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| 10/28/26 | TSMC peut-il se passer des terres rares chinoises ? | Pour fabriquer les processeurs les plus avancés du monde, il faut des équipements d'une précision extraordinaire. Mais certains de leurs composants dépendent de matériaux dont la Chine contrôle presque toute la production mondiale. Face aux restrictions commerciales imposées par Pékin, le géant taïwanais TSMC cherche désormais à réduire cette dépendance, jusque dans les moteurs de ses machines industrielles.Selon une enquête de Reuters publiée le 22 octobre, TSMC a commencé à interroger ses fournisseurs sur la possibilité d'utiliser des moteurs électriques fonctionnant sans terres rares dans ses usines de semi-conducteurs. Ces terres rares regroupent dix-sept éléments métalliques utilisés notamment pour fabriquer des aimants permanents très puissants. Grâce à eux, les moteurs peuvent être compacts, précis et efficaces, trois qualités indispensables dans des installations industrielles hautement automatisées. Or, selon l'Agence internationale de l'énergie, la Chine assurait en 2024 environ 60 % de l'extraction mondiale des terres rares destinées aux aimants, mais surtout 91 % de leur raffinage et 94 % de la fabrication des aimants permanents concernés.Cette domination industrielle donne à Pékin un levier commercial considérable. En avril 2025, les autorités chinoises ont instauré de nouvelles restrictions sur l'exportation de certaines terres rares et des aimants qui en contiennent. Les entreprises étrangères doivent obtenir des licences, avec des délais parfois importants. D'autres restrictions annoncées en octobre 2025 ont été suspendues jusqu'au 10 novembre 2026.Pour TSMC, le risque concerne moins la composition des puces électroniques que les machines nécessaires à leur fabrication. Dans ses usines, des équipements automatisés déplacent et positionnent des composants avec une extrême précision. Si une pièce essentielle devient difficile à remplacer, ce sont les opérations de maintenance ou l'installation de nouvelles lignes de production qui peuvent être retardées. Des moteurs utilisant d'autres technologies existent déjà, notamment des systèmes à induction ou utilisant des aimants en ferrite. Mais ils ne peuvent pas nécessairement remplacer directement les modèles actuels : leurs dimensions, leur rendement et leur précision peuvent différer.Les discussions engagées par TSMC restent donc exploratoires. Aucune adoption généralisée de moteurs sans terres rares n'a été annoncée. En parallèle, Taïwan soutient un projet de production locale piloté par son institut de recherche industrielle. L'objectif annoncé est de créer, d'ici trois ans, une installation capable de couvrir environ la moitié des besoins taïwanais en terres rares. La dépendance à la Chine concerne aussi l'Europe, dont les industries automobile, électronique et énergétique utilisent ces mêmes matériaux. Pour TSMC, qui fabrique notamment des processeurs destinés à Apple et Nvidia, la sécurité de ses approvisionnements devient aussi stratégique que la maîtrise de ses technologies de gravure.Source : Reuters Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 3m 02s | ||||||
| 10/27/26 | L'IA va-t-elle relancer le nucléaire ? | Aux États-Unis, une centrale nucléaire fermée depuis quatre ans s'apprête à reprendre du service. Son démantèlement avait même commencé. Et ce retour inattendu s'explique en partie par les besoins électriques de l'intelligence artificielle, qui pousse désormais les géants de la technologie à investir dans des infrastructures énergétiques longtemps considérées comme dépassées.Trois réacteurs américains sont concernés par des projets de redémarrage, soutenus par des prêts fédéraux pouvant atteindre 4,4 milliards de dollars. Ensemble, ils représentent une puissance de 2 250 mégawatts, soit approximativement l'équivalent de deux réacteurs nucléaires français classiques. Le premier se trouve à Palisades, dans le Michigan. Arrêté en 2022 pour des raisons économiques, il fait aujourd'hui l'objet d'importants travaux de remise en état. Son exploitant espère reprendre la production en mars 2027, sous réserve des autorisations nécessaires. Le deuxième est situé sur le site de Three Mile Island, en Pennsylvanie. Il s'agit du réacteur numéro un, fermé en 2019, et non de celui qui avait subi un grave accident nucléaire en 1979. Rebaptisé Crane, il devrait produire de l'électricité à partir de 2027, notamment dans le cadre d'un contrat de vingt ans signé avec Microsoft. Enfin, dans l'Iowa, la centrale de Duane Arnold pourrait redémarrer en 2029. Google s'est engagé à acheter sa production pour accompagner le développement de ses infrastructures numériques.Pourquoi cet intérêt soudain ? Parce que les centres de données qui entraînent et exploitent les modèles d'intelligence artificielle consomment énormément d'électricité. Leurs serveurs fonctionnent jour et nuit, et leurs systèmes de refroidissement exigent eux aussi beaucoup d'énergie. Le nucléaire offre une production importante, relativement stable et peu émettrice de CO₂. Mais construire une centrale neuve prend généralement de nombreuses années. Redémarrer des installations existantes pourrait donc permettre de répondre plus rapidement à la demande.Encore faut-il que ces réacteurs obtiennent toutes les autorisations de sûreté. Réparer des équipements anciens, remplacer certains composants et remettre en service des installations parfois partiellement démantelées représentent des opérations complexes. Aucun des trois redémarrages n'est encore acquis. Ces projets soulèvent également une question économique : faut-il mobiliser plusieurs milliards de dollars de financements publics pour répondre à une demande portée notamment par des entreprises technologiques parmi les plus riches du monde ?Source : APNews Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 33s | ||||||
| 10/26/26 | L'Europe recule-t-elle sur le tout-électrique ? | En 2035, les constructeurs automobiles européens devaient pratiquement tourner la page des voitures neuves à essence et diesel. Mais cette échéance, présentée comme un tournant historique pour l'industrie, fait désormais l'objet de nouvelles négociations. Et un compromis défendu au Parlement européen pourrait finalement permettre de commercialiser des véhicules thermiques et hybrides au-delà de cette date. Le 20 octobre, les représentants de trois grandes familles politiques européennes, les conservateurs, les sociaux-démocrates et les libéraux, ont négocié un accord pour assouplir les objectifs de réduction du CO₂ imposés aux constructeurs automobiles.Jusqu'ici, la réglementation prévoit une baisse de 100 % des émissions moyennes des voitures neuves à partir de 2035, par rapport à 2021. La Commission européenne avait déjà proposé de ramener cette exigence à 90 %, moyennant des compensations environnementales. Le nouveau compromis parlementaire va plus loin. Il prévoit une réduction de 95 %, avec des crédits accordés aux constructeurs qui utilisent de l'acier bas carbone fabriqué en Europe. En tenant compte de ce mécanisme, l'effort demandé sur les émissions des véhicules pourrait descendre jusqu'à 87,5 %.Concrètement, les constructeurs pourraient conserver une partie de leurs modèles thermiques et hybrides dans leur catalogue. Mais il ne s'agit pas d'un quota fixe de voitures essence ou diesel : les objectifs portent sur les émissions moyennes de l'ensemble des véhicules neufs vendus par chaque constructeur. Cette négociation reflète les difficultés de l'industrie automobile européenne. Les fabricants doivent financer leur transition vers l'électrique, alors que la concurrence chinoise se renforce et que certains marchés progressent moins rapidement que prévu.La France et l'Allemagne défendent elles aussi davantage de souplesse, avec toutefois des priorités différentes. Berlin souhaite préserver des possibilités pour les motorisations thermiques et hybrides. Paris insiste particulièrement sur la fabrication européenne des véhicules et de leurs composants, afin que les aides publiques soutiennent aussi l'industrie locale. Le compromis a franchi une étape le 22 octobre, avec son adoption dans les commissions parlementaires des Transports et de l'Industrie. Mais la discussion reste ouverte : d'autres étapes parlementaires sont nécessaires, puis un accord devra être trouvé avec les États membres.Pour les automobilistes français, aucune interdiction nouvelle ni autorisation supplémentaire ne découle donc de ces négociations. Et les voitures thermiques déjà en circulation ne sont pas concernées par l'objectif européen de 2035, qui vise les ventes de véhicules neufs. Le problème concerne surtout les industriels. Concevoir une nouvelle génération de véhicules nécessite des années d'investissement, depuis les batteries jusqu'aux chaînes de production. Or les constructeurs doivent prendre ces décisions aujourd'hui, alors que les règles applicables dans moins de dix ans font encore débat.Source : Reuters Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 54s | ||||||
