sur le terrain, sans eau, sans soins et parfois pendant plusieurs jours.C’est dans ce contexte qu’arrive Henry Dunant. Cet homme d’affaires genevois, âgÊ de 31 ans, voyage en Italie dans l’espoir de rencontrer NapolÊon III pour rÊgler des difficultÊs liÊes à ses affaires en AlgÊrie. Mais ce qu’il dÊcouvre bouleverse complètement ses projets.Face aux souffrances des soldats, Dunant dÊcide d’agir. Il mobilise les habitants des villages voisins, notamment les femmes de Castiglione, pour apporter de l’eau, nettoyer les blessures et secourir les mourants.Surtout, il dÊfend une idÊe rÊvolutionnaire pour l’Êpoque : soigner tous les blessÊs, quelle que soit leur nationalitÊ. Français, Autrichiens ou Sardes doivent recevoir la même assistance. Une devise rÊsume cet esprit :  Tutti fratelli , autrement dit,  Tous frères .ProfondÊment marquÊ, Dunant publie en 1862 un livre intitulÊ Un souvenir de SolfÊrino. Il y raconte les atrocitÊs observÊes et formule deux propositions essentielles.D'abord, crÊer dans chaque pays des sociÊtÊs de secours composÊes de volontaires formÊs pour assister les blessÊs de guerre. Ensuite, Êtablir des accords internationaux garantissant la protection de ces secouristes et des militaires blessÊs.Ses idÊes rencontrent rapidement un Êcho favorable. Dès 1863, un comitÊ de cinq hommes est constituÊ à Genève : il deviendra le ComitÊ international de la Croix-Rouge.Puis, en 1864, douze États signent la première Convention de Genève. Ce texte fondateur impose notamment de respecter et de soigner les militaires blessÊs, sans distinction de nationalitÊ.Quant à l'emblème de la croix rouge sur fond blanc, il est adoptÊ comme signe protecteur, en inversant les couleurs du drapeau suisse.Ainsi, une tragÊdie militaire a donnÊ naissance à une rÊvolution humanitaire : l'idÊe que, même pendant la guerre, certaines règles doivent protÊger la vie humaine.Et tout cela grâce à un homme qui, un jour de juin 1859, a refusÊ de dÊtourner les yeux. HÊbergÊ par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 33s | ||||||
| 10/12/26 | Pourquoi les nazis ont-ils brÝlÊ Bambi ? | Tout le monde connaÎt Bambi, le petit faon rendu cÊlèbre par Walt Disney. Pourtant, peu de gens savent que son histoire a ÊtÊ jugÊe si dangereuse par les nazis qu'ils ont dÊcidÊ d'interdire le livre dont elle Êtait tirÊe et d'en brÝler des exemplaires. Mais pourquoi un simple rÊcit mettant en scène des animaux pouvait-il inquiÊter le rÊgime d'Hitler ?Pour le comprendre, il faut remonter à 1923. Cette annÊe-là , l'Êcrivain autrichien Felix Salten publie un roman intitulÊ Bambi, l'histoire d'une vie dans les bois.Or, contrairement au dessin animÊ de Disney, sorti en 1942, ce livre n'est pas un gentil conte pour enfants. Il s'agit d'un rÊcit beaucoup plus sombre, initialement destinÊ aux adultes.En effet, dans cette version originale, la forêt est un univers particulièrement cruel. Les animaux vivent dans la peur permanente des chasseurs. Ils doivent se cacher, fuir et parfois abandonner leurs proches pour survivre.D'ailleurs, plusieurs personnages connaissent une mort violente, tandis que certains animaux trahissent leurs semblables.Mais pourquoi cette histoire dÊrangeait-elle les nazis ?La rÊponse tient notamment à l'identitÊ de son auteur. Felix Salten, de son vrai nom Siegmund Salzmann, Êtait juif. Et dans l'Europe des annÊes 1920, il connaissait parfaitement la montÊe de l'antisÊmitisme.Or, son roman peut être interprÊtÊ comme une allÊgorie, c'est-à -dire un rÊcit qui, derrière une histoire apparemment simple, transmet un message plus profond.Ainsi, les animaux traquÊs reprÊsenteraient les populations juives persÊcutÊes, tandis que les chasseurs symboliseraient leurs bourreaux.Un personnage est particulièrement rÊvÊlateur : Gobo, un jeune chevreuil recueilli par des humains. PersuadÊ d'être dÊsormais protÊgÊ, il perd sa mÊfiance. Pourtant, il finit par être tuÊ.Certains spÊcialistes y voient une mÊtaphore du danger de croire qu'une parfaite intÊgration suffit à Êchapper aux persÊcutions.C'est dans ce contexte qu'en 1936, les autoritÊs nazies interdisent les œuvres de Salten en Allemagne. Des exemplaires de Bambi sont Êgalement dÊtruits lors d'autodafÊs, contribuant à rendre les premières Êditions particulièrement rares.Toutefois, prÊcisons un point important : Salten n'a jamais confirmÊ que son roman Êtait une allÊgorie de la persÊcution des Juifs. D'ailleurs, les historiens dÊbattent encore des raisons exactes de sa censure, qui tenait aussi à ses origines et à ses engagements politiques.MenacÊ après l'annexion de l'Autriche par Hitler, l'Êcrivain se rÊfugie finalement en Suisse en 1939.Trois ans plus tard, Disney adapte son œuvre en un dessin animÊ mondialement cÊlèbre, en attÊnuant considÊrablement sa violence.Finalement, derrière l'un des personnages les plus attendrissants de Disney se cache une histoire bien plus tragique : celle de la peur, de l'exil et de la persÊcution. HÊbergÊ par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 21s | ||||||
| 10/12/26 | Pourquoi les Champs-ÉlysÊes sont-ils en rÊalitÊ en Enfer ? | Les Champs-ÉlysÊes sont probablement l’avenue la plus cÊlèbre de France. Avec leurs boutiques de luxe, leurs restaurants et leurs illuminations, ils Êvoquent le prestige et l’ÊlÊgance parisienne. Pourtant, derrière ce nom prestigieux se cache une histoire Êtonnante. Car, à l’origine, les Champs ÉlysÊes dÊsignent un lieu situÊ‌ aux Enfers !Pour comprendre cette curiositÊ, il faut remonter à la mythologie grecque.Dans l’AntiquitÊ, les Grecs croyaient qu’après leur mort, les âmes rejoignaient le royaume d’Hadès, le dieu des Enfers.Mais attention, car c’est ici qu’il faut Êviter une confusion. Les Enfers de la mythologie grecque ne correspondent pas à l’enfer de la religion chrÊtienne.En effet, pour les Grecs, les Enfers dÊsignaient avant tout le monde des morts. Ce n’Êtait donc pas nÊcessairement un lieu de souffrance ou de punition.Au contraire, ce royaume comprenait plusieurs rÊgions très diffÊrentes.D’abord, le Tartare, oÚ certains grands coupables subissaient d’horribles châtiments. Ensuite, les Champs d’Asphodèle, oÚ sÊjournaient les âmes ordinaires. Et enfin, les Champs ÉlysÊes, un vÊritable paradis rÊservÊ aux hÊros et aux âmes vertueuses.Là , aucune souffrance, aucune maladie, ni même de vieillesse. Les dÊfunts profitaient d’une existence paisible, dans des prairies verdoyantes baignÊes de lumière.Ainsi, les Champs ÉlysÊes Êtaient en quelque sorte le paradis du royaume des morts !PrÊcisons toutefois que leur emplacement variait selon les auteurs antiques. Chez Homère, ils se trouvaient aux confins du monde, tandis que le poète romain Virgile les situait vÊritablement dans les Enfers.Mais alors, quel rapport avec la cÊlèbre avenue parisienne ?Pour le comprendre, avançons jusqu’au XVIIe siècle.