| 10/25/26 | Le magnétisme va-t-il révolutionner nos ordinateurs ? | Dans les laboratoires de physique, les chercheurs s'intéressent à une propriété des électrons qui pourrait permettre de fabriquer des composants informatiques plus rapides et moins énergivores. Et pour l'exploiter, ils viennent d'identifier un matériau aux propriétés magnétiques particulièrement intéressantes. Cette découverte provient notamment de l'université de Floride centrale, aux États-Unis. Une équipe dirigée par le physicien Madhab Neupane a mis en évidence un phénomène appelé altermagnétisme, dans un cristal composé de cobalt, de tantale et de sélénium. Les résultats ont été publiés en août 2026 dans la revue scientifique Nature Communications.Pour comprendre l'intérêt de cette découverte, il faut d'abord parler du fonctionnement de nos ordinateurs. Aujourd'hui, les processeurs manipulent essentiellement des charges électriques. Des milliards de transistors contrôlent le passage du courant pour effectuer des calculs et traiter l'information. Mais cette activité consomme de l'énergie et produit de la chaleur, deux contraintes majeures lorsqu'on cherche à augmenter la puissance des machines. Les physiciens explorent donc une autre propriété de l'électron : son spin. On peut l'imaginer comme une minuscule orientation magnétique, susceptible de représenter ou de transporter de l'information. Cette approche porte un nom : la spintronique.Le problème vient des matériaux utilisés. Les aimants classiques produisent des champs magnétiques qui peuvent perturber les composants voisins. D'autres matériaux possèdent des orientations magnétiques opposées qui se compensent, mais ils n'offrent pas toujours les propriétés électroniques nécessaires. L'altermagnétisme présente une combinaison intéressante : les effets magnétiques se compensent à l'échelle du matériau, tandis que certains électrons conservent des caractéristiques de spin exploitables. Les chercheurs américains ont justement détecté cette signature dans un cristal formé de couches très fines. En analysant les électrons émis par sa surface sous l'effet de la lumière, ils ont observé un comportement conforme aux calculs théoriques. Cette structure feuilletée constitue un avantage supplémentaire, puisqu'elle pourrait permettre de modifier et d'étudier plus facilement les propriétés du matériau.Il reste cependant un obstacle important. L'ordre magnétique observé disparaît au-delà d'environ moins 95 degrés Celsius. Il faudra donc trouver des matériaux présentant des propriétés comparables à température ambiante avant d'envisager des applications courantes. Et aucune puce informatique utilisant cette découverte n'a encore été présentée. L'intérêt de ces travaux réside surtout dans les possibilités de recherche qu'ils ouvrent : mieux comprendre comment contrôler le spin des électrons, puis éventuellement exploiter cette propriété dans de nouvelles mémoires ou de nouveaux circuits.Source : Eurekalert Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 56s | ||||||
| 10/22/26 | Qui profite de la pollution en Albanie ? | Dans une ville d'Albanie, une petite fille de huit ans raconte que tous les enfants de sa classe toussent. Sa mère explique que lorsqu'ils se mouchent, leurs mouchoirs deviennent noirs. À quelques kilomètres de là, une ancienne enseignante montre les radiographies de ses poumons abîmés. Bienvenue à Elbasan, une ville industrielle où la pollution est devenue une réalité quotidienne.En octobre 2026, une enquête de l'Agence France-Presse révèle comment les problèmes environnementaux de cette région s'entremêlent avec un vaste système de corruption, impliquant des responsables publics, des entrepreneurs et des sociétés établies à l'étranger. L'été dernier, des incendies dans un complexe industriel ont conduit les inspecteurs à découvrir 318 tonnes de poussières toxiques entreposées sans dispositif contractuel garantissant leur élimination sécurisée. Dans cette région marquée par l'industrie métallurgique, les déchets peuvent contenir du chrome, du nickel et du zinc. Ils menacent non seulement l'air, mais aussi les cours d'eau utilisés pour irriguer les cultures.Pourtant, mesurer précisément l'ampleur du problème relève presque de l'impossible. Des équipements de surveillance de la qualité de l'air, financés notamment grâce à une aide européenne de 400 000 euros, sont restés hors service faute d'entretien. Sans mesures régulières, les habitants disposent de peu de données pour connaître leur exposition réelle. Et l'affaire prend une autre dimension lorsqu'on examine les investissements destinés à traiter les déchets. À partir de 2017, près de 150 millions d'euros de fonds publics ont été engagés dans trois projets d'incinérateurs. Celui d'Elbasan n'a pratiquement pas fonctionné. Celui de Fier n'a jamais été opérationnel. Quant à celui de Tirana, évalué à environ 100 millions d'euros, il n'a tout simplement jamais été construit.Les enquêtes judiciaires ont mis au jour des circuits financiers complexes, des sociétés-écrans et des soupçons de blanchiment. Un ancien ministre de l'Environnement a été emprisonné pour corruption. D'autres protagonistes sont poursuivis, tandis que certains contestent les accusations portées contre eux. L'affaire dépasse les frontières albanaises. Le pays souhaite rejoindre l'Union européenne, qui exige des progrès en matière de protection environnementale et de lutte contre la corruption. Mais les conséquences se font déjà sentir dans les quartiers voisins des usines. Les particules fines inhalées pendant des années augmentent les risques de maladies respiratoires, même si l'absence de données locales empêche de mesurer précisément les dommages sanitaires.Source : AFP Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 41s | ||||||
| 10/21/26 | Un robot transforme le sol en batterie ? | Des chercheurs de l’université Fudan, à Shanghai, ont fabriqué un microrobot capable de produire de l’électricité en marchant sur certains métaux. Le sol ne devient pas réellement une batterie : il fournit l’un des réactifs d’une minuscule cellule électrochimique installée sous les pieds de la machine.Le problème visé est celui des robots miniatures. Lorsque leur taille diminue, celle de leur batterie doit suivre, mais l’emballage, les connexions et les matériaux nécessaires occupent alors une proportion croissante du volume disponible. Les chercheurs calculent ainsi qu’un robot de 1,7 gramme alimenté par une batterie classique ne fonctionnerait que quelques minutes ; viser deux heures imposerait une batterie totalement irréaliste à cette échelle. L’équipe chinoise a donc déplacé une partie de la source d’énergie vers l’environnement. Sous le pied du robot se trouve une membrane de polyacrylate de potassium associée à une couche de platine et de carbone. Lorsqu’elle touche une surface réactive comme du zinc ou de l’aluminium, le métal libère des électrons tandis que l’oxygène et l’humidité de l’air participent à la réaction électrochimique. Le contact suffit alors à produire du courant.Sur du zinc, le dispositif atteint jusqu’à 133 milliwatts par centimètre carré, et 103 sur de l’aluminium. L’étude publiée dans National Science Review rapporte plus de 10 000 pas alimentés par cette méthode. La membrane joue également le rôle de capteur : le signal change selon le matériau et sa rugosité, ce qui pourrait permettre au robot de reconnaître les surfaces les plus intéressantes pour continuer à s’alimenter. Cette autonomie n’est cependant pas gratuite. Le procédé ne fonctionne pas sur n’importe quel sol et, surtout, le métal utilisé comme support est chimiquement consommé : il joue en quelque sorte le rôle de l’électrode sacrifiée d’une pile. Pour franchir une zone qui ne fournit aucune énergie, comme du verre ou du plastique, les chercheurs ont donc associé au système un petit supercondensateur. Le titre d’un robot qui « transforme le sol en batterie » masque finalement une idée plus intéressante : ne plus obliger une machine miniature à transporter toute son énergie.Source : National Science Review Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 46s | ||||||
| 10/20/26 | Des panneaux solaires fonctionnent 10m sous l'eau ? | Des chercheurs ont réussi à charger une batterie avec des cellules solaires placées à dix mètres sous la mer de Chine méridionale. Leur secret consiste à fabriquer une cellule qui ne cherche plus à capter toute la lumière du Soleil, mais uniquement les couleurs qui réussissent encore à traverser l’eau.Sous la surface, la lumière change très vite. L’eau absorbe fortement le rouge et l’infrarouge ; à plusieurs mètres de profondeur subsistent surtout des longueurs d’onde bleues et vertes. Un panneau classique en silicium n’est donc pas optimisé pour ce spectre. Des chercheurs principalement basés à l’université du Yunnan ont développé une cellule en pérovskite dont la composition est ajustée pour ces photons. Sa bande interdite, qui détermine notamment les couleurs de lumière utilisables par le matériau, atteint environ 1,96 électronvolt.En laboratoire, sous un éclairage reproduisant celui qui subsiste à dix mètres, la cellule a atteint un rendement de 34,71 %. Attention à ce chiffre spectaculaire : cela ne signifie pas qu’elle transforme 34,71 % de toute l’énergie solaire tombant à la surface de l’océan. Le calcul porte uniquement sur la lumière, beaucoup plus faible, qui atteint effectivement la cellule après avoir été filtrée par l’eau. L’équipe est ensuite sortie du laboratoire. Près de l’île de Weizhou, des modules installés sur un petit robot sous-marin ont fonctionné à deux, six puis dix mètres de profondeur. À dix mètres, ils ont produit 324 milliwattheures en deux heures, assez pour démontrer la recharge de petites batteries lithium-ion.Les chercheurs estiment également, à partir d’essais accélérés de vieillissement, que leurs cellules pourraient conserver 80 % de leurs performances pendant environ cinq ans et demi. Ce n’est donc pas encore une durée de vie observée pendant cinq ans en mer. Autre limite : les cellules utilisent une pérovskite contenant du plomb. Elles sont encapsulées et les premiers tests n’ont montré qu’une fuite négligeable, mais la sécurité environnementale à long terme devra être démontrée avant une utilisation massive.Source : https://cen.acs.org/energy/solar-power/perovskite-solar-cells-underwater-submerged/104/web/2026/09?sc=230901_cenrssfeed_eng_Energyrss_cen Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 30s | ||||||
| 10/19/26 | Une éolienne de 365 m de haut en Allemagne ? | L’éolienne la plus haute du monde, selon son constructeur, ne possède pas un rotor géant ni une puissance record. Sa particularité est ailleurs : son moyeu est installé à 300 mètres du sol pour aller chercher un vent plus fort et surtout plus régulier.Le prototype se trouve à Schipkau, dans le Brandebourg, au cœur d’une ancienne région minière de lignite. Construit par l’entreprise allemande GICON avec le soutien de l’agence fédérale d’innovation SPRIND, il atteint 365 mètres lorsque l’une de ses pales est à la verticale. C’est davantage que la tour Eiffel avec son antenne, et seulement trois mètres de moins que la tour de télévision de Berlin. Pourtant, la turbine installée au sommet n’affiche que 3,8 mégawatts, une puissance assez ordinaire pour une éolienne terrestre moderne. Le pari repose entièrement sur l’altitude. Plus on monte, plus le vent tend à devenir rapide et régulier. GICON estime qu’à diamètre de rotor identique, sa machine pourrait produire environ deux fois plus d’électricité qu’une éolienne conventionnelle installée beaucoup plus bas. Ce chiffre reste pour l’instant une projection du constructeur : le prototype doit être officiellement mis en service en novembre et ses performances réelles devront encore être mesurées. La construction elle-même est particulière. La tour comporte une large structure extérieure en treillis et une partie intérieure télescopique. Une fois la turbine et ses pales montées, ce mât intérieur a été hissé par câbles jusqu’à placer le moyeu à 300 mètres, évitant d’avoir à utiliser une grue capable de travailler directement à cette altitude.GICON imagine désormais installer ce type de machines au milieu de parcs déjà existants, au-dessus des éoliennes conventionnelles. L’entreprise évoque jusqu’à 4 000 unités potentielles en Allemagne, tandis que de futures versions dépasseraient sept mégawatts. Ce sont encore des ambitions industrielles, pas des projets acquis.Source : Renewablesnow Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 10s | ||||||
| 10/18/26 | Toyota veut rendre le moteur thermique écolo avec de l'essence renouvelable ? | Toyota veut que certaines voitures thermiques puissent encore être considérées comme « zéro émission » en Europe après 2035, à condition qu’elles ne fonctionnent qu’avec des carburants renouvelables. Une proposition qui change moins le moteur que la manière de compter son carbone. Le constructeur appelle cette catégorie VEEF, pour « véhicules fonctionnant exclusivement avec des carburants éligibles ». Il demande à Bruxelles de reconnaître ces voitures dans la réglementation européenne au même titre que des véhicules zéro émission, si elles utilisent uniquement des biocarburants ou carburants de synthèse répondant aux critères européens de durabilité.Un essai grandeur nature a déjà commencé en Espagne. Depuis juillet, Toyota, BMW, Bosch et Repsol font rouler une vingtaine de véhicules de série avec Nexa 95, une essence produite à partir de matières premières renouvelables. Les moteurs et les stations-service n’ont pas besoin d’être modifiés. Bosch vérifie numériquement que les voitures participantes utilisent bien le carburant prévu. Mais « renouvelable » ne signifie pas « sans CO₂ à l’échappement ». Lorsqu’elle brûle, cette essence libère toujours du carbone. L’intérêt climatique se calcule sur l’ensemble de son cycle de vie : le carbone absorbé ou récupéré en amont doit compenser une partie de celui rejeté ensuite. Repsol revendique une réduction nette supérieure à 70 % par rapport à l’essence fossile, un chiffre qui dépend notamment des matières premières et de l’énergie utilisée pour fabriquer le carburant.C’est précisément là que se trouve le débat réglementaire. La législation européenne actuellement en vigueur impose encore une réduction de 100 % des émissions moyennes des voitures neuves en 2035. Mais la Commission a déjà proposé de ramener cet objectif à 90 %, avec des mécanismes de compensation faisant notamment intervenir biocarburants et e-fuels. Ce texte n’est pas encore définitivement adopté. Toyota veut aller plus loin en donnant aux VEEF un statut spécifique. La limite sera probablement celle des ressources. L’Agence internationale de l’énergie rappelle que les déchets, résidus et autres matières premières réellement durables disponibles pour les biocarburants sont limités et déjà convoités par l’aviation, le transport maritime et l’industrie.Source : Clubic Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 28s | ||||||