À cette Êpoque, l’endroit ne ressemble absolument pas à celui que nous connaissons aujourd’hui. À l’ouest du jardin des Tuileries s’Êtendent des terrains encore largement ruraux.Or, Louis XIV souhaite embellir la capitale. Il confie donc à AndrÊ Le Nôtre la mission d’amÊnager une grande promenade prolongeant les Tuileries.Dans les annÊes 1660 et 1670, celui-ci dessine une vaste perspective bordÊe d’arbres. Cette promenade est d’abord appelÊe le  Grand Cours .Progressivement, l’endroit devient un lieu de dÊtente apprÊciÊ des Parisiens.C’est pourquoi, à la fin du XVIIe siècle, le nom de  Champs-ÉlysÊes  apparaÎt pour dÊsigner une partie de ces jardins, avant de s’Êtendre à l’ensemble de l’avenue.L’idÊe Êtait simple : Êvoquer le sÊjour paradisiaque des hÊros de l’AntiquitÊ.Finalement, voici tout le paradoxe : la plus cÊlèbre avenue parisienne porte le nom d’un lieu associÊ aux Enfers. Mais dans la mythologie antique, il s’agissait justement de l’endroit oÚ l’on pouvait espÊrer passer une ÊternitÊ heureuse ! HÊbergÊ par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 16s | ||||||
| 10/11/26 | BONUS: La fausse hÊritière qui s’est offert une vie de millionnaire | Une carte bancaire refusÊe. Pour la plupart des gens, c’est un incident embarrassant. Pour Anna Delvey, c’est une menace contre toute son existence.Au printemps 2017, Anna sÊjourne à Marrakech avec des proches, dont son amie Rachel Williams. Le voyage se dÊroule dans le luxe. Anna a proposÊ de payer.Mais, selon le rÊcit de Rachel, les cartes de la jeune hÊritière ne fonctionnent plus.Rachel avance alors les siennes. Une solution provisoire, pense-t-elle. Après tout, Anna est censÊe possÊder une immense fortune. Elle remboursera dès que ses problèmes bancaires seront rÊglÊs.Le montant finalement portÊ sur les cartes de Rachel atteint environ soixante-deux mille dollars.Puis vient l’attente.Les assurances de remboursement se succèdent. L’argent, lui, n’arrive pas.Pour Rachel, une question commence à remplacer toutes les autres : et si Anna n’Êtait pas celle qu’elle prÊtend être ?Cette affaire du voyage figurera ensuite au procès. Anna sera acquittÊe du chef d’accusation concernant les sommes avancÊes par Rachel. Mais cet Êpisode rÊvèle dÊjà la fragilitÊ de son personnage : dès qu’il faut payer, la fortune devient soudain inaccessible.Pour comprendre comment une telle situation a pu se produire, il faut revenir à la promesse qui a ouvert à Anna les portes de New York... HÊbergÊ par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 7m 45s | ||||||
Want analysis for the episodes below?Free for Pro Submit a request, we'll have your selected episodes analyzed within an hour. Free, at no cost to you, for Pro users. | |||||||||
| 10/10/26 | Pourquoi Victor Hugo a-t-il consacrÊ un roman entier à Notre-Dame de Paris ? | En 1831, Victor Hugo publie l'un de ses romans les plus cÊlèbres : Notre-Dame de Paris. On y dÊcouvre les aventures tragiques d'Esmeralda, de Quasimodo, le sonneur de cloches, et de Claude Frollo, l'archidiacre de la cathÊdrale.Mais derrière cette histoire d'amour, de jalousie et de drame se cache un objectif beaucoup moins connu : Victor Hugo voulait sauver Notre-Dame de Paris de la destruction.Pour comprendre, il faut revenir au dÊbut du XIXe siècle.À cette Êpoque, la cÊlèbre cathÊdrale parisienne est dans un Êtat lamentable. Construite à partir du XIIe siècle, elle a subi les outrages du temps, mais surtout ceux des hommes.Pendant la RÊvolution française, de nombreuses statues ont ÊtÊ dÊtruites, notamment celles des rois de Juda, situÊes sur la façade, que les rÊvolutionnaires avaient prises pour des reprÊsentations des rois de France.D'autres ÊlÊments architecturaux ont ÊtÊ mutilÊs, des vitraux endommagÊs, et l'entretien du bâtiment a longtemps ÊtÊ nÊgligÊ.Plus Êtonnant encore, au dÊbut du XIXe siècle, l'architecture gothique est largement mÊprisÊe. On la considère souvent comme dÊmodÊe, voire disgracieuse. Certains envisagent même de dÊmolir la cathÊdrale.Victor Hugo, lui, est profondÊment rÊvoltÊ.PassionnÊ par le Moyen Âge, il considère Notre-Dame comme un chef-d'œuvre architectural et un tÊmoignage irremplaçable de l'histoire française.Il dÊcide donc d'utiliser une arme particulièrement puissante : la littÊrature.En faisant de la cathÊdrale le personnage central de son roman, il cherche à susciter l'admiration et l'attachement du public.D'ailleurs, les descriptions extrêmement dÊtaillÊes de Notre-Dame ne sont pas de simples digressions littÊraires. Elles constituent un vÊritable plaidoyer pour sa sauvegarde.Hugo dÊnonce notamment les architectes qui ont dÊfigurÊ les monuments anciens en prÊtendant les moderniser.Son message est simple : ces bâtiments appartiennent à l'histoire collective et doivent être prÊservÊs.Et sa stratÊgie fonctionne !Le roman rencontre un immense succès et contribue à transformer le regard des Français sur l'architecture gothique.En 1844, les architectes Jean-Baptiste Lassus et Eugène Viollet-le-Duc sont chargÊs d'une vaste restauration de Notre-Dame. Les travaux commencent l'annÊe suivante.C'est notamment à cette occasion que Viollet-le-Duc reconstruira la cÊlèbre flèche disparue à la fin du XVIIIe siècle.Ainsi, bien avant l'incendie de 2019, Notre-Dame avait dÊjà ÊtÊ menacÊe.Et cette fois, ce n'est pas seulement grâce à des architectes qu'elle a ÊtÊ sauvÊe, mais aussi grâce à un Êcrivain et à la puissance d'un roman. HÊbergÊ par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 38s | ||||||
| 10/9/26 | Qu'est-ce qu'un pseudocide ? | DisparaÎtre du jour au lendemain, faire croire à sa propre mort et recommencer une nouvelle existence sous une autre identitÊ : ce scÊnario digne d'un film possède un nom bien prÊcis. C'est le pseudocide.Le terme dÊsigne le fait de simuler volontairement son dÊcès pour convaincre son entourage, et parfois les autoritÊs, que l'on n'est plus en vie.Mais pourquoi certaines personnes vont-elles jusqu'à organiser leur propre mort ?Les motivations sont très diverses. Certains cherchent à Êchapper à la justice, à leurs crÊanciers ou à des problèmes financiers. D'autres veulent fuir une situation familiale devenue insupportable. Il arrive Êgalement que le pseudocide soit organisÊ pour toucher frauduleusement une assurance-vie.Contrairement à une simple disparition volontaire, le pseudocide suppose donc une vÊritable mise en scène destinÊe à faire croire à un dÊcès.L'un des exemples les plus spectaculaires remonte à 1974.Cette annÊe-là , John Stonehouse, un dÊputÊ britannique, se rend à Miami, aux États-Unis. Le 20 novembre, il abandonne ses vêtements sur une plage, laissant penser qu'il s'est noyÊ dans l'ocÊan Atlantique.La nouvelle de sa disparition fait grand bruit au Royaume-Uni. Certains journaux publient même sa nÊcrologie.Mais Stonehouse est parfaitement vivant ! Il a quittÊ les États-Unis et gagnÊ l'Australie sous une fausse identitÊ. Son objectif : Êchapper à ses difficultÊs financières et commencer une nouvelle vie.Son stratagème ne dure pourtant qu'un mois. Le 24 dÊcembre 1974, il est arrêtÊ à Melbourne. Fait extraordinaire, les policiers australiens l'avaient initialement soupçonnÊ d'être un autre fugitif britannique, Lord Lucan !Stonehouse sera finalement condamnÊ à sept ans de prison pour plusieurs infractions, notamment des fraudes. Mais le pseudocide est-il illÊgal en lui-même ?Pas nÊcessairement. Dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis, simuler sa mort ne constitue pas automatiquement une infraction spÊcifique. En revanche, falsifier des documents, usurper une identitÊ ou escroquer une compagnie d'assurances est Êvidemment punissable.Quant à sa frÊquence, il n'existe pas de statistiques mondiales fiables. Les affaires dÊcouvertes ne reprÊsentent d'ailleurs pas nÊcessairement l'ensemble des cas.Aujourd'hui, les technologies rendent ces disparitions plus difficiles : camÊras de surveillance, paiements Êlectroniques, contrôles biomÊtriques ou traces numÊriques compliquent considÊrablement la crÊation d'une nouvelle identitÊ.Et c'est tout le paradoxe du pseudocide : pour disparaÎtre complètement aux yeux du monde, il faut continuer à vivre quelque part, et donc risquer, chaque jour, de laisser une trace. HÊbergÊ par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 19s | ||||||
| 10/8/26 | Pourquoi certains dÊtestent-ils le brocoli ? | Certaines personnes trouvent le cafÊ extrêmement amer, supportent mal les choux de Bruxelles ou grimacent devant un pamplemousse, alors que d’autres ne ressentent presque rien. Cette diffÊrence n’est pas seulement une question d’habitude : elle est en partie inscrite dans nos gènes.On parle parfois de personnes  super-goÝteuses , ou supertasters en anglais. Leur particularitÊ est de percevoir certains goÝts, en particulier l’amertume, beaucoup plus intensÊment que la moyenne.L’un des principaux responsables est un gène appelÊ TAS2R38. Ce gène donne les instructions nÊcessaires à la fabrication d’un rÊcepteur de l’amertume prÊsent sur les cellules gustatives de la langue.Or, il existe plusieurs versions de ce gène. Selon celle dont on hÊrite, notre rÊcepteur sera plus ou moins sensible à certaines molÊcules amères.Les chercheurs utilisent notamment deux substances, appelÊes PTC et PROP, pour mesurer cette sensibilitÊ. Pour certaines personnes, elles n’ont presque aucun goÝt. Pour d’autres, elles sont tellement amères qu’elles deviennent franchement dÊsagrÊables.Mais être  super-goÝteur  ne dÊpend pas uniquement d’un seul gène.La langue joue Êgalement un rôle. Certaines personnes possèdent davantage de papilles fongiformes, ces petites structures visibles notamment sur l’avant de la langue et qui contiennent les bourgeons gustatifs. Plus elles sont nombreuses, plus les signaux envoyÊs au cerveau peuvent être intenses.RÊsultat : un super-goÝteur ne ressent pas seulement davantage l’amertume. Les aliments très sucrÊs, très salÊs, acides ou ÊpicÊs peuvent Êgalement lui sembler particulièrement puissants.Cela peut influencer l’alimentation. Les super-goÝteurs ont parfois tendance à Êviter certains lÊgumes crucifères, comme le brocoli, le chou ou le chou de Bruxelles, parce qu’ils perçoivent davantage leurs molÊcules amères. Ils peuvent Êgalement être moins attirÊs par certaines boissons alcoolisÊes ou par le cafÊ noir.À l’inverse, une personne peu sensible à l’amertume peut trouver ces mêmes aliments parfaitement agrÊables.Il ne faut cependant pas imaginer deux catÊgories parfaitement sÊparÊes. La perception du goÝt forme plutôt un continuum, influencÊ par plusieurs gènes, par le nombre de papilles gustatives, mais aussi par l’âge, l’environnement et les habitudes alimentaires.Ainsi, lorsque deux personnes goÝtent exactement le même aliment, elles ne vivent pas forcÊment la même expÊrience.Votre voisin ne fait donc peut-être pas la fine bouche lorsqu’il trouve un lÊgume insupportablement amer : sa langue et ses gènes peuvent rÊellement lui faire percevoir un monde gustatif beaucoup plus intense que le vôtre. HÊbergÊ par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 1m 59s | ||||||