| 10/15/26 | Les politiques soutiennent le plastique plutôt que le recyclage ? | Sur les emballages, les industriels les plus spécialisés dans le lobbying auraient dépensé près de soixante fois plus que les associations environnementales en 2025. Le chiffre vient d’une enquête de Zero Waste France fondée sur les déclarations officielles des représentants d’intérêts.L’association, avec Ecolobby, a passé six mois à examiner le registre de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Elle y a identifié 125 organisations déclarant des actions d’influence en lien avec les emballages. La comparaison la plus précise concerne les acteurs qui consacrent plus de la moitié de leur activité de lobbying à ce sujet. Ils sont 34 : 32 entreprises ou organisations industrielles, et seulement deux associations environnementales, Zero Waste France et Surfrider.Les premiers déclarent environ 2,5 millions d’euros de dépenses annuelles. Les deux associations, 43 000 euros. Un rapport de près de 58 pour un. Si l’on élargit à tous les acteurs ayant mentionné les emballages parmi leurs sujets d’influence, les budgets globaux atteignent 24,3 millions d’euros du côté industriel contre 1,3 million pour les ONG. Mais cette deuxième comparaison doit être maniée avec prudence : tout cet argent n’est pas nécessairement consacré aux emballages.Le lobbying n’est d’ailleurs ni interdit ni, en soi, anormal. Entreprises, associations et syndicats ont le droit de défendre leurs intérêts auprès des pouvoirs publics. Le problème soulevé par Zero Waste France est l’asymétrie des moyens au moment où la France peine à réduire ses emballages jetables : plus de 110 milliards d’emballages ménagers à usage unique seraient encore mis sur le marché chaque année. L’association étudie notamment la suppression ou la modification de plusieurs mesures concernant la fiscalité, le réemploi ou les interdictions de certains emballages. Elle attribue une partie de ces reculs à l’action des industriels. Cette causalité reste cependant difficile à démontrer avec les seules déclarations de la HATVP. Elles permettent de savoir qui intervient, sur quels textes et avec quels moyens ; elles ne prouvent pas qu’un amendement ou qu’un arbitrage gouvernemental résulte exclusivement de ce lobbying.Source : Zero Waste France Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 32s | ||||||
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| 10/14/26 | Les tribunaux vont-ils sauver la nature et le climat ? | La politique climatique peut ralentir, mais une partie des engagements pris depuis des années continue désormais sa route devant les tribunaux.L’exemple le plus récent vient d’Australie. Le 7 octobre, la Haute Cour a donné raison à un collectif qui contestait l’extension de la mine de charbon de Mount Pleasant, en Nouvelle-Galles du Sud. Le dossier portait notamment sur les émissions produites lorsque le charbon exporté sera ensuite brûlé à l’étranger : elles représentent plus de 98 % des émissions associées au projet. Cette affaire s’inscrit dans un phénomène devenu mondial. Selon le Grantham Research Institute de la London School of Economics, plus de 3 600 contentieux climatiques avaient été recensés depuis 1986 à la fin de 2025, dans 62 pays. Plus des trois quarts ont été engagés depuis l’accord de Paris de 2015.Ces procès ne portent pas tous sur la même chose. Certains cherchent à contraindre un État à respecter ses propres objectifs, d’autres contestent des projets fossiles, des publicités environnementales ou tentent d’établir la responsabilité d’entreprises. Le droit international renforce également ce mouvement. Ces dernières années, le Tribunal international du droit de la mer, la Cour interaméricaine des droits de l’homme et la Cour internationale de Justice ont précisé les obligations des États face au changement climatique. Certains de ces textes sont des avis consultatifs : ils ne fonctionnent pas comme une condamnation directement exécutoire, mais leurs raisonnements peuvent ensuite nourrir des décisions nationales.L’Europe en fournit déjà un exemple. En 2024, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la Suisse pour insuffisance de son cadre climatique. En France, le Conseil d’État avait imposé au gouvernement de prendre des mesures supplémentaires dans l’affaire Grande-Synthe, avant de clore le contentieux en 2025 après avoir jugé les résultats et mesures suffisamment crédibles pour respecter l’objectif contrôlé. Mais les juges ne remplacent pas les gouvernements. Le rapport de la LSE souligne lui-même qu’une victoire judiciaire ne se transforme pas automatiquement en baisse des émissions : budgets, lois, infrastructures et exécution restent nécessaires.Source : Reuters Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 03s | ||||||
| 10/13/26 | Les satellites à la rescousse des agriculteurs et de la nature ? | Les agriculteurs français pourraient encore économiser jusqu’à environ 30 % de certains apports d’eau grâce à une irrigation mieux pilotée. Mais les chercheurs préviennent : aucun satellite ni capteur ne suffira si les cultures restent mal adaptées aux ressources disponibles. Cette semaine, un millier de spécialistes de l’irrigation venus de 75 pays se réunissent à Marseille pour le congrès international de l’ICID. Parmi les sujets étudiés : la télédétection, les capteurs et les équipements permettant d’apporter l’eau plus précisément. Dans un champ, des sondes peuvent mesurer l’humidité du sol et signaler le moment où une plante commence réellement à manquer d’eau. Dans les vignobles, certains dispositifs suivent directement le flux de sève pour détecter un stress hydrique avant qu’il n’affecte le rendement ou la qualité.Les satellites apportent une autre échelle. En observant de grandes surfaces régulièrement, la télédétection peut suivre l’état de la végétation, estimer ses besoins et documenter l’évolution des ressources hydriques. Elle permet donc de décider non seulement combien arroser, mais aussi quelles parcelles doivent être prioritaires. Sami Bouarfa, chercheur à l’INRAE et l’un des organisateurs scientifiques du congrès, estime que l’agriculture irriguée dispose encore d’une marge d’amélioration de l’ordre de 30 % grâce à ces technologies. Ce chiffre doit être compris comme un potentiel d’optimisation, pas comme une baisse garantie de 30 % de la consommation agricole française.Car économiser chaque goutte ne résout pas la question de fond. L’INRAE souligne aussi qu’il faut revoir les cultures et leur localisation. Le maïs représentait environ 40 % de l’irrigation française il y a vingt ans, contre 30 % aujourd’hui. Dans certaines régions, déplacer une culture ou choisir une variété plus adaptée peut éviter de devoir irriguer davantage. Cette réflexion devient urgente après un début d’automne marqué par une sécheresse exceptionnelle des sols et des précipitations très déficitaires en septembre.Source : GEO Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 06s | ||||||
| 10/12/26 | Le minerai d'argent va révolutionner la technologie solaire ? | Des chercheurs de Barcelone ont augmenté le rendement d’une cellule solaire en l’empêchant, paradoxalement, de laisser repartir trop de lumière. Leur prototype passe de 18,23 à 19,08 % de rendement.L’expérience a été menée à l’Institut de sciences photoniques de Barcelone, l’ICFO, sur une cellule solaire organique. La particularité du dispositif vient d’une électrode avant formée d’une couche d’argent extrêmement mince, seulement six nanomètres, associée à une seconde électrode en argent placée à l’arrière. Entre les deux se forme une sorte de cavité optique. Une cellule photovoltaïque ne transforme jamais toute la lumière qu’elle reçoit en électricité. Une petite partie de l’énergie absorbée est notamment réémise sous forme de photons. Le problème vient de la géométrie : la lumière solaire arrive essentiellement d’une direction très précise, alors que la cellule peut réémettre sa lumière dans beaucoup plus de directions.La cavité conçue à Barcelone modifie ce comportement. Elle reste suffisamment transparente pour laisser entrer la lumière solaire presque perpendiculairement, mais réfléchit davantage les photons qui tentent de ressortir sur les côtés. Leur cône d’émission se resserre, ce qui réduit une partie des pertes dites de Boltzmann et augmente simultanément la tension et le courant produits.Le gain expérimental reste modeste : moins d’un point de rendement. Il ne faut surtout pas confondre ce résultat avec les 43 % parfois associés à cette recherche. Ce chiffre est une estimation théorique de ce qu’une cellule à simple jonction pourrait approcher dans des conditions idéales si son émission lumineuse pouvait être extrêmement bien contrôlée. Le prototype actuel en est donc très loin. Il utilise en plus une cellule organique de laboratoire, et l’application de ce principe à des panneaux commerciaux en silicium reste à démontrer.Source : Clubic Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 01s | ||||||
| 10/11/26 | L'Europe négocie avec la Chine sur les hybrides et terres rares ? | L’Europe est parvenue à freiner l’arrivée des voitures hybrides chinoises tout en demandant à Pékin de faciliter l’accès à une autre ressource dont son industrie dépend encore massivement : les terres rares.Le compromis a été négocié les 8 et 9 octobre à Pékin entre le commissaire européen au Commerce Maroš Šefčovič et le ministre chinois Wang Wentao. Il intervient deux ans après l’instauration par l’Union européenne de droits compensateurs sur les voitures entièrement électriques fabriquées en Chine. Ces surtaxes peuvent atteindre 35,3 % en plus du droit de douane ordinaire de 10 %. Les hybrides, eux, n’étaient pas concernés. Les constructeurs chinois ont donc fortement développé cette catégorie en Europe. Bruxelles redoutait que l’hybride ne devienne une nouvelle voie d’entrée massive sur son marché.Le 9 octobre, Šefčovič a expliqué que l’accord devrait réduire de plus de moitié les exportations futures d’hybrides et d’hybrides rechargeables par rapport à leur trajectoire sans restriction. Depuis, les modalités se sont précisées : le dispositif devrait partir autour de 350 000 véhicules, avec une progression encadrée les années suivantes. Pékin présente pourtant l’accord autrement. Le ministère chinois du Commerce rappelle que l’Union avait importé 302 000 hybrides chinois en 2025 et affirme que le nouveau mécanisme permettra une progression par rapport à ce niveau. Les deux présentations ne sont pas nécessairement contradictoires : les volumes pourront continuer à augmenter tout en restant très inférieurs à ce qu’ils seraient devenus sans limitation.Dans le même ensemble de négociations, la Chine a promis de faciliter les licences permettant l’exportation vers l’Europe de terres rares et surtout d’aimants permanents. Ce n’est pas une suppression des contrôles : Pékin conserve le pouvoir d’autoriser chaque exportation. Cette dépendance explique le rapport de force. En 2024, la Chine assurait environ 91 % du raffinage mondial des terres rares utilisées dans les aimants et 94 % de la fabrication des aimants permanents concernés.Source : Reuters Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 04s | ||||||
| 10/8/26 | La plus grande batterie du monde dépasse la taille d'une pyramide ? | En Chine, une batterie haute de 148 mètres stocke de l’électricité sans lithium, simplement en soulevant puis en redescendant de lourdes masses.Le système s’appelle Rudong EVx. Installé dans la province du Jiangsu, près de Shanghai, il ressemble davantage à un immeuble industriel d’une cinquantaine d’étages qu’à une batterie traditionnelle. Sa hauteur dépasse légèrement les 146,6 mètres qu’atteignait à l’origine la pyramide de Khéops. Mais le terme « batterie » désigne ici une fonction, pas une chimie. Lorsque le réseau dispose d’un excédent d’électricité, notamment provenant du parc éolien voisin, des moteurs utilisent cette énergie pour monter de lourdes masses à l’intérieur du bâtiment. Lorsqu’il faut restituer l’électricité, ces masses redescendent et entraînent des générateurs. L’énergie électrique est ainsi transformée en énergie potentielle gravitationnelle, puis récupérée plus tard.Le principe est proche de celui des stations hydroélectriques de pompage, qui remontent de l’eau dans un réservoir. Rudong remplace simplement l’eau et la montagne par une structure verticale et des masses solides. L’installation peut fournir 25 mégawatts et stocker 100 mégawattheures, soit quatre heures à pleine puissance. Energy Vault, l’entreprise suisse qui a développé la technologie avec ses partenaires chinois, annonce un rendement aller-retour supérieur à 80 % et une durée de vie d’environ 35 ans. Ces deux chiffres restent des performances communiquées par l’entreprise.Rudong a été raccordé au réseau fin 2023 puis testé et mis en service en 2024. Il faut donc relativiser l’idée d’une nouveauté apparue cette semaine. Et surtout, ce n’est pas « la plus grande batterie jamais construite » si l’on compare toutes les technologies : des installations électrochimiques de plusieurs gigawattheures existent déjà. Rudong est surtout présenté comme le premier système commercial de stockage gravitaire de cette échelle hors pompage hydraulique.Source : Futura Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 18s | ||||||
| 10/7/26 | Limiter le réchauffement à +1,5 suppose de profondément changer nos vies ? | Décarboner les usines, produire davantage d’électricité renouvelable et électrifier l’économie ne suffiraient pas, à eux seuls, à rapprocher l’Europe d’une trajectoire climatique à 1,5 degré. Il faudrait aussi modifier profondément certains usages quotidiens. C’est la conclusion des travaux de Stephanie Cap, chercheuse en écologie industrielle à l’université de Leyde, aux Pays-Bas. Son équipe a modélisé l’évolution de l’empreinte carbone des ménages en Allemagne, Espagne, Hongrie, Lettonie et Suède, en supposant parallèlement une forte décarbonation de l’industrie.Les chercheurs ont testé 47 changements de consommation. Trois familles ressortent nettement : utiliser beaucoup moins les voitures thermiques, abandonner les chauffages fonctionnant aux énergies fossiles et réduire fortement la consommation de produits animaux. Mais leur résultat le plus frappant concerne l’échelle nécessaire. Dans les pays étudiés aux empreintes les plus élevées, les scénarios pour 2030 supposent qu’au moins 87 % de la population adopte simultanément un ensemble de changements. En Espagne et en Hongrie, la proportion nécessaire descend autour de 50 à 60 %.Il ne s’agit pourtant pas d’une étude affirmant que chacun doit simplement faire davantage d’efforts. Stephanie Cap insiste au contraire sur les conditions matérielles. Demander à quelqu’un d’abandonner sa voiture fonctionne mal sans transports publics ; remplacer un chauffage fossile suppose des logements et des réseaux adaptés. Entreprises et pouvoirs publics déterminent donc largement quelles décisions deviennent réellement possibles. Les résultats doivent aussi être maniés avec prudence. La France n’est pas étudiée, les modèles utilisent une année de référence 2015 et des trajectoires de décarbonation élaborées plusieurs années auparavant. Il s’agit de scénarios exploratoires, pas d’une prédiction de ce que feront les Européens.Et depuis, le contexte climatique s’est encore durci. En septembre, le Programme des Nations unies pour l’environnement a estimé qu’un dépassement temporaire de 1,5 degré était désormais pratiquement inévitable. L’objectif consiste donc de plus en plus à limiter ce dépassement puis à faire redescendre la température.Source : GEO Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 19s | ||||||
| 10/6/26 | Un papier peint produit de l'électricité grâce à l'humidité de l'air ? | Des chercheurs américains ont transformé un simple support en papier en générateur électrique alimenté par l’humidité d’une pièce. La puissance reste minuscule, mais elle suffit déjà à faire fonctionner certains appareils électroniques. Le prototype vient de l’université de Binghamton, dans l’État de New York. Son principe repose sur des générateurs dits « moist-electric » : au lieu d’utiliser le Soleil ou le mouvement, ils exploitent la circulation de l’eau absorbée directement dans l’air.Chaque petit module mesure environ deux centimètres de côté. Sur ses bords, de la glycérine attire la vapeur d’eau. Au centre, un polymère et une zone traitée à la cire organisent son déplacement puis son évaporation. Cette circulation maintient une différence de concentration en ions entre les zones humides et plus sèches, ce qui crée une tension électrique. Un module a produit environ 0,34 volt et une puissance de 2,2 microwatts par centimètre carré à 80 % d’humidité relative. Ce niveau reste beaucoup trop faible pour alimenter l’éclairage ou l’électroménager d’une maison.L’intérêt apparaît lorsqu’on multiplie les cellules. Les chercheurs en ont assemblé 1 596 sur une même surface, avec les connexions électriques cachées derrière. À seulement 38 % d’humidité, cet ensemble a pu alimenter un clavier sans fil. Durant l’expérience, il a également fait passer l’humidité ambiante de 38 à 32 %, puisque l’eau de l’air constitue précisément son carburant. Ce deuxième effet intéresse particulièrement l’équipe. Dans un bâtiment, chauffage, ventilation et climatisation consomment déjà de l’énergie pour contrôler l’humidité. Un revêtement capable d’en absorber une partie tout en produisant quelques microwatts pourrait un jour alimenter directement des capteurs de température, d’humidité ou d’autres objets connectés installés dans les murs. Mais nous en sommes encore à la phase de laboratoire. La durabilité sur plusieurs années, le coût d’une fabrication à grande échelle et les performances dans des conditions réelles restent à démontrer.Source : TechXplore Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 16s | ||||||