| 10/8/26 | Pourquoi naturistes et militaires se partagent-ils la même Île ? | Il existe, au large du Var, une Île française oÚ deux mondes que tout semble opposer cohabitent depuis des dÊcennies : celui des naturistes et celui de l’armÊe. Cette Île, c’est l’Île du Levant, l’une des trois principales Îles d’Hyères, avec Porquerolles et Port-Cros.Longue d’environ huit kilomètres, l’Île du Levant prÊsente une particularitÊ Êtonnante : seule une toute petite partie de son territoire est accessible au public. Environ 95 % de sa superficie est occupÊe par une zone militaire, tandis que l’extrÊmitÊ occidentale accueille le cÊlèbre domaine naturiste d’HÊliopolis.L’histoire naturiste de l’Île commence vÊritablement en 1931. Deux mÊdecins, les frères AndrÊ et Gaston Durville, y fondent HÊliopolis. Leur projet ne consiste pas simplement à crÊer une station oÚ l’on peut se promener nu. Ils dÊfendent une conception beaucoup plus large du naturisme : vivre au grand air, faire de l’exercice, profiter du soleil et adopter une existence jugÊe plus saine et plus proche de la nature.HÊliopolis devient progressivement l’un des hauts lieux historiques du naturisme français.Aujourd’hui encore, cette identitÊ reste très prÊsente. On y trouve des petites maisons, des sentiers bordÊs de vÊgÊtation mÊditerranÊenne et des plages oÚ le naturisme est largement pratiquÊ. La circulation automobile y est extrêmement limitÊe, ce qui contribue à donner au lieu une atmosphère très particulière.Mais à quelques centaines de mètres seulement commence un univers totalement diffÊrent.L’essentiel de l’Île appartient au ministère des ArmÊes et est strictement interdit au public. Cette immense zone est notamment utilisÊe pour des essais militaires. Des missiles, des torpilles ou encore diffÊrents systèmes d’armes peuvent y être expÊrimentÊs.Une frontière sÊpare donc très concrètement les deux parties de l’Île.D’un côtÊ, les vacanciers, la baignade, le soleil et le naturisme. De l’autre, des installations hautement surveillÊes, le secret militaire et des technologies de dÊfense.Le contraste est presque surrÊaliste : sur la même petite Île mÊditerranÊenne se côtoient ainsi l’un des plus anciens villages naturistes de France et un important site militaire.L’Île du Levant est donc probablement l’un des rares endroits au monde oÚ l’on peut passer ses vacances entièrement nu‌ à proximitÊ immÊdiate d’une zone oÚ sont testÊs des missiles. HÊbergÊ par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 15s | ||||||
| 10/7/26 | Pourquoi la mafia pratiquait-elle l’incaprettamento ? | Le mot est presque inconnu en français : ÂŤ incaprettamento Âť. Pourtant, derrière ce terme italien se cache l’une des mĂŠthodes d’exĂŠcution les plus sinistres associĂŠes Ă la mafia sicilienne.Le mot vient de ÂŤ capretto Âť, qui signifie ÂŤ chevreau Âť en italien. L’idĂŠe est donc littĂŠralement d’attacher quelqu’un comme on attacherait un jeune animal.Dans l’incaprettamento, la victime est ligotĂŠe dans une position extrĂŞmement contrainte. Une corde relie les membres au cou de manière Ă ce que les mouvements ou l’Êpuisement augmentent progressivement la pression autour de la gorge. Le supplice est donc conçu pour provoquer une asphyxie lente.Mais ce qui rend cette pratique particulièrement importante dans l’histoire de la mafia, ce n’est pas seulement sa cruautĂŠ. C’est aussi sa signification.Dans des organisations criminelles comme Cosa Nostra, la manière de tuer pouvait servir de message. Une exĂŠcution n’Êtait pas toujours destinĂŠe uniquement Ă ĂŠliminer quelqu’un. Elle pouvait aussi avertir les autres.L’incaprettamento aurait ainsi ĂŠtĂŠ utilisĂŠ contre des personnes considĂŠrĂŠes comme traĂŽtres, dĂŠsobĂŠissantes ou coupables d’avoir rompu la loi du silence, ce que l’on appelle l’omertĂ .Le corps pouvait ensuite ĂŞtre abandonnĂŠ de façon Ă ĂŞtre dĂŠcouvert. La mĂŠthode employĂŠe devenait alors une sorte de langage. Ceux qui connaissaient les codes mafieux comprenaient immĂŠdiatement le message : la victime avait transgressĂŠ une règle et avait ĂŠtĂŠ punie.Le choix du terme ÂŤ incaprettamento Âť ajoute mĂŞme une dimension d’humiliation. Dans les campagnes italiennes, un chevreau pouvait ĂŞtre immobilisĂŠ en lui attachant les pattes. Appliquer cette image Ă un ĂŞtre humain revenait donc Ă le traiter symboliquement comme un animal.Cette pratique est notamment associĂŠe aux pĂŠriodes de grande violence mafieuse en Sicile au cours du XXe siècle, en particulier lors des règlements de comptes internes.L’incaprettamento illustre ainsi une caractĂŠristique essentielle du crime organisĂŠ : la violence n’y est pas toujours seulement physique. Elle peut aussi ĂŞtre thÊâtralisĂŠe.Le but n’est alors pas uniquement de tuer une personne, mais de faire comprendre quelque chose Ă toutes les autres.Et dans le monde de la mafia, ce message ĂŠtait simple : certaines règles ne devaient jamais ĂŞtre transgressĂŠes. HĂŠbergĂŠ par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 04s | ||||||
| 10/7/26 | Pourquoi les loups-garous se transforment-ils à la pleine lune ? | Quand on pense au loup-garou, la scène semble Êvidente : la pleine lune apparaÎt dans le ciel, un homme commence à se couvrir de poils, ses dents s’allongent et il se transforme en loup. Pourtant, cette association entre loups-garous et pleine lune est beaucoup plus rÊcente qu’on ne l’imagine.Le mythe de l’homme qui se transforme en loup remonte à l’AntiquitÊ. Dans la mythologie grecque, le roi Lycaon est par exemple transformÊ en loup par Zeus pour le punir. C’est d’ailleurs de son nom que vient le mot  lycanthropie . Mais dans cette histoire, aucune pleine lune n’intervient.Même chose au Moyen Âge et à la Renaissance. Les rÊcits europÊens Êvoquent de nombreuses façons de devenir loup-garou : une malÊdiction, un pacte avec le diable, une peau de loup magique, une ceinture enchantÊe ou encore certains rituels. Là encore, la transformation n’a pas forcÊment lieu lorsque la lune est pleine.Alors pourquoi la lune ?Parce que, depuis l’AntiquitÊ, elle est associÊe aux comportements Êtranges et à la folie. On pensait que ses diffÊrentes phases pouvaient influencer l’esprit humain. Cette croyance a laissÊ des traces jusque dans notre vocabulaire : le mot anglais  lunatic , qui signifie fou, vient du latin  luna , la Lune.La pleine lune possède aussi un avantage Êvident pour les conteurs : elle Êclaire la nuit. Avant l’Êclairage Êlectrique, les nuits de pleine lune Êtaient particulièrement lumineuses. Elles constituaient donc un dÊcor idÊal pour imaginer des crÊatures nocturnes rôdant dans les campagnes.Mais c’est surtout le cinÊma qui va fixer dÊfinitivement cette règle dans notre imaginaire.En 1935, le film Werewolf of London lie explicitement les transformations du personnage aux nuits de pleine lune. Puis les films de monstres produits par les studios Universal dans les annÊes 1940 popularisent massivement cette idÊe. Fait Êtonnant : le cÊlèbre Wolf Man de 1941 n’impose pas encore clairement la pleine lune comme dÊclencheur. C’est notamment sa suite, Frankenstein Meets the Wolf Man, sortie en 1943, qui renforce cette règle.Hollywood a donc transformÊ une association parmi d’autres en vÊritable loi du loup-garou.Depuis, films, sÊries, romans et bandes dessinÊes l’ont rÊpÊtÊe tellement souvent que nous avons fini par croire qu’elle appartenait aux lÊgendes depuis des millÊnaires.En rÊalitÊ, le loup-garou est très ancien. Mais son rendez-vous obligatoire avec la pleine lune est, lui, largement une crÊation de la culture populaire moderne. HÊbergÊ par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 21s | ||||||
| 10/6/26 | Pourquoi GÜbekli Tepe bouleverse-t-il l’histoire de l’humanitÊ ? | Ce site se trouve dans le sud-est de l’actuelle Turquie. Il est d'abord exceptionnel par son âge. En effet, ses premières grandes constructions remontent à environ 9 600 avant notre ère, soit il y a plus de 11 000 ans. Elles sont donc bien plus anciennes que les pyramides d’Égypte ou Stonehenge.Mais ce qui rend GÜbekli Tepe vraiment fascinant, c’est surtout l’identitÊ de ceux qui l’ont construit.Oui, car pendant longtemps, on a imaginÊ l’histoire des sociÊtÊs humaines selon un schÊma assez simple. D’abord, les hommes auraient appris à cultiver des plantes et à domestiquer les animaux. Et grâce à l’agriculture, ils seraient devenus sÊdentaires. Des villages seraient apparus, puis des sociÊtÊs de plus en plus complexes, capables enfin de construire de grands monuments et d’organiser des cultes collectifs.Ce modèle a notamment ÊtÊ popularisÊ au XXe siècle par l’archÊologue Gordon Childe.Or GÜbekli Tepe ne rentre pas vraiment dans ce scÊnario.En effet, ses bâtisseurs Êtaient encore, pour l’essentiel, des chasseurs-cueilleurs. Ils vivaient de la chasse, de la collecte et de cÊrÊales sauvages. Pourtant, ils ont rÊussi à Êriger d’immenses piliers de calcaire en forme de T, dont certains dÊpassent cinq mètres de hauteur.En outre ces pierres monumentales sont parfois dÊcorÊes de serpents, de sangliers, de renards, d’oiseaux ou d’autres animaux.Et leur construction suppose une organisation collective remarquable. Il fallait extraire les blocs, les transporter, les dresser, coordonner de nombreux individus et probablement nourrir ceux qui travaillaient sur le chantier.Tout cela avant même l’apparition complète de l’agriculture.Il faut savoir que pendant longtemps ce site a ÊtÊ prÊsentÊ comme un immense sanctuaire utilisÊ par des groupes venus se rÊunir pour des cÊrÊmonies. Mais aujourd’hui, les archÊologues pensent que la rÊalitÊ Êtait probablement plus complexe. Certaines structures pourraient aussi avoir eu une fonction domestique.GÜbekli Tepe nous oblige donc à revoir une vieille idÊe : les grands monuments et les sociÊtÊs organisÊes ne sont peut-être pas simplement nÊs grâce à l’agriculture.Il est même possible que ce soit en partie l’inverse : le besoin de rassembler de nombreux individus pour des cÊrÊmonies ou de grands travaux aurait pu encourager la production rÊgulière de nourriture, puis la culture des cÊrÊales.Autrement dit, GÜbekli Tepe nous rappelle que la naissance de la civilisation ne s’est probablement pas faite selon une progression simple et linÊaire. HÊbergÊ par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 17s | ||||||
| 10/6/26 | Pourquoi les iPhone affichent toujours 9h41 dans les pubs ? | Avez-vous dÊjà remarquÊ un dÊtail Êtrange dans les publicitÊs Apple ? Sur les photos officielles des iPhone et des iPad, l’heure affichÊe est presque toujours la même : 9 h 41.Ce choix n’a rien d’un hasard. Et son origine remonte aux cÊlèbres prÊsentations de Steve Jobs.Tout commence le 9 janvier 2007, lors de la keynote pendant laquelle Apple dÊvoile le tout premier iPhone. La confÊrence commence à 9 heures du matin. Et comme toujours chez Apple, tout est minutÊ avec une grande prÊcision.L’entreprise sait approximativement à quel moment Steve Jobs va enfin rÊvÊler son nouveau produit au public. L’objectif est alors assez subtil : lorsque l’image gÊante de l’iPhone apparaÎtra derrière lui, l’heure affichÊe sur l’Êcran du tÊlÊphone doit correspondre presque exactement à l’heure rÊelle dans la salle.Apple estime que la rÊvÊlation aura lieu environ quarante minutes après le dÊbut de la confÊrence. L’iPhone prÊsentÊ ce jour-là affiche donc 9 h 42, avec une petite marge destinÊe à tenir compte du dÊroulement rÊel de la prÊsentation.L’idÊe est que les spectateurs puissent regarder leur montre puis l’Êcran gÊant et constater, presque inconsciemment, que les deux heures correspondent. Un dÊtail minuscule, mais parfaitement reprÊsentatif de l’attention qu’Apple porte à la mise en scène de ses produits.Quelques annÊes plus tard, en 2010, Steve Jobs prÊsente cette fois le premier iPad. Là encore, la confÊrence commence à 9 heures. Mais le moment de la rÊvÊlation intervient environ 41 minutes plus tard.L’iPad apparaÎt donc à l’Êcran en affichant‌ 9 h 41.Et cette fois, l’heure va rester.Depuis, 9 h 41 est devenue une vÊritable convention graphique chez Apple. Sur les images promotionnelles des iPhone et des iPad, qu’il s’agisse du site officiel, d’affiches ou de prÊsentations, l’heure est gÊnÊralement rÊglÊe sur 9 h 41.Contrairement à certaines lÊgendes, ce chiffre n’a donc aucune signification mystique. Il ne correspond pas non plus à l’heure de naissance de Steve Jobs.C’est simplement le vestige d’une technique de prÊsentation conçue pour rendre les keynotes encore plus rÊalistes et spectaculaires.Petite exception : l’Apple Watch. Sur ses publicitÊs, elle affiche gÊnÊralement autour de 10 h 09. Cette fois, Apple reprend une vieille tradition de l’horlogerie : placer les aiguilles autour de 10 h 10 permet de dÊgager le logo et de donner au cadran une apparence plus ÊquilibrÊe.Même l’heure affichÊe sur un produit Apple est donc, en rÊalitÊ, soigneusement calculÊe. HÊbergÊ par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 21s | ||||||
| 10/5/26 | Pourquoi JÊsus n’a-t-il jamais ÊtÊ peint ni dessinÊ de son vivant ? | Nous connaissons tous le visage de JÊsus : cheveux longs, barbe, traits fins, regard grave. Pourtant, ce visage est une invention artistique. Il n’existe aucun portrait connu de JÊsus rÊalisÊ de son vivant, ni même dans les dÊcennies qui ont immÊdiatement suivi sa mort.Comment l’expliquer ?D’abord, JÊsus vit au Ier siècle dans une sociÊtÊ oÚ le portrait individuel est loin d’être aussi courant qu’aujourd’hui. Dans l’Empire romain, on fait surtout rÊaliser le portrait des empereurs, des notables ou des personnes fortunÊes. Or JÊsus est un prÊdicateur juif itinÊrant de GalilÊe, sans position politique officielle ni richesse particulière. Il n’y avait donc aucune raison sociale Êvidente de commander son portrait.Il faut Êgalement tenir compte de son environnement religieux. Le deuxième commandement de la Bible condamne la fabrication d’images destinÊes à être adorÊes. Cela a favorisÊ dans certaines traditions juives une mÊfiance envers les reprÊsentations religieuses. Mais il serait faux d’en conclure que les Juifs interdisaient systÊmatiquement toute image humaine : des synagogues antiques ont par exemple livrÊ des reprÊsentations figuratives.Surtout, les premiers disciples de JÊsus semblent avoir accordÊ beaucoup plus d’importance à ses paroles, sa mort et sa rÊsurrection qu’à son apparence physique. Les Évangiles eux-mêmes ne donnent pratiquement aucune indication permettant de reconstituer son visage : ni couleur des cheveux, ni couleur des yeux, ni taille, ni forme du visage.Pendant près de deux siècles, le christianisme se dÊveloppe donc sans vÊritable portrait de son fondateur. Les premières formes identifiables d’art chrÊtien conservÊes apparaissent surtout vers la fin du IIe et au IIIe siècle.Et lorsqu’on commence enfin à reprÊsenter JÊsus, les artistes ne savent Êvidemment plus à quoi il ressemblait.Ils utilisent donc des modèles de leur Êpoque. Dans les catacombes romaines du IIIe siècle, JÊsus peut ainsi apparaÎtre sous les traits d’un jeune homme imberbe, notamment sous la forme symbolique du  Bon Pasteur . Plus tard seulement se gÊnÊralise l’image du Christ adulte, barbu et aux cheveux relativement longs que nous connaissons aujourd’hui.Autrement dit, les portraits traditionnels de JÊsus ne sont probablement pas la transmission fidèle d’un vÊritable visage.Ce sont des constructions artistiques ÊlaborÊes plusieurs siècles après sa mort.Et le vÊritable visage de JÊsus, lui, reste inconnu. HÊbergÊ par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 28s | ||||||
| 10/5/26 | Comment une tortue a-t-elle tuÊ un grand dramaturge ? | Eschyle est l’un des plus grands noms de la littÊrature grecque. NÊ vers 525 avant notre ère, il est souvent considÊrÊ comme l’un des pères de la tragÊdie. Pourtant, sa propre mort serait digne d’une comÊdie particulièrement absurde.Selon une cÊlèbre tradition antique, Eschyle serait mort après avoir reçu‌ une tortue sur la tête.L’histoire se dÊroule vers 456 avant J.-C., à GÊla, en Sicile, oÚ le dramaturge passe les dernières annÊes de sa vie.Un rapace aurait saisi une tortue puis se serait envolÊ avec elle. Ce comportement n’est pas aussi extravagant qu’il en a l’air. Certaines tortues possèdent une carapace extrêmement rÊsistante. Pour accÊder à leur chair, des rapaces peuvent les emporter en altitude puis les laisser tomber sur une surface dure afin de briser leur carapace.Or, selon le rÊcit antique, le rapace aperçoit le crâne chauve d’Eschyle et le prend pour une pierre.Il lâche donc sa tortue.L’animal tombe directement sur la tête du dramaturge et le tue.L’histoire devient encore plus extraordinaire chez Pline l’Ancien, qui la raconte plusieurs siècles plus tard dans son Histoire naturelle. Selon lui, un oracle aurait prÊdit à Eschyle qu’il mourrait à cause de quelque chose tombant d’en haut. Pour Êviter ce destin, le poète aurait dÊcidÊ de rester à l’extÊrieur, loin des bâtiments susceptibles de s’effondrer.PrÊcaution manifestement insuffisante : le danger serait finalement venu du ciel lui-même.Mais cette anecdote doit être prise avec prudence. Nous ne disposons d’aucun tÊmoignage contemporain permettant d’Êtablir que la tortue est rÊellement responsable de la mort d’Eschyle. Les rÊcits dÊtaillÊs apparaissent dans des sources plus tardives, et les biographies des personnages cÊlèbres de l’AntiquitÊ ont souvent ÊtÊ enrichies d’histoires spectaculaires ou symboliques.Ce que l’on sait avec davantage de certitude, c’est qu’Eschyle est mort à GÊla, en Sicile, vers l’âge de 69 ans.La tortue appartient donc peut-être davantage à la lÊgende qu’à l’histoire.Mais il faut reconnaÎtre que pour l’un des maÎtres absolus de la tragÊdie grecque, difficile d’imaginer une fin plus tragiquement ironique. HÊbergÊ par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 05s | ||||||
| 10/4/26 | Pourquoi certains Juifs ont-ils reçu le titre "d'aryen d'honneur" ? | Le rÊgime nazi prÊtendait fonder sa politique sur une distinction rigide entre les  Aryens  et les Juifs. Pourtant, dans la pratique, il lui arriva de contourner ses propres règles et d’accorder à certaines personnes d’origine juive un statut exceptionnel. On les qualifiait alors parfois d’ Aryens d’honneur .Pour comprendre ce paradoxe, il faut revenir aux lois de Nuremberg de 1935. Elles classaient les habitants en fonction de l’origine de leurs grands-parents. Certaines personnes Êtaient considÊrÊes comme juives, tandis que d’autres, ayant une ascendance juive partielle, Êtaient classÊes comme  Mischlinge , c’est-à -dire mÊtisses selon la terminologie raciale nazie.Mais ces classifications pouvaient poser problème au rÊgime lui-même. Certains hommes ayant des origines juives Êtaient des militaires importants, des scientifiques rÊputÊs, des industriels utiles ou encore d’anciens proches du parti nazi.Plutôt que de renoncer à son idÊologie raciale, le pouvoir crÊa donc des exceptions.L’expression  Aryen d’honneur , ou Ehrenarier en allemand, dÊsignait ainsi couramment quelqu’un qui aurait dÝ subir certaines discriminations raciales, mais que les autoritÊs dÊcidaient de traiter, totalement ou partiellement, comme un  Aryen . Il ne s’agissait cependant pas d’une catÊgorie juridique clairement dÊfinie : les exemptions pouvaient prendre diffÊrentes formes et dÊpendaient largement du bon vouloir des dirigeants nazis.Un cas cÊlèbre est celui d’Emil Maurice, l’un des premiers compagnons d’Hitler et membre de la SS. Lorsque ses origines juives furent dÊcouvertes, Hitler intervint personnellement pour lui permettre de rester dans l’organisation. Le gÊnÊral de la Luftwaffe Erhard Milch bÊnÊficia lui aussi d’un traitement particulier lorsque des interrogations apparurent sur son ascendance.Ces exceptions rÊvèlent surtout le caractère arbitraire du système nazi : les prÊtendues règles biologiques pouvaient être modifiÊes lorsque les intÊrêts politiques, militaires ou personnels du rÊgime l’exigeaient.On retrouve des situations comparables dans la France occupÊe. Le philosophe Vladimir JankÊlÊvitch, juif et rÊvoquÊ de l’universitÊ par le rÊgime de Vichy, se vit notamment proposer une forme d’ aryanisation . Il refusa, estimant qu’il n’avait pas à demander pardon pour une origine dont il n’avait Êvidemment pas à avoir honte.L’existence des  Aryens d’honneur  montre donc une contradiction fondamentale du nazisme : une idÊologie prÊtendument fondÊe sur des lois raciales absolues pouvait elle-même suspendre ces lois lorsqu’une personne devenait suffisamment utile au rÊgime. HÊbergÊ par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 21s | ||||||
| 10/3/26 | Pourquoi le mystère des jumeaux de Cândido Godói intrigue-t-il encore ? | Au sud du BrÊsil, dans l’État du Rio Grande do Sul, se trouve une petite commune devenue cÊlèbre pour une particularitÊ Êtonnante : Cândido Godói compte un nombre exceptionnellement ÊlevÊ de jumeaux.Dans certains secteurs de la commune, notamment à Linha São Pedro, la proportion de naissances gÊmellaires a parfois ÊtÊ plusieurs fois supÊrieure à la moyenne habituelle. De quoi alimenter, pendant des dÊcennies, les rumeurs les plus folles.La plus spectaculaire concerne Josef Mengele.Ce mÊdecin nazi, tristement cÊlèbre pour ses expÊrimentations menÊes à Auschwitz, s’intÊressait tout particulièrement aux jumeaux. Après la Seconde Guerre mondiale, il parvient à fuir l’Europe et se rÊfugie en AmÊrique du Sud. Il vit notamment en Argentine, au Paraguay puis au BrÊsil.À partir de là est nÊe une thÊorie : Mengele aurait sÊjournÊ à Cândido Godói dans les annÊes 1960 et aurait procÊdÊ à des expÊriences sur les femmes du village afin d’augmenter le nombre de grossesses gÊmellaires.Selon certaines versions, il se serait prÊsentÊ comme mÊdecin ou vÊtÊrinaire et aurait distribuÊ des mÊdicaments ou pratiquÊ des traitements expÊrimentaux.Le problème, c’est qu’aucune preuve solide ne vient confirmer cette histoire.Des chercheurs ont ÊtudiÊ plusieurs dÊcennies de registres de naissance et de baptême. Leur conclusion est importante : le nombre exceptionnel de jumeaux dans la rÊgion ne commence pas avec l’arrivÊe supposÊe de Mengele. Le phÊnomène existait dÊjà auparavant.Autrement dit, l’hypothèse d’une expÊrience secrète menÊe par le mÊdecin nazi est aujourd’hui considÊrÊe comme très improbable.Alors comment expliquer cette concentration de jumeaux ?L’explication la plus sÊrieuse est gÊnÊtique.Cândido Godói a ÊtÊ fondÊe par une population relativement restreinte, composÊe notamment d’immigrants europÊens d’origine allemande. Dans ce type de communautÊ assez isolÊe, certains variants gÊnÊtiques rares peuvent devenir beaucoup plus frÊquents simplement parce qu’ils Êtaient prÊsents chez quelques-uns des premiers habitants.C’est ce qu’on appelle  l’effet fondateur .Or certaines familles de Cândido Godói semblent justement prÊsenter une prÊdisposition hÊrÊditaire aux grossesses gÊmellaires.Des chercheurs ont Êgalement ÊtudiÊ plusieurs variations gÊnÊtiques, notamment autour du gène TP53, mais aucune mutation unique n’explique à elle seule le phÊnomène.Le vÊritable mystère de Cândido Godói n’est donc probablement pas liÊ à Josef Mengele.Il tient plutôt à une question de gÊnÊtique des populations : comment quelques familles fondatrices ont-elles pu transmettre, gÊnÊration après gÊnÊration, une prÊdisposition produisant autant de jumeaux dans un territoire aussi restreint ? HÊbergÊ par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 40s | ||||||
| 10/2/26 | Quelle est l'origine de l'expression "de but en blanc" et du mot "safari" ? | Commençons par  de but en blanc . Aujourd’hui, cette expression signifie parler directement, sans dÊtour, parfois même de manière un peu brusque. Par exemple :  Il lui a demandÊ de but en blanc combien il gagnait. Mais quel rapport avec un  but  et la couleur blanche ?L’expression vient très probablement du vocabulaire de l’artillerie. Autrefois, le mot  but  pouvait dÊsigner le point depuis lequel on tirait, ou la position de tir. Le  blanc , lui, dÊsignait la cible. On retrouve d’ailleurs encore cette idÊe dans l’expression  tirer à blanc , même si le sens est diffÊrent, ou tout simplement dans le mot  blanc  utilisÊ pour une cible à atteindre.Tirer  de but en blanc , c’Êtait donc effectuer un tir direct, à courte distance, en ligne droite, du canon jusqu’à la cible, sans avoir besoin de calculer une trajectoire complexe. Progressivement, l’expression a quittÊ le domaine militaire. L’idÊe du tir direct est devenue celle d’une parole directe : dire quelque chose  de but en blanc , c’est aller droit au but, sans prÊparation ni dÊtour.Le mot  safari , lui, nous fait voyager beaucoup plus loin.Il vient du swahili, langue largement parlÊe en Afrique de l’Est, notamment au Kenya et en Tanzanie. En swahili, safari signifie tout simplement  voyage ,  trajet  ou  expÊdition .Le mot lui-même n’est cependant pas d’origine africaine au sens strict. Il vient de l’arabe safar, qui signifie Êgalement  voyage . Pendant des siècles, les commerçants arabes ont entretenu d’importants Êchanges avec les populations de la côte est-africaine. Le swahili s’est ainsi enrichi de nombreux mots arabes, dont safari.À l’origine, un safari n’avait donc rien à voir spÊcifiquement avec les lions, les ÊlÊphants ou les appareils photo. Il pouvait dÊsigner n’importe quel voyage.C’est au XIXe siècle, avec les explorateurs et chasseurs europÊens parcourant l’Afrique orientale, que le mot est entrÊ dans les langues europÊennes. Il a progressivement pris le sens plus prÊcis d’expÊdition en Afrique, souvent destinÊe à la chasse.Aujourd’hui, le mot Êvoque surtout l’observation des animaux sauvages.Et contrairement à une idÊe assez rÊpandue,  safari  ne signifie pas exactement  bon voyage . Pour souhaiter bon voyage en swahili, on dit  safari njema  : littÊralement,  voyage agrÊable  ou  bon voyage . HÊbergÊ par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 06s | ||||||