| 10/5/26 | Bientôt une batterie qui se charge à 100% en 5 minutes ? | Une batterie expérimentale au sodium vient de supporter un régime de charge correspondant théoriquement à quatre minutes, sans utiliser de lithium. Mais le résultat le plus important concerne peut-être moins la vitesse que la manière dont les chercheurs ont maîtrisé le sodium métallique. Cette technologie repose sur une anode en sodium pur. Sur le papier, le matériau est abondant et permet d’envisager des batteries moins dépendantes des chaînes d’approvisionnement du lithium. Le problème est que, pendant la recharge, le sodium se dépose facilement sous forme de petites aiguilles appelées dendrites. En traversant l’électrolyte, elles peuvent provoquer un court-circuit.Des chercheurs de l’université du Sud-Est, en Chine, ont développé un électrolyte quasi solide, autrement dit un matériau gélifié situé entre le liquide classique et le solide. Sa chimie contrôle à la fois le déplacement des ions sodium et les couches qui se forment à la surface des deux électrodes. L’objectif est de rendre le dépôt du sodium beaucoup plus uniforme.Les résultats publiés dans Nano-Micro Letters sont impressionnants, mais doivent être lus précisément. Des cellules symétriques destinées à tester l’anode ont fonctionné pendant 6 000 heures sans formation problématique de dendrites. Sur des cellules complètes, les chercheurs ont conservé 90 % de la capacité après 2 000 cycles à un régime de 3C, soit environ vingt minutes par cycle théorique. À 15C, un rythme correspondant à environ quatre minutes, la cellule délivre encore 80,1 milliampères-heures par gramme. L’équipe a également fabriqué des cellules souples de type « pouch », plus proches du format utilisé industriellement.Cela ne signifie pourtant pas qu’une voiture électrique pourra bientôt se recharger en quatre minutes. Les performances ont été obtenues en laboratoire, avec des cellules expérimentales. Il faut encore démontrer qu’elles résistent aux variations de température, qu’elles peuvent être fabriquées massivement et qu’elles conservent leurs propriétés lorsque leur capacité augmente.Source : Futura Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 17s | ||||||
| 10/4/26 | L'étude des nuages va doper l’éolien ? | Un ciel couvert pourrait améliorer la production de certains parcs éoliens en mer, non pas en créant davantage de vent, mais en l’aidant à récupérer plus rapidement derrière les turbines. Lorsqu’une éolienne produit de l’électricité, elle prélève de l’énergie au vent. L’air qui ressort derrière elle est donc plus lent. À l’échelle d’un parc entier, ce sillage peut s’étendre sur plusieurs dizaines de kilomètres et réduire la production d’un deuxième parc situé sous le vent.Des chercheurs de l’université de Twente, aux Pays-Bas, montrent maintenant que les nuages bas peuvent modifier ce phénomène. Leur mécanisme vient du sommet des nuages : celui-ci émet de la chaleur vers l’espace et se refroidit. L’air refroidi devient plus dense, descend et renforce le brassage vertical de l’atmosphère. De l’air plus rapide situé en altitude est alors ramené vers la hauteur des turbines.Dans leurs simulations publiées dans PRX Energy, la vitesse moyenne du vent derrière le parc retrouve 90 % de sa valeur initiale après environ 17 kilomètres lorsque ce refroidissement radiatif des nuages est pris en compte. Sans lui, il faut plus de 32 kilomètres. Ce résultat devient particulièrement intéressant en mer du Nord, où les projets éoliens se multiplient et où le sillage d’un parc peut atteindre le suivant. Les développeurs calculent déjà ces pertes avant de construire, mais les modèles ne représentent pas toujours correctement l’effet des nuages. Or les couches nuageuses basses sont fréquentes au-dessus de cette région.Il faut néanmoins rester prudent. Les chercheurs ont utilisé des simulations numériques d’une atmosphère simplifiée, avec une couche de stratocumulus. Ils n’ont pas démontré que tous les nuages améliorent systématiquement la production éolienne. Il faudra maintenant effectuer des mesures à la hauteur des turbines, sous différentes couvertures nuageuses, pour vérifier l’ampleur du phénomène en conditions réelles.Source : TechXplore Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 02s | ||||||
| 10/1/26 | Étape 1 lancée pour le data center spatial de Google ? | Google va envoyer quatre de ses puces d’intelligence artificielle dans l’espace le 1er octobre. Mais ce premier vol de Project Suncatcher ressemble beaucoup moins à un data center orbital qu’à un laboratoire destiné à découvrir pourquoi il est si difficile d’en construire un.Le satellite expérimental, baptisé MVP, doit décoller à bord d’une Falcon 9 de SpaceX lors de la mission Transporter-18. Construit par Planet Labs, il a environ la taille d’un réfrigérateur et embarque quatre TPU, les accélérateurs que Google utilise également dans ses centres de données terrestres. L’ambition à long terme est beaucoup plus grande. Avec Suncatcher, Google étudie des constellations de satellites capables d’exécuter des calculs d’intelligence artificielle en orbite, alimentés par le Soleil et reliés entre eux par des communications laser. Selon l’entreprise, un satellite correctement placé peut recevoir jusqu’à huit fois plus d’énergie solaire qu’une installation comparable au sol.Le prototype d’octobre reste pourtant minuscule à cette échelle. Ses panneaux fournissent environ un kilowatt et ses quatre TPU ne pourront faire tourner des modèles Gemini que pendant des séquences d’environ quinze minutes. La raison révèle l’un des principaux obstacles des data centers spatiaux : le refroidissement. Dans le vide, impossible d’évacuer la chaleur avec de l’air ou des tours de refroidissement. Elle doit être conduite jusqu’à des radiateurs puis rejetée sous forme de rayonnement. Après chaque période de calcul, le prototype devra donc laisser son système thermique récupérer. Google veut également mesurer l’effet des vibrations du lancement, des radiations et des variations extrêmes de température sur des puces proches de celles utilisées sur Terre.Ce premier satellite ne testera donc pas encore un véritable centre de données spatial. Deux prototypes plus ambitieux restent prévus en 2027, notamment pour avancer vers des architectures capables de fonctionner en réseau.Suncatcher illustre néanmoins jusqu’où pousse désormais la recherche de puissance pour l’IA. Sur Terre, l’industrie cherche davantage d’électricité et de terrains. Dans l’espace, elle trouverait beaucoup de Soleil, mais devrait reconstruire presque tout ce qui permet aujourd’hui à un data center de fonctionner.Source : Stack Chronicle Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 24s | ||||||
| 9/30/26 | Les politiques peuvent-ils rendre l’IA réellement plus sobre ? | Le Sénat français ne propose pas de freiner l’intelligence artificielle, mais de cesser d’utiliser systématiquement les modèles les plus puissants lorsqu’un outil beaucoup plus léger suffit.Dans un rapport adopté à l’unanimité par sa commission de l’aménagement du territoire, trois sénateurs dressent un constat : avec l’IA générative, l’essentiel de l’empreinte environnementale du numérique se déplace progressivement des smartphones et ordinateurs vers les centres de données. La première pression vient de l’électricité. Le rapport estime que l’IA pourrait mobiliser environ 500 térawattheures dans le monde en 2030, soit jusqu’à la moitié de la consommation des data centers selon les scénarios étudiés. À cela s’ajoutent l’eau nécessaire au refroidissement, la fabrication accélérée de processeurs et la consommation de métaux critiques.Face à cette croissance, les sénateurs défendent ce qu’ils appellent une IA « frugale ». Le principe n’est pas de renoncer à l’IA, mais d’adapter la puissance du modèle au travail demandé. Résumer un document, classer des données internes ou traiter une tâche industrielle précise ne nécessite pas toujours un immense modèle généraliste. Le rapport recommande donc de soutenir davantage les petits modèles spécialisés, notamment par la commande publique. Autre difficulté : aujourd’hui, comparer réellement l’empreinte de deux intelligences artificielles reste très compliqué. Les entreprises ne publient pas toutes les mêmes données et leurs analyses de cycle de vie utilisent des méthodes différentes. Le Sénat propose de confier à l’Arcep la définition des informations à rendre publiques, d’établir un standard européen et de créer un écoscore pour les principaux modèles. Le rapport défend en parallèle l’installation de data centers en France, ce qui peut sembler contradictoire. Son raisonnement repose sur le mix électrique français, beaucoup moins carboné que celui de nombreux pays où sont actuellement hébergés les calculs utilisés par les Français. La frugalité proposée par le Sénat repose donc sur trois choix très concrets : savoir mesurer l’empreinte d’une IA, placer le calcul là où l’électricité est moins carbonée et surtout ne pas mobiliser une machine gigantesque lorsqu’une plus petite peut faire le même travail.Source : GEO Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 1m 48s | ||||||
| 9/29/26 | Peut-on refroidir l’IA avec des eaux usées ? | Dans le Mississippi, Amazon veut refroidir une partie de ses data centers avec une eau qui aurait autrefois été rejetée après traitement. Le projet doit entrer en service en 2027 à Canton. Veolia installera des unités capables de récupérer les effluents de stations d’épuration voisines, de les retraiter puis de les transformer en eau suffisamment propre pour alimenter les systèmes de refroidissement du centre de données.Une fois pleinement déployé, le dispositif doit remplacer environ 314 millions de litres d’eau potable ou souterraine chaque année, soit la consommation annuelle annoncée d’environ 760 foyers américains. La nuance est importante : le projet ne supprime pas le besoin en eau. Il change surtout son origine. Les systèmes évaporatifs continuent à consommer de l’eau pour évacuer la chaleur des serveurs, mais ils peuvent utiliser une ressource déjà passée par le cycle urbain plutôt que prélever de l’eau potable ou directement dans les nappes.Dans le Mississippi, cette solution intervient d’ailleurs seulement pendant les périodes les plus chaudes. Amazon indique que ses installations y utilisent l’air extérieur pour se refroidir environ 91 % de l’année et ne recourent au refroidissement par eau que pendant les 9 % restants. L’enjeu prend de l’ampleur avec l’IA. L’Agence internationale de l’énergie estime désormais que les data centers pourraient consommer environ 950 térawattheures d’électricité en 2030, presque deux fois leur niveau de 2025. Des serveurs plus puissants concentrent davantage de chaleur, ce qui renforce simultanément les besoins en électricité et en refroidissement.Veolia veut donc transformer cette contrainte en nouveau marché. Le groupe travaille déjà sur plus d’une centaine de sites et affirme pouvoir réduire jusqu’à 75 % l’empreinte hydrique de certains data centers grâce au traitement, à la réutilisation et au recyclage de l’eau. Ce chiffre reste cependant une performance maximale annoncée par l’entreprise, pas un résultat applicable automatiquement à chaque installation. L’économie circulaire ne rend donc pas les data centers immatériels. Elle cherche plutôt à fermer une partie de leurs boucles physiques : utiliser plusieurs fois la même ressource avant d’en prélever une nouvelle.Source : Futura Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 16s | ||||||
| 9/28/26 | Une énergie solaire bon marché, mais en cruel manque de capacité ? | Les panneaux solaires se vendent désormais autour de 12 centimes de dollar par watt de capacité, selon Dave Jones, cofondateur du centre de recherche Ember. Vingt-six ans en arrière, ce prix se situait plutôt entre 5 et 6 dollars. Une chute drastique, en partie expliquée par l’augmentation massive de la production chinoise. Attention cependant : 12 centimes par watt ne représentent pas le coût d’une centrale solaire complète. Terrain, main-d’œuvre, onduleurs, raccordement au réseau et financement viennent s’y ajouter.Malgré cela, l’électricité solaire est devenue extrêmement compétitive. L’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) estime qu’en 2025, les nouvelles grandes centrales photovoltaïques produisaient leur électricité pour environ 44 dollars par mégawattheure en moyenne dans le monde. Plus de 90 % des nouveaux projets renouvelables à grande échelle fournissaient même une électricité moins chère que la nouvelle centrale fossile la moins coûteuse disponible sur leur marché. Cette compétitivité se traduit désormais dans les installations. En 2025, le monde a ajouté un record de 693 GW de capacités renouvelables, portant le total à environ 5,15 TW. Mais il faudrait aller presque deux fois plus vite.À la COP28, les pays s’étaient engagés à porter les capacités renouvelables mondiales à environ 11,2 TW en 2030. Pour y parvenir, il faudrait désormais installer en moyenne 1,2 TW supplémentaires chaque année entre 2026 et 2030. Autrement dit, construire en cinq ans davantage de capacités renouvelables que tout ce que le monde avait accumulé jusqu’à fin 2025.Problème, la demande explose. Les data centers destinés à l’IA s’ajoutent aux véhicules électriques, à la climatisation et à l’électrification de l’industrie. Si la production propre et les réseaux ne progressent pas suffisamment vite, une partie de cette nouvelle consommation pourrait continuer à être couverte par le charbon ou le gaz. Le principal obstacle au solaire n’est donc plus seulement son prix. Il faut maintenant construire les réseaux, le stockage et les capacités de raccordement capables d’absorber cette énergie à grande échelle.Source : BloombergNEF Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 17s | ||||||
| 9/27/26 | Un data center alimenté par 62 générateurs à gaz ? | Un data center américain vient d’écoper d’une amende record après avoir installé assez de générateurs au gaz pour représenter près de 123 mégawatts de puissance, sans les autorisations environnementales requises.L’affaire se déroule à Vineland, dans le New Jersey. DataOne y construit un immense site destiné à l’infrastructure d’intelligence artificielle de Nebius, qui doit notamment fournir de la puissance de calcul à Microsoft. Le 22 septembre, le régulateur environnemental de l’État lui a infligé une pénalité de 1,07 million de dollars.Lors d’une inspection le 29 juillet, les autorités ont découvert 62 générateurs au gaz naturel, chacun capable de fournir près de deux mégawatts. Ils n’étaient pas présents lors de l’inspection précédente, en décembre 2025, et aucun ne disposait du permis exigé pour ce type d’équipement.L’affaire est ensuite devenue publique grâce à une enquête de Floodlight et du Guardian. Des images thermiques prises par drone le 18 août montraient au moins 45 des 62 machines fonctionnant simultanément. Les photographies n’ont donc pas, à elles seules, déclenché la découverte officielle : l’État avait déjà inspecté le site trois semaines auparavant. Ces générateurs servent de solution temporaire en attendant l’alimentation permanente du centre. DataOne prévoit de passer à des piles à combustible de Bloom Energy et conteste l’interprétation du régulateur concernant ses générateurs provisoires. L’entreprise doit maintenant déposer les demandes nécessaires dans un délai de 45 jours ou cesser de les exploiter.Le remplacement ne rendra d’ailleurs pas forcément le site sans carbone. Les piles à combustible de Bloom peuvent fonctionner au gaz naturel : elles produisent alors de l’électricité sans combustion et avec beaucoup moins de polluants atmosphériques locaux, mais elles émettent toujours du CO₂.Source : Ars Technica Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 00s | ||||||