| 10/1/26 | Pourquoi les vieux livres sentent-ils le caramel et la vanille ? | Si vous avez dÊjà ouvert un vieux livre dans une bibliothèque ou chez un bouquiniste, vous avez peut-être remarquÊ cette odeur très particulière : un parfum à la fois doux, lÊgèrement sucrÊ, parfois proche de la vanille, du caramel ou même de l’amande.Cette odeur n’est pas ajoutÊe artificiellement. Elle vient tout simplement du vieillissement du papier.Le papier est principalement constituÊ de cellulose, une molÊcule vÊgÊtale formÊe de longues chaÎnes de sucres. Mais surtout dans les livres anciens, il contient aussi souvent de la lignine. La lignine est une substance naturellement prÊsente dans le bois, oÚ elle contribue à rigidifier les plantes.Or, avec le temps, ces molÊcules se dÊgradent progressivement sous l’effet de l’oxygène, de la lumière, de la chaleur et de l’humiditÊ. Les longues chaÎnes chimiques se cassent et produisent alors de petites molÊcules volatiles capables de s’Êchapper du papier et d’atteindre notre nez.Parmi elles, on trouve notamment la vanilline. Comme son nom le laisse deviner, c’est prÊcisÊment l’une des molÊcules responsables de l’odeur caractÊristique de la vanille.D’autres composÊs apparaissent Êgalement, comme le benzaldÊhyde, dont l’odeur rappelle l’amande, ou encore le furfural, qui possède des notes douces pouvant Êvoquer le caramel, le pain ou certains fruits secs.Le parfum d’un vieux livre est donc en rÊalitÊ un vÊritable cocktail chimique.Et ce cocktail varie selon l’âge du livre, la qualitÊ du papier, les encres utilisÊes, les colles de la reliure, les conditions de stockage ou encore l’humiditÊ à laquelle il a ÊtÊ exposÊ. Deux ouvrages du même âge peuvent ainsi ne pas sentir exactement la même chose.Cette odeur peut même fournir des informations aux spÊcialistes de la conservation. En analysant les composÊs organiques volatils Êmis par un livre, il est possible d’obtenir des indications sur l’Êtat de dÊgradation du papier sans avoir besoin de prÊlever ou de dÊtÊriorer une page.Il existe d’ailleurs un paradoxe amusant : si nous apprÊcions souvent cette odeur de vanille et de caramel, elle est en partie le signe que le livre est lentement en train de se dÊcomposer.L’odeur si rÊconfortante d’une bibliothèque ancienne est donc, chimiquement parlant, le parfum du temps qui agit sur le papier. HÊbergÊ par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 1m 53s | ||||||
| 10/1/26 | Pourquoi les doigts se fripent-ils dans l'eau ? | Vous l’avez forcÊment remarquÊ : après être restÊ un certain temps dans un bain, une piscine ou simplement après avoir fait la vaisselle, la peau du bout de nos doigts devient toute fripÊe. Pendant longtemps, on a cru que ce phÊnomène Êtait simplement dÝ à l’eau qui pÊnÊtrait dans la peau et la faisait gonfler. Mais l’explication est en rÊalitÊ beaucoup plus intÊressante.Les doigts qui se fripent dans l’eau sont le rÊsultat d’un mÊcanisme contrôlÊ par notre système nerveux.Lorsque les mains restent immergÊes pendant plusieurs minutes, l’eau traverse lÊgèrement la couche superficielle de la peau. Mais surtout, cette immersion dÊclenche une rÊaction des nerfs du système nerveux autonome, celui qui contrôle automatiquement certaines fonctions de notre corps, comme le rythme cardiaque ou la transpiration.Ces nerfs provoquent alors une contraction des petits vaisseaux sanguins situÊs sous la peau des doigts. En se resserrant, ces vaisseaux diminuent lÊgèrement le volume des tissus sous-cutanÊs. La surface de la peau, elle, conserve presque la même taille. Elle doit donc se plisser pour s’adapter : ce sont les fameuses rides qui apparaissent au bout des doigts.On sait qu’il s’agit bien d’un phÊnomène nerveux grâce à une observation Êtonnante : lorsque certains nerfs d’un doigt sont gravement endommagÊs, ce doigt peut ne plus se friper normalement lorsqu’il est plongÊ dans l’eau.Mais pourquoi notre corps a-t-il dÊveloppÊ ce mÊcanisme ?Une hypothèse avancÊe par des chercheurs est que ces plis pourraient amÊliorer notre capacitÊ à manipuler des objets mouillÊs. Ils joueraient un rôle comparable aux rainures d’un pneu : les sillons permettraient à l’eau de s’Êvacuer plus facilement entre la peau et l’objet.Des expÊriences ont effectivement montrÊ que des personnes ayant les doigts fripÊs pouvaient, dans certaines conditions, saisir plus rapidement des objets mouillÊs que lorsqu’elles avaient les doigts parfaitement lisses.Cela aurait donc pu constituer un petit avantage pour nos ancêtres, notamment lorsqu’ils devaient ramasser de la nourriture dans l’eau ou se dÊplacer sur des surfaces humides. Cette explication Êvolutive reste cependant discutÊe, car toutes les expÊriences n’ont pas retrouvÊ le même avantage.Dernière curiositÊ : les orteils se fripent eux aussi. Le même mÊcanisme pourrait donc avoir contribuÊ à amÊliorer l’adhÊrence des pieds sur des sols mouillÊs.Bref, les doigts fripÊs après un bain ne sont pas simplement une peau gorgÊe d’eau : ils tÊmoignent d’une vÊritable rÊaction orchestrÊe par notre système nerveux. HÊbergÊ par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 1m 55s | ||||||
Showing 25 of 1000
Pitch Fit is a Pro feature
See how bookable this show is for guests, which brands already advertise, the per-episode ad value, and the best-fit guest and sponsor profile. The numbers are blurred on the free plan.
How readily this show books outside guests like you.
How proven this show is for host-read sponsorships.
For Guests
ProFor Advertisers
ProUpgrade to Pro to unlock guest cadence, sponsor categories, fit scores, and per-episode ad value for this show.
Similar Audience Demographics
Podcasts that attract a similar listener profile
Chart history for Choses à Savoir - Culture générale
Peaked at #28 in Canada, currently #28 in Canada.
| Market | Genre | Peak | Current | Trend |
|---|---|---|---|---|
| Canada | — | #28 | #28 | — |
| ID | — | #95 | #95 | — |
| Brazil | — | #108 | #108 | — |
| AR | — | #127 | #127 | — |
Chart Positions
4 placements across 4 markets.
Chart Positions
4 placements across 4 markets.