| 9/24/26 | L’IA fait augmenter la demande de PFAS ? | Pour économiser de l’eau, certains data centers pourraient utiliser davantage de substances appartenant à la famille des PFAS. Une solution au refroidissement des serveurs qui risque donc de déplacer une partie du problème environnemental. Les PFAS regroupent des milliers de composés fluorés extrêmement résistants à la chaleur et à la dégradation. Ces propriétés les rendent utiles dans les semi-conducteurs, mais aussi dans certains systèmes de refroidissement avancés destinés aux serveurs d’intelligence artificielle.L’une de ces techniques s’appelle l’immersion biphasique. Les composants sont plongés dans un liquide diélectrique, qui ne conduit pas l’électricité. Au contact des puces chaudes, il s’évapore puis se condense pour recommencer le cycle. Ce procédé peut réduire fortement la consommation d’eau.Mais certains fluides proposés pour cette technologie appartiennent justement à la famille des PFAS. Et selon une enquête publiée par l’ONG suédoise ChemSec, la demande provenant des data centers, des semi-conducteurs et des batteries pousse plusieurs grands chimistes à augmenter leurs capacités de production. Chemours développe notamment un fluide baptisé Opteon 2P50 pour le refroidissement informatique, tandis que Daikin ou le français Arkema investissent également dans leurs activités fluorées.Il faut cependant éviter un raccourci : la majorité des data centers n’utilisent pas aujourd’hui de refroidissement aux PFAS, et des solutions commerciales sans ces substances existent déjà. Surtout, ChemSec reconnaît ne pas disposer des volumes mondiaux de production. Son rapport documente donc une tendance industrielle, pas la quantité de PFAS que l’IA rejettera réellement dans l’environnement. Le sujet devient néanmoins réglementaire. Aux États-Unis, des associations contestent déjà certains nouveaux fluides fluorés destinés aux data centers. En Europe, une proposition beaucoup plus large de restriction des PFAS est toujours en cours d’examen, avec des dérogations possibles selon les usages.Après l’électricité, l’eau et les émissions de carbone, l’expansion de l’IA révèle ainsi une autre empreinte, beaucoup moins visible : celle des matériaux et des produits chimiques indispensables à son infrastructure. Réduire une ressource ne constitue un progrès que si l’alternative ne crée pas, ailleurs, une pollution encore plus difficile à éliminer.Source : Stack Chronicle Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | 2m 31s | ||||||
| 9/9/26 | data centersintelligence artificielle+4 | — | AmazonGoogle+6 | États-Unis | data centersintelligence artificielle+5 | — | 2m 39s | ||
| 9/8/26 | photonic componentsAI chips+3 | — | puces photoniquesprocesseurs+4 | — | photonic componentsAI chips+5 | — | 2m 39s | ||
| 9/7/26 | supraconducteursintelligence artificielle+3 | — | YRu3B2LuRu3B2+1 | — | supraconducteursintelligence artificielle+3 | — | 2m 55s | ||
| 9/6/26 | photovoltaicsdrones+3 | — | MeteoricY Combinator | États-Unis | photovoltaicsdrones+5 | — | 2m 38s | ||
| 9/3/26 | cloud computingdigital sovereignty+5 | — | LidlSchwarz+5 | DummerstorfRostock+2 | Lidlcloud+8 | — | 2m 34s | ||
| 9/2/26 | quantum computingcryogenics+3 | — | ordinateur quantiquequbits supraconducteurs+3 | New York | IBMquantum computing+5 | — | 2m 41s | ||
| 9/1/26 | SpaceXenergy+4 | — | Starshipméthane liquide+2 | StarbaseTexas+1 | SpaceXnatural gas+5 | — | 2m 41s | ||
| 8/31/26 | Chinese vehiclesEuropean manufacturing+3 | — | Mobility GlobalBYD+4 | EuropeHongrie+2 | Chinese carsEuropean factories+6 | — | 2m 27s | ||
| 8/30/26 | énergie vertedata centers+4 | — | EspagneMadrid | EuropeEspagne+1 | énergie renouvelabledata centers+4 | — | 2m 39s | ||
| 8/27/26 | aquariumsocean conservation+3 | — | NausicaáIfremer | Boulogne-sur-MerFrance | aquariumsocean+5 | — | 2m 26s | ||
| 7/21/26 | cloud computinghigh performance computing+3 | — | Scalewayiliad+6 | FranceEurope | ScalewayQarnot+5 | — | 2m 32s | ||
| 7/20/26 | satellitesspace technology+3 | — | Earendil-1Reflect Orbital+2 | Californie | satellitesReflect Orbital+5 | — | 2m 31s | ||
| 7/19/26 | caniculeapplication+3 | — | NADIROpen-Meteo | France | caniculeNADIR+3 | — | 2m 26s | ||
| 7/16/26 | énergie renouvelableéolien en mer+4 | — | Bruxelles | Francemer du Nord+2 | éolienparcs offshore+3 | — | 2m 25s | ||
| 7/15/26 | climatisationenvironnement+4 | — | Union européenne | EuropeFrance+2 | climatisation propregaz à effet de serre+5 | — | 2m 41s | ||
| 7/14/26 | data centersNew York+4 | — | Amazon | New YorkSeattle | data centersNew York+5 | — | 2m 27s | ||
| 7/13/26 | climate changeartificial intelligence+3 | — | Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climatuniversité d’État du Colorado+3 | — | climate changeartificial intelligence+3 | — | 2m 28s | ||
| 7/12/26 | reforestationChina+4 | — | Université de Pékin | ChineGobi+1 | reforestationChina+5 | — | 2m 19s | ||
| 7/9/26 | semi-conducteursdioxyde de carbone+3 | — | dioxyde de carboneSamsung+1 | Corée du SudMoyen-Orient | CO2semi-conducteurs+5 | — | 2m 27s | ||
| 7/8/26 | eaux uséescentres de données+4 | — | Cupriavidus gilardiiMeta+2 | CheyenneWyoming | MetaCheyenne+5 | — | 2m 17s | ||
| 6/11/26 | data centersenergy consumption+5 | — | GoogleVoltus+1 | Île-de-FranceÉtats-Unis+1 | GoogleVoltus+5 | — | 2m 33s | ||
| 6/10/26 | electric vehiclesautomotive industry+3 | — | Twingo E-TechID.Polo+9 | Pomigliano d’ArcoNaples+1 | StellantisE-Car+6 | — | 2m 27s | ||
| 6/9/26 | data centersenergy consumption+4 | — | Commission européenneGoogle | EuropeIrlande+1 | data centersenergy+6 | — | 2m 19s | ||
| 6/8/26 | électrificationautomobile+4 | — | Explorer électriqueCapri EV+6 | EuropeFrance+1 | FordBYD+5 | — | 2m 23s | ||
| 6/7/26 | batteriesreparability+3 | — | Momentum 5Mix+6 | — | batteriesremovable+5 | — | 2m 37s | ||
| 5/31/26 | pausetech+3 | — | Choses à SavoirAcast | — | pausetech verte+5 | — | 0m 27s | ||
| 5/28/26 | marées noiresenvironnement+3 | — | chitosaneacétate de cellulose+3 | — | marées noirespétrole+5 | — | 2m 34s | ||
| 5/27/26 | solar energyartificial intelligence+3 | — | MetaOverview Energy | États-Unisorbite géosynchrone | solar technologyenergy from space+5 | — | 2m 21s | ||
| 5/26/26 | hydrogen storageenergy transition+4 | — | China Pingmei ShenmaAcadémie chinoise d’ingénierie | ChinePingdingshan+1 | hydrogenstorage+5 | — | 2m 22s | ||
| 5/25/26 | pollutionelectricity generation+3 | — | Université SungkyunkwanCCUS+1 | — | electricitypollution+5 | — | 2m 29s | ||
| 5/7/26 | minerais critiquespartenariat stratégique+5 | — | Union européenneÉtats-Unis | ChineWashington | minerais critiquespartenariat+7 | — | 2m 27s | ||
| 5/6/26 | énergie renouvelableéolien+4 | — | TotalEnergiesBanque européenne pour la reconstruction et le développement+4 | KazakhstanZhambyl | TotalEnergiesMirny+5 | — | 2m 10s | ||
| 5/5/26 | batteriessodium-ion technology+3 | — | batteries sodium-ionCATL+1 | Chine | CATLsodium-ion batteries+5 | — | 2m 35s | ||
| 5/4/26 | déforestationclimat+4 | — | Communications Earth & Environment | — | déforestationclimat local+5 | — | 2m 29s | ||
| 5/3/26 | pollutionclimate change+4 | — | Centre international de recherche sur le climatObservatoire de la Terre Lamont-Doherty | ChineArctique | Chinapollution+5 | — | 2m 20s | ||
| 4/30/26 | renewable energysolar power+3 | — | EmberAgence internationale de l'énergie | Chine | solar energycoal+5 | — | 2m 29s | ||
| 4/29/26 | electric vehiclesautomotive industry+3 | — | ë-C3C3+3 | — | electric carCitroën+5 | — | 2m 50s | ||
| 4/28/26 | energy policyfossil fuels+3 | — | Commission européenneBruxelles+1 | EuropeIran | AccelerateEUfossil fuels+5 | — | 2m 30s | ||
| 4/27/26 | électrificationénergies fossiles+4 | — | gouvernement françaisMaPrimeRénov’ | France | électrificationgouvernement français+5 | — | 2m 20s | ||
| 4/26/26 | écologiemobilisation environnementale+4 | — | ADEME | FranceÉtats-Unis | Jour de la Terreécologie mondiale+4 | — | 2m 25s | ||
| 4/23/26 | data centersenvironmental impact+4 | — | FrancearXiv+1 | 10 km4,5 kilomètres+2 | data centersenvironment+4 | — | 2m 04s | ||
| 4/22/26 | intelligence artificielleécologie+3 | — | AllbirdsNewBird AI | États-Unis | AllbirdsNewBird AI+5 | — | 1m 59s | ||
| 4/21/26 | câbles sous-marinsécologie+4 | — | Alcatel Submarine NetworksOrange Marine | EuropeUnion européenne | câbles sous-marinsécologie+5 | — | 2m 17s | ||
| 4/20/26 | batteriesénergie+4 | — | batteries lithium-ionaérogel de silice+1 | Chine | batteriesaérogel+5 | — | 2m 27s | ||
| 4/19/26 | éoliennesoiseaux+5 | — | — | AberdeenÉcosse | éoliennesoiseaux+5 | — | 2m 17s | ||
| 4/16/26 | quantum batterylithium-ion battery+3 | — | RMITCSIRO+1 | — | quantum batterylithium-ion+3 | — | 2m 41s | ||
| 4/15/26 | CO2 utilizationmethanol production+3 | — | CO₂méthanol+5 | Zurich | CO2methanol+5 | — | 2m 10s | ||
| 4/14/26 | intelligence artificielleconsommation énergétique+3 | Sunghyun Park | Rebellions | Corée du Sud | intelligence artificielleRebellions+5 | — | 2m 24s | ||
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| South Korea | — | #31 | #31 | — |
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| France | — | #132 | #132 | — |
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3 placements across 3 markets.